BELGIQUE : Vers la dissolution du Front National ?
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Sent: Thursday, June 24, 2004 2:46 AM
Subject: [resistances-info-net] n° 119 - Vers la dissolution du Front National ? - Manif à Liège - Le parti des casseurs et autres gangsters frappe encore, encore - La chasse aux profs antifascistes est ouverte - Brèves
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http://www.resistances.be
Edition n° 119 - Jeudi 24 2004
www.resistances.be
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Dissolution du Front National ?
Manifestation à Liège ce lundi 28 juin
Le parti des casseurs et autres gangsters frappe, encore et encore…
La chasse aux profs antifascistes est ouverte
Les brèves
www.extremedroite.be
Une campagne menée par les Territoires de la Mémoire et le Centre d'Action Laïque
RIN 118 (24 juin 2004)
L'extrême droite: Stop ou encore? — Le « vote protestataire » d’extrême gauche également en hausse — Manifestation, lundi 28/06 à la place Saint-Lambert à Liège
RIN 117 (05 juin 2004)
Le 13 juin: Des élections décisives — Un néonazi du FN désigné député ? — Nouvelle campagne contre l’extrême droite — Ce Mardi 8 juin: appel à la vigilance face à l'extrême droite dans le métro bruxellois — En bref...
RIN 116 (23 mai 2004)
La Communauté flamande subsidie une formation dispensée par une société satellite de la secte de scientologie: U-Man – Un conseiller communal Vlaams Blok abat une personne et en blesse trois – Le Cardinal G. JOOS n'a finalement pas participé à la conférence dans les milieux d'extrême droite – Les brèves
RIN 115 (12 mai 2004)
Sur les traces Abou Jahjah, le Vlaams Blok appelle à la délation
RIN 114 (9 mai 2004)
Un Cardinal chez les fachos
RIN 113 (6 mai 2004)
Jeune alliance nationale au service du FNB – Grande soirée-débat de résistanceS
RIN 112 (19 avril 2004)
Rdv1: "Pour la démocratie - Non au racisme - Non au fascisme - Non à l'antisémitisme - Non au racisme anti-arabes" – Rdv2: Exposition sur la Résistance le 7 et le 8 mai – Rdv3: Les médias font-ils le nid de l'extrême droite ?
RIN 111 (4 avril 2004)
Rwanda 1994 - 2004: Le dernier génocide du XXème siècle – Bruxelles : le double discours du Vlaams Blok – Le «mouvement» Nation: au bord de l’implosion – Nouvelle offensive d’une secte contre la Belgique – Brèves...
RIN 110 (22 déc 2003)
Le Front National divulgue son propre carnet d'adresses
RIN 109 (17 nov 2003)
L oups gris - Du rififi au Vlaams Blok - Hommage à Léon Schwartzenberg
RIN 108 (24 sept 2003)
La scientologie recrute à la sortie des écoles
RIN 107 (7 sept 2003)
Dossier "Chili 1973-2003"
RIN 106 (28 août 2003)
RésistanceS contre la scientologie
RIN 105 (15 août 2003)
La scientologie au pied du QG européen
RIN 104 (3 août 2003)
Nation: Un groupement ridicule
RIN 103 (30 juillet 2003)
Congés annuels
RIN 102 (26 juillet 2003)
Un écho à l’enquête sur les tueries du Brabant Wallon
RIN 101 (7 juillet 2003)
L’ex-bras droite de Degrelle est mort
RIN 100 (24 juin 2003)
Nouveautés sur le site
RIN 099 (19 mai 2003)
Bilan des résultats de l'extrême droite francophone
RIN 098 (14 mai 2003)
Extrême droite : un bilan législatif totalement négatif
Voir les archives antérieures
Réquisitoire du Ministère public : dissolution du Front National, deux ans fermes pour son président, Daniel Féret, et un an avec sursis ou des travaux d’intérêt général pour Georges-Pierre Tonnelier
L’asbl Front National, son président Daniel Féret, et l’ancien collaborateur parlementaire de ce dernier, Georges-Pierre Tonnelier, sont poursuivis en justice pour incitation à la haine raciale. Ceci fait suite à de nombreuses plaintes portant sur des tracts, des dessins et le programme du parti. Toute une série de documents, relus aujourd’hui par le Ministère public, et qui tendent à assimiler les immigrés à des voleurs, à des délinquants, à des criminels, ou encore à des terroristes.
L’asbl Front National, son président Daniel Féret, et l’ancien collaborateur parlementaire de ce dernier, Georges-Pierre Tonnelier, sont poursuivis en justice pour incitation à la haine raciale. Ceci fait suite à de nombreuses plaintes portant sur des tracts, des dessins et le programme du parti. Toute une série de documents, relus aujourd’hui par le Ministère public, et qui tendent à assimiler les immigrés à des voleurs, à des délinquants, à des criminels, ou encore à des terroristes.
Rappelons que le fond de ce dossier judiciaire n’avait pas été évoqué au tribunal correctionnel (première instance). Ce degré avait été gaspillé du fait que les prévenus et le Ministère public avaient interjeté appel. Pour le Front National, il s’agissait d’un procès politique. Un appel « prématuré » dira l’arrêt. Et pour le parquet, dans le but de ne pas devoir rouvrir des débats annexes. Le Ministère public avait eu gain de cause en novembre 2003 et l’affaire fut fixée ultérieurement en vue de traiter la compétence et le fond. Cette décision fut confirmée par un arrêt de la cour de Cassation en mars 2004.
La Cour a été trompée par la défense. Les prévenus sont complices
Nous allions donc enfin avoir un débat contradictoire ce mercredi. Mais les prévenus du FN sont parvenus, une nouvelle fois, à user de subterfuges visant à éluder la question sur le fond et de manière à reporter les débats. D’abord, le président à vie du Front National n’était pas présent. Ensuite, son ancien assistant parlementaire aurait subitement perdu l’assistance de son avocat.
Le président, Daniel Féret, était représenté par ses avocats, maître Michel Delacroix, par ailleurs sénateur FN, et maître Landenne. Cette dernière était de plus coachée par maître Bart Siffers, qui participa naguère à la défense du Vlaams Blok.
Pour la défense de Féret, le député-président jouirait d’une nouvelle immunité parlementaire depuis sa récente élection, le 13 juin dernier, au Conseil de la Région de Bruxelles-Capitale (son immunité avait déjà été levée au Parlement fédéral). A relire les articles 58, 59 et 120 de la Constitution belge, on réalise que la défense a voulu duper la Cour. En effet, une immunité n’est pas accordée à la suite d’une élection, mais lorsque les députés sont en session parlementaire. Ce qui n’est pas le cas pour Daniel Féret à Bruxelles.
Mais qu’en sera-t-il en septembre, lorsque les débats se poursuivront ? Le parquet devra-t-il opérer une nouvelle levée d’immunité auprès du Parlement régional bruxellois, ou la levée d’immunité du Parlement fédéral suffit-elle, dès lors qu’elle s’applique à la même personne, et aux mêmes faits délictueux reprochés ? Nous penchons vers cette deuxième hypothèse.
Georges-Pierre Tonnelier est pour sa part venu dire à la Cour que les infractions spécifiques pour lesquelles il est poursuivi ne pouvaient pas faire l’objet de débats, aujourd’hui. En cause : il serait en brouille avec le FN et avec son président, Daniel Féret. Ainsi, il ressort de cette mise en scène que l’avocat commun à ces trois parties ne pourrait plus assurer la défense de Tonnelier. Celui-ci aurait entre-temps été consulter un nouvel avocat, mais qui aurait refusé de l’assister pour des raisons déontologiques.
Le hic dans cette mise en scène, c’est que l’avocat commun à Tonnelier, Féret et à l’asbl Front National, c’est Michel Delacroix, le sénateur FN. Or, Georges-Pierre Tonnelier signe ses courriers en précisant qu’il est collaborateur du groupe Front National au Sénat. Mieux, sur le site Internet personnel de l’avocat (géré par Tonnelier), nous retrouvons une photographie de Delacroix en compagnie de Tonnelier avec la légende suivante : « En campagne à Mons, se rendant à une réunion avec son collaborateur Georges-Pierre Tonnelier ».
Tonnelier serait donc l’assistant d’un avocat qui ne veut plus le défendre ? Il y a moins de deux semaines encore, Tonnelier envoyait un courrier électronique faisant la promotion de la candidature de son Sénateur-ex-avocat pour les élections du 13 juin.
Last but not least, concernant la défense FN, maître Landenne sortit un nouvel argument dilatoire obligeant les parties à débattre de cet unique point la semaine prochaine, mais dont l’arrêt ne sera rendu qu’au mois d’août. (L’argument tient le raisonnement selon lequel les parties civiles ne peuvent pas siéger en appel, le Ministère public ayant interjeté appel sans eux, l’année dernière.)
Un réquisitoire éclairant
Heureusement, le Ministère public a pu requérir. Non sans mal. Car, outre la mise en scène et l’argument dilatoire soulevés ci-dessus, la défense a porté plainte, sur le champ, car selon elle, l’avocat général ne peut requérir contre Féret, sous peine d'une condamnation pénale, étant donné qu’il a une nouvelle immunité parlementaire, disent-ils.
Courageux devant cette menace brandie, l’avocat général a requis:
Deux ans de prison ferme pour Féret, qui est un récidiviste. Il a en effet déjà été condamné en 1986 pour faux et usage de faux, lequel a servi d’alibi pour un soi-disant malade poursuivi pour vol à main armée. En outre, il reconnaît la paternité des tracts haineux.
Un an avec sursis, éventuellement conditionné de travaux d’intérêt général, pour Georges-Pierre Tonnelier. Lui aussi reconnaît les tracts pour lesquels il est mis en cause. Il avait pour sa part déjà bénéficié d’une suspension de prononcé à la suite de menaces écrites qui commençaient par « sale bougnoule », et qui étaient signées par « Tonton Adolf, Jean-Marie et Benito ».
La palme du réquisitoire vise sans conteste la structure même de l’asbl Front National. L’avocat général dit en substance : « L’asbl FN est un instrument criminogène qui use et abuse de la liberté d’expression pour inciter à la haine et à l’exclusion de l’autre ». Il poursuit en nous éclairant : « On ne peut accepter les insultes, des coups de plume et des coups de langue, qui sont parfois plus tranchants que des coups de couteau ». L’avocat général requiert la dissolution de l’asbl Front National.
Les débats sur l’immunité de Daniel Féret et sur les questions de fond reprendront en septembre.
David LEFÉBURE
Manifestation à Liège ce lundi 28 juin
A l'initiative d'étudiants en sciences politiques de l'Ulg, rapidement suivis par le Front Antifasciste (FAF Liège), les Téritoires de la Mémoires et bien d'autres associations, une manifestation se déroulera ce lundi 28 juin 2004 à 14h, à la Place Saint Lambert de Liège.
Le collectif étudiant, fort motivé, démarre un véritable chantier au départ de cette manifestation. Il entend constituer des groupes qui traiteront, dès octobre, de la démocratie avec des élèves du secondaires.
Plus d'infos: contacter RésistanceS, nous relayerons.
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Le parti des casseurs et autres gangsters frappe, encore et encore…
Au Vlaams Blok, il n’y a pas que la démocratie que l’on s’emploie à casser. Dans les rangs du parti d’extrême droite flamand, on est coutumier des actes de violence et autres délits. Un comble pour le parti qui a fait de la sécurité son cheval de bataille… Illustration par quelques récents faits d’armes blokkers.
On se souvient peut-être qu’il y a quelques semaines, Wim Felix, conseiller communal Vlaams Blok tuait une personne et en blessait trois dans une bagarre de bistrot (voir notre article Un conseiller communal Vlaams Blok abat une personne et en blesse trois ! ). Il ne s’agit pas là d’un cas isolé..
Il y a quelques semaines également, mais à Anvers cette fois, Rob Verreycken, conseiller communal (et élu député régional, le 13 juin dernier), se querelle en rue avec sa femme, en présence de leurs trois enfants. Bilan : un nez cassé, des écorchures et deux yeux au beurre noir pour l’épouse, qui a déposé plainte à la police. Verreycken, sixième sur la liste anversoise du Blok, dirige le service juridique du parti. Coup de sang ? Peut-être… Mais en fait de coups, Verreycken, n’en est pas à son premier : en 1997 déjà, il agressait un photographe, lequel devait être transporté aux urgences. Et en 1999, pour une question de loyer impayé, il tabassait l’une de ses locataires, après avoir pénétré dans son appartement par escalade. Verreycken s’est également rendu coupable, dans sa jeunesse, de tentative de fraude au CPAS d’Anvers.
Toujours à la même période, Marc Nullen, conseiller communal dans le Limbourg, est arrêté pour trafic de drogues dures. Ce patron de café était à la tête d’un trafic d’ecstasy. Outre l’ecstasy, du speed, de la cocaïne, de l’héroïne, du cannabis et des armes à feu, ainsi qu’une importante somme d’argent, ont été saisis, mentionnait la presse dans les jours suivants.
Du côté des « simples » militants, même zèle : fin mai, un colleur d’affiches blokker est identifié par un militant Ecolo comme étant l’auteur de tags sur des affiches des Verts. Sans doute furieux d’être démasqué, le militant blokker se venge sur la voiture du militant Ecolo en dégonflant ses pneus et en la recouvrant de peinture blanche.
La campagne électorale semblant décidément stimuler le dynamisme politique des militants, le 13 juin dernier, c’étaient trois militants du Vlaams Blok qui, à l’issue de la fête de leur parti à Anvers, étaient interpellés : deux d’entre eux pour coups et blessures, le troisième pour provocation. Leurs victimes : une femme et un enfant. Les trois individus étaient sous l’influence de la boisson.
Des militants qui se veulent visiblement les dignes successeurs des fondateurs du Blok, issus du VMO ou du Voorpost, groupes paramilitaires nostalgiques de la dictature nazie qui affectionnaient déjà ce genre de méthodes musclées.
Nadia GEERTS
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La chasse aux profs antifascistes est ouverte
On se souvient qu’en mai dernier, le Vlaams Blok s’illustrait une nouvelle fois par ce qui ressemblait fort à un coup de pub pré-électoral, en annonçant la création d’une ligne téléphonique de dénonciation des étrangers en situation illégale. La ligne téléphonique avait d’ailleurs été fermée quelques jours plus tard. La section des jeunes du parti d’extrême droite flamand, le Vlaams Blok Jongeren (VBJ), récidive aujourd’hui avec l’ouverture d’une nouvelle ligne téléphonique, destinée cette fois à la dénonciation des… enseignants !
À l’heure où l’on parle de plus en plus, et à juste titre, de la nécessité d’instaurer dans les écoles des cours d’éducation civique, le Vlaams Blok prenant au bond une balle qui ne lui était vraiment pas destinée, appelle quant à lui à la dénonciation des enseignants qui auraient l’outrecuidance de le présenter à leurs élèves « sous un jour négatif ».
Et voilà ainsi la notion de neutralité de l’enseignement exploitée jusqu’à son aporie par un parti qui a bien compris que c’était dès l’école qu’il fallait enseigner aux jeunes à décortiquer le discours extrémiste. Et qui est bien déterminé à se faire passer comme un parti « comme les autres ». Car nul ne contestera sans doute qu’il serait inadmissible qu’un enseignant, quel qu’il soit, s’affiche ouvertement dans ses classes comme partisan de tel ou tel parti, comme détracteur de telle ou telle tendance politique démocratique. Mais faut-il prendre ce devoir de réserve comme une interdiction faite aux enseignants de tenir le moindre discours politique ? De mettre en garde leurs élèves contre les dangers du fascisme ? De les sensibiliser à la complexité de la pensée politique ? De tenter de leur transmettre le goût de la démocratie et le rejet du populisme ou du totalitarisme ?
But véritable du Blok : nier ses racines néonazies
On voit bien qu’alors, ce qui me semble être la principale raison d’être de l’enseignement, à savoir la formation de citoyens responsables, s’évanouirait, pour laisser place à ces écoles vides de sens où l’on se bornerait à la transmission froide de savoirs dénués de sens, et d’où, sans doute, tout discours historique ou éthique serait banni ou expurgé au nom de la sacro-sainte neutralité. Que serait une école sans valeurs ? Et que seraient ces valeurs si elles devaient un jour interdire aux enseignants d’attirer l’attention de leurs élèves sur les origines historiques jamais démenties ni jamais désavouées du principal parti d’extrême droite de notre pays ? Origines historiques dont, on le sait, il reste aujourd’hui de nombreuses traces. Les Philip Dewinter, Gerolf Annemans, Roeland Raes, Wim Verreycken, Karen Dillen ou Johan Demol sont aujourd’hui des cadres haut placés du parti, et leurs accointances avec des des groupes paramilitaires néonazis et/ou négationnistes sont avérées. Faut-il taire cela au nom de la neutralité de l’enseignement ?
Nadia GEERTS
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En bref... (DL)
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Le FN ne s’occupe pas des problèmes des gens
Il y a peu, le Ministre fédéral des transports, Bert ANCIAUX (SPIRIT) avait concocté une loi sur les amendes (les fameuses « super amendes routières ». Outre une pétition ayant recueilli plus de 43.000 signatures, l'association d'automobilistes « Touring » a demandé à tous les partis politiques de rédiger un avis.
Si on peut regretter que ce lobbying soit indifféremment dirigé vers des partis tant démocrates que liberticides, il est intéressant de dégager que le Front National ne s'occupe pas des problèmes des gens.
Le FN est en effet le seul parti francophone à ne pas avoir répondu à la demande de Touring.
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Un spam néonazi dans votre boîte mail ?
Vous avez récemment reçu un mail ayant pour objet « Fwd: Bankrott des Gesundheitswesens durch Auslaender! » ou « Fwd: Auslaendergewalt: Herr Rau, wo waren Sie » ? Vous avez alors été victime d’un spam (courrier électronique indésirable).
Les spams en question proviennent d’Allemagne et ont pour particularité de regorger de contenu haineux et antisémites, renvoyant vers des sites Internet néonazis. Une enquête a été ouverte à leur sujet, nous a-t-on assuré.
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Johan Demol une nouvelle fois condamné
L’ancien Commissaire, député régional et éditeur responsable de la revue du Vlaams Blok Feiten-Réalité, a été condamné une seconde fois par les tribunaux. Le feuillet litigieux illustrait un de ses articles anti-islam avec une photo des Cliniques Universitaires Saint-Luc à Woluwe-Saint-Lambert. En mars dernier, déjà, Johan Demol était sommé de cesser toute diffusion du tract incriminé. Interdiction qu’il a ignorée. C’est donc en référé que la Cour d’Appel a statué : 1000 Euros d’astreinte par revue distribuée.
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Les pompiers n’ont rien à voir avec la liste « FIRE »
Sous le titre « Fire, un sous-marin du Blok », notre dernière RésistanceS-Info-Net annonçait la publication d’un article dénonçant l’usurpation d’un sigle des pompiers au profit du Vlaams Blok. (voir notre article)
Le porte-parole des hommes du feu, qui regrette cette initiative électoraliste, a levé toute ambiguïté la dernière semaine de la campagne en rappelant que FIRE n’était en rien soutenue par le corps de pompiers. Rappelons que les représentants de FIRE avaient été jusqu’à louer un camion de pompiers dans un garage et à porter un insigne comparable à celui des pompiers.
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Un bourgmestre flamand sur cinq prêt à rompre le cordon sanitaire
On aura sans doute encore l’occasion de revenir sur les intentions des édiles communaux, mais on ne peut ignorer ce qui se dit au lendemain des élections. Les bureaux de vote n’étaient pas fermés depuis vingt-quatre heures qu’un premier élu communal (de Tamise) fit une première déclaration fracassante, annonçant l’intention de sa section (CD&V) de rompre le cordon sanitaire. Il ne tarda par à être rappelé à l’ordre par Yves Leterme, qui a déjà fort à faire pour former un gouvernement en Flandre.
Depuis lors, une enquête menée par le quotidien Het Laatste Nieuws auprès de 243 des 308 bourgmestres flamands indique que quarante-six maïeurs estiment que la rupture du cordon doit être possible, alors qu'une vingtaine d'autres ne la jugent possible que moyennant la suppression ou l'adoucissement, par le Vlaams Blok, de ses positions les plus anti-démocratiques.
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Verhofstadt veut des mesures pour lutter contre l’extrême droite
Après avoir produit un slogan aux effets dévastateurs sur la confiance du citoyen envers le politique (200.000 emplois), le Premier ministre, qui voulait naguère qu’on juge son action politique selon le score du Vlaams Blok, entend maintenant affronter l’extrême droite. Objectif : démontrer que les réponses de l’extrême droite sont simplistes. Bien, mais ne peut-on pas changer le casting ? Car outre les bévues relatées ci-dessus, le Premier a encore un répertoire bien fourni. Il veut notamment supprimer l’obligation du vote, professionnaliser l’assessorat en rémunérant des jobistes étudiants ainsi que des personnes retraitées. Mieux, il a essayé de faire avaler le vote par sms lors des négociations gouvernementales de mai 2003. La démocratie va vraiment très mal.
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Charles Petitjean débouté de sa plainte
Le nouvel élu FN du Parlement wallon, (voir notre article "qui sera présent le 13 juin"), a été débouté dans sa demande de diffusion d’un droit de réponse auprès de l’antenne locale Télé-Sambre. La télévision avait relayé sa conférence de presse en qualifiant le discours de « raciste ». Télé-Sambre a rejeté le droit de réponse et le tribunal, siégeant en référé, lui a donné raison. Motif : « on ne peut priver un journaliste du droit de se livrer à la critique, laquelle procède de la liberté de pensée et d'expression consacrée par la Constitution, pour autant toutefois que cette critique n'excède pas les limites admissibles". (…). "Plus qu'un autre, un homme politique doit pouvoir accepter d'être exposé à cette critique" (…) "C'est au Front national - lequel n'a pas sollicité de droit de réponse - qu'est attribué par le journaliste un discours raciste et non au demandeur".
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dimanche 27 juin 2004
IRAK occupé : UN GENOCIDE PROGRAMME PAR WASHINGTON
----- Original Message -----
From: IRAQ COMMITTEES - COMITES IRAK
Sent: Friday, June 25, 2004 4:52 AM
Subject: [COMMUNIQUE] IRAK : UN GENOCIDE PROGRAMME PAR WASHINGTON
Français & Español
Communiqué de presse des "COMITES IRAK DE BASE"
- 23 juin 2004 -
http://comitesirak.free.fr/cp/cp040623.htm
LE VRAI BILAN HUMAIN EN IRAK :
UN GENOCIDE PROGRAMME PAR WASHINGTON
Les démographes évaluent l'ampleur d'une tragédie humaine en mesurant l'excès de mortalité par rapport à la même population dans une situation stable. Les femmes sont les premières victimes des guerres, des embargos et des occupations.
Concernant l'Irak, l'UNICEF a établi que le taux de mortalité des moins de cinq ans (131 décès pour 1000 naissances vivantes) est aujourd'hui « deux fois et demie supérieur à son niveau d'il y a dix ans ». Or, l'Irak a connu son taux le plus bas à la veille de la guerre du Golfe, en 1990, avec 40 décès pour 1000 naissances vivantes, c'était alors l'un des plus bas au monde. Et la preuve du succès et de l'efficacité du système ba'athiste.
Il en résulte que, l'excès de mortalité calculé à partir de ces chiffres s'élève à 1,5 million pour la période 1991-2004. En 1998, Denis Halliday, coordinateur de l'aide humanitaire en Irak pour les Nations Unies, avait démissionné de ses fonctions en affirmant que l'embargo qu'on lui demandait de faire appliquer « [correspondait] à la définition du génocide ».
Madeleine Albright trouvait acceptable 500.000 enfants irakiens morts en 1996, dans l'optique de la destruction du Ba'athisme.
James Baker, secrétaire d'Etat US, affirmait à Tarek Aziz en 1991 que l'embargo allait « renvoyer l'Irak à l'âge de la pierre »?
Ce sont les mêmes criminels de guerre yankee qui osent parler des droits de l?homme en Irak et au Proche-Orient. Et qui envisagent de faire « juger » par leurs valets irakiens le Président Saddam Hussein.
Vive la Résistance ba?athiste irakienne !
Vive l?Irak libre !
Pour la Cause des Peuples : Yankee Go Home !
La Coordination transnationale des "Comités Irak"
*****
Comunicado de prensa de los "COMITES IRAQ DE BASE"
- 23 de junio de 2004 -
http://comitesirak.free.fr/cp/cp040623es.htm
EL VERDADERO BALANCE HUMANO EN IRAQ :
UN GENOCIDIO PROGRAMADO POR WASHINGTON
Los demógrafos valúan la amplitud de una tragedia humana midiendo el exceso de mortalidad comparándola a ma mortalidad en la misma población en una situación estable. Las mujeres son las primeras víctimas de las guerras, de los embargos y de las ocupaciónes.
Por lo que se refiere a Iraq, el UNICEF ha establecido que el índice de mortalidad de los menores de cinco años (131 deceso para 1000 nacimientos vivos) es hoy "dos veces y media superior a su nivel de hace diez años". Por otra parte, Iraq ha conocido su más bajo índice en vísperas de la guerra del Golfo, en 1990, con 40 decesos para 1000 nacimientos vivos, era entonces el más bajo índice en el mundo. Y la prueba del éxito y de la eficacidad del sistema basista.
Se deduce que el exceso de mortalidad calculado a partir de estas cifras alcanza 1,5 million para el período 1991-2004. En 1998, Denis Halliday, coordinador de la ayuda humanitaria en Iraq para las Naciones Unidas, había dimitido de sus funciones afirmando que el embargo que se le pedía que haga aplicar "[corespundía] a la definición del genocidio".
Magdalena Albright encontraba aceptable 500.000 niños iraquís muertos en 1996, con el fin de destrucción del Basismo.
James Baker, secretario de Estado US, afirmaba a Tarek Aziz en 1991 que el embargo iba a "devolver Irak a la edad de la piedra"?
Son los mismos criminales de guerra yanquis que se atreven a hablar de los derechos del hombre en Iraq y al Cercano Oriente . Y que tienen previsto hacer "juzgar" por sus criados iraquí el Presidente Saddam Hussein.
¡ Viva la Resistencia basista iraquesa !
¡ Viva Iraq libre !
Para la Causa de los Pueblos : ¡ Yankee Go Home !
La Coordinación transnacional de los "Comités Iraq"
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Pour plus d'information :
Prendre un abonnement gratuit à "AL BA'ATH AL IRAQI" (RESURRECTION IRAKIENNE), la Lettre d'information des "Comités Irak de Base" en soutien de la Résistance irakienne : comitesirak@yahoo.fr
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« Comités Irak de Base » : http://comitesirak.free.fr
« Transnational Coordination of the Iraq Committees » (Bruxelles)
Tél : 02/218 73 09 ? International : + 32 2 218 73 09
Fax : 02/218 73 59 ? International : + 32 2 218 73 59
E-Mail : iraqcommittees@yahoo.com
« Coordination francophone des Comités Irak » (Paris) :
Tél/Fax : 01 43 83 75 32 ? International : + 33 1 43 83 75 32
E-Mail : comitesirak@yahoo.fr
Irak : USA & Vietnam / Otan à Bagdad / interview résistants
du nouveau sur
http://romainroger.blogspot.com/
(vous pouvez devenir membre sur demande et vous avez alors la possibilité de poster vos messages éventuels)
----- Original Message -----
From: Michel Collon
Sent: Friday, June 25, 2004 10:02 PM
Subject: Irak : USA &Vietnam / Otan à Bagdad / interview résistants
Droit d'ingérence ? Depuis 1991, le Belge Jean Bricmont démonte les contradictions de ce mythe avec une rigueur scientifique remarquable. Bricmont est professeur de physique à l'Université de Louvain-la-Neuve, et aussi collaborateur et préfacier de l'analyste Noam Chomsky. En 1991, il m'a aidé de façon très précieuse pour préparer le livre Attention, médias! On lui doit quelques uns des meilleurs articles récents sur la politique des Etats-Unis. (bientôt davantage d'infos sur mon site).
SUIVI DE DEUX AUTRES ARTICLES : L'OTAN ET L'UE BIENTOT EN IRAK ?/ INTERVIEW DE GENERAUX BAASISTES RESISTANTS
Le « cadeau de la guerre »
JEAN BRICMONT
En 1967, Israël a vaincu en six jours cinq pays arabes et s'est emparé de la partie de la Palestine historique qui lui avait échappé en 1948. Comme l'histoire l'a montré, cette victoire éclatante a beaucoup contribué à faire progresser la paix et la stabilité dans la région, et à faire reculer le terrorisme et l'antisémitisme... Il était par conséquent tout à fait rationnel pour les dirigeants américains de tenter de dupliquer cette expérience positive, mais en plus grand, dans un pays non pas de trois, mais de vingt-cinq millions d'habitants. C'est ainsi qu'il y a un an, ils ont commis le crime qui avait été jugé à Nuremberg comme étant le crime suprême, celui qui contient et rend possible tous les autres : le crime contre la paix. Contre l'avis explicite des Nations-Unies et de l'immense majorité de l'opinion publique mondiale, ils ont envahi et occupé un pays qui ne représentait aucune menace pour leur sécurité, étant quasiment sans défense et affaibli par douze ans d'un des embargos les plus cruels de l'histoire.
Les prétextes invoqués pour justifier cette agression s'effondrent les uns après les autres : il n'y avait pas d'armes de destruction massive en Irak et, avant l'invasion, aucun lien avec le terrorisme. Le dernier argument, propager la démocratie et les droits de l'homme, bien qu'il soit facile à ridiculiser après la divulgation des photos de prisonniers « maltraités », mérite néanmoins qu'on s'y arrête. Le véritable problème des États-Unis en Irak ne vient pas tant des erreurs commises (même s'il y en a eu un certain nombre), mais du fait que, d'une part, étant donné leur rhétorique, il leur est difficile d'imposer immédiatement une dictature en Irak et que, d'autre part, il leur est impossible d'y accepter un régime même modérément démocratique. Pourquoi ? Simplement parce qu'un gouvernement démocratique est obligé de prêter attention aux désirs de sa population et, du moins si l'on en juge par l'opinion dans le reste du monde arabe, il y a trois choses que les Irakiens voudraient sans doute mais qui sont totalement inacceptables pour les Américains. Tout d'abord, contrôler effectivement leur pétrole (le prix et les quantités produites) ; en deuxième lieu, démanteler les bases américaines sur leur sol. Et finalement, construire un contre-poids militaire effectif à l'hégémonie israélienne dans la région, en acquérant, si nécessaire, un arsenal nucléaire. Après tout, la France et la Grande-Bretagne étaient démocratiques lorsqu'elles ont construit leur arsenal nucléaire en réponse à la perception d'une menace soviétique et la majorité de leur population n'était pas opposée à cette politique. Mais il n'y avait pas eu de guerre directe entre ces pays et l'URSS (contrairement à ce qui s'est passé entre l'Irak et Israël e! n 1967) et il aurait été inconcevable pour les Soviétiques de bombarder un réacteur nucléaire français, comme Israël l'a fait en Irak. Inutile de dire que les États-Unis ne peuvent pas laisser l'Irak entre les mains d'un gouvernement qui imaginerait même mettre en oeuvre de pareilles politiques. Mais ils ne peuvent pas être sûrs que des élections libres ne mèneraient pas à l'avènement d'un tel gouvernement. Ce que les Américains espéraient sans doute, c'était installer directement un régime néo-colonial comme ils l'ont fait par exemple aux Philippines, lors d'une précédente « libération », il y a un siècle. Mais depuis lors, le monde a connu quelques petites transformations, une révolte mondiale contre le colonialisme occidental par exemple, et il n'est pas évident qu'une telle politique soit encore possible aujourd'hui.
En attendant, tout ne se passe pas comme prévu. Des centaines de soldats tués, des milliers d'autres blessés, la démoralisation, le doute jeté jusque dans les milieux dirigeants américains. Pour se rassurer, on se dit : « ce n'est pas le Viêt-Nam ». Minute ; ce n'est pas encore le Viêt-Nam. Mais la résistance est plus diversifiée et a des buts moins clairement politiques qu'au Viêt-Nam, ce qui peut rendre toute négociation future plus difficile pour les Américains.
On peut aussi faire d'autres comparaisons : la résistance en France ou en Belgique n'avait sûrement pas, un an après l'invasion allemande de 1940, la force de frappe de la résistance irakienne. Que les « libérateurs » américains provoquent plus d'hostilité et moins de collaboration en Irak que les agresseurs nazis ici devrait susciter une certaine réflexion chez les partisans de l' « ingérence humanitaire ».
D'ailleurs, si la situation continue à se détériorer pour les Américains en Irak, c'est la gigantesque industrie intellectuelle de l'interventionisme « humanitaire » (des milliers de livres, de cours, de films) qui risque fort de se trouver en difficulté. Depuis la fin de guerre du Viêt-Nam, cette industrie invoque les droits de l'homme, en dehors de tout contexte historique et en évitant soigneusement de parler des droits économiques et sociaux, afin de justifier l'ingérence des pays riches dans les affaires intérieures des pays pauvres.
Il est assez comique de voir que c'est en vertu même de tout ce qu'ils ont dit sur Saddam Hussein que la guerre en Irak était, du point de vue des partisans de l'ingérence humanitaire, le meilleur exemple concevable où mettre en pratique leur politique. Le résultat, du moins si on le regarde sans oeillières occidentales, n'est pas beau à voir : d'un côté une élite américaine richissime, surarmée, réprimant la population irakienne, instrumentalisant l'ONU et contrôlant, tout en les dilapidant, les ressources de la planète; de l'autre côté, un peuple pratiquement sans ressources, isolé diplomatiquement, ne puisant sa force que dans son unité (au-delà des divisions entre chiites et sunnites tant espérées par les occupants) et dans son héroïsme. Cette guerre, si elle permet de remettre en cause les idéologies interventionnistes occidentales, pourrait bien déboucher sur une perspective, à la fois plus réaliste et plus modeste, de nos rapports avec le reste du monde.
Le mouvement qui s'est opposé à la guerre doit tout faire afin qu'aucune aide, matérielle, symbolique ou autre, même sous prétexte de reconstruction, ne soit apportée à l'occupation. Il faut aussi diffuser un maximum d'informations sur la situation en Irak, de façon à rendre la répression de la résistance aussi difficile et impopulaire que possible. Il est important, justement pour éviter tout conflit de civilisation, de montrer au monde arabe que la population européenne n'approuve pas la politique américaine, ni d'ailleurs le soutien que lui apportent ou voudraient lui apporter certains dirigeants européens. Ce combat sera plus difficile et plus nécessaire si Kerry est élu et s'il fait ce qu'il promet, à savoir recruter de nouvelles troupes, « maintenir le cap », c'est-à-dire l'occupation, et essayer d'embarquer les « alliés des Etats-Unis », c'est-à-dire nous, dans l'aventure irakienne.
Si on regarde l'histoire, on constate que les progrès sociaux ne sont souvent possibles que suite à des bouleversements violents. Aussi injuste qu'il soit, le système socio-économique existant se reproduit en inculquant à ses victimes, à travers des centaines d'expériences négatives, l'idée que « cela ne sert à rien de se révolter, de toutes façons, on sera vaincu ». Mais des crises se produisent lorsque non seulement les classes dirigeantes doivent recourir à la violence la plus brutale et aux mensonges les plus éhontés, mais sont de plus vaincues sur le plan militaire. Alors de modestes pas peuvent être franchis vers plus de justice. Après la défaite de Napoléon III à Sedan se produit la Commune de Paris, après le carnage de la première guerre mondiale, naissent le suffrage universel (masculin), les débuts de la décolonisation et le renforcement des syndicats ; après la déroute du fascisme et des larges fractions de nos classes dirigeantes qui l'avaient soutenu, de nombreux progrès sociaux et la fin de la décolonisation sont réalisés. Finalement, les révoltes des années soixante sont liées à l'embourbement américain au Viêt-Nam. Il est trop tôt pour dire si la résistance irakienne finira par coincer les États-Unis dans une guerre ingagnable, mais, si elle y arrive, alors elle peut contribuer à changer la face du monde. En effet, depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, le système extrêmement injuste dans lequel nous vivons repose sur le fait que tout changement social progressiste, où qu'il se produise, se heurte à l'hostilité des États-Unis, hostilité qui commence par être diplomatique et économique et, si cela ne suffit pas, utilise le sabotage et la propagande et, en fin de compte, l'intervention militaire. Lorsque les Américains sont entrés à Bagdad, la question qu'ils se posaient était : à qui le tour ? La Syrie, l'Iran, Cuba, la Lybie ? Grâce à la résistance irakienne, il est peu probable que ces pays soient envahis dans l'immédiat, même s'ils continueront à être subvertis par des moyens plus traditionnels. Cette résistance va aussi, sans doute, redonner espoir aux Palestiniens, qui en ont bien besoin. Et si, à terme, l'arme ultime qu'est l'invasion se révèle inutilisable, c'est tout le système impérial américain qui risque d'être déstabilisé.
Avant le début de la première guerre mondiale, Lénine pensait que les empereurs d'Autriche et de Russie ne feraient pas aux socialistes le « cadeau d'une guerre ». C'est évidemment ce qu'ils ont fait, ce qui a eu pour résultat, d'une part, de jeter ces empereurs dans les poubelles de l'histoire et d'autre part, de faire en sorte que le nom de Lénine ne soit pas connu uniquement par des historiens étudiant les petits groupes marxistes actifs dans l'Empire russe. Aujourd'hui, une alliance « néo-conservatrice » entre des sionistes radicaux, des chrétiens fondamentalistes et des partisans de l'ingérence humanitaire a de nouveau fait le « cadeau d'une guerre », mais on ne sait pas encore à qui : aux islamistes, au mouvement altermondialiste, ou à d'autres? La boîte de Pandore est ouverte et nul ne peut prédire comment elle se refermera. Néanmoins, il faut reconnaître qu'en immobilisant l'armée américaine et en mettant en question son invincibilité, même temporairement, les Irakiens, comme les Vietnamiens dans le passé, luttent et meurent pour l'humanité entière.
Jean Bricmont bricmont@yahoo.fr
BELGIQUE aussi : revoici le fascisme .... RoRo
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Sent: Thursday, June 24, 2004 2:44 AM
Subject: [resistances-info-net] n°118 - L'extrême droite: stop ou encore - Vote "protestataire" d'extrême gauche également en hausse - Manifestation à Liège ce lundi 28 juin
@@@ RésistanceS - Info - Net @@@
http://www.resistances.be
Edition n° 118 - Jeudi 24 juin 2004
www.resistances.be
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L'extrême droite: Stop ou encore?
Le « vote protestataire » d’extrême gauche également en hausse
Manifestation, lundi 28/06 à la place Saint-Lambert à Liège
www.extremedroite.be
Une campagne menée par les Territoires de la Mémoire et le Centre d'Action Laïque
RIN 117 (05 juin 2004)
Le 13 juin: Des élections décisives — Un néonazi du FN désigné député ? — Nouvelle campagne contre l’extrême droite — Ce Mardi 8 juin: appel à la vigilance face à l'extrême droite dans le métro bruxellois — En bref...
RIN 116 (23 mai 2004)
La Communauté flamande subsidie une formation dispensée par une société satellite de la secte de scientologie: U-Man – Un conseiller communal Vlaams Blok abat une personne et en blesse trois – Le Cardinal G. JOOS n'a finalement pas participé à la conférence dans les milieux d'extrême droite – Les brèves
RIN 115 (12 mai 2004)
Sur les traces Abou Jahjah, le Vlaams Blok appelle à la délation
RIN 114 (9 mai 2004)
Un Cardinal chez les fachos
RIN 113 (6 mai 2004)
Jeune alliance nationale au service du FNB – Grande soirée-débat de résistanceS
RIN 112 (19 avril 2004)
Rdv1: "Pour la démocratie - Non au racisme - Non au fascisme - Non à l'antisémitisme - Non au racisme anti-arabes" – Rdv2: Exposition sur la Résistance le 7 et le 8 mai – Rdv3: Les médias font-ils le nid de l'extrême droite ?
RIN 111 (4 avril 2004)
Rwanda 1994 - 2004: Le dernier génocide du XXème siècle – Bruxelles : le double discours du Vlaams Blok – Le «mouvement» Nation: au bord de l’implosion – Nouvelle offensive d’une secte contre la Belgique – Brèves...
RIN 110 (22 déc 2003)
Le Front National divulgue son propre carnet d'adresses
RIN 109 (17 nov 2003)
L oups gris - Du rififi au Vlaams Blok - Hommage à Léon Schwartzenberg
RIN 108 (24 sept 2003)
La scientologie recrute à la sortie des écoles
RIN 107 (7 sept 2003)
Dossier "Chili 1973-2003"
RIN 106 (28 août 2003)
RésistanceS contre la scientologie
RIN 105 (15 août 2003)
La scientologie au pied du QG européen
RIN 104 (3 août 2003)
Nation: Un groupement ridicule
RIN 103 (30 juillet 2003)
Congés annuels
RIN 102 (26 juillet 2003)
Un écho à l’enquête sur les tueries du Brabant Wallon
RIN 101 (7 juillet 2003)
L’ex-bras droite de Degrelle est mort
RIN 100 (24 juin 2003)
Nouveautés sur le site
RIN 099 (19 mai 2003)
Bilan des résultats de l'extrême droite francophone
RIN 098 (14 mai 2003)
Extrême droite : un bilan législatif totalement négatif
Voir les archives antérieures
L’extrême droite : stop ou encore ?
Après le Parti socialiste (43 % des voix), Le Front national (17 % des voix) est désormais le deuxième parti à Charleroi et le cinquième dans la Région wallonne (avec 8 % des voix). Le 13 juin dernier, à l’occasion des élections régionales bruxelloises et wallonnes, le FN a confirmé et ancré sa présence dans le paysage politique de notre pays. Son succès annonce-t-il la fin de l’« ère Féret » et la mise en place d’un véritable parti d’extrême droite, 20 ans après la création du FN ? Les bons résultats électoraux sont en effet favorables à sa tendance pure et dure, qui ne rêve que d’une chose : bouter Daniel Féret hors du Front.
Lors des précédentes élections régionales (en 1999), le Front national (FN), présidé depuis sa création en 1985 par Daniel Féret, avait connu un reflux important de son électorat. Le FN subit alors son premier « Waterloo électoral ». Cette défaite de l’extrême droite devant l’électeur donna lieu à la création de nouveaux « clones frontistes » adaptés à une « ligne politique » différentiée de celle de Féret : le mouvement Nation d’Hervé Van Laethem et le Bloc Wallon de Georges Hupin, Hubert Defourny et Willy Fréson. Aujourd’hui, le premier s’est transformé en petit groupe d’action nationaliste, comme le fut le groupe néonazi l’Assaut, fondé par le même Van Laethem, et le second a totalement disparu de la circulation, après son échec électoral aux communales d’octobre 2000.
Malgré une absence totale sur le terrain et un appareil militant fantomatique, le Front national avait réussi l’année dernière, à l’occasion des élections législatives, à se remettre sur ses pattes, notamment en faisant élire un député fédéral (Daniel Féret), un sénateur élu directement et un autre représentant coopté au Sénat. La remontée électorale du FN en 2003 annonçait celle du 13 juin dernier. Comme « RésistanceS » l’avait prédit (relire l’article introductif de notre dossier Elections 2004 : « Des élections décisives »).
Une percée « frontiste » partout en Wallonie
Les résultats du FN du 13 juin dernier se rapprochent, avec des différences dans certaines circonscriptions cependant, des résultats obtenus par celui-ci aux élections régionales de 1995. Sur l’ensemble des circonscriptions où il déposa des listes, le Front national double et triple même parfois ses scores par rapport à ce qu’il récoltait aux précédentes élections régionales de 1999. Quant aux concurrents directs du FN, une fois encore, c’est l’échec. Ils n’ont pas pu attirer à eux une partie des votes protestataires. Le Front nouveau de Belgique (FNB, une dissidence du FN devenue aujourd’hui groupusculaire) se maintient (dans le canton de Mons par exemple avec 1,6 % en 1999 et 1,7 le 13 juin dernier), perd (dans le canton de Molenbeek-Saint-Jean, il passe de 1,8 à 0,7 %) ou augmente légèrement dans certaines circonscriptions (dans celle de Tournai-Ath-Mouscron, il passe de 0,8 à 1,2 %). Les voix perdues du FNB l’on souvent été à la faveur du FN. Présents pour la première fois à des élections, le Bloc national (0,5 % dans la circonscription de Liège) et la Ligue (0,2 % dans la circonscription de Charleroi) obtiennent des scores aux ras des pâquerettes.
Tableau 1
Résultats de l’extrême droite aux élections régionales de 1999 et 2004 dans les Provinces de la Région wallonne (entre parenthèses : score de 1999)
FN FNB Autres TOTAL
Hainaut 11,0 %
(5,6 %)
1,1 %
(1,2 %)
0,1 %
La Ligue
12,2 %
(7 %)
Liège 7,0 %
(3,2 %)
-
0,3 %
Bloc nat.
7,3 %
(3,9 %)
Namur 7,4 %
(4 %)
1,0 %
(0,3 %)
-
-
8,4 %
(4,3 %)
Luxembourg 3,1 %
(1,5 %)
-
-
-
-
11%
(5,6%)
Tableau 2
Résultats de l’extrême droite aux élections régionales de 1999 et 2004 dans cinq cantons significatifs de la Région wallonne (entre parenthèses: score de 1999).
FN FNB Autres TOTAL
Charleroi 16,9 %
(7,9 %)
1,8 %
(3 %)
0,2 %
La Ligue
18,9 %
(11,2 %)
La Louvière 11 %
(6,1 %)
-
(1 %)
-
-.
11,0 %
(7,1 %)
Mons 10,9 %
(4,9 %)
1,7 %
(1,6 %)
-
-
12,6 %
(6,8 %)
Mouscron 10,8 %
(5,1 %)
2,1 %
(2,2 %)
-
-
12,9 %
(7,3 %)
Herstal 9,2 %
(4,4 %)
-
(0,6 %)
0,6 %
Bloc nat.
9,8 %
(5,0 %)
Bruxelles : le FN et le VB au coude à coude
Bruxelles est depuis toujours, en tant que capitale de la Belgique, un enjeu essentiel pour le Vlaams Blok. Depuis les premières élections régionales, en 1989, il tente par tous les moyens d’écarter du scrutin bruxellois le Front national. L’objectif du parti séparatiste flamand : devenir le seul parti d’extrême droite à Bruxelles. Pour cela, il sait qu’il doit fédérer les électorats flamands et francophones dans un premier temps, y avoir la majorité politique au sein de la classe politique flamande dans un deuxième temps et y bloquer les institutions dans un troisième temps. But final : faire imploser la Belgique, via une crise institutionnelle bruxelloise.
Depuis 1989, le Blok applique cette stratégie. Depuis 1989, cette dernière est vouée systématiquement à l’échec, malgré les millions d’Euros dépensés, auxquels s’ajoute une importante mobilisation militante sur Bruxelles. La création de structures militantes francophones, servant au rabattage des électeurs francophones – en 1993, le mouvement Bruxelles Identité Sécurité (BIS) et tout récemment l’Alliance bruxelloise contre le déclin (ABCD) –, ainsi que les appels à voter pour sa liste bruxelloise émis par le groupuscule Nation et le Parti communautaire national-européen (PCN, une formation nationaliste européenne basée à Bruxelles) n’ont servi à rien. Cela prouve aussi que des structures comme le BIS, ABCD, Nation et le PCN, favorables à la victoire du Blok dans la capitale, manquent cruellement de militants et s’apparentent bien souvent à des coquilles vides devant servir de leurres simulant une présence militante sur le terrain. On sait désormais que celle-ci est inexistante.
Tableau 3
Résultats globaux de l’extrême droite dans la Région de Bruxelles-capitale aux élections régionales de 1989 à 2004
1989 1995 1999 2004
VB 2,1%
9.006 voix
1 élu
3%
12.507 voix
2 élus
4,5%
19.310 voix
4 élus
4,7 %
21.297 voix
6 élus
PFN 1%
4.190 voix
- - -
FN 3,3%
14.392 voix
2 élus
7,5%
30.803 voix
6 élus
2,6%
11.204 voix
2 élus
4,7 %
21.195 voix
4 élus
Unie (1) - 0,4%
1827 voix
- -
AR (2) - 0,1%
423 voix
- -
FNB - - 1,3%
5.528 voix
1 élu
0,6 %
2.656 voix
0 élu
ZUT (3) - - 0,2%
788 voix
-
Blow-W (4) - - 0,2%
681 voix
-
PSD (5) - - 0,2%
644 voix
-
TOTAL 6,4%
27.588 voix
3 élus
11%
45.560 voix
8 élus
8,8%
38.155 voix
7 élus
10 %
45.158 voix
10 élus
Suite à un accord d’apparentement électoral avec le Vlaams Blok, la liste FIRE, présente pour la première fois aux élections, n’est cependant pas reprise dans les tableaux 3 et 4. En effet, la campagne électorale de FIRE ne peut être considérée comme ayant été « identifiée » par les électeurs à celle d’un parti à proprement parler d’extrême droite. Quant à ses résultats, ils oscillent entre 0,0 et 0,1 % (sur FIRE, lire notre article : « La liste bruxelloise FIRE est un sous-marin du Vlaams Blok » )
Tableau 4
Résultats de l’extrême droite aux élections régionales du 13 juin 2004 dans les cantons de la Région de Bruxelles-capitale (entre parenthèses : score de 1999).
FN Vl. Blok FNB TOTAL
Anderlecht 7,0 %
(4 %)
8,0 %
(7,6 %)
0,8 %
(1,7 %)
15,8 %
(13,3 %)
Bruxelles-Ville 4,5 %
(2,9 %)
5,8 %
(6,1 %)
0,5 %
(1,2 %)
10,8 %
(10,2 %)
Ixelles 3,4 %
(1,6 %)
2,4 %
(2 %)
0,5 %
(0,9 %)
6,3 %
(4,5 %)
Molenbeek-Saint-Jean 6,1 %
(3,9 %)
7,3 %
(7 %)
0,7 %
(1,8 %)
14,1 %
(12,7 %)
Saint-Gilles 3,6 %
(2,5 %)
2,3 %
(2,5 %)
0,4 %
(0,8 %)
6,3 %
(5,8 %)
Schaerbeek
4,9 %
(2,8 %) 4,7 %
(5,3 %) 0,6 %
(1,5 %) 10,2 %
(9,6 %)
Saint-Josse-ten-Noode 3,5 %
(1,6 %) 2,8 %
(2,5 %) 0,7 %
(1,1 %) 7 %
(5,2 %)
Uccle 3,8 %
(1,9 %) 2,7 %
(2,2 %) 0,5 %
(0,9 %) 7 %
(5 %)
Le ver est dans le fruit
La lecture des tableaux 1, 2, 3 et 4, nous permet de tirer plusieurs constats généraux des résultats obtenus par les extrêmes droites lors des élections du 13 juin 2004.
Pour l’extrême droite francophone en général, ces constats sont au nombre de sept :
1. Le Front national continue coûte que coûte à incarner l’extrême droite francophone, dont il détient le leadership depuis 1991.
2. Le FNB et La Ligue (des dissidences du FN) et le Bloc national (liste qui lui était concurrente en 2004, uniquement dans la circonscription de Liège) obtiennent des scores totalement marginaux.
3. Sur l’ensemble des deux régions (Bruxelles-capitale et wallonne), le FN augmente. Là où il était présent, il double ses résultats de 1999, voire les triple (dans la Province du Luxembourg).
4. Dans ses « fiefs », le parti de Daniel Féret se renforce fortement : dans le canton de Charleroi (de 7,9 % en 1999 à 16,9 % le 13 juin dernier) et dans celui de La Louvière (de 6,1 à 11 %).
5. Le FN, lors des élections du 13 juin, a réussi une percée dans des cantons et circonscriptions moins touchés jusqu’à présent par les poussées électorales en sa faveur. C’est le cas dans la Province de Liège où le FN passe de 3,2 % en 1999 à 7 %. Mais également dans la Province de Luxembourg : en 1999, le FN y obtenait 1,5 %, le 13 juin dernier, il y gagna 3,1 % de l’électorat.
6. Cela signifie qu’aujourd’hui, le succès territorial du Front national s’étend sur l’ensemble de la Région wallonne. De Mouscron à Verviers, de Namur à Arlon.
7. Dans des cantons où la situation socio-économique s’exprime de façon différentiée, le FN obtient de bons scores. En règle générale, il semble que les zones urbaines les plus touchées par la crise économique sont extrêmement favorables au FN (dans les cantons de Charleroi, de La Louvière, de Mons, de Herstal…). Cependant, des cantons moins frappés par les méfaits de la mauvaise situation socio-économique actuelle voient également l’émergence d’un électorat d’extrême droite.
Dans la Région de Bruxelles-capitale, la donne électorale de l’extrême droite est différente, puisqu’elle se cristallise autour du Front national et du Vlaams Blok. C’est-à-dire que contrairement à ce qui se passe en Région wallonne, le FN fait face à Bruxelles à un concurrent de taille : le Vlaams Blok. Et vice versa, d’ailleurs.
En résumé, nous retenons dix enseignements du scrutin régional bruxellois à propos de l’extrême droite :
1. L’addition des voix obtenues par l’extrême droite (revoir notre Tableau 3) en 2004 (11 %) se rapproche globalement de son résultat de 1995 (10 %). Au scrutin de 1999, les scores cumulés des extrêmes droites étaient de 8,8 %.
2. Une fois de plus (comme en 1999), le Vlaams Blok a perdu son pari d’obtenir suffisamment de voix pour bloquer les institutions bruxelloises.
3. Cela s’explique sans doute en partie par la « migration » d’une fraction de son électorat gagné en 1999 en direction du Front national.
4. Le Vlaams Blok, premier parti néerlandophone dans la capitale, n’arrive cependant pas à s’y imposer, malgré les importants efforts humains, matériels et financiers dépensés pour tenter de conquérir Bruxelles dans l’optique stratégique de faire imploser l’Etat fédéral. Et cela depuis les premières élections régionales (1989).
5. Au sujet de Johan Demol, véritable « gadget électoral » du Blok depuis 1999, le constat est désormais clair : l’ancien commissaire en chef de la Police de Schaerbeek, passé au VB par opportunisme et vengeance contre la classe politique qui l’avait abandonné suite à ses ennuis, n’est pas l’« homme providentiel » de ce parti. Cela veut peut-être aussi dire que l’extrême droite n’a pas toujours besoin de « leader charismatique » pour conquérir, de manière populiste, des électeurs.
6. En comparaison avec 1999, dans la Région de Bruxelles-capitale, le FN dépasse le Vlaams Blok dans cinq cantons sur huit (Ixelles, Saint-Gilles, Schaerbeek, Saint-Josse-ten-Noode et Uccle).
7. Le FN augmente son score électoral de manière significative sur l’ensemble des huit cantons bruxellois.
8. Pour sa part, le VB n’augmente que dans six cantons.
9. Le parti d’extrême droite flamand diminue même dans deux cantons symboliques pour lui (Schaerbeek et Saint-Gilles).
10. A Schaerbeek, le « bastion » de Johan Demol, le parti d’extrême droite flamand perd, sans doute à la faveur du FN. Pour rappel, avant les élections, le responsable francophone du VB, Patrick Sessler, y a fait sécession et a rejoint le Front national, tout comme le leader francophone du VB d’Evere, Paul Arku. Ils figuraient tous deux sur la liste régionale du FN. Paul Arku a d’ailleurs été élu. Ce transfuge du VB siégera donc désormais au Parlement bruxellois dans les rangs de son nouveau parti, le FN.
Le FN va-t-il capitaliser son succès et se restructurer ?
Lors des élections régionales bruxelloises de 1989, des législatives de 1991, des européennes et des communales de 1994, des législatives et des régionales de 1995 et des législatives de 2003, le Front national a connu un succès électoral sans cesse croissant. Le nouveau succès obtenu le 13 juin dernier devrait donner lieu à une reprise en main du FN.
Depuis son implosion du FN après les élections 1995, sa division en deux et la fondation d’une copie conforme (le Front nouveau de Belgique) par l’un de ses députés fédéraux de l’époque, Marguerite Bastien, avec la quasi moitié des 72 conseillers communaux « frontistes » et de ses députés régionaux bruxellois, force est de constater que le Front national s’est singularisé par une inexistence structurelle manifeste. Le FN est loin d’être un parti politique digne de ce nom. Cependant, entre 1991 et 1995, la formation fondée en 1985 par Daniel Féret avait réussi à fédérer sous son label l’ensemble des groupuscules d’extrême droite et néonazis existant en Belgique francophone (à l’exception du « front wallon » AGIR, actif essentiellement à Liège et dans sa région).
Le FN est aujourd'hui arrivé à un tournant. Devenu le deuxième parti (après le parti socialiste) à Charleroi et augmentant partout également ailleurs en Wallonie, l'imitation belge du parti de Jean-Marie Le Pen a intérêt, s'il veut fidéliser son électorat, à se structurer afin de se " retransformer " en véritable parti politique. En a-t-il cependant le besoin et l'ambition ?
Une fois de plus en effet, la preuve a été faite, lors de ces dernières élections, que ce parti d’extrême droite peut capter énormément de suffrages sans pour autant devoir être présent structurellement sur le terrain. Il lui suffit de diffuser à grande échelle (par Belgique diffusion ou la Poste…) un tract toute-boîtes, quelques jours avant les élections, pour se rappeler au bon souvenir de l’électorat, qu’il soit « protestataire » ou non.
Cependant, les prochaines élections sont des élections communales. Pour y déposer le plus possible de listes, il faut des sections locales. Et jusqu’à présent, à notre connaissance, le FN ne bénéficie d’aucune véritable section en Wallonie. Son ancrage militant est essentiellement bruxellois. Il est fort de quelques militants encore en activité à Charleroi, Namur, Liège et Mons. Mais ceux-ci sont totalement inorganisés. Ce qui pourrait changer si l’une ou l’autre tendance interne de la « formation féretiste » arrivait à prendre le pouvoir. A l’heure actuelle, le FN est constitué de deux fractions :
la plus importante est celle constituée par les ex-militants et cadres des formations historiques de l’extrême droite francophone (certains d’entre eux sont également passés par le Vlaams Blok). Cette tendance radicale tente de s’organiser autour de la personne de Michel Delacroix (actuel sénateur et élu député régional le 13 juin dernier) ;
l’autre fraction regroupe (mais de manière nullement organisée jusqu’à présent) les transfuges de partis traditionnels (PRL et ex-PSC). Le candidat élu député régional dans la circonscription de Liège, Charles Pire, et celui élu dans celle de Charleroi, Charles Petitjean, sont respectivement un ancien président d’arrondissement du PSC et l’ancien responsable du PRL à Charleroi. D’autres candidats et élus du FN proviennent eux aussi des mêmes rangs politiques. Il faut savoir que le FN a toujours attiré à lui d’anciens dirigeants du PRL et du PSC, tout comme d’ailleurs le Front nouveau de Belgique.
Suite aux élections du 13 juin, il se pourrait que des tensions se manifestent entre ces deux pôles ou au contraire que ceux-ci, pour une question d’opportunité, décident de fusionner afin de structurer, à nouveau, le FN. L’objectif serait de pouvoir être fortement présent aux élections communales de 2006, mais surtout aux prochaines élections législatives et régionales prévues pour 2007.
Il faut néanmoins savoir que toute organisation interne du Front national a toujours été freinée par un seul homme : Daniel Féret (avec la complicité de ses principaux « lieutenants »). En 1991, sous la pression de sa « base militante », le « président à vie » du Front avait cependant été bien obligé de céder et d’accepter de « partager » son parti avec d’autres. Mais dès que Marguerite Bastien, une transfuge arrivée en 1995 et directement élue à la Chambre, tenta de prendre un peu d’importance au sein du FN, celle-ci reçut son « C4 » des mains de Daniel Féret. Pour lui, il est impératif de chasser tous ceux qui menacent sa présidence. Aujourd’hui pourtant, nous ne sommes plus en 1995, et il se pourrait bien que dans les jours qui viennent, Féret doive céder à la pression interne et entreprendre une structuration du FN.
Le FN serait alors en voie de restructuration, au bénéfice d’un nouveau succès électoral et d’un ancrage encore plus fort dans le paysage politique de notre pays. A moins que toutes les forces vives de la Nation décident de trouver des « remèdes », cette fois-ci efficaces, pour plonger dans les oubliettes de l’Histoire ce petit parti inutile.
Manuel ABRAMOWICZ
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Le « vote protestataire » d’extrême gauche également en hausse
En parallèle à la montée inquiétante de l’extrême droite sur l’ensemble de la Wallonie, il est également à noter que le Parti du Travail de Belgique (PTB), formation marxiste-léniniste d’extrême gauche, augmente ses scores par rapport aux élections régionales de 1999 dans trois cantons électoraux significatifs.
Tableau 5
Résultats du PTB (extrême gauche) aux élections régionales de 1999 et 2004 dans trois cantons significatifs
1999 2004
La Louvière 0,9 % 2,5 %
Seraing 1,4 % 2,3 %
Herstal 2,2 % 5,7 %
Certes limités de manière caractéristique dans ces trois cantons wallons (dans la capitale, le PTB ne dépasse nulle part la barre des 1 %), les bons résultats de cette formation d’extrême gauche signifient peut-être que le « vote protestataire », dont bénéficient les formations d’extrême droite peut aussi se reporter sur d’autres types de mouvements politiques optant pour une voie alternative sur le plan politique. Les scores du PTB obtenus à La Louvière, Seraing et Herstal semblent également signifier que ce « vote protestataire » ne s’arc-boute pas toujours nécessairement sur un « reflexe raciste ».
Le PTB est en effet à la pointe dans le combat antiraciste et est constitué de militants et de candidats d’origine arabo-musulmane. Force est aussi de constater que dans les désormais « fiefs du PTB », connus par leur situation de sinistrose généralisée sur le plan socio-économique, ce parti d’extrême gauche est fortement ancré sur le terrain. Herstal est d’ailleurs la seule commune francophone ayant des conseillers communaux communistes du PTB (au nombre de deux, depuis les élections communales de 2000).
Tableau 6
Résultats du Front national aux élections régionales de 1999 et 2004 dans trois cantons significatifs
1999 2004
La Louvière 6,1 % 11,0 %
Seraing 3,9 % 7,7 %
Herstal 4,4 % 9,2 %
A la lecture du tableau 6, nous pouvons aussi constater que si le PTB obtient de relatifs bons scores à La Louvière, Seraing et Herstal, le Front national ne diminue pas pour autant à la possible faveur du PTB, mais augmente et se renforce lui aussi fortement.
M.AZ
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A l'initiative d'étudiants en sciences politiques de l'Ulg, rapidement suivis par le Front Antifasciste (FAF Liège), les Téritoires de la Mémoires et bien d'autres associations, une manifestation se déroulera ce lundi 28 juin 2004 à 14h, à la Place Saint Lambert de Liège.
Le collectif étudiant, fort motivé, démarre un véritable chantier au départ de cette manifestation. Il entend constituer des groupes qui traiteront, dès octobre, de la démocratie avec des élèves du secondaires.
Plus d'infos: contacter RésistanceS, nous relayerons.
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jeudi 24 juin 2004
chiffres sur la montée du racisme en Israel, la " seule démocratie au proche orient " ...
du nouveau sur
http://romainroger.blogspot.com/
(vous pouvez devenir membre sur demande et vous avez alors la possibilité de poster vos messages éventuels)
----- Original Message -----
From: "mireillede"
Sent: Tuesday, June 22, 2004 8:05 PM
Subject: [assawra] chiffres sur la montée du racisme en Israel
Montée du racisme dans la " seule démocratie au proche orient "
Sondage réalisé par le centre d'études de la sécurité nationale de
l'université de Haifa, supervisée par le professeur Ben David ( 1016
interviews par téléphone effectués en mai aupres de la population juive
israélienne)
63,7% des juifs israéliens pensent que le gouvernement israélien devrait
encourager les arabes israéliens à quitter Israel
48,6% pensent que le gouvernement montre trop de sympathie à l'égard des
arabes israéliens
55,3 disent que les arabes israéliens mettent la sécurité nationale en
danger
45,3 disent soutenir la révocation du droit de vote des arabes
israéliens et leur implication dans la vie politique
1/4 serait prêt à voter pour un parti ultanationaliste tel celui de Kach
s'il se présentait aux prochaines elections
Pas étonnant quand dans ce pays Herzl est acclamé lui qui dans son
journal ( 12.6.1895 page 98) écrivait :
" nous avons l'intention de transférer la population pauvre de manière
discrète, en lui trouvant des emplois dans ses pays de passage, et en
lui refusant tout emploi dans notre propre pays. La population des
propriétaires s’alliera à nous. Tout comme le transfert de la population
pauvre, l’oeuvre d’expropriation doit s’effectuer avec délicatesse et
dans le calme. Les propriétaires immobiliers doivent croire qu’ils nous
arnaquent, qu’ils vendent leurs bien au-dessus de leur valeur. Mais rien
ne leur sera revendu“
Mais quelle infamie que cette décision de la mairie de Paris de lui
dédier une rue. Pourquoi ne pas reprendre toutes les citations racistes
de Herlz et les porter au maire de Paris Delanoe pour inscription sur la
plaque de cette rue.
pour lire l'article sur le sondage dans sa totalité voir le haaretzdaily
en anglais :
url : http://www.haaretzdaily.com/hasen/spages/441646.html
Transmis par Mimi Marseille
Venezuela : médias au-dessus de tout soupçon...de RSF
----- Original Message -----
From: Youcef
Venezuela : médias au-dessus de tout soupçon...de RSF
http://www.acrimed.org/article1644.html
Au Venezuela Reporters Sans Frontières appuie depuis deux ans des médias complices de nombreuses violations des droits de l'homme... et appuie sur l'accélérateur dans la campagne mondiale contre le gouvernement de Hugo Chavez. Quels sont ces médias dont RSF valide les informations ? Pourquoi cette stratégie politique d'une organisation supposée impartiale ?
Caracas (Venezuela) - 18 juin 2004
Caracas, juin 2004. La récente découverte d'une cache d'armes dans des locaux appartenant a la chaîne TV Venevision, rappelle ce dont les médias commerciaux, quasi monopolistiques au Venezuela, co-organisateur du putsch militaire d'avril 2002, sont capables en termes de déstabilisation politique. Le directeur de la chaîne affirme qu'il s'agit "d'armes rouillées". La même chaîne de télévision avait, quelques semaines auparavant, comme François Meurisse dans Libération, affirmé que la découverte de 91 paramilitaires colombiens dans une propriété d'un des dirigeants de l'opposition vénézuélienne, était, elle aussi, une manipulation du président Chavez. Un peu vite peut-être : le lendemain, le gouvernement colombien, pourtant peu suspect d'estime pour le président vénézuélien, dénonçait cette invasion et dépêchait sa ministre des affaires étrangers pour superviser le rapatriement des recrues en Colombie.
Venevision est la propriété d'un ami personnel de George Bush et Jimmy Carter, Gustavo Cisneros. Auteur du premier coup d'Etat médiatique de ce siècle, ayant fait croire au monde pendant 24 heures que Hugo Chavez avait fait tirer sur son peuple, le Murdoch latino coordonne le putsch en avril 2002, accompagné de l'élite patronale dans son bunker de Caracas et offre son jet aux militaires putschistes pour évacuer le président. Pendant ce temps, Venevision, Globovision, et l'ensemble des chaînes privées célèbrent sur un ton jubilatoire le décret des putschistes abolissant parlement, constitution, défenseur du peuple, et autres institutions démocratiques. En 48 heures de putsch, des médias qui ne cessaient de parler de sauver la liberté d'expression au Venezuela, montrent leur vrai visage. Leurs « journalistes » mènent la chasse aux opposants en direct, sur un ton haletant, en compagnie de la police politique, tout en imposant le black-out sur la résistance croissante de la population civile. Cible privilégiée, les médias associatifs sont persécutés, certains de leurs membres arrêtés : on ne lira aucune protestation de RSF à ce sujet.
Les médias tels que Venevision, présentent une longue liste de complices dans les violations de droits de l'homme. Ces implications n'ont pas cessé, comme le montrent les campagnes médiatiques actuelles contre des dirigeants paysans lies a la reforme agraire du gouvernement Chavez, traités d'envahisseurs, de guérilleros, certains assassinés par la suite. En août 2003, lorsque la Commission Nationale des Télécommunications, dans une opération qui serait routinière aux Etats-Unis ou en France, applique la loi et retire quelques relais d'émetteurs installés sans permis légal par Globovision, celle-ci lance une campagne violente contre cette « nouvelle atteinte a la liberté d'expression » (que RSF relaie aussitôt) appelant les citoyens à résister à la dictature qui s'installe au Venezuela. Alors qu'à aucun moment Globovision n'interrompt ses programmes, puisque sa fréquence légale et habituelle ne fait pas problème, les fonctionnaires de la Commission sont conspués et une grenade est lancée par un commando nocturne contre leurs bureaux.
Liberté d'expression ou dictature médiatique ?
Malgré l'échec de leur putsch, tous ces médias continuent quotidiennement á appeler les militaires à « agir vite » pour renverser le président, et accentuent leur pression sur le Conseil Electoral, a quelques semaines du referendum présidentiel. Au sein des programmes la contradiction politique est pratiquement nulle. « Que Chavez s'en aille » est le refrain quotidien répété sur toutes les ondes par les politiques, journalistes, experts, bien d'accord entre eux.
Venevision, RCTV, Televen, CMT, Globovision, la radio privée, qui occupent 95% du spectre hertzien, et neuf journaux sur dix, appartiennent à l'opposition. Comme hier au Chili ou au Nicaragua, ils se servent de « la liberté d'expression » comme axe central de la guerre médiatique contre un gouvernement anti-néolibéral, qui a rétabli la souveraineté sur le pétrole, et qui gène beaucoup l'administration Bush. Des médias par ailleurs racistes (Chavez, certains de ses ministres, voire les ambassadeurs et présidentes africains qui le visitent, sont traités de « singes », ce qui a suscite des protestations diplomatiques auprès d'une des chaînes, RCTV, en mars 2004). Le gouvernement Chavez, pour sa part, n'a emprisonné aucun journaliste, fermé aucun média, censuré aucun article. Pourquoi, dès lors, les rapports de Reporters Sans Frontières font-il de Chavez une de ses cibles et valident-ils les allégations des médias privés selon lesquelles le gouvernement Chavez réprime la liberté d'expression ?
La stratégie de RSF au Venezuela
Dès ses premiers rapports en 2000, RSF parle de Hugo Chavez comme d'un futur Castro. On découvre alors que la correspondante choisie par RSF à Caracas, Maria José Pérez Schael, est ... conseillère de l'opposition. Dans El Universal, en 2002, l'honorable correspondante de RSF parle des putschistes : « mon coeur vibre á la vue des militaires insurgés, de ces hommes vertueux qui défilent sous nos couleurs nationales ». Face aux protestations RSF se résigne á choisir un autre collaborateur.
Mais RSF continue de valider sans contre-enquête la version des médias d'opposition. Et omet de dire, par exemple, que des tribunaux vénézuéliens ont établi un lien entre des militaires putschistes et les « auto-attentats » comme celui de Globovision destinés à nourrir une image mondiale répétitive a souhait. A contrario, lorsque la télévision associative Catia Tve, dont les programmes sont fabriqués directement par les habitants des barrios (quartiers populaires) et qui émet sur tout l'Ouest de Caracas, est fermée en juin 2003 par un maire d'opposition, RSF, visiblement gêné par le fait que le seul media ferme au Venezuela l'ait été par l'opposition, annonce précipitamment, en septembre 2003 sa « réouverture ». C'est faux. A l'heure où nous écrivons (juin 2004), Catia TVE n'a toujours pas repris ses émissions.
La journaliste Naomi Klein s'est étonnée que RSF fasse du gouvernement Chavez une menace pour la liberté d'expression. Selon elle, la plus grave menace provient, dans la réalité, de médias capables d'organiser un coup d'Etat et de groupes transnationaux dont le propriétaire, Gustavo Cisneros, ne cache pas son désir de devenir le futur président du Vénézuéla. Récemment le cinéaste argentin Solanas et l'ecrivain uruguayen Eduardo Galeano, qu'on ne peut suspecter de naïveté en matière de Droits de l'Homme, ont témoigne de "l'incroyable liberté d'expression en vigueur au Venezuela. Curieusement les médias français, comme Le Monde ou Libération, mais aussi Charlie Hebdo récemment, emboîtent le pas aux médias prives vénézuéliens. Seul Le Figaro, paradoxalement, a échappé jusqu'ici à cette hystérie. Le patron de RSF Robert Ménard, lui, relaie et renforce les campagnes des empires médiatiques contre une démocratie transformée en « futur Cuba ». Dans la nouvelle revue « Médias » (la revue de ceux qui ne veulent pas critiquer les médias), détenue en partie par RSF, Robert Ménard signe récemment avec Pierre Veilletet un long article plein de fiel sur le thème « La guérilla des altermondialistes contre l'info ». Les auteurs pestent contre Bourdieu, Ramonet, PLPL, Halimi, puis écrivent : « Les "alters" ont toutes les indulgences pour l'ex-putschiste Hugo Chavez, ce caudillo d'opérette qui ruine son pays mais se contente - pour l'instant ? - de discours à la Castro sans trop de conséquences réelles pour les libertés de ses concitoyens ». Ménard reproche ensuite à Ramonet de « passer sous silence les discours virulents d'Hugo Chavez contre la presse, les débordements et les réactions de ses partisans, l'impunité dont ils bénéficient ».
RSF n'existait pas encore quand Armand Mattelard analysant l'alliance des grands médias et de la SIP (association de propriétaires de médias) dans le renversement d'Allende, écrivait : « L'enquête judiciaire sur l'administration du journal El Mercurio, accusé d'irrégularités fiscales, a servi de prétexte pour dénoncer de soi-disant mesures coercitives contre la "presse libre". (...) Le message émis par la presse de la bourgeoisie chilienne revient à sa source, renforcé par l'autorité que lui confère le fait d'avoir été reproduit à l'étranger. (...) Nous sommes en présence d'une SIP tautologique. Sa campagne n'est qu'un immense serpent qui se mord la queue. » Au moment où s'effrite en France l'aura d'intellectuels médiatiques et experts en « Droits de l'Homme » qui ont appuyé une guerre dont la barbarie était prévisible, il est temps d'enquêter sur la stratégie politique de Robert Ménard, à travers RSF, au Venezuela.
Thierry Deronne Periodista belga residente en Venezuela desde hace ocho años. Benjamin Durand Journaliste français
http://www.acrimed.org/article1644.html
Pour l' anniversaire de Patrice LUMUMBA
http://users.skynet.be/roger.romain/Sommario.html
Pour l' anniversaire de Patrice LUMUMBA
Date : Jeudi 24, Juin 2004 23:19
Objet : RDC : bientôt l' anniversaire de Patrice LUMUMBA...
http://users.skynet.be/roger.romain/congo01.htm
Patrice Emery Lumumba
1925-1961
Héros national,
Né le 2 juillet 1925, à Katako-Kombé dans le nord du Kasaï Oriental, Patrice Lumumba est baptisé catholique et fréquente l’école des Pères. Il travaille si bien qu’il abandonne les missionnaires catholiques pour passer dans une école protestante, tenue par des Suédois. Il commence, très tôt, à s’intéresser à la politique. Après avoir suivi avec beaucoup d'attentions la décolonisation de l'Inde, en 1948, le vent des indépendances qui secoue l'Afrique au début des années 50 (Lybie en 1951, Maroc, Soudan et Tunisie en 1956, Ghana en 1957 et Guinée en 1958) ne laisse pas le syndicaliste Lumumba indifférent. Il participe, En 1956, à la conférence du mouvement des Non - Alignés de Bandoeng en qualité d'observateur. En octobre 1958, Lumumba fonde le Mouvement national congolais (unique parti à caractère national à l'époque), avec Stanleyville (Kisangani) comme fief. Lumumba participe la même année à la conférence d' Accra et prend contact avec les personnalités les plus influentes du monde africain, comme Kwamé N' Krumah et Nasser. Dès lors, l' indépendance du Congo belge devient inévitable. A la suite des émeute du 4 janvier 1959, sur la place de la Victoire, à Kinshasa, le Roi Baudouin 1er promet, dans une allocution radiodiffusée, le 13 janvier 1959, "de conduire, sans atermoiements funestes mais sans précipitation inconsidérée les populations congolaises à l'indépendance, dans la prospérité et la paix".
En janvier 1960, Lumumba, en prison au Congo (accusé d'être l'instigateurs des émeutes du 4 janvier 1959), est appelé à Bruxelles lors de la conférence de la Table Ronde, les délégués de MNC refusant de participer aux travaux en l'absence de leur leader. En mai 1960, les élections législatives sont remportées par le MNC (Mouvement National Congolais), présidé par Lumumba, qui devient ainsi le tout premier Premier ministre et chef du gouvernement, tandis que Kasa-Vubu est désigné Président de la République par le Sénat du jeune Etat dont l'indépendance est proclamé le 30 juin 1960. Le premier ministre Lumumba préconise la préparation de l’élite à assurer les affaires publiques afin de gagner l'indépendance économique, à continuer le processus de démocratisation, à implanter la déclaration des droits de l’homme et à sortir du néocolonialisme par la non-violence. Le 11 juillet 1960, aidé par les parachutistes belges, Moïse Tshombe, proclame la sécession du Katanga. Le 9 août 1960, Kalonji Mulopwe (l'ami personnel de Tshombe) annonce la sécession du Sud-Kasaï. Lumumba et Kasa-Vubu en appellent aux Nations unies qui envoient des casques bleus pour assurer la paix. Lumumba rompt les relations diplomatiques avec la Belgique.Après son voyage aux États-Unis et au Canada, pour la troisième résolution du conseil de sécurité sur le Congo, Lumumba somme les Nations unies à réduire la sécession katangaise. En septembre 1960, Kasa-Vubu révoque Lumumba. Ce dernier juge illégal et nul le geste du président de République, avant de le révoquer a son tour. Le colonel Mobutu, alors chef d'Etat-Major général des Forces armées (nommé à ce poste par Lumumba), fera son tout premier coup d'Etat militaire en déclassant Kasa-Vubu et Lumumba pour installer un gouvernement des Secrétaires généraux. En décembre il fait arrêter Lumumba qui est transféré au camp militaire de Thysville (Mbanza Ngungu). Le 17 janvier 1961, Lumumba est placé dans un avion et envoyé à Bakwanga, escorté par Mukamba et Kandolo, pour son élimination physique par son ennemi Kalonji. Ce dernier ayant refusé à l'avion d'atterrir, Lumumba est transféré au Katanga où il sera exécuté le soir même. Le lendemain, une opération sera menée pour faire disparaître les restes de la victime. Le 14 février 1961, Tshombe déclara que Lumumba venait d'être abattu, ce jour-là, à la suite d'une tentative d'évasion de la prison d'Elizabethville, lui et ses compagnons. Les jours suivants, plusieurs lumumbistes, ou des gens pris pour tels, seront exécutés, un peu partout à travers le pays.Lumumba était détesté de son vivant aussi bien par les puissances occidentales, qui l'accusaient d'être communiste, que par leurs pantins, leaders politiques congolais. Mais, il fut unanimement regretté après sa mort. Un symbole anticolonialiste venait de mourir. Cela fit un tel scandale au pays et dans le monde que Mobutu, celui-là même qui l'a livré, le proclama, en 1966, héros national.
Lumumba fut le symbole de la lutte anti-coloniale.Il désirait instaurer pour le futur Congo indépendant:- L'unité nationale congolaise- Le pluralisme politique- partisan du panafricanisme et du non alignement
Pour l' anniversaire de Patrice LUMUMBA
Date : Jeudi 24, Juin 2004 23:19
Objet : RDC : bientôt l' anniversaire de Patrice LUMUMBA...
http://users.skynet.be/roger.romain/congo01.htm
Patrice Emery Lumumba
1925-1961
Héros national,
Né le 2 juillet 1925, à Katako-Kombé dans le nord du Kasaï Oriental, Patrice Lumumba est baptisé catholique et fréquente l’école des Pères. Il travaille si bien qu’il abandonne les missionnaires catholiques pour passer dans une école protestante, tenue par des Suédois. Il commence, très tôt, à s’intéresser à la politique. Après avoir suivi avec beaucoup d'attentions la décolonisation de l'Inde, en 1948, le vent des indépendances qui secoue l'Afrique au début des années 50 (Lybie en 1951, Maroc, Soudan et Tunisie en 1956, Ghana en 1957 et Guinée en 1958) ne laisse pas le syndicaliste Lumumba indifférent. Il participe, En 1956, à la conférence du mouvement des Non - Alignés de Bandoeng en qualité d'observateur. En octobre 1958, Lumumba fonde le Mouvement national congolais (unique parti à caractère national à l'époque), avec Stanleyville (Kisangani) comme fief. Lumumba participe la même année à la conférence d' Accra et prend contact avec les personnalités les plus influentes du monde africain, comme Kwamé N' Krumah et Nasser. Dès lors, l' indépendance du Congo belge devient inévitable. A la suite des émeute du 4 janvier 1959, sur la place de la Victoire, à Kinshasa, le Roi Baudouin 1er promet, dans une allocution radiodiffusée, le 13 janvier 1959, "de conduire, sans atermoiements funestes mais sans précipitation inconsidérée les populations congolaises à l'indépendance, dans la prospérité et la paix".
En janvier 1960, Lumumba, en prison au Congo (accusé d'être l'instigateurs des émeutes du 4 janvier 1959), est appelé à Bruxelles lors de la conférence de la Table Ronde, les délégués de MNC refusant de participer aux travaux en l'absence de leur leader. En mai 1960, les élections législatives sont remportées par le MNC (Mouvement National Congolais), présidé par Lumumba, qui devient ainsi le tout premier Premier ministre et chef du gouvernement, tandis que Kasa-Vubu est désigné Président de la République par le Sénat du jeune Etat dont l'indépendance est proclamé le 30 juin 1960. Le premier ministre Lumumba préconise la préparation de l’élite à assurer les affaires publiques afin de gagner l'indépendance économique, à continuer le processus de démocratisation, à implanter la déclaration des droits de l’homme et à sortir du néocolonialisme par la non-violence. Le 11 juillet 1960, aidé par les parachutistes belges, Moïse Tshombe, proclame la sécession du Katanga. Le 9 août 1960, Kalonji Mulopwe (l'ami personnel de Tshombe) annonce la sécession du Sud-Kasaï. Lumumba et Kasa-Vubu en appellent aux Nations unies qui envoient des casques bleus pour assurer la paix. Lumumba rompt les relations diplomatiques avec la Belgique.Après son voyage aux États-Unis et au Canada, pour la troisième résolution du conseil de sécurité sur le Congo, Lumumba somme les Nations unies à réduire la sécession katangaise. En septembre 1960, Kasa-Vubu révoque Lumumba. Ce dernier juge illégal et nul le geste du président de République, avant de le révoquer a son tour. Le colonel Mobutu, alors chef d'Etat-Major général des Forces armées (nommé à ce poste par Lumumba), fera son tout premier coup d'Etat militaire en déclassant Kasa-Vubu et Lumumba pour installer un gouvernement des Secrétaires généraux. En décembre il fait arrêter Lumumba qui est transféré au camp militaire de Thysville (Mbanza Ngungu). Le 17 janvier 1961, Lumumba est placé dans un avion et envoyé à Bakwanga, escorté par Mukamba et Kandolo, pour son élimination physique par son ennemi Kalonji. Ce dernier ayant refusé à l'avion d'atterrir, Lumumba est transféré au Katanga où il sera exécuté le soir même. Le lendemain, une opération sera menée pour faire disparaître les restes de la victime. Le 14 février 1961, Tshombe déclara que Lumumba venait d'être abattu, ce jour-là, à la suite d'une tentative d'évasion de la prison d'Elizabethville, lui et ses compagnons. Les jours suivants, plusieurs lumumbistes, ou des gens pris pour tels, seront exécutés, un peu partout à travers le pays.Lumumba était détesté de son vivant aussi bien par les puissances occidentales, qui l'accusaient d'être communiste, que par leurs pantins, leaders politiques congolais. Mais, il fut unanimement regretté après sa mort. Un symbole anticolonialiste venait de mourir. Cela fit un tel scandale au pays et dans le monde que Mobutu, celui-là même qui l'a livré, le proclama, en 1966, héros national.
Lumumba fut le symbole de la lutte anti-coloniale.Il désirait instaurer pour le futur Congo indépendant:- L'unité nationale congolaise- Le pluralisme politique- partisan du panafricanisme et du non alignement
mercredi 23 juin 2004
samedi 19 juin 2004
Mon premier billet
Bonjour les amis.
Je vais essayer d' utiliser au mieux ce nouveau weblog avec votre aide.
Merci !
RoRo
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Merci !
RoRo
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