jeudi 26 décembre 2013

Belgique : Deux sondages et plein de questions

Belgique : Deux sondages et plein de questions

Jean Peltier 25 novembre 2013
Belgique : Deux sondages et plein de questions
Tout le monde le sait : une hirondelle ne fait pas le printemps. Et deux sondages préélectoraux ne font pas une élection. Mais, à six mois de la méga-élection de mai 2014, les deux sondages que viennent de publier successivement Le Soir et la Libre dessinent des tendances à prendre au sérieux.
Rappelons d'abord le contexte dans lequel débarquent ces sondages qui ont été réalisés à la mi-novembre.

Di Rupo sur son petit nuage

Tout semble rouler pour le gouvernement Di Rupo qui a réussi à engranger ces derniers mois des accords sur une série de questions difficiles : les derniers fignolages d'application de l'accord sur la scission de BHV, l'unification du statut des ouvriers et des employés, le plafonnement des salaires des grands patrons des entreprises publiques, les corrections plus ou moins indolores au budget 2103,… Le tout sur fond d'une croissance économique qui repasse tout doucement au dessus de zéro et d'une Bourse qui caracole dans les hautes sphères.
Si on y ajoute la transition royale réussie entre Albert et Philippe et la qualification des Diables Rouges pour le Brésil, on a tous les ingrédients de la formidable campagne médiatique du type « rouleau compresseur » qui a marqué tout l'été et la rentrée sur le double thème « La Belgique repart » et « Elio Di Rupo superstar ». On a certes évité « Elio marche sur l'eau » et « Di Rupo ramène Lazare à la vie » mais ce fut de justesse.
Il n'y a qu'un petit bémol à ce tableau idyllique, dans lequel il se trouve même une presque majorité de Flamands pour accepter l'idée d'un gouvernement Di Rupo 2 après les élections de mai. C'est que ce tableau rose bonbon est complètement contredit par l'expérience quotidienne des travailleurs salariés, des chômeurs, des agriculteurs, des petits commerçants, des fonctionnaires de base, des pensionnés et autres consommateurs pour qui la sortie annoncée de la crise se situe bien au-delà d'un horizon qui reste bordé aujourd'hui par la peur des licenciements, le stress au travail, les fins de mois difficiles et une consommation d'antidépresseurs en plein boum.
Le premier intérêt de ces sondages était donc bien là : les gens se retrouvent-ils dans cette vague d'enthousiasme programmée et servie en boucle depuis des mois ou restent-ils dans une morosité prononcée ? La réponse est sans équivoque : le barnum médiatique n'a guère eu d'effet.
Le premier enseignement des sondages est en effet frappant. Il n'y a quasiment pas de changement dans les rapports de forces entre partis. Et surtout les quatre grandes familles traditionnelles – qui, toutes sont associées au pouvoir (les socialistes et les chrétiens partout, les libéraux au fédéral, les écolos en Wallonie et à Bruxelles) – sont à la peine dans les trois régions du pays.
Par rapport aux derniers baromètres réalisés il y a trois mois par les mêmes instituts pour les mêmes journaux, les fluctuations sont très limitées. Par rapport aux dernières élections fédérales de juin 2010, le contraste est plus net.

PS sur le toboggan et N-VA sur la balance

En Wallonie, le PS tourne autour de 30% alors qu'il avait obtenu 37,6% il y a trois ans. Dégringolade sans appel : 20% des électeurs du PS se détournent aujourd'hui de lui sous l'effet non seulement de la crise et du chômage mais surtout du fait que le PS mène au gouvernement une politique qui, sans avoir ravagé la sécurité sociale, fait quand même porter l'essentiel des coups sur les travailleurs (blocage des salaires, non remplacement généralisé des fonctionnaires partant à la pension,…) et les chômeurs (dégressivité des allocations, exclusion de dizaines de milliers de jeunes début 2015,…).
Plus étonnant est le fait que le bon vieux mécanisme qui fait que le déclin de la gauche profite à la droite et vice versa semble s'enrayer. Le MR stagne autour des 22%, contre 23,4% en 2010.
Quant aux deux formations associées (pour ne pas dire satellisées) par le PS au sein des divers gouvernements de l'Olivier, elles semblent perdre quelques plumes – le CDH à 13% au lieu de 14,6 et Ecolo à 11% au lieu de 12,3%.
Mais alors où passent tous ces pour-cents qui s'évaporent des scores des partis de gouvernement ? Vers les petites formations. Mais leur dispersion et le seuil électoral (fixé à 5% pour un premier élu) ne permettront certainement pas à la plupart d'entre elles d'entrer dans un Parlement, qu'il soit régional ou fédéral : le FDF reste à 3% et le Rassemblement Wallonie-France en-dessous de 2%. A gauche, le PTB est à 4% (deux fois plus qu'en 2012) et pourrait faire son entrée à la fois au parlement wallon et au fédéral. Le Mouvement de Gauche est annoncé par Le Soir à 1% mais son avenir est de moins en moins assuré après l'inculpation de Wesphael.
C'est à l'extrême-droite que la compétition est la plus dure. Mais c'est là aussi que se dessine le point noir le plus inquiétant. Si on en croit le sondage de La Libre, le Parti Populaire serait à 4%, Wallonie d'abord à 3% et enfin La Droite à 3% aussi. L'extrême-droite d'aujourd'hui – qui se veut plus présentable – ne semble heureusement pas avoir retenu grand'chose de l'expérience des scissions et excommunications à répétition de l'époque du Front National, ce qui devrait continuer à l'empêcher de jouer un rôle politique dans les prochains temps. Mais ce sondage montre que son potentiel électoral, toutes tendances confondues, tourne aujourd'hui autour de 10%.
A Bruxelles, la situation est un peu différente – et surtout les deux sondages donnent ici une vision très contradictoire. Pour rappel, aux élections de 2010, le PS avait obtenu un très léger avantage sur le MR (27,3% contre 26,6%). Aujourd'hui PS et MR font toujours la course en tête mais Le Soir donne 8 points d'avance au PS avec 30% sur le MR à 22% tandis que La Libre place le MR en tête à 22,6% et le PS à la traîne avec 20,8% ! Par contre, derrière eux, CDH, Ecolo et FDF se tiennent dans un mouchoir de poche entre 10 et 13%.
En Flandre, le tableau est évidemment fort différent. D'une part, la NV-A serait à 31%, soit mieux qu'aux élections de 2010 (28,4%) mais bien en dessous des 37% que les sondages lui donnaient il y a un an et demi. Si les trois partis traditionnels ont repris un peu de poil de la bête ces derniers mois, ils restent quand même à la ramasse face à la N-VA : les chrétiens du CD&V à17,5%, les libéraux du VLD et les socialistes du Sp.a chacun autour de 13% et les écolos de Groen à 8%. Le PTB serait entre 2 et 3% et, plus réjouissant, le Vlaams Belang continuerait à baisser, se retrouvant un peu en-dessous de 10%.

Arithmétique, politique…

Que peut-on retirer de cette avalanche de chiffres ?
Du côté francophone, le PS commence à craindre le PTB qui lui mord les mollets, en particulier dans les grandes villes industrielles, tandis que le MR ne peut accepter de gaieté de cœur de voir son électorat sérieusement entamé sur sa droite par le PP et quelques autres formations plus ou moins fantaisistes.
Résultat prévisible : chacun va d'abord essayer de colmater les brèches dans son propre camp. On va donc se diriger vers un affrontement de coqs du plus bel effet entre un Magnette durcissant le ton à gauche et un Michel musclant son discours à droite. Ce qui risque d'être du plus haut comique (et d'atteindre au passage des sommets inégalés d'hypocrisie), vu que PS et MR ont gouverné ensemble au fédéral depuis plus de deux ans, qu'ils s'apprêtent à prolonger le bail après les élections et qu'il est même possible que PS et MR concluent ensemble un accord pour se partager le pouvoir au niveau régional en Wallonie et à Bruxelles.
Mais ce n'est là qu'un aspect du problème. L'autre aspect porte un nom bien connu : N-VA ! Et là, tout se complique sérieusement.
Tout d'abord, parce qu'au delà des intentions de vote, il y a l'influence politique des partis. Le sondage du Soir montre que 59% des Flamands soutiennent le modèle de confédéralisme proposé par la NV-A (qui rétrécirait les compétences exercées au niveau fédéral belge à pas grand chose , en attendant l'évaporation pure et simple de ce reste de Belgique au sein de l'Union européenne). 55% sont pour la scission de la sécurité sociale. Et 54% approuvent l'idée de « demander » à chaque Bruxellois de choisir entre une appartenance à la Wallonie ou à la Flandre.
Bref, 30% de Flamands s'apprêtent à voter pour la NV-A et 25% d'autres, sans vouloir (actuellement) voter pour elle, se reconnaissent néanmoins dans son projet (ce qui, en plus des électeurs du Vlaams Belang, représente à peu près la moitié de l'électorat combiné des partis chrétiens et libéraux flamands). Par contre, plus de 80% des francophones refusent ces propositions.
Cerise sur le gâteau, 56% des Flamands pensent que, si la NV-A reste le plus grand parti en Flandre après les élections (une hypothèse du type « si la Terre continue à tourner autour du Soleil »), elle doit faire partie du prochain gouvernement fédéral. Il n'y a par contre que 18% de francophones pour se résigner aujourd'hui à cette perspective.
En temps normal (si le mot a encore un sens en Belgique), tout cela serait déjà sérieusement compliqué à gérer pour former un gouvernement.

…et foire d'empoigne

Mais le charme des prochaines élections, c'est qu'elles seront à la fois fédérales ET régionales. Chaque parti va donc faire le maximum pour être présent dans les gouvernements aux deux niveaux, en jouant sur son caractère plus ou moins indispensable à un niveau ou un autre. Et on va assister en plus à une course de vitesse entre « régionalistes » et « fédéralistes » au sein de chacun des partis : les « régionalistes » pousseront à créer au plus vite des gouvernements au niveau régional et à « additionner » ces majorités au fédéral tandis que les « fédéralistes » voudront d'abord essayer de trouver un compromis central au niveau fédéral avant de s'engager dans des majorités régionales.
En Flandre, sauf retournement des plus improbables, la N-VA risque d'être incontournable, vu son résultat électoral et surtout son influence politique. La formation d'une majorité de droite NV-A – CD&V et VLD ne devrait donc pas poser de problème dans une optique strictement flamande. Mais la NV-A voudra aussi être de la majorité fédérale pour appliquer le même type de politique purement néolibérale. On peut toujours imaginer que les partis flamands pourraient contourner la difficulté en créant un gouvernement régional unissant les trois partis traditionnels, mais rien ne dit qu'ensemble ceux-ci puissent atteindre une majorité au parlement flamand.
La NV-A, premier parti de Flandre et de Belgique, risque donc bien de débouler dans la course à la formation du gouvernement fédéral. Mais qui, du coté francophone, acceptera de s'engager dans une telle aventure ? Le MR n'aurait sans doute guère de problème avec le versant économique et social du programme des nationalistes flamands mais il n'est pas prêt à donner dans le confédéralisme à la sauce NV-A. Quant au PS, on peut s'attendre à un « Niet » absolu sur les deux plans. Or, sauf autre retournement des plus improbables, le PS sera toujours la force largement dominante du côté francophone au lendemain du 14 mai.
On est encore à six mois des élections mais on peut déjà prendre les paris sur le fait que les nouveaux gouvernements mettront… un certain temps à se constituer.

Cuba sauvera le monde: La médecine cubaine a découvert le vaccin contre le cancer

Cuba sauvera le monde: La médecine cubaine a découvert le vaccin contre le cancer du poumon...

Cuba sauvera le monde: La médecine cubaine a découvert le vaccin contre le cancer du poumonLa nouvelle fait déjà grand bruit dans le monde médical occidental. Les américains sont fous de rage. Les chercheurs cubains annoncent que le CIMAVAX EGF, un vaccin cubain contre le cancer du poumon a prouvé son efficacité.
Des millions de patients dans le monde vont pouvoir être sauvés. Selon la correspondante de CCN, la recherche cubaine accorde une priorité au combat contre le cancer. Le cancer du poumon est considéré comme l'un des cancers les plus graves, fréquents et mortels au monde. L'Organisation Mondiale de la Santé a fait savoir que cette maladie tue chaque année 5 millions de personnes, et que la tendance est à la hausse.
On estime qu'en 2030 8 millions de personnes mourront par an de cette maladie. À Cuba, 20 000 personnes meurent chaque année de cancer du poumon. Elle est la principale cause de mort dans 12 des 15 provinces cubaines. Des chercheurs du Centre d'Immunologie moléculaire de La Havane ont mis au point le vaccin thérapeutique Cimavax EGF, qui est le résultat de 25 ans de recherche sur les maladies associées au tabagisme.
Le docteur Gisela Gonzalez qui a dirigé l'équipe de chercheurs qui a créé le vaccin pense que grâce à ce médicament le cancer du poumon pourrait devenir une maladie chronique contrôlable, car le vaccin favorise la génération d'anticorps contre les protéines qui déclenchent la prolifération sans contrôle des cellules cancérigènes. Le vaccin est appliqué chez des patients souffrant de cancer du poumon très avancé (stade 3 et 4) qui n'ont pas de réponse positive à d'autres traitements comme la chimiothérapie et la radiothérapie. Il améliore de façon significative la qualité de la vie des patients en stade terminale.


Pour en savoir un peu plus, n'hésitez pas à cliquer sur mes liens et/ou à vous inscrire volontairement ...
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Espagne :: Le maire de Marinaleda sous les verrous...

EURO-DICTATURE capitaliste: le fascisme, le franquisme sans France, en ESPAGNE ...
RoRo

Espagne :: Le maire de Marinaleda sous les verrous

Quatre dirigeants du syndicat des travailleurs andalous SAT ont été condamnés à sept mois de réclusion. Parmi eux, le charismatique maire de Marinaleda, Juan Manuel Sánchez Gordillo, qui est aussi élu au Parlement.

Carmela Negrete

Le maire révolutionnaire de Marinaleda, connu chez nous suite à un reportage diffusé sur TerZake et une interview de L'Humanité publiée dans Solidaire est, pour reprendre les termes du quotidien britannique The Guardian, l'homme qui a transformé le petit village défavorisé de Marinaleda en « utopie communiste ». En 2012, le village connaissait un taux de chômage de 5 %, alors qu'à la même époque le reste de l'Espagne affichait un taux de 25 %.
    La semaine dernière, la Cour suprême d'Andalousie a également condamné le secrétaire général du syndicat SAT, Diego Cañamero. Les deux hommes sont poursuivis pour avoir occupé le domaine Las Turquillas durant l'été 2012. Cette finca est une propriété publique, le ministère de la Défense n'utilise que 20 des 1 200 hectares de cette propriété pour un haras, le reste est laissé en friche. En 2010 déjà, même le parti de droite Partido Popular (PP) avait reproché que seules 25 personnes étaient employées sur cette propriété, alors qu'une gestion saine et efficace générerait au moins 800 emplois. L'Andalousie est l'une des régions les plus touchées par le chômage en Espagne, avec un taux de 35,9 % selon les derniers chiffres officiels.
    « Nous avons un problème, et ce problème c'est le capitalisme », a déclaré le maire Sánchez Gordillo le 11 novembre dernier lors d'une assemblée à Grenade, à l'ouverture du procès. « Ce qu'il faut c'est une véritable lutte anticapitaliste, à la fois révolutionnaire et capable d'ébranler le système. » Sur les 54 membres du syndicat assignés à comparaître, quatre ont été condamnés à une peine, les cinquante autres ont été acquittés.
    Le SAT est connu pour ses actions spectaculaires. L'an dernier, le syndicat a fait la Une des journaux espagnols pour avoir mené dans les supermarchés une action de confiscation symbolique et avoir redistribué les aliments aux familles démunies. A plusieurs reprises, le syndicat a occupé des terres agricoles à l'abandon pour réclamer leur redistribution aux paysans sans terre. Depuis mai 2012, le syndicat occupe le domaine Somontes à Cordoue et y a créé une coopérative qui cultive des fruits et des légumes revendus sur les marchés locaux des alentours.

Photographier des agents de police : interdit !

Le gouvernement espagnol et le parlement, dominé par une majorité absolue du Partido Popular (PP), ont décidé de durcir le Code pénal contre ce type d'actions en particulier, mais aussi contre les simples manifestations. Ils ont proposé l'insertion d'au moins 16 nouveaux délits dans le Code pénal pour réprimer la protestation sociale. Ainsi, photographier des agents de police lors d'une manifestation sera désormais passible d'une amende d'un demi-million d'euros. Participer à une manifestation non autorisée devant le Congrès ou tout autre bâtiment public sera puni d'une amende pouvant aller jusqu'à 600 000 euros, même si cette manifestation est pacifique.
    Avec ces nouvelles mesures, le gouvernement espagnol espère empêcher que d'autres manifestations comme celle du 25 septembre 2012 puissent avoir lieu. Pour rappel, ce jour-là, des milliers de personnes ont participé à un blocage symbolique du Congrès et réclamé la démission du gouvernement. L'intervention brutale de la police a été filmée par de nombreuses caméras de télévision et téléphones portables. Des images choquantes montrent les forces de l'ordre poursuivant des manifestants dans la gare Atocha et tirant sur eux des balles en caoutchouc à l'intérieur du bâtiment. Plusieurs plaintes ont été déposées, mais, plutôt que d'enquêter, le ministre de l'Intérieur, Jorge Fernández Díaz, a invité un inspecteur des forces de l'ordre à se pencher sur un durcissement du droit pénal.
    A l'avenir, ce ne sont plus les brutalités des agents qui seront punies, mais les journalistes et les manifestants qui les photographient.
    A l'avenir, toute manifestation sur un monument ou un immeuble public sera interdite. Greenpeace, connue pour ce genre d'actions spectaculaires, a déjà réagi. La semaine dernière, les activistes de l'ONG ont déployé sur l'immeuble de l'entreprise pétrolière Shell à Madrid une banderole de 315 m2  pour protester contre « la limitation du droit de protester pacifiquement ».

lundi 18 novembre 2013

Pour celles et ceux que ça intéresse

Sent: Friday, August 23, 2013 5:06 PM
Subject: Pour celles et ceux que ça intéresse

Pourquoi faut-il s'opposer à l'extradition de Bahar Kimyongür ?


Message du Clea - jeudi 22 août 2013
http://leclea.be/clea/communiques/22-08-2013-pourquoi-sopposer-a-extradition-de-bahar.html


Le citoyen belge, Bahar Kimyongür, risque d'être extradé par l'Espagne vers la Turquie dans les semaines qui viennent...

Terrorisme ?
Que reproche exactement à Bahar Kimyongür la Turquie ?
Autoritarisme ?
Quel est l'état de la démocratie aujourd'hui dans ce pays ?

Complicité ?
Quelles relations entretient la Belgique avec l'État turc ?

Un «dossier spécial» de la revue Ensemble ! (téléchargeable via le lien qui suit) interroge ces trois problématiques.

Il se compose d'un article démontant, une à une, les accusations de terrorisme proférées par la Turquie à l'encontre de B. Kimyongür, d'une motion de la CNAPD contre l'extradition de notre compatriote et d'un carnet de voyage au cœur de la révolte qui secoue actuellement l'Anatolie.

•«Dossier spécial» de la revue Ensemble ! n° 79

Le mensuel Angle d'Attac consacre un numéro entier à la violence exercée ces derniers mois par le gouvernement de Recep Tayyip Erdogan sur les manifestants de la Place Taksim.

Découvrez dans ce pdf, une enquête photographique à couper le souffle sur le mouvement social sans précédent qui fleurit aujourd'hui en Turquie.

•Angle d'Attac : Retour à Taksim

L'État turc –qui s'acharne à terroriser ses opposants politiques– et notre pays développent une étroite collaboration policière.
L'article à lire ici, publié par Info-Türk, témoigne du caractère symbolique de l'affaire Kimyongür.

•L'Union européenne, courroie de transmission de la répression turque ?

Aujourd'hui, Bahar Kimyongür est en Belgique.
Demain, le justice espagnole statuera sur son sort.
Après-demain, il sera peut-être aux mains des autorités turques...
Dès maintenant, vous pouvez «dire la vérité»,
en diffusant ce courrier électronique autour de vous.

Un autre geste utile : pour contribuer au paiement des frais d'avocats et des déplacements à Madrid que Bahar Kimyongür sera obligé d'effectuer, nous vous invitons à verser une aide financière sur le compte du CLEA
BE47 3630 0542 6380
avec, comme message, «Solidarité Bahar !»


Extradition : Bahar Kimyongür s'explique


Message du Clea - lundi 19 août 2013[http://leclea.be/clea/communiques/19-08-2013-bahar-s-explique.html]

[Versión castellana]



Chère amie, Cher ami,


Le 17 juin dernier, Bahar Kimyongür était interpellé en Espagne sur ordre de la Turquie, qui exige son extradition. Libéré sous caution, notre compatriote est désormais dans l'attente d'une convocation de la justice espagnole, qui statuera sur son sort dans les semaines à venir.

Dans la vidéo qui suit, Bahar revient, pour la première fois en détail, sur son arrestation à Cordoue. Interviewé par le journaliste Michel Collon, le citoyen belge met en lumière les véritables raisons qui motivent l'État turc à s'acharner contre lui. Il s'interroge également sur l'attitude des autorités belges dans le nouveau rebondissement de la saga judiciaire dont il est victime. [Cliquer ici]]



Pour cerner les enjeux de cette affaire, la lettre rédigée par Bahar Kimyongür à ses soutiens mérite également toute votre attention :
•13 ans de persécution : Assez - Genoeg - Basta !
Chère amie, Cher ami, n'hésitez pas à diffuser cette vidéo et ce texte autour de vous. C'est aussi par votre action, même modeste, qu'une mobilisation émergera... et empêchera que Bahar ne soit extradé par l'Espagne vers la Turquie, où il risque le pire.
Autre geste utile : pour contribuer au paiement de ses frais d'avocats et de ses déplacements à Madrid, nous vous invitons à verser une aide financière sur le compte du CLEA
BE47 3630 0542 6380
avec, comme message, «Solidarité Bahar !»

Avec vous, le CLEA est résolu à livrer cette nouvelle bataille en faveur de la liberté d'expression.















Gloire au général GIAP , héroïque combattant communiste vietnamien !


Gloire au général GIAP , héroïque combattant communiste vietnamien !



Condoléances au peuple vetnamien et à mes amis vietnamiens.

Le général vietnamien Vo Nguyen Giap, héros militaire de l'indépendance, s'est éteint à l'âge de 102 ans. Grâce à ses tactiques, il avait réussi à défaire l'armée coloniale Française à Dien Bien Phu et l'armée des Etats Unis.


Le général Vo Nguyen Giap, héros militaire de l'indépendance vietnamienne et artisan de la débâcle française à Dien Bien Phu, est décédé vendredi à l'âge de 102 ans, a-t-on appris de sources gouvernementale et militaire. "Je peux confirmer que le général Giap est mort à 18h08" (13h08 à Paris), a indiqué un responsable gouvernemental sous couvert de l'anonymat. Une source militaire a confirmé son décès.

Il restera dans l'histoire l'un des grands chefs de guerre du XXe siècle, le seul à avoir successivement défait la France et tenu tête aux Etats-Unis d'Amérique. Le général Vo Nguyên Giap est mort vendredi 4 octobre à l'âge de 102 ans.

Né le 25 août 1911 dans un village du Vietnam central, issu d'une famille de modestes lettrés, Giap a vécu sa jeunesse dans une atmosphère de nationalisme militant : démêlés avec la Sûreté française, dont deux années en prison, de 1930 à 1932. Il passe son bac (français) en 1934, puis enseigne l'histoire et le français à Hanoï, au lycée Thang Long, creuset de militants anticolonialistes. En 1937, à l'époque du Front populaire, il adhère au PC clandestin vietnamien.

Dès lors, son itinéraire est tracé. En mai 1940, en compagnie de Pham Van Dông, futur premier ministre (1954-1986), Giap se rend en Chine pour y rencontrer, pour la première fois, Hô Chi Minh, fondateur du PC en 1930. Il a épousé en 1939 une militante originaire de la même province que lui, qui lui a donné un enfant en 1940. Il ne la reverra jamais : peu de temps après son départ, elle est arrêtée par la Sûreté française. Vicieusement torturée, elle meurt en prison, dit-on, en se suicidant. Giap ne l'apprendra que quelques années plus tard.

Hô Chi Minh a eu un réflexe de génie. Quand Giap est allé le rejoindre en juin 1940 dans le sud de la Chine, il n'était âgé que de 29 ans et n'avait aucune formation militaire. Comment le révolutionnaire déjà chevronné – l'oncle Hô avait alors la cinquantaine – a-t-il deviné que le jeune militant avait l'étoffe d'un grand capitaine ? Hô lui a confié la formation des forces d'autodéfense puis la fondation de l'armée populaire vietnamienne. Dès 1948, il en a fait un général de corps d'armée, rang que Giap occupait encore le jour de sa mort.

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GRECE: Mobilisation hier contre l'expropriation d'une maison - Prépublication BIP 155

N' est-ce pas que cette Europe des banquiers et des multinationales est libre, démocratique, respectueuse de la justice et des droits de l' homme.
Il paraît que la "Démocratie" nous vient de ... GRECE ?
Sent: Monday, October 14, 2013 9:34 PM
Subject:  Mobilisation hier contre l'expropriation d'une maison - Prépublication BIP 155


Grèce
Bourse du Travail de toute Lesbos
Mobilisation hier contre l'expropriation d'une maison
Les Impôts et l'état avaient mis dans leur collimateur une famille de six personnes pour une dette de 2.268€
Le fisc et l'état prennent dans leur collimateur les maisons des chômeurs et des travailleurs journaliers, qui n'ont pas de quoi payer leurs impôts et leurs capitations. Cela se confirme avec le cas d'une famille de six personnes celle de N. Gianneli de Lesbos. Le Fisc veut mettre leur maison en adjudication pour une dette de 2.268€.
Hier à l'appel de la Bourse de travail des ouvriers et des employés de toute l'île de Lesbos, un rassemblement de protestation de masse a eu lieu devant le bâtiment du fisc, par les syndicats, organismes EBE (EVE - Professionnels, artisans et commerçants] et les institutions de masse, exigeant qu'aucune expropriation de maison de famille populaire ne se fasse. Dans leurs interventions, les syndicats et les organisations ont dit clairement que le mouvement se mettra au travers de la route de toute tentative d'expropriation.
Le fisc de son côté avait proposé 45 échéances de 147€ le mois. Une somme que la famille de N. Gianneli ne peut payer car celui-ci n'a qu'un contrat à durée déterminé avec la   14ème circonscription des Antiquités byzantines et qu'au début de 2014 il sera au chômage. Finalement sous la pression de la Bourse du travail et d'autres organismes mobilisés, la municipalité de Lesbos à déclaré assumer cette dette.
Stratis Antonas, président de la Bourse du Travail de toute l'île de Lesbos, a déclaré «Il ne faut pas que nous leur fassions la faveur de laisser entre leurs griffes ne serait-ce qu'un collègue au chômage, qu'une famille populaire menacé par quiconque de se trouver à la rue, que ce soit par une banque, par le fisc ou un usurier. En même temps, nous revendiquons des mesures de protection substantielles des ménages populaires surendettés».
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[Ριζοσπάστης, 11.10.2013]
[Traduction Alexandre MOUMBARIS
correction Marie-José MOUMBARIS]
]


HISTOIRE: « La Grèce n’est vraiment sortie du fascisme qu’en 1974 »

Joëlle Fontaine :: « La Grèce n'est vraiment sortie du fascisme qu'en 1974 »  ("Solidaire")

Aujourd'hui, la Grèce est pratiquement sous tutelle européenne. Le pays est connu pour être « le berceau de la démocratie », mais l'est moins pour avoir été l'une des premières victimes de l'impérialisme des Alliés à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Nous avons rencontré l'historienne Joëlle Fontaine, auteure de De la résistance à la guerre civile en Grèce : 1941-1946. Elle nous donne un tout autre éclairage sur l'histoire récente de ce pays, ainsi que sur des événements peu connus de la « Libération ».

Daniel Zamora


Plus de 60 ans après la répression de la résistance grecque (photo) pour garantir la sauvegarde des intérêts britanniques en Méditerranée, l'Union européenne impose l'austérité au peuple grec afin de préserver les banquiers et les grands actionnaires.

Pourquoi écrire un livre sur la Résistance grecque aujourd'hui ?

    Joëlle Fontaine. Au départ, j'ai voulu écrire ce livre simplement pour rétablir une vérité historique. En tant qu'enseignante d'histoire, j'ai constaté que la Résistance grecque et la façon dont elle a été brisée en décembre 1944 par Churchill (Premier ministre anglais, NdlR) étaient largement ignorées, ou plutôt occultées, en France. Cela permet d'attribuer à la seule URSS la responsabilité de la Guerre froide. On oppose sa volonté d'expansion au détriment du droit des peuples à la démocratie régnant dans le « monde libre »...
    Or l'actualité est venue rappeler brutalement que la Grèce n'a jamais disposé que d'une souveraineté limitée ! Ce qui s'est passé en décembre 1944 ne suffit certes pas à expliquer la crise actuelle, mais il est bon de savoir — c'est rarement le cas de ceux qui critiquent ce pays — que l'intervention armée des Britanniques a eu pour conséquence une guerre civile de trois ans, de 1946 à 1949, suivie de régimes très oppressifs et enfin de la dictature des colonels (1967-1974). La Grèce n'est vraiment sortie du fascisme qu'en 1974 ! Cela a retardé la modernisation des structures économiques et sociales et permis le maintien d'élites parasitaires, complices de la domination britannique, puis américaine, et a entretenu la corruption et le clientélisme encore présents aujourd'hui. Du coup, pour faire face à la pression sociale et politique résultant de cette situation, les gouvernements successifs ont longtemps encouragé une émigration massive qui a privé le pays de ses éléments les plus dynamiques.
    Il est aussi bon de savoir, pour comprendre certaines réactions de la presse grecque aux critiques des Allemands, que ces derniers ont commis de terribles actes de barbarie en Grèce lors de la Seconde Guerre mondiale. Ils ont laissé le pays dans un état de ruines catastrophique et n'ont jamais payé leurs dettes de guerre...

Vous dites que la Guerre froide commence en Grèce. Pourquoi ?

    Joëlle Fontaine. Une légende tenace veut que le monde ait été partagé à Yalta, en février 1945, au bénéfice d'un Staline imposant ses conditions à Churchill et à un Roosevelt (président américain, NdlR) affaibli par la maladie... En fait, les volontés hégémoniques des Alliés se sont manifestées très vite au cours de la guerre, et d'abord du côté des Anglo-saxons qui, dès l'été 1943, ont monopolisé le contrôle politique de la partie libérée de l'Italie, en maintenant d'ailleurs les cadres fascistes au détriment de la Résistance. Ce précédent servira d'argument à l'URSS pour exercer un contrôle unilatéral sur la Roumanie et la Bulgarie à la fin de 1944.
    C'est aussi à partir de l'été 1943 que Churchill se rend compte de l'importance prise par l'EAM, le Front national de libération de la Grèce, et commence à prévoir l'occupation de ce pays allié après le départ des Allemands ! Et, lorsqu'en avril 1944, les forces armées grecques réclament l'intégration de la Résistance dans le gouvernement du roi de Grèce en exil, Churchill n'hésite pas à ordonner la déportation dans des camps des soldats indociles. Il constitue alors avec les autres le corps de prétoriens qui assurera à la Libération, conjointement à ses propres troupes, le maintien de la monarchie qu'il compte bien imposer à la Grèce.

Churchill cherche donc déjà à imposer l'hégémonie des puissances occidentales ?

    Joëlle Fontaine. Exactement. En décembre 1944, en Belgique, a lieu une répression violente des manifestations contre le désarmement des partisans, menée par le gouvernement Pierlot avec l'aide du général britannique Erskine. Mais c'est à Athènes, au même moment, que se produit la première grande intervention armée — un mois de bombardements « de terre, de mer et du ciel » — pour imposer la volonté d'une grande puissance : empêcher la réalisation des objectifs démocratiques et sociaux de la Résistance et rétablir l'ordre ancien, garant des intérêts de la Grande-Bretagne.
    On est loin des beaux principes de la Charte de l'Atlantique ! Et le jour même où les partisans grecs acceptent finalement de rendre les armes, le 12 février 1945, les trois Grands (Staline, Churchill et Roosevelt, NdlR) signent à Yalta la Déclaration sur l'Europe libérée garantissant solennellement le « droit de tous les peuples à choisir la forme de leur gouvernement »…

On parle souvent du rôle — ou plutôt de l'absence de rôle — de l'URSS pendant ces événements. Pourriez-vous nous en dire plus ?

    Joëlle Fontaine. La priorité de Staline est de terminer le plus vite possible la guerre. Il ne veut pas risquer, en soutenant les partisans grecs contre la Grande-Bretagne, de remettre en question une « Grande Alliance » à l'évidence fragile et de donner prétexte aux tentatives de paix séparée prônées par certains du côté anglo-saxon. Il a donné des conseils de modération à Togliatti (secrétaire général du Parti communiste italien, NdlR), Thorez (secrétaire général du Parti communiste français, NdlR) et Tito (secrétaire général du parti communiste de Yougoslavie, NdlR). Aux communistes grecs, Staline n'a pas donné de consignes, faute de communication directe et parce qu'il considère le pays depuis longtemps dans la « sphère » britannique. Mais les dirigeants de la Résistance ont compris qu'ils n'avaient pas d'aide à attendre de l'URSS.
    Staline a très vite réalisé que les Anglo-saxons comptaient se réserver le contrôle des pays qu'ils libéreraient, vu le précédent italien, et que Churchill était prêt à tout pour préserver sa domination sur la Grèce. Ne pouvant s'y opposer, il en a tiré parti pour assurer ses propres positions en Roumanie et en Bulgarie, ce que lui a concédé facilement Churchill lors des entretiens de Moscou en octobre 1944. Pour la Pologne, ses alliés se sont montrés plus que réticents, exigeant qu'il élargisse le comité établi par lui à l'est de la Pologne à des éléments du gouvernement polonais en exil à Londres. Or au même moment, la Résistance grecque était définitivement exclue de toute possibilité de participation gouvernementale, et même de la vie politique du pays. Une terreur implacable s'était immédiatement abattue sur les partisans après leur désarmement...
    Mais les légendes sont tenaces, et on prétend toujours que c'est Staline qui aurait imposé des exigences inadmissibles à Yalta !

Churchill est aujourd'hui présenté comme un héros. Pourtant votre ouvrage dessine un tout autre homme.

    Joëlle Fontaine. L'intervention armée de décembre 1944 est en grande partie l'œuvre personnelle de Churchill. Certes, le Foreign Office (ministère des Affaires étrangères britannique, NdlR), a toujours comme objectif le maintien de la domination britannique sur la Grèce, qui est un point stratégique important en Méditerranée orientale. Mais alors que Churchill ne voyait que la monarchie pour préserver de façon sûre cette situation, ses collaborateurs, Anthony Eden (qui dirigeait à l'époque le Foreign Office, NdlR) et l'ambassadeur Reginald Leeper se sont vite rendu compte de l'extrême impopularité du roi Georges II et ont commencé dès 1943 à envisager l'instauration d'une régence. C'était un point important, puisque les dirigeants de la Résistance et même les partis traditionnels restés en dehors de celle-ci ne voulaient pas que le roi rentre en Grèce avant l'organisation d'un référendum sur la question du régime politique.
    Or Churchill s'est entêté à refuser cette éventualité jusqu'aux tout derniers jours de 1944 ! Il a volontairement fait échouer une conférence tenue au Caire au cours de l'été 1943 qui aurait pu, de l'avis général des participants, aboutir à un accord et éviter les déchirements qui ont suivi. Au lieu de cela, il a commencé dès ce moment à prévoir le débarquement de ses troupes en Grèce au moment de la Libération.

Il a donc une véritable responsabilité personnelle ?

    Joëlle Fontaine. Tout à fait ! C'est lui, en l'absence d'Eden, qui a ordonné la répression brutale d'avril 1944 contre les forces armées grecques d'Égypte. Lui encore qui s'est opposé, début décembre 1944, au changement de gouvernement demandé par l'EAM et l'ensemble des démocrates, qui aurait pu éviter le déclenchement de l'insurrection du peuple d'Athènes. C'est lui enfin qui a refusé avec constance les demandes de négociation formulées par les insurgés tout au long des combats et demandé toujours plus de renforts au commandant suprême des forces alliées en Méditerranée Harold Alexander, malgré les réticences de celui-ci vu la situation critique sur le front italien. Il a fallu trois semaines d'affrontements sanglants à Athènes, la pression conjuguée d'Eden, Leeper, du ministre Macmillan et d'Alexander pour qu'il exige enfin du roi de Grèce la nomination d'un régent : l'archevêque d'Athènes, dont la « magnifique prestance » et l'anticommunisme sans faille l'avaient enfin convaincu…
    Churchill a fait fi des très sévères critiques de la presse britannique et internationale, ainsi que de celles des députés de la Chambre des communes (une des deux chambres du Parlement britannique, NdlR) qui ont rapproché sa politique grecque de son admiration bien connue pour Mussolini et Franco, ou encore de son acharnement dans la croisade antibolchevique qui avait suivi la révolution russe de 1917. Il y a répondu par un mépris affiché pour les « bandits grecs » et par des mensonges. Il tranché la question en exerçant un véritable chantage, en mettant en jeu ses responsabilités à la tête du pays à un moment où la guerre faisait encore rage sur plusieurs fronts.

Selon vous, quelles sont les raisons de la défaite des partisans grecs ?

    Joëlle Fontaine. Un élément important est les hésitations des dirigeants de l'EAM, dues en partie à la confiance excessive de leur composante socialiste dans les traditions démocratiques de l'Angleterre. D'où un enchaînement de décisions contradictoires tout au long de l'année 1944 : d'un côté, des concessions excessives à l'objectif d'unité nationale ; de l'autre, l'engagement final, largement improvisé, dans une épreuve de force qui a suscité partout une grande indignation mais n'a pas reçu le soutien espéré, car la préoccupation principale était de terminer la guerre.
    Les partisans n'auraient cependant pas pu être défaits sans l'intervention massive des Britanniques. L'EAM avait une puissance considérable à la Libération, et son armée, l'ELAS, contrôlait la presque totalité du territoire grec. Dans les régions précocement libérées par la Résistance, des institutions populaires élues étaient déjà en place. Les Britanniques n'ont pas hésité, pour contrer l'ELAS, à réarmer les membres des milices collaboratrices mises à l'écart à la Libération.
    L'EAM aurait pu continuer la lutte sur le reste du territoire, après sa défaite à Athènes. Il ne l'a pas fait, pour ne pas ajouter à la détresse d'une population au bord de la famine, qui attendait beaucoup de l'aide promise par les Alliés. Il comptait sur sa force et son poids politique important pour gagner les élections et réaliser ainsi son programme de changement politique et social. C'était sans compter avec la terreur dont furent immédiatement victimes ses partisans désarmés et l'ensemble des démocrates.

Joëlle Fontaine, De la résistance à la guerre civile en Grèce : 1941-1946, 2012, La Fabrique, 20 €.

La Grèce des colonels

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22 févr. 2012 - la GRÈCE DES COLONELS FASCISTES. ... 

mardi 1 octobre 2013

DUBAI: ILS SONT DANS LA MERDE, c'est bien le mot adéquat ....!!!

A DUBAI: un des paradis du capitalisme et des milliardaires en vacances, ça devient crevant et chiant ....
RoRo


De : Jean BRIERE <j.briere@...>
ILS SONT DANS LA MERDE, c'est bien le mo t adéquat ....!!!



  DUBAI :
SANS COMMENTAIRE !!!!!

Gouverner, c'est prévoir, pas seulement se pavaner en Rolls plaquée or sur un tapis de pétro-dollars.
A Dubaï, on a construit le plus haut gratte-ciel du monde, mais oublié quelques problèmes ...fondamentaux.
Au départ, les égouts de Dubaï avaient été prévus pour une population de quelque 20.000 âmes, imaginant que chacun ferait ses petits besoins chez soi avant d'aller au bureau.
Le Burj Khalifa (136 étages) a une hauteur de 736 mètres.
Environ 35.000 personnes s'y trouvent en permanence.
On a calculé que chaque personne y "délivre" quotidiennement 200 gr de matières fécales.
> En ajoutant les "petites commissions", on en est à 7 tonnes par jour, rien que pour Burj Khalifa.> > Ajouter à cela qu'on se lave les mains avant, après, (mais non, pas pendant !) La grande majorité des occupants prennent aussi au moins un bain ou une douche par jour.> > Et Dubaï ne compte pas que le Burj Khalifa, les gratte-ciel y ont poussé comme des champignons.> > Au total, à chaque heure qui passe il faudrait évacuer 50 tonnes d'eaux "noires". > > Pour éviter que Dubaï soit submergée par un tsunami brun et que les égouts ne débordent, on réquisitionne chaque samedi des camions vide-fosses septiques de tout le pays.> > Pendant le reste de la semaine, on préfère éviter que les touristes ne soient confrontés à chaque coin de rue avec un camion éboueur.> > Pour évacuer 24x50x7= 8.400 t, chaque camion prenant 4,2t, il faut 2.000 camions. Les camions doivent se présenter 24 h à l'avance. 
> Tout est ensuite déversé dans le désert, vous avez dit écologie ?> > Voici ce que ça donne sur la route :









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