mardi 23 juin 2009

Roger Romain père: tous nos remerciements à toutes et à tous !

Roger Romain père: tous nos remerciements à toutes et à tous !

 
La famille, ma mère, Mariette et moi-même remercions beaucoup tous les camarades,
amis, sympathisants, militants, connaissances, voisins, mandataires publics, relations, de la sympathie
que vous avez témoignée à la suite du décès et de la longue agonie de Roger ROMAIN père,
94 ans, ancien mandataire communal courcellois pendant 18 années et militant communiste.
 
Que ce soit par mails, par des coups de téléphone, sms, courrier ordinaire, présence aux
funérailles, dépôts de fleurs, visites à domicile et/ou au funérarium, etc, ...
tous ses gestes nombreux de sympathie, de réconfort, de solidarité, nous ont profondément touchés.
 
Merci à tous !
 
 
RoRo
(Roger Romain fils)

vendredi 12 juin 2009

Les nez rouges se répandent dans le monde (Flash Info)

 

Sent: Thursday, June 04, 2009 8:20 PM
Subject: Les nez rouges se répandent dans le monde (Flash Info)

Salut Roger,

L'épidémie de nez rouges, qui sévit actuellement en Belgique, menace maintenant de contaminer le monde entier. A ne pas manquer!

Regarder le film de Channel 1

Screenshot Channel 1 reportage

 

 NB : As-tu manqué le premier film de la chaîne américaine Channel 1? Cliquer ici.

vendredi 29 mai 2009

[romain : paix_socialisme_communisme] IL Y A QUARANTE DEUX ANS A POINTE A PITRE



From: FISCHER BERNARD
Sent: Thursday, May 28, 2009 10:33 PM
To: fischer02003@yahoo.fr
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] IL Y A QUARANTE DEUX ANS A POINTE A PITRE






En Guadeloupe, la tragédie de "Mé 67" refoulée

LE MONDE | 26.05.09 | 17h38 • Mis à jour le 27.05.09 | 09h37

Pointe-à-Pitre, envoyée spéciale

Le jour se lève à peine. On a tiré toute la nuit dans Pointe-à-Pitre. Le feu ne s'est calmé qu'aux petites heures du matin, dans l'épuisement et la peur. Ce samedi 27 mai 1967, Max Jasor, 13 ans, le fils du libraire, est très tôt levé, dans l'appartement familial de la rue Barbès. Au no 25, devant la porte en fer grillagée, on a jeté un homme comme un sac. Il a plusieurs côtes brisées, la mâchoire enfoncée, des dents cassées. Du haut de l'escalier, l'adolescent ne voit qu'une masse informe, qui geint. Son père, Hubert Jasor.

La veille, vendredi 26 mai, des émeutes ont éclaté place de la Victoire, en début d'après-midi, puis se sont propagées dans Pointe-à-Pitre et ses faubourgs. Un millier d'ouvriers du bâtiment, en grève depuis le 24 mai pour obtenir une augmentation de salaire, se sont massés autour de la darse, dès la fin de la matinée.

Huit mois auparavant, le cyclone Ines a ravagé la Guadeloupe, faisant 32 morts et des millions de francs de dégâts. Les ouvriers du bâtiment ont du travail - mais peu de revenus. Ils attendent le résultat de négociations qui traînent à la chambre de commerce. Dans le petit bâtiment blanc de style colonial, au bord de la place - aujourd'hui office du tourisme -, patronat et syndicats se séparent sur un échec.

Hubert Jasor n'a rien à voir avec cette grève. Le libraire a bien été inquiété plusieurs fois pour avoir, l'un des premiers, cru à l'avenir des écrivains antillais. C'est une époque où les livres de Frantz Fanon, Peau noire, masques blancs ou Les Damnés de la terre, avec sa célèbre préface de Jean-Paul Sartre, sont saisis par la police.

Une époque où littérature se confond avec politique et se conjugue avec décolonisation. Le père aime aussi Voltaire et les encyclopédistes, Racine et les tragédies, Balzac et le roman, les six enfants ont intérêt à connaître leurs classiques. "Un peu comme Prométhée avait volé le feu aux dieux, il fallait voler la lecture aux Blancs", dit aujourd'hui Max Jasor.

Cet après-midi du vendredi 26 mai, Hubert Jasor se pointe sur la darse. Un bâtiment de la marine nationale est au mouillage, les marins en ville. Un matelot blanc est pris à partie par la foule, Jasor s'interpose, une balle lui frôle la nuque. Puis il est blessé par le coup de crosse d'un gendarme. Recousu à l'hôpital Ricou, le libraire rentre chez lui, quand une patrouille de "képis rouges" l'arrête. L'insulte. Emmené dans la cour de la sous-préfecture, il y est battu comme plâtre.

Caché sous des corps inertes, Hubert Jasor entend ces mots qui le glacent : "Les morts, on les fout à la darse ou à la Gabarre" - le pont qui sépare Grande-Terre de Basse-Terre. Vers 4 heures du matin, reconnu par les forces de l'ordre, il échappe à son calvaire. Conduit à la gendarmerie, il entend des têtes cogner contre les murs, lors d'interrogatoires où les aveux pleuvent à la vitesse des coups. "Ils l'ont arrêté puis l'ont jeté devant la maison", raconte son fils.

Depuis des heures déjà, la situation a dégénéré en une violence incontrôlable. Une phrase, que son auteur présumé jure ne jamais avoir prononcée, a fait en un éclair le tour des manifestants et déclenché l'émeute, en tout début d'après-midi : "Quand les nègres auront faim, ils se remettront au travail." Georges Brizard, le président du syndicat des entrepreneurs du bâtiment, patron de la Socotra, l'aurait prononcée. C'est lui qui négocie avec la CGT Guadeloupe. Le Savoyard, bonhomme costaud et fort en gueule, moustache en balai-brosse, a la réputation de ne pas mâcher ses mots. Les CRS devront l'évacuer en urgence, et le plus discrètement possible.

L'un des fils de cet ingénieur agronome, Michel Brizard, 62 ans aujourd'hui, patron d'une PME dans la zone industrielle de Jarry, raconte que son père a été mortifié de vieillir avec cette tache. "Non seulement parce que je ne l'ai pas dit, mais parce que même si j'en avais eu envie, je n'aurais pas osé", lui répétait ce dernier, désormais décédé.

Sur la place, deux sections de 25 CRS et un peloton de 14 gendarmes gardent la chambre de commerce et, en face, la sous-préfecture. Les gardiens de la paix, dépourvus d'équipement de protection, ont été retirés. Au bord de l'eau, où accostent d'ordinaire les bateaux chargés de sel de Saint-Martin ou de boeufs vivants de Porto-Rico - qui s'échappent parfois, semant la panique dans la ville -, des conques de lambis sont entassées. Ce mollusque, spécialité culinaire antillaise, est vendu sans sa lourde coquille, hérissée de six pointes. Les conques, dont les esclaves usaient comme d'une trompe pour communiquer, vont devenir une arme redoutable.

La première atteint un CRS en pleine tête : il a enlevé son casque pour s'éponger, à cause de la chaleur. Il s'écroule, évacué par deux collègues. Jean Chomereau-Lamotte, seul journaliste sur place, témoin de la scène, prend une photo. "Qu'est-ce que vous foutez là ?", lui a demandé le chef de la section de CRS. Il a brandi sa carte de presse, no 19797.

Après une sommation du commissaire Canales, qu'aucun témoin n'a entendue,

le feu se déclenche. "Ils utilisaient des MAT 49 (Manufacture d'armes de Tulle) qui ont beaucoup servi en Algérie", témoigne Chomereau-Lamotte. Il entend les balles ricocher sur la fontaine de la place, au milieu des gaz lacrymogènes, et tout à coup, un cri : "Yo pren Nestor !" Ils ont tué Nestor. Cette nouvelle va porter la tension à son paroxysme.

"Jacques Nestor, membre du GONG, et l'un des principaux meneurs", comme l'écrira le préfet Pierre Bolotte, vient de recevoir une décharge en plein ventre. Il meurt en arrivant à l'hôpital. Le GONG, Groupe d'organisation nationale de la Guadeloupe, est la cible désignée pour les autorités. Ce ne sont que quelques dizaines de personnes, mais très actives et très surveillées. Le groupe indépendantiste, créé en 1963 à Paris par une soixantaine de militants anticolonialistes, pour la plupart issus de l'AGEG (Association générale des étudiants guadeloupéens), est même devenu une obsession pour le préfet. Il produit sur ce sujet pléthore de notes pour sa hiérarchie.

Louis Théodore le sait bien, qui passera dix ans dans la clandestinité. Cet ex-militant de l'AGEG, membre du Front antillo-guyanais, organisation interdite, a rencontré Mao, le Che, Ben Bella, voyagé dans les pays de l'Est, au beau milieu de la guerre froide. Quand un camarade vient le trouver, à l'école de Gérard Lauriette - dit "Papa Yaya", figure de la créolité guadeloupéenne -, où il enseigne, il n'hésite guère. "Loulou, Jackie est mort", lui a dit son ami en lui montrant un mouchoir imbibé de sang. "Il y avait énormément d'arrestations. La répression commençait, et je savais qu'ils frapperaient tout le monde." Ces militants avaient été formés avec l'idée qu'ils devraient un jour se cacher, et ils avaient pris des dispositions. "On se déplaçait tout le temps. On a fait rentrer Sonny Rupaire (militant nationaliste et poète) de Cuba. On était un petit noyau." En une nuit, ils sont capables de mobiliser quarante personnes pour
couvrir la Guadeloupe de tracts et d'inscriptions.

Mais, dans Pointe-à-Pitre, ils n'organisent rien, ces 26 et 27 mai. Près de 56 % de la population de l'île a moins de 20 ans, en cette fin des années 1960. Devant les CRS, les jeunes voient rouge. Des barrages sont érigés partout, des voitures incendiées, le supermarché Unimag, au bout de la rue Frébault, pillé, les pierres volent. Et surtout, l'armurerie Boyer, rue Delgrès, en centre-ville, a été dévalisée. Noir ou Blanc, il ne fait pas bon être dans les rues.

Le jeune Jasor a raccompagné chez lui l'un de ses copains du lycée Carnot pour le protéger, car il a la peau si claire qu'il pourrait passer pour un Blanc. Au retour, il observe, médusé, une femme noire, assez sophistiquée, que l'on questionne méchamment sur un barrage : "Tu es noire ou tu es blanche ?" Elle : "Je n'ai pas à répondre à cette question." Alors que son véhicule est secoué de plus en plus fort, elle se met à pleurer et dit en créole : "Zot pa ka voué an nwé ?" ("Vous ne voyez pas que je suis noire ?")

Serge Glaude, fils de notables guadeloupéens qui a participé à la fondation du GONG, est enseignant au collège de Sainte-Rose. Il a alors 32 ans. Le jeudi, il a conjuré en vain "Kiki" Nestor de quitter Pointe-à-Pitre. Ce dernier lui a raconté que, la veille, il est allé tirer du commissariat un vieux à qui la police avait pris son vélo et qu'il a été, à cette occasion, pris en photo "en long en large et en travers". Quand il apprend sa mort, Serge Glaude tente de se rendre à la veillée funèbre avec deux amis. Des gendarmes mobiles arrêtent son ID 19. "J'ai fait l'Algérie : ces gars étaient dopés au vin rouge et au bismuth. Ils sautillaient sur place en disant : "On va tirer."" L'enseignant assure que certains d'entre eux parlaient mal le français, des légionnaires. On lui intime l'ordre de descendre de voiture. "Le couvre-feu, on s'en fout. On a ordre de tirer sur les nègres comme sur des lapins." Il est aligné contre un mur quand
arrive une Jeep de gendarmes, avec un chef de détachement. Les hommes baissent tout de suite leur arme.

Outre les CRS et les forces de police déjà sur place, le préfet Bolotte reçoit vers 1 heure du matin le renfort de deux pelotons venus de Martinique. Dans l'après-midi, il a aussi pris la décision de ramener sur Pointe-à-Pitre un escadron de gendarmes mobiles sur le point d'embarquer à l'aéroport du Raizet. Leurs armes sont déjà dans l'avion. Ce sont ces "képis rouges" qui ont laissé le pire souvenir. Ces hommes avaient été appelés en renfort au mois de mars, lors d'incidents qui avaient éclaté à Basse-Terre avec Srnsky, un militant de l'UNR, le parti gaulliste.

Propriétaire du magasin de chaussures Sans Pareil, il avait lancé son berger allemand contre un cordonnier-cloutier ambulant, un Noir infirme nommé Balzinc, qui s'était installé sur le trottoir devant sa boutique. Le commerçant blanc, exfiltré par le préfet, avait échappé de peu au lynchage, et sa Mercedes avait fini à l'eau. L'affaire a surtout servi aux Renseignements généraux pour établir des listes de militants à surveiller, voire à arrêter, parmi lesquels le docteur Pierre Sainton, l'un des fondateurs du GONG.

En fin d'après-midi, le préfet reçoit la visite du maire communiste de Pointe-à-Pitre, Henri Bangou. Voici comment il le décrit à son ministre de tutelle, le général Pierre Billotte, avant une visite que ce dernier doit effectuer dans l'île : "Le docteur Bangou, c'est un problème que vous connaissez très bien. Vous le reconnaîtrez vite : il est très grand, une tête très intelligente, un aspect avenant et fort bien élevé." La description tient toujours la route. Au plus fort des troubles, le maire a ceint son écharpe et s'est rendu, accompagné d'une partie de ses adjoints, vers le marché central, où des groupes de jeunes font face aux CRS. "Je vais haranguer la foule, pour dire : calmez-vous", explique-t-il. Mais l'épisode tourne court, l'équipe municipale est obligée de battre rapidement en retraite. Lorsque le maire demande au préfet de retirer les forces de l'ordre, celui-ci refuse. "Il m'a répondu qu'il ne pouvait pas. Qu'il
avait été accusé de mollesse lors des événements de Basse-Terre."

La chasse à l'homme a commencé. Dès le 26 mai au soir, à 18 h 45, le préfet envoie un long télégramme au ministre, qui mentionne notamment ceci : "Ai ordonné arrestation principaux meneurs dont TOMICHE, secrétaire syndical employé de commerce et récemment exclu du comité central du Parti communiste STOP." Sur une radio amateur, Paul Tomiche capte les ondes de la police : il faut amener le propriétaire de "l'Opel Corsa 77 MV, Max, Victorine, mort ou vif à Petit Papa" (la gendarmerie de Petit-Pérou). Sa voiture. Il se cache à Bergevin, puis beaucoup plus loin, à Petit-Canal. Coupe sa barbe. Part au Moule. L'Etincelle, l'organe du PCG, titrera : "Les aventuriers ont pris la fuite." Il sera arrêté et fera onze mois de prison.

Le bilan officiel tiré par Pierre Bolotte pour le ministère, dans un télégramme daté du 30 mai, est le suivant : "Sept morts identifiés. Possibilité autres victimes non déclarées." Ce sont tous des manifestants. Il y a de nombreux blessés parmi les civils, mais combien ? Pour les forces de l'ordre : "Armée, un sous-lieutenant sérieusement blessé. Gendarmerie, six gradés et gendarmes, dont deux par armes à feu. CRS, vingt-sept gradés et gardiens, dont dix gravement et quatre blessés par armes à feu." Vingt-sept arrestations de droit commun ont lieu, et vingt et une inculpations. Dix inculpés écopent de peines de prison ferme. Les arrestations vont se poursuivre. Le dimanche 30 mai au soir, à la préfecture de Basse-Terre, les ouvriers, qui demandaient une augmentation de 2,5 %, en obtiennent une de 25 %.

Un autre procès a lieu, à Paris, du 19 février au 1er mars 1968, à la Cour de sûreté de l'Etat, où 18 indépendantistes guadeloupéens sont jugés pour atteinte à l'intégrité du territoire français. La raison ? Leur appartenance au GONG, supposé avoir organisé les émeutes de Pointe-à-Pitre, bien que le rapport du commissaire Honoré Gévaudan, en juin 1967, ait clairement écarté cette hypothèse. Aimé Césaire et Jean-Paul Sartre feront partie des témoins de la défense.

Le préfet Bolotte n'aura jamais à répondre de ses actes, il ne paraîtra dans aucun procès. Il a été enterré le 27 mai 2008. Le commissaire Canales n'ira pas non plus à la barre, prétextant une dépression nerveuse. Glaude, Makouke, Sainton et Théodore ont pris quatre ans avec sursis. Deux inculpés ont eu trois ans avec sursis. Tous les autres, dont Lauriette et Rupaire, ont été acquittés. C'est dans la préface des Damnés de la terre que Jean-Paul Sartre écrivit : "Les voix jaunes et noires parlaient encore de notre humanisme, mais c'était pour nous reprocher notre inhumanité." Depuis 1967, aucun CRS n'a remis les pieds dans l'île.

Béatrice Gurrey
Article paru dans l'édition du 27.05.09

http://fischer02003.over-blog.com/article-31988973.html


mercredi 20 mai 2009

"LE VATICAN CONTEMPORAIN", retracé du moins jusqu' en 1962..., jusquà la page 10, en attendant progressivement les suivantes.

Subject: "LE VATICAN CONTEMPORAIN", retracé du moins jusqu' en 1962...,
jusquà la page 10, en attendant progressivement les suivantes.


"LE VATICAN CONTEMPORAIN", retracé du moins jusqu' en 1962...
Je publierai progressivement ce retracé politico-historique, au fur et à
mesure de mes disponibilités, sur "paix _ socialisme _ communisme" ...
Bienvenue et bonne lecture à tous mes correspondants qui auront la patience
de le lire jusqu' au bout ! Cela en vaut peut être la peine ... (???).
RoRo12
03/09/2008

Chapitre premier
L'ETAT DE LA CITE DU VATICAN
Le Vatican est tout à la fois un État microscopique enclavé dans Rome et le
centre de l'Église catholique romaine (1) .
II est devenu un État aux termes du traité de Latran, conclu en 1929 entre
Pie XI et le gouvernement fasciste de Mussolini. L'article 3 de ce traite
stipule: «L'Italie reconnaît au Saint-Siège l'entière propriété, le pouvoir
exclusif et absolu, et la juridiction souveraine sur le Vatican dans sa
composition actuelle, avec toutes ses dépendances et dotations, instituant
ainsi, à des fins particulières et dans les modalités stipulées au présent
traite, la Cite du Vatican.»
L'État du Vatican ne ressemble à aucun autre État du monde en ce sens qu'il
n'a ni ouvriers, ni paysans, ni industrie, ni agriculture. C'est un
minuscule État ecclésiastique dont le souverain absolu est le pape de Rome,
chef de la catholicité.
(pages 1, 2, 3)

I Le Vatican est une colline située sur la rive droite du Tibre, dans le
nord-ouest de Rome. Ce fut dans l' antiquité un lieu de culte et de
vaticinations. d'où, vraisemblablement, son appellation. L'un des dieux de
la mythologie romaine était Vaticanus qui, assurait-on, faisait pousser à
l'enfant son premier cri. (Voir Gaston Boissier: La religion romaine
d'Auguste aux Antonins, Paris 1906, p. 4). Apres que le christianisme fut
devenu la religion d'État de l'Empire romain, le Vatican devint un haut lieu
du culte chrétien. C'est à la fin du Ve siècle et au début du VIe que I' on
a commencé à bâtir les édifices de l' évêché de Rome. Depuis la fin du XIVe
siècle, Ie Vatican est la résidence permanente des papes.
Pendant onze siècles, de 756 a 1870, il a existé sur le territoire de l'
Italie actuelle des États pontificaux (ou États de 1'Eglise) où la plénitude
du pouvoir tem­porel appartenait au clergé catholique. Le pape de Rome était
chef de cet État caractérisé par 1'exploitation féodale des masses
populaires et le joug de 1'Église catho­lique. Sur la fin, les États
pontificaux comptaient parmi les puissances les plus réactionnaires
d'Europe.
Laissons parler l'Histoire universelle de Schlosser (1776-1861): « Les États
pontificaux étaient régis par un enchevêtrement de lois, édictées depuis des
siècles; les législations civile et ecclésiastique étaient confon­dues. ..
Partout sévissaient les espions et les déla­teurs ... Le pape et ses
conseillers n'avaient ni le temps ni 1'envie de s'occuper de leurs sujets
... Aussi, 1'idée que des réformes fussent nécessaires ne pouvait leur venir
à1'esprit. »
Un contemporain du pape Grégoire XVI (dont le pontificat dura de 1831 a
1846) nous rapporte que toutes les provinces des États de 1'Église «se
trouvaient en état de siège; la cour martiale siégeait en permanence; les
prisons et les lieux de déportation étaient bondés; le gibet et 1'échafaud
rivalisaient d'activité2 ».
Dans l'ouvrage qu'il fit paraître en 1901 sur 1'histoire de 1' Italie, le
célèbre historien russe Eugène Tarlé écri­vait au sujet du régime des États
pontificaux: « Rome était administrée par un cardinal, exerçant les
fonctions de préfet de police... Le désordre administratif était
épouvantable, parce que les prélats, les prêtres subalternes et les
moines-policiers s'acquittaient de leurs de­voirs de façon détestable, ils
volaient, et étaient connus pour leurs concussions et leurs dérèglements...

1 F. Schlosser: Weltgeschichte tur das deutsche Volk, 2.Ausg.
Bd.16, Oberhausen und Leipzig 1874, S. 404.
2 M. Pinto: Pie IX et La révolution, voir dans la revue Vestnik Evropy
(Courrier de l'Europe), juin 1867, p. 264.
La justice était rendue par quatorze tribunaux ecclésiastiques, dispersés à
travers le pays et composés exclusivement de clercs désignés. La censure
était monstrueusement tatillonne. Dante était à 1'index, et aussi l' Ancien
Testament, et Pétrarque. On était emprisonné pour avoir lu Boccace ... Les
jésuites avaient la haute main sur les universités de Rome et de Bologne,
ils châtiaient dure­ment les étudiants qui osaient parler de la rotation de
la Terre. La misère des populations n'empêchait nulle­ment 1'administration
ecclésiastique de les pressurer d'impôts et de redevances. Par sa cruauté
irréfléchie, la fiscalité abusive pratiquée dans les États pontificaux
obligeait les habitants des villages à fuir au hasard ... ».
Tel était le régime institué dans 1'État où le pouvoir absolu était exercé
par le pape et son clergé. .
Selon Stendhal: « Le pape exerce donc deux pouvoirs fort différents: il peut
faire, comme prêtre, le bonheur éternel de 1'homme qu'il fait assommer comme
roi1.»
L'arbitraire sévissant dans les États pontificaux sus­citait les
protestations du peuple. Mais celles-ci étaient réprimées avec une extrême
dureté. Dans ses dernières années, le pouvoir temporel du pape s' appuyait
sur les baïonnettes françaises et autrichiennes. Les meilleurs fils du
peuple italien, luttant pour 1'unification du pays, désiraient aussi la
suppression des États pontificaux, qui constituaient un grave obstacle à
1'unité nationale.
En 1870 1'unification définitive de l'Italie mit un terme à l'existence des
États pontificaux. Leur territoire de 16000 milles carrés, avec sa
population de plus de trois millions d'habitants, s'intégra dans le royaume
d'Italie. Le pape se vit dépouillé de son pouvoir tem­porel; et, dans ce
pays où 1'influence de l'Église catho­lique était et est encore très forte,
il ne trouva guère de défenseurs.
1 Promenades dans Rome, t.1, Paris 1829, p. 7.

(Pages 4 et 5)

A l'heure actuelle, le pape et l'épiscopat catholique, qui répandent parmi
leurs ouailles des notions fausses sur le communisme, voudraient les
persuader que seule la stricte observation des préceptes du catholicisme
peut conduire l'humanité à une société meilleure. Or, le pape et ses évêques
avaient une magnifique occasion de faire éclater la supériorité de la voie
où ils voudraient que s'engagent les hommes. Pendant onze siècles, ils ont
gouverné tout un Etat! Mais ils n'y ont pas fait régner, tant s'en faut, une
vie de bonheur et d'équité pour les masses populaires.
La superficie de la Cité du Vatican est aujourd'hui de 108,7 acres (sans
compter 13 édifices à Rome hors de l'enceinte du Vatican). Sa population est
d'un millier de personnes, dont 700 sujets du Saint-Siège. Le Vatican
possède une ligne de chemin de fer de quelques centaines de mètres,
rattachée au réseau ferroviaire italien; une centrale électrique, une
station de radiodiffusion, une monnaie, des timbres - Poste, une école
primaire et même une prison. Cet Etat gouverné par le vicaire du Christ, et
qui compte à peine mille habitants, ne peut se passer d'une prison!
En tant que monarque temporel, le pape dispose d'une armée (100
gardes-suisses) et d'une gendarmerie de cent hommes environ. Les
gardes-nobles (100 hommes, choisis parmi l'aristocratie romaine) et la garde
palatine (500 bourgeois de Rome) sont des formations non permanentes créées
pour les cérémonies solennelles' du Saint-Siège.
Le Vatican est une monarchie absolue. En vertu de la loi fondamentale
promulguée en 1929, le pape exerce la plénitude du pouvoir législatif,
exécutif et judiciaire. Un gouverneur assume en son nom les fonctions
administratives. Il existe une commission pontificale pour l'expédition des
affaires de l'Etat, composée de deux cardinaux, d'un évêque-secrétaire et
d'un conseiller général.
(page 6)

Autrefois, le pape était choisi parmi la grande aristocratie féodale,
italienne le plus souvent. C'était au moyen âge un des signes du caractère
foncièrement féodal de l'Eglise catholique et de sa hiérarchie.
Plus tard, on vit sur le trône pontifical des représentants des banques et
de l'industrie. Cela traduisait la métamorphose de l'Eglise catholique qui,
dans les pays capitalistes industriellement évolués, se mettait
idéologiquement, politiquement et moralement au service de la bourgeoisie.
Ainsi, de 1914 à 1922, le titulaire du Saint-Siège fut Benoît XV (marquis
Giacomo della Chiesa), membre d'une grande famille gênoise apparentée à la
haute finance italienne. Son successeur, de 1922 à 1939, fut Pie Xl (Achille
Ratti), issu de la grande bourgeoisie lombarde. C'est à lui que l'on doit la
phrase fameuse, prononcée au lendemain de la signature du Traité de Latran:
« Si c'était nécessaire pour le salut des âmes, je m'entendrais volontiers
avec le Diable ... 1»
A Pie Xl succéda, de 1939 à 1958, Pie XII (Eugenio Pacelli), rejeton d'une
dynastie de richissimes banquiers. Cette famille a des attaches étroites
avec la haute finance italienne et internationale. En 1911, le prince
Volkonski, représentant du gouvernement du tsar auprès du Saint-Siège,
mandait à Pétersbourg que le Vatican et, plus particulièrement, la famille
Pacelli avaient des intérêts dans la guerre qui venait d'éclater entre
l'Italie et la Turquie. « La guerre déclenchée à l'occasion de Tripoli entre
l'Italie et la Turquie, écrivait-il, ne peut manquer d'intéresser le Vatican
... L'opinion publique est unanime à reconnaître l'intérêt que porte le
Saint-Siège à la nouvelle crise ... Les relations bien connues entre le
Vatican et le Banco di Roma pèsent plus que toute autre chose dans la
balance.
1 Ch. Hugo Doyle: We have a pope. The life of pope Pius
XII, New Jersey" 1942, p.ll. .

(page 7)

Il suffit de rappeler qu'à la tête de cet établissement se trouve M. Ernest
Pacelli, représentant des milieux cléricaux romains, oncle d'une étoile
montante de 'la diplomatie vaticane, monsignor Eugenio Pacelli (le futur Pie
XII. M.C.). Le rôle considérable joué par cette banque dans le conflit
actuel est tellement évident qu'il est même surestimé dans l'opinion
romaine, où l'on va jusqu'à affirmer que la crise a été provoquée
précisément par les activités de la Banco di Roma 1. »
A la différence des trois souverains pontifes précédemment nommés, l'actuel
pape Jean XXIII (Angelo Giuseppe Roncalli), porté au pontificat en octobre
1958, est issu d'une famille paysanne. La propagande cléricale voudrait en
profiter pour attirer à l'Eglise les sympathies des couches prolétariennes.
Mais l'accession du nouveau pape n'a pas mué le Vatican en un rempart de la
démocratie, il s'en faut de beaucoup. Comme sous les autres papes, le
Saint-Siège demeure le défenseur du capitalisme. Il n'est que de se
reporter, pour s'en convaincre, à la politique actuelle du Saint-Siège et
aux propos du pape lui-même sur les questions majeures de l'actualité
internationale.
Le Vatican et les princes de l'Eglise catholique (et
pas seulement catholique!) sont indissolublement liés au monde de
l'Industrie et de la haute finance. Cette liaison avait été signalée dès le
début de ce siècle par un grand militant du mouvement socialiste français et
international, Paul Laf'argue. Voici un texte de lui datant de 1903: « Les
Morgan et les Rockefeller sont des bâtisseurs d'Eglises et d'Universités...
et prêtres et professeurs se dévouent à complaire aux volontés des manieurs
d'or ... Les prêtres de toutes les Eglises sont

1 Les relations internationales à l'époque de l'impérialisme, 2e partie,
Moscou 1938, pp.125-126.
( page 8)

agenouillés devant les grands capitalistes, ces dieux pour de vrai, qui leur
donnent le manger, le coucher et le reste! ... »
Depuis l'époque où Lafargue écrivait ces lignes, les intérêts économiques et
politiques du Vatican et des oligarchies ecclésiastiques se sont confondus
plus étroitement encore avec ceux de la bourgeoisie.
Le Vatican et beaucoup d'organisations qui lui sont affiliées possèdent
d'énormes capitaux. Le détail de ces affaires financières est tenu
strictement secret, et il est rare que quelque chose en filtre dans la
presse. C'est pourquoi il est impossible de recenser complètement les
richesses du Vatican, d'analyser la totalité de ses liaisons avec la banque
et l'industrie. Qu'il nous suffise de reproduire quelques données publiées à
ce jour.
Le Vatican possède des actions pour une somme de 12 milliards de dollars 2.
Il faudrait des pages rien que pour dresser la liste des banques et
compagnies d'assurances, des trusts et sociétés anonymes où le Vatican a des
intérêts. «A travers 40 banques centrales, une centaines de banques
publicitaires, le Vatican tient plus de 400 milliards sur les 600 milliards
de l'épargne italienne 3.»
L' Osservatore Romano, organe du Vatican, publie des annonces publicitaires,
le plus souvent pour le compte de produits pharmaceutiques, considérant sans
doute qu'il sied à un journal ecclésiastique d'imiter la publicité du reste
de la presse. Toutefois, des exceptions sont tolérées en faveur de certaines
banques et sociétés anonymes dont les attaches avec le Saint-Siège sont
particulièrement étroites. Ainsi, en page 2, à côté de textes éminemments
édifiants, l'Osservatore Romano

1. Lafargue: Les trusts américains, Paris 1903, pp. 12-13
1. G. Heyden, H. Ullrich : Im Namen Gottes, Berlin 1959, p. 139
3. Roger Garaudy: L' Eglise, le communisme et les chrétiens, Paris 1949, p.
156
(page 9).
?
insère la publicité de la Banco di Roma qui, lisons-nous, possède un capital
de 12 milliards et demi de lires et compte 200 succursales en Italie et à
l'étranger. Dans le même journal, nous trouvons la réclame de la Banco
Commerciale Italiana, de la Banco Ambrosiano et autres établissements,
également liés au Saint-Siège 1.

D'après le publiciste allemand G. Baumann, le Vatican est une grande
puissance financière à l'échelle mondiale, et pas seulement italienne. Il
est allié à la haute finance d'Italie, de France, de Belgique, du
Luxembourg, de Suisse et d'Amérique du Sud. Le Vatican et, plus
généralement, l'Eglise catholique possèdent des capitaux et des
investissements énormes en Espagne, au Mexique, en Afrique, en
Extrême-Orient, aux Etats-Unis. Le Vatican est l'associé de la maison
Rotschild et de la dynastie américaine des Morgan-.

L'oligarchie suprême de l'Eglise catholique, écrit P. Togliatti, « est
devenue je ne dirais pas un appendice, mais une partie intégrante du grand
capital. Cela est particulièrement vrai pour notre pays, où nous apprenons
chaque jour que le Vatican a acheté des actions tantôt d'une société, tantôt
d'une autres. »

Comme l'indique R. Garaudy, le Vatican a investi des centaines de millions
de francs en France, 35 milliards de francs aux Etat-Unis, et 60 milliards
dans plusieurs autres pays-. Il n'est pas jusqu'aux maisons de jeu de
Monte-Carlo, de Vichy ou de Biarritz qui ne rapportent au Vatican,
actionnaire de ces établissements.
Encore tout cela ne donne-t-il qu'une idée approxi

1 Osservatore Romano nOS 1, 2, 5, 7-8, 17, 19,25, 31 XII 1959; 1, 5-6, 7, 9,
14 16, 21 VI 1961, etc.
2 Voir G. Baumann: Atlantikpakt der Konzerne. Berlin 1952, S.97.
:3 Pour une paix' durable, pour une démocratie populaire, 15-1-1948.
~ Roger Garaudy: L'Eglise, le communisme et les chrétiens, p.159.

(page 10)

__,_._,___

mercredi 6 mai 2009

LML 5 mai: 191e anniversaire de naissance de Karl Marx: Il n'y a qu'une grande voie de la civilisation, une seule voie vers l'avant

 

From: LML
Sent: Wednesday, May 06, 2009 1:01 AM
Subject: LML 5 mai: 191e anniversaire de naissance de Karl Marx: Il n'y a qu'une grande voie de la civilisation, une seule voie vers l'avant

Le Marxiste-Léniniste

Numéro 88 - 5 mai 2009

5 mai 2009
191e anniversaire de naissance de Karl Marx

Il n'y a qu'une grande voie de la civilisation,
une seule voie vers l'avant


5 mai 1818 - 14 mars 1883
 

Il n'y a qu'une grande voie de la civilisation, une seule voie vers l'avant
Discours sur la tombe de Karl Marx - Friedrich Engels, Cimetière Highgate, Londres, 17 mars 1883
Les trois sources et les trois parties constitutives du marxisme - Lénine, 1913

===

http://www.cpcml.ca/francais/index.html

ABONNEMENT:
Vous ou quelqu'un d'autre avez demandé que votre adresse soit ajoutée à la liste d'envoie du LMLQ. Si vous désirez que votre adresse soit retirée, de la liste, écrivez à postmaster@cpcml.ca


vendredi 1 mai 2009

LML 1er mai: Travailleurs et peuples opprimés du monde, unissez- vous!

 

From: LML
Sent: Friday, May 01, 2009 6:46 PM
Subject: LML 1er mai: Travailleurs et peuples opprimés du monde, unissez- vous!

Le Marxiste-Léniniste

Numéro 86 - 1er mai 2009

Premier Mai 2009
Journée internationale d'unité et de lutte de la classe ouvrière

Travailleurs et peuples opprimés
du monde, unissez- vous!


En ce Premier Mai, le PCC(M-L) salue les travailleurs et peuples opprimés du monde qui résistent vaillamment à l'offensive antisociale et aux préparatifs pour le fascisme et la guerre. Le PCC(M-L) salue tous ceux et celles qui, aux premiers rangs du mouvement ouvrier, organisent pour résister à la destruction de leurs syndicats et au transfert du fardeau de la crise économique sur le dos de la classe ouvrière, des couches moyennes et des plus vulnérables. [...suite]

===

http://www.cpcml.ca/francais/index.html

ABONNEMENT:
Vous ou quelqu'un d'autre avez demandé que votre adresse soit ajoutée à la liste d'envoie du LMLQ. Si vous désirez que votre adresse soit retirée, de la liste, écrivez à postmaster@cpcml.ca


mercredi 29 avril 2009

Ce 1er Mai 2009: 11 années déjà ! En souvenir de mon fils Stéphane ROMAIN (02/05/1973 - 01/05/1998)

 
 
Ce 1er Mai 2009: 11 années déjà ! En souvenir de mon fils Stéphane ROMAIN (02/05/1973 - 01/05/1998)
 
 
 
 
Ce vendredi : de nouveau le 1er Mai, journée internationale des travailleurs.
 
Une journée symbole pour les travailleurs, les exploités, les opprimés du Monde entier .
 
Une journée faite de défaites, de victoires, de reculs, de progrès, de luttes, de grèves, de répressions
patronales et de la part des pouvoirs en place, de fêtes, de grandes manifestations populaires...
 
Aujourd'hui aussi, pour beaucoup qui ont oublié, ou qui ne savent pas, une simple journée de congé,
de promenades, un week-end à la Mer ou ailleurs ...
 
Pour ce qui me concerne, avec ma famille, le 1er Mai est aussi devenu hélas le jour d'un véritable malheur
familial: la perte tragique, en gare de BRUXELLES  - Forest de mon fils Stéphane ROMAIN (02/05/1973 -
01/05/1998).
 
Je souhaite cependant à VOUS TOUS un bon et excellent 1er Mai 2009 et je remercie une fois de plus
tous mes nombreux amis qui en cette journée (et comme les années précédentes) auront encore une
petite pensée pour Stéphane.
 
Roger ROMAIN
B6180 COURCELLES
 

lundi 16 mars 2009

Regarde mon profil Facebook

facebook
Roger Romain
Roger Romain a :
26 amis
0 photos
6 articles
1 message sur le mur
6 groupes

Regarde mon profil Facebook


Bonjour Cubasocialiste.romain@blogger.com,

J'ai créé mon profil Facebook sur lequel je peux publier mes photos, mes vidéos et des événements. Je souhaite vous ajouter à mes amis pour que vous puissiez y accéder. Pour cela, vous devez d'abord vous inscrire à Facebook ! Vous pourrez ensuite créer votre propre profil.

Merci,
Roger

Pour vous inscrire à Facebook, suivez le lien ci-dessous :
http://www.facebook.com/p.php?i=1483725945&k=33GXXXW54Z5M5GMDUEWUYQ&r
Ce message électronique peut contenir des publicités. Si vous ne souhaitez plus recevoir de messages publicitaires de la part de Facebook, indiquez ce souhait. Les bureaux de Facebook sont situés au 156 University Ave., Palo Alto, CA 94301.

vendredi 9 janvier 2009

LML 8 jan: Face à la crise économique: deux programmes s'affrontent

 
----- Original Message -----
From: LML
Sent: Friday, January 09, 2009 5:02 PM
Subject: LML 8 jan: Face à la crise économique: deux programmes s'affrontent

Le Marxiste-Léniniste

Numéro 6 - 8 janvier 2009

Face à la crise économique:
deux programmes s'affrontent

Face à la crise économique: deux programmes s'affrontent
La lettre antisociale du PDG de US Steel John Surma - K. C. Adams

Ottawa
Les chauffeurs, travailleurs d'entretien et répartiteurs d'OC Transpo en grève pour des conditions de travail humaines

===

http://www.cpcml.ca/francais/index.html

ABONNEMENT:
Vous ou quelqu'un d'autre avez demandé que votre adresse soit ajoutée à la liste d'envoie du LMLQ. Si vous désirez que votre adresse soit retirée, de la liste, écrivez à postmaster@cpcml.ca


lundi 5 janvier 2009

[Bulletin-Cedetim] Une bonne année de solidarité internationale !

 
----- Original Message -----
From: Cedetim
Sent: Monday, January 05, 2009 1:17 PM
Subject: [Bulletin-Cedetim] Une bonne année de solidarité internationale !

Bonne année 2009 !!!!


_______________________________________________
Bulletin-cedetim mailing list
Bulletin-cedetim@reseau-ipam.org
https://reseau-ipam.org/cgi-bin/mailman/listinfo/bulletin-cedetim

vendredi 26 décembre 2008

YouTube - Karl Marx, le grand gagnant de la crise financière

YouTube - Karl Marx, le grand gagnant de la crise financière

Dailymotion - Père de Julien Coupat Tarnac - Comité Invisible, une vidéo de al-fred. père, julien, coupat, chez, tarnac

Dailymotion - Père de Julien Coupat Tarnac - Comité Invisible, une vidéo de al-fred. père, julien, coupat, chez, tarnac

http://users.skynet.be/roger.romain/Sommario.html

lundi 15 décembre 2008

ce n'est qu'un début



Sent: Monday, December 15, 2008 11:00 AM
To: "Undisclosed-Recipient:;"@orange.fr
Subject: ce n'est qu'un début


Les droits de l'homme: oui le monde change, il va dans le bon sens mais il a besoin de l'intervention des peuples.par danielle Bleitrach

Il vient de se passer un fait important, le 10 décembre 2008, où était célébré le soixantième anniversire de la Déclaration universelle des droits de l'homme, l'Assemblée Générale des nations unies a enfin élargi la conception des droits de l'homme. Elle a reconnu les droits économiques, sociaux et culturels au même titre que les droits civils et politiques, en adoptant le protocole facultatif au PIDESC. Important quant au conscéquences comme nous allons le voir, mais important si l'on considère l'histoire du XXe siècle et celui du XXI e siècle qui s'amorce et ce que nous qui avons combattu sans relâche avons produit, l'avancée historique dont nous sommes porteurs mais qui exige que nous ne relachions pas l'effort pour que les discours, les dispositions légales prennent vie.

Continuer la lecture 'Les droits de l'homme: oui le monde change, il va dans le bon sens mais il a besoin de l'intervention des peuples.par danielle Bleitrach'

Bush a enfin trouvé les armes de destruction massive en irak (Video), il s'agit d'une paire de chaussures taille 43

L'avantage avec les peuples c'est que leur colère est nettement moins meurtrière que les calculs pris dans le calme des cabinets de décision des puissants. Hier bush, avec l'incroyable aveuglement qui parait le caractériser en ce qui concerne sa propre nocivité, est allé saluer sa grande oeuvre irakienne. Dans une conférence de presse , sa présence invraisemblable sur le territoire de ses exploits a provoqué la colère d'un journaliste irakien qui lui a expédié ses chaussures à la figure en le traitant de chien, ce qui est en orient doublement méprisant. Ce n'est pas l'entartrage contre un "pompeux cornichon", c'est le mépris et la souffrance et pas seulement face à Bush , maisces sentiments jetés face à toute l'hypocrisie et la nocivité de l'occident . Un projectil qui nous atteint. Nous ne nous en sortirons pas aussi aisément en nous moquant du plus calamiteux président qui se puisse imaginer, c'est toute une gestion de la planète qui est dénoncée.

Ferons-nous comme Bush qui a aussitôt déclaré: "C'est ça la démocratie, il y a toujours des gens qui veulent se faire remarquer"…

Continuer la lecture 'Bush a enfin trouvé les armes de destruction massive en irak (Video), il s'agit d'une paire de chaussures taille 43′

L'Europe en attendant "le gouvernement mondial"

relativiserL'Europe en attendant, dedefensa.org
13 décembre 2008 — Le 9 décembre dans le Financial Times, Gideon Rachman publiait un commentaire présentant l'hypothèse d'un "gouvernement mondial" («And now for a world gouvernement»). Il présentait les arguments habituels de cette vieille utopie régulièrement recyclée au goût du jour et terminait par les obstacles qu'on est conduit évidemment à juger infranchissables pour le temps courant, puisqu'ils ont essentiellement à voir avec le sentiment et la psychologie profonde du citoyen "du monde" («The world's most pressing political problems may indeed be international in nature, but the average citizen's political identity remains stubbornly local. Until somebody cracks this problem, that plan for world government may have to stay locked away in a safe at the UN»). Bref, le citoyen n'est toujours pas prêt à accepter les consignes que Bertold Brecht avait autre fois énoncées si joliment, à la suite de la révolte de Berlin-Est de juin 1953 («Le Parti prononce la dissolution du peuple»).

Continuer la lecture 'L'Europe en attendant "le gouvernement mondial"'

L'Amérique latine: chimères et réalités par Marcos Alfonso

pinochetGabriel García Márquez a posé en certaine occasion la question : « Pourquoi la justice sociale des pays développés ne peut-elle pas être aussi un objectif latino-américain et caribéen, avec des méthodes et dans des conditions différentes ? ».

Pour qui prend son destin en mains, ce rêve peut cesser d'être utopique. A présent, on voit apparaître pour nos peuples ce que le Gabo a appelé avec toute la raison « une seconde opportunité ». L'Amérique latine et les Caraïbes ne sont pas « des pions sans libre arbitre » et leurs désirs d'indépendance ne doivent pas être vus comme chimériques.

La défaite allemande qui a mis fin à la seconde guerre mondiale a conduit à ce que l'Europe cesse d'être le centre du monde, comme cela avait été le cas depuis le début de son expansion outre-mer au seizième siècle, grâce aux efforts de l'Espagne et du Portugal, suivis ensuite de l'Angleterre, de la France et de l'Allemagne.

Depuis la conquête et jusqu'à il y a peu, à l'exception de Cuba qui a réussi à obtenir sa véritable indépendance en 1959, les peuples latino-américains et caribéens n'ont pas eu une minute de tranquillité. Les six derniers coups d'état le démontrent : le Brésil, l'Argentine, le Chili, l'Uruguay, la Bolivie et le Perou.

Continuer la lecture 'L'Amérique latine: chimères et réalités par Marcos Alfonso'

Une faillite financière de dimension historique, par Robert Peston

faillite11 décembre 2008Depuis des années, la faible progression des salaires a été compensée dans le modèle anglo-saxon par un endettement des ménages, suppléant au manque de revenus. A cette réalité, la montée des pays émergents et la facture énergétique ont ajouté une autre dimension : l'accumulation par les exportateurs de surplus libellés le plus souvent en dollars, et réinvestis sur les places financières anglo-saxonnes. Cet afflux de capitaux a permis pendant un temps de repousser les échéances, en accumulant les dettes au-delà de toute raison, grâce à l'ingéniosité et au manque de scrupules de financiers qui trouvaient là une source de revenus en apparence intarissable. Jusqu'au moment où la prise de conscience, à l'occasion de la crise des subprimes, de l'énormité de cette bulle de papier, a conduit à une conclusion inévitable : elle ne sera pas payée. Aujourd'hui, les dégâts sont énormes, à la taille de la place prise par la sphère financière dans l'économie. La liquidation ou la restructuration de la partie irrécouvrable de cette dette prendra des mois si ce n'est des années et d'ici là, en l'absence de l'apurement des comptes, aucune véritable reprise ne peut avoir lieu. Mais ce n'est pas la seule difficulté à venir. Car les pays émergents ne laisseront pas partir en fumée les crédits accordés sans réagir. Et la Chine vient de le rappeler fermement à Paulson. Robert Peston, journaliste économique à la BBC, donne son analyse la situation - plutôt sombre - du Royaume Uni. contreinfo.

Continuer la lecture 'Une faillite financière de dimension historique, par Robert Peston'

La présidence tchèque ou les grenouilles européennes lassées de la démocratie par danielle Bleitrach

grenouillesDécidément l'Europe me fait songer à cette fable de La Fontaine, oh! Combien subversive qui débutait par ces mots :
« les grenouilles, se lassant
De l'état démocratique,
Par leurs clameurs firent tant
Que Jupin les soumit au pouvoir monarchique"
.
Quand je parle de grenouilles européennes je ne parle pas des peuples européens qui n'ont jamais réclamé un président, et qui les rares fois où ils furent consultées dirent qu'ils ne voulaient ni de Constitution, ni de gouvernement commun, je parle du politico-médiatique qui à l'air de tenir vraiment à l'existence de la dite Union Européenne, au point d'en être à changer de peuples à défaut d'idées fixes. Nos politiciens, nos journalistes en sont si entichés qu'ils n'imaginent même pas que l'on puisse sortir de ce carcan. Dans le contexte de plus en plus épuisant d'une confusion à 27, ils réclament une Europe plus "politique", donc un monarque qui les libérerait des pesantes démocraties nationales.
Le fait est que les aléas de la présidence européenne démontrent une fois de plus que l'Europe est comme la mare aux grenouilles, lassée de la démocratie, elle réclame un monarque et chacun d'eux fait la preuve qu'il n'en est point de bon.

Continuer la lecture 'La présidence tchèque ou les grenouilles européennes lassées de la démocratie par danielle Bleitrach'

La vassalité politique de l'Europe peut-elle tuer une science ? claude levi strauss et le structuralisme par manuel de Dièguez

banquet_structuralistes_2_Seules les retrouvailles de l'Europe avec la liberté de la pensée scientifique donneront son essor à la structurologie demeuré embryonnaire de Claude Lévi-Strauss. Les disciplines paralysées par les décadences, mais devenues habiles à camoufler leur avortement, illustrent l'oscillation des civilisations entre les élans sporadiques d'une pensée critique inachevable par définition et les longs ensommeillements de l'intelligence logicienne. Cette alternance se montre en outre révélatrice de la volonté des classes dirigeantes d'une époque tantôt de prendre leur place parmi les peuples que pilote une raison en marche, tantôt de goûter discrètement les délices d'un destin devenu jardinier - celui dont le Général de Gaulle disait qu'il réduit la politique à inaugurer des expositions de chrysanthèmes.

Continuer la lecture 'La vassalité politique de l'Europe peut-elle tuer une science ? claude levi strauss et le structuralisme par manuel de Dièguez'

Ce n'est qu'un début par danielle bleitrach (à propos du Congrès du PCF)

pcf-motsJ'ai suivi attentivement les travaux du congrès du parti communiste français à la défense et j'ai une opinion partagée sur ce qui s'y est passé. D'abord disons tout de suite le positif, enfin pour moi. Il tient essentiellement à deux faits. Le premier c'est qu'à l'inverse du PS, le PCF ne s'est pas donné en spectacle. Le débat a été empreint de dignité et on peut s'en féliciter. Le second c'est que les communistes qui voulaient conserver leur parti l'ont emporté. Ce ne sont pas des minces victoires, mais il est clair également que cela va être au prix de la poursuite d'ambiguïtés, ce que le congrès n'a pas résolu va être un lourd handicap dans les mois et les années à venir. Ainsi si tout le monde s'est accordé sur la nécessité de la transformations, chacun y met probablement un contenu différent, mais cela laisse toute latitude à ceux qui veulent réellement agir pour le faire. Plus grave est la tentation de résoudre par des alliances de sommet les questions qui n'ont pas de solution à la base.

Continuer la lecture 'Ce n'est qu'un début par danielle bleitrach (à propos du Congrès du PCF)'

Guerroyer jusqu'en 2030 par Ahmed Loutfi

pax-americaBarack Obama Le Proche-Orient restera une zone de guerre pour l'Administration Obama. Une directive du Pentagone soutenue par Robert Gates, actuel et prochain secrétaire à la Défense, prévoit même le recours à la guerre irrégulière.

Guerroyer jusqu'à 2030

Le Pentagone a officialisé dans une directive l'importance stratégique qu'il donne à la « guerre irrégulière » l'opposant à des insurgés et des terroristes, au même plan que la « guerre conventionnelle » entre Etats. Cette approche s'applique évidemment à l'Iraq et l'Afghanistan où les GI'S affrontent des combattants pratiquant des formes de guerre différentes qu'on ne peut pas assimiler aux anciennes tactiques de maquisards.

Continuer la lecture 'Guerroyer jusqu'en 2030 par Ahmed Loutfi'

La Banque mondiale: rapport économique trimestriel (décembre 2008) sur la Chine

china-quarterlyIl est quelquefois plus intéressant de se référer directement aux capitalistes qu'à la rumeur entretenue par les médias à leur ordre, c'est en tout cas nettement moins stupide: voici donc le rapport de la banque mondiale sur la situation chinoise et ses perspectives. Je vous recommande non seulement ce bilan bien fait et qui correspond en gros à ce que nous avons analysé dans ce blog, mais également l'article à côté sur la réduction de la pauvreté en Chine et sur le caractère exportable ou non du modèle chinois pour l'Afrique.

Chine : Rapport économique trimestriel, décembre 2008 http://go.worldbank.org/8L3FJ2R7E0

Continuer la lecture 'La Banque mondiale: rapport économique trimestriel (décembre 2008) sur la Chine'

Page suivante »


mercredi 9 juillet 2008

Mugabe, ce pelé, ce galeux d’où nous vient tout le mal…

Parlons clair n°46

Mugabe, ce pelé, ce galeux d’où nous vient tout le mal…
Les grands médias français, journaux de droite et de gauche, télés privées et publiques au service de Sarkozy, ont enfin trouvé un sujet qui fait leur unanimité : le Zimbabwe est un enfer africain, et Robert Mugabe, son président inamovible, un vieillard criminel responsable des maux qui affligent son peuple. Même le journal « L’Humanité », qui fut autrefois anti-impérialiste, et qui est en 2008 désireux de ne pas être différent des autres, a titré l’autre jour : « Mugabe, au ban de l’Afrique » ! Ce qui est à la fois un mensonge, comme le montre la récente réunion de l’OUA, et une falsification des propos de Mandela par exemple. Car le père de la nation arc-en-ciel, et Zuma, dirigeant élu de l’ANC, s’ils ont condamné l’obstination de Mugabe à s’accrocher à un pouvoir ébranlé, et déploré « l’échec tragique du Zimbabwe », ne l’ont jamais attribué à son seul président. Il serait donc temps d’informer l’opinion française, manipulée, de quelques vérités que l’on sait, d’Alger à Pretoria.1-Le Zimbabwe, autrefois Rhodésie, a subi très longtemps le pillage colonial par l’Empire britannique. Le peuple noir du Zimbabwe n’a réussi à arracher son indépendance qu’après de longues années de lutte armée, sous la direction de militants courageux et populaires comme Robert Mugabe et ses compagnons, les partisans de la ZANU. Ils en conservent encore le prestige, une génération plus tard.2-L’indépendance politique arrachée au Royaume Uni Britannique laissait au nouveau Zimbabwe un lourd passif, sous-développement industriel, chômage et extraordinaire inégalité agraire : les trois-quarts des terres les plus fertiles restaient entre les mains de quelques dizaines de milliers de familles de grands propriétaires d’origine européenne, qui y produisaient essentiellement du tabac destiné à l’exportation. Aux termes des accords d’indépendance, la redistribution des terres, aspiration populaire incluse dans le programme des mouvements nationalistes arrivant au pouvoir, devait se faire en quelques années, grâce à l’indemnisation des colons expropriés par la Grande Bretagne. Les autorités britanniques n’ayant jamais tenu leur promesse, la réforme agraire était toujours à faire une génération plus tard.3-Le régime élu du Président Mugabe, soutenu en cela par la population, a lancé il y a quelques années un début de réforme agraire, sans indemnisation des grands propriétaires expropriés. Malheureusement, cela s’est fait de façon chaotique, trop souvent au seul profit de clients politiques du pouvoir plutôt que des paysans nécessiteux. Parallèlement, l’asphyxie économique du pays par les Britanniques et l’occident (aucun crédit du FMI, embargo commercial) entraînait une inflation énorme et la ruine d’une agriculture d’exportation incapable de poursuivre les investissements nécessaires (engrais, machines, etc).4-Une réforme agraire, donc, entamée dans les pires conditions, qui n’étaient pas du seul fait de Mugabe et son entourage, se termine en désastre économique, et l’émigration massive vers l’Afrique du Sud, au point d’y provoquer de véritables pogroms xénophobes. Le mécontentement populaire s’est exprimé majoritairement lors des élections législatives de 2008. L’obstination de Mugabe s’accrochant au-delà du raisonnable au pouvoir, en truquant les élections présidentielles, en faisant régner la terreur grâce à des gros bras recrutés dans le « lumpen prolétariat » de Harare et des villages, n’est évidemment pas la solution adaptée à longue échéance. Mais il est malhonnête de présenter le parti d’opposition (MDC) et notamment son dirigeant Tsvangirai, ancien syndicaliste, comme des démocrates progressistes : le syndicalisme peut conduire au pouvoir, à condition d’en sortir et de donner des gages politiques à des sponsors qui n’ont rien de désintéressé. Le MDC dont le programme est flou, hormis sa volonté d’accéder au gouvernement, est soutenu et financé par les dirigeants occidentaux et les agrariens « blancs » du Zimbabwe, menacés de réforme agraire.5-Si les solutions apportées par Mugabe et son parti sont inadaptées, le problème de l’inégalité agraire est bien réel, et la réforme agraire toujours nécessaire. Mieux, le même problème hérité de la civilisation européenne, existe aussi dans les pays voisins, et surtout en Afrique du Sud. Faute de réforme agraire depuis la fin de l’apartheid, il reste explosif, se traduit par une criminalité très forte à la campagne, un chômage massif (+ de 25%) que l’industrie ne peut absorber, et peut déboucher sur le pire si l’ANC ne sait pas le résoudre.6-Pour l’instant, il s’agit d’éviter le pire en ne se joignant pas à la meute des médias occidentaux qui envisage froidement de faire du drame zimbabwéen le prétexte d’une intervention impérialiste en Afrique Australe, à l’image de ce qui se passe au Tchad, en Somalie, etc…Relayés par les « Européens », les dirigeants britanniques et Georges Bush exigent de la « communauté internationale » de ne plus reconnaître les autorités du Zimbabwe (alors qu’ils maintiennent au pouvoir « leurs » dictateurs africains, du Camerounais Biya au Tchadien Deby). Prêts à combattre pour « la démocratie » jusqu’au dernier Zimbabwéen, ils envisagent froidement la guerre civile à Harare, et une intervention militaire internationale pour y « rétablir la paix », ce qui serait une ingérence directe de l’impérialisme en Afrique Australe. Le Zimbabwe, dans ce schéma impérial, pourrait devenir un nouvel Irak. La seule issue politique est la négociation pacifique entre Zimbabwéens, sans ingérence extérieure.
Il serait ahurissant que des anti-impérialistes français, par ignorance ou par opportunisme, prêtent la main à cette opération de l’impérialisme mondial, Bush, Gordon Brown et Sarkozy réunis.
Francis Arzalier

mercredi 2 juillet 2008

Fiscalité :: Combien la réforme du ministre des Finances va vous coûter

Fiscalité :: Combien la réforme du ministre des Finances va vous coûter

30 juin 2008 11:42 Il y a 2 jour(s)
Thème Pauvreté/Riches, Belgique, Gouvernement, Campagne pouvoir d'achat, Belgique
Fiscalité ::
Combien la réforme du ministre des Finances va vous coûter
Le ministre des Finances prétend défendre notre pouvoir d’achat grâce à son projet de réforme fiscale. Mais il se permet contre-vérités, omissions, non-dits… Et cadenasse sa « rage taxatoire » : celle d’une TVA profondément injuste.
Marco Van Hees

«On paye trop vite trop d’impôts», affirme Didier Reynders pour justifier une nouvelle réforme fiscale. Pourtant sa réforme vise à rendre les riches plus riches. Qui alors paye trop vite, trop d’impôts ? (Photo Solidaire, Salim Hellalet)
1. Une réforme fiscale qui profite aux plus riches
« On paye trop vite trop d’impôts », affirme Didier Reynders pour justifier une nouvelle réforme fiscale. L’impôt des personnes physiques compte actuellement cinq tranches d’imposition (25, 30, 40, 45 et 50 %). Le ministre ne veut en garder que trois (25, 40 et 50 %). On cible ainsi les bas et moyens revenus, soutient-il.
Faux. Un bas ou moyen revenu ne bénéficierait que partiellement d’une telle mesure, alors que les plus riches s’en délecteraient pleinement, puisque leurs revenus couvrent l’ensemble des tranches visées.
Cette réalité est confirmée par l’évaluation budgétaire établie par… le cabinet Reynders. Sur les trois milliards d’euros que coûterait une telle réforme, un milliard irait aux 10 % les plus riches de la population (plus de 50 000 € brut par an).
Si l’on veut vraiment cibler les bas et moyens revenus, sans avantager les plus riches, cela peut se faire facilement en accordant un crédit d’impôt. Comme le propose la FGTB, par exemple : jusqu’à un certain salaire, vous recevez un chèque fiscal de 100 € par mois qui est directement déduit de votre précompte professionnel. Ou même, vous retouchez de l’impôt négatif, si vous êtes redevable de moins de 100 € d’impôts par mois.
2. La question que le ministre ne pose jamais
Osons une question indiscrète, voire déplacée : où le ministre va-t-il chercher les trois milliards de sa nouvelle réforme fiscale ? Il n’y a pas 36 solutions. Il y en a deux. Augmenter d’autres taxes (plus injustes) et/ou diminuer les dépenses de l’Etat. À quoi sert-il de payer 500 € d’impôts en moins si c’est pour payer 1 000 € en plus via la TVA, les frais scolaires, les soins médicaux, etc. ? Un seul exemple : si l’Etat ne subsidiait pas l’école, un couple ayant trois enfants devraient débourser 300 000 € rien que pour les études (du primaire au supérieur) des enfants.
3. La rage taxatoire, version Reynders
On sait que la baisse des impôts constitue le fonds commerce électoral de Didier Reynders. Mais pas de n’importe quel impôt. Ne venez surtout pas lui parler d’une baisse de la TVA. Or, il s’agit d’un impôt beaucoup plus injuste que l’impôt des personnes physiques, puisque chacun paye 21 %, qu’il soit petit pensionné ou grand patron de banque.
De 2002 à 2007, les recettes TVA sont passées de 19,6 à 25,5 milliards € . Une augmentation de six milliards (+ 30 %) en cinq ans. Deux fois la réforme fiscale de Reynders. S’il y a une véritable réforme fiscale à mener, c’est bien de réduire considérablement la part de cette taxe injuste.
Or, l’évolution est exactement inverse. Lors de l’introduction de la TVA, en 1971, le taux n’était que de 16 %. Depuis, il est passé successivement à 17 %, 19 %, 19,5 %, 20,5 % et 21 %. Par contre, le taux majoré sur les produits de luxe (25 %) a été complètement supprimé.
Et à l’avenir, les libéraux et la Commission européenne veulent continuer à augmenter les taxes indirectes : la TVA, les accises sur le carburant, les taxes sur l’eau et les déchets (au nom du « coût vérité »)…
4. L’homme qui parle à l’oreille des pauvres ?
Réduire la TVA ? Reynders y est farouchement opposé. Même sur des besoins de base comme le gaz et l’électricité. Est-il normal de payer le même taux pour du caviar que pour se chauffer ? Oui, soutient le ministre, car réduire la TVA sur l’énergie profiterait plus au riche qui chauffe sa piscine qu’à un pensionné à revenu modeste.
Pourtant, prenons la grosse villa que possède à La Hulpe son ami Michel Tilmant, le boss d’ING. La baisse de la TVA sur l’énergie ne lui rapportera à peine 0,04 % de son salaire de 4,4 millions €/an. Alors que pour un petit pensionné, cela représente facilement 2 % de son revenu.
Et puis, n’est-il pas étonnant de voir Reynders dénoncer une mesure qui profiterait aux riches ? N’est-ce pas grâce à sa réforme fiscale de 2001 que son ami Michel Tilmant réalise une économie d’impôt annuelle de… 200 000 € ?
5. Les 72 000 amis du ministre
On l’a dit, le ministre fait l’impasse sur la manière dont il financerait sa réforme fiscale. Une manière d’éluder ce débat de fond : il y a deux sortes de réformes fiscales, celles qui transfèrent de l’argent des bas et moyens revenus vers les plus riches (la sienne) et celles qui font l’inverse.
Sur le site internet Facebook, Didier Reynders a 526 supporters. Il pourrait facilement en avoir 72 000. Ce nombre est celui des millionnaires en dollars que compte notre pays, selon le tout récent rapport de Capgemini et Merrill Lynch. Ces riches toujours plus riches pourraient contribuer un peu plus aux finances publiques.
Mais le ministre veut épargner ses amis. Il refuse de taxer les revenus financiers de la même manière que les revenus du travail. Il refuse d’instaurer le moindre impôt sur la fortune (hormis le précompte immobilier, qui est un impôt sur… les petits patrimoines). Il refuse de taxer les plus-values sur actions (son ami Albert Frère l’en remercie). Il continue farouchement de prétendre que le secret bancaire n’existe pas, quitte à être contredit par… l’article 318 du code des impôts sur les revenus.
6. Le bon brut et les truands
Parmi les contre-vérités les plus pernicieuses du ministre Reynders, il y a aussi celle-ci : une augmentation du pouvoir d’achat ne peut venir que d’une baisse des impôts et non d’une hausse du salaire brut. Un principe qui ne vaut pas, bien sûr, pour les salaires plantureux des dirigeants des grandes entreprises. Reynders nous dira qu’on ne peut augmenter les charges salariales des entreprises sous peine de menacer leur compétitivité. Mais que disent les statistiques ?
De 1981 à 2006, les bénéfices des sociétés ont explosé : ils sont passés de 8 milliards € à 61,5 milliards €. La part de ces bénéfices dans le revenu national a ainsi doublé, passant de 9 % à 19 %. Et la part de leur revenu disponible (après transferts sociaux et fiscaux) a même été multipliée de deux fois et demi. Et ce ne sont pas les 2,4 milliards €/an que Reynders a offerts aux sociétés via les intérêts notionnels qui feront pencher la balance.
Par contre, sur la même période, la part des salaires a fortement baissé, passant de 57 % à 51 %. Ces 6 % ne disent pas grand-chose, mais ils représentent une perte de 19 milliards €. Cela représente près de 5 000 €/an par ménage. C’est autre chose que les promesses fiscales de Reynders…

mercredi 25 juin 2008

Michel Collon: TIBET: Vrai ou faux ? Testez la façon dont les médias vous ont informé.

Michel Collon

TIBET: Vrai ou faux ? Testez la façon dont les médias vous ont informé.

lundi 23 juin 2008

Les Amis de Karl Marx

La Vie Réelle: TRAVAILLER PLUS POUR GAGNER MOINS

La Vie Réelle: TRAVAILLER PLUS POUR GAGNER MOINS

lundi 19 mai 2008

MICHEL CHOSSUDOWSKI: La famine mondiale

-------- Message original --------
Sujet: MICHEL CHOSSUDOWSKI
Date: Sun, 18 May 2008 19:31:10 +0000 (GMT)
Répondre à :: fischer02003@yahoo.fr


La famine mondiale

Par Michel Chossudovsky

www.mondialisation.ca


En cette époque d'après-guerre froide, l'humanité est confrontée à une crise économique et sociale d'une ampleur sans précédent et qui entraîne un appauvrissement rapide de larges secteurs de la population mondiale. Les économies nationales s'effondrent, le chômage est endémique. Des famines se déclarent en Afrique subsaharienne, en Asie du Sud et dans certaines parties de l'Amérique latine. Cette « mondialisation de la pauvreté, » qui a annulé bon nombre des progrès de la décolonisation d'après-guerre, a commencé dans le tiers-monde avec la crise de la dette du début des années 1980 et l'imposition des réformes économiques meurtrières du Fonds monétaires international (FMI).

Ce Nouvel Ordre Mondial se nourrit de la pauvreté humaine et de la destruction de l'environnement. Il engendre la ségrégation sociale, il encourage le racisme et les conflits ethniques et s'attaque aux droits des femmes et il précipite souvent les pays dans des affrontements destructeurs entre les nationalités. Depuis les années 1990, il s'étend, par l'entremise du « libre marché », dans toutes les régions du monde y compris l'Amérique du Nord, l'Europe occidentale, les pays de l'ex-bloc soviétique et les « nouveaux pays industriels » (NPI) de l'Asie du Sud-est et de l'Extrême-Orient.

Cette crise planétaire est encore plus dévastatrice que la Grande Dépression des années 1930. Elle a de lourdes conséquences géopolitiques; le démembrement économique donne lieu à des guerres régionales, à la fracture des sociétés nationales et, dans certains cas, à l'anéantissement de pays. Elle constitue de loin la plus grave crise économique des temps modernes. (Livre de Michel Chossudovsky intitulé : Mondialisation de la pauvreté et le nouvel ordre mondial)

Introduction

La famine est le résultat d'un processus de restructuration en « marché libre » de l'économie mondiale qui prend ses assises dans la crise de la dette du début des années 1980. Ce n'est pas un phénomène récent, tel qu'il a été suggéré par plusieurs reportages des médias occidentaux, en se concentrant strictement sur l'offre et la demande à court terme des produits agricoles de base.

La pauvreté et la sous-alimentation chronique sont des conditions qui préexistaient avant les récentes hausses des prix des produits alimentaires. Ces derniers frappent de plein fouet une population appauvrie, qui a à peine les moyens de survivre.

Des émeutes de la faim ont éclaté presque simultanément dans toutes les grandes régions du monde: « Les prix des denrées alimentaires en Haïti a augmenté en moyenne de 40 % en moins d'un an, avec le coût des produits de première nécessitée tels que le riz qui a doublé... Au Bangladesh, [à la fin avril 2008] quelques 20,000 travailleurs du textile sont descendus dans la rue pour dénoncer l'augmentation vertigineuse des prix des produits alimentaires et aussi pour demander des salaires plus élevés. Le prix du riz dans le pays a doublé au cours de la dernière année, menaçant les travailleurs qui gagnent un salaire mensuel de seulement 25 $ et qui ont faim. En Égypte, des protestations de travailleurs concernant les prix des produits alimentaires a secoué le centre industriel du textile de Mahalla al-Kobra, au nord du Caire, pendant deux jours la semaine dernière, où deux personnes ont été abattues par les forces de sécurité.
Des centaines de personnes ont été arrêtées et le gouvernement a envoyé des policiers en civil dans les usines pour forcer les travailleurs à travailler. Les prix des denrées alimentaires ont augmenté de 40% en Égypte au cours de la dernière année... Plus tôt ce mois-ci, en Côte d'Ivoire, des milliers de personnes ont marché vers la maison du président Laurent Gbagbo, scandant « nous sommes affamés » et « la vie est trop chère, vous allez nous tuer » .

Des manifestations de même nature ainsi que des grèves et des affrontements sont survenus en Bolivie, au Pérou, au Mexique, en Indonésie, aux Philippines, au Pakistan, en Ouzbékistan, en Thaïlande, au Yémen, en Éthiopie et à travers la majeure partie de l'Afrique subsaharienne. » (Bill Van Auken, Amid mounting food crisis, governments fear revolution of the hungry, Global Research, April 2008)

Avec de grands pans de la population mondiale déjà bien en dessous du seuil de pauvreté, la hausse des prix des denrées alimentaires de base qui se produit sur une courte période est dévastatrice. Des millions de personnes dans le monde sont dans l'incapacité d'acheter de la nourriture pour leur survie

Ces augmentations contribuent d'une manière très réelle à « éliminer les pauvres » à travers « la mort par la famine. » Dit dans les mots de Henry Kissinger: « Contrôlez le pétrole et vous contrôlerez les nations, contrôlez la nourriture et vous contrôlerez la population. »

À cet égard, Kissinger a fait savoir à travers le « Mémorandum d'études sur la sécurité nationale de 1974: Les implications de la croissance de la population mondiale sur la sécurité et les intérêts étrangers des États-Unis, » que des famines récurrentes pourraient constituer de facto un instrument de contrôle de la population.

Selon l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture, le prix des céréales a augmenté de 88% depuis mars 2007. Le prix du blé a augmenté de 181% sur une période de trois ans. Le prix du riz a augmenté de 50% dans les trois derniers mois (Voir Ian Angus, Food Crisis: "The greatest demonstration of the historical failure of the capitalist model", Global Research, April 2008): « La plus populaire variété de riz de la Thaïlande se vendait il y a 5 ans 198 $ US et à 323 $ la tonne l'an dernier. En avril 2008, le prix a atteint 1000 $. Les augmentations sont encore plus élevées sur les marchés locaux; en Haïti, le prix d'un sac de 50 kilos de riz a doublé en une semaine à la fin mars 2008. Ces augmentations sont catastrophiques pour les 2,6 milliards de personnes dans le monde qui vivent avec moins de 2 $ US par jour et qui consacrent de 60% à 80% de leurs revenus à l'alimentation. Des centaines de millions de personnes n'ont pas les moyens de manger » (Ibid)

Deux dimensions interdépendantes

Il y a deux dimensions interdépendantes dans la crise alimentaire mondiale en cours, qui plonge des millions de personnes à travers le monde dans la famine et la privation chronique, une situation où des populations entières n'ont plus les moyens d'acheter de la nourriture.

Tout d'abord, il y a un processus historique à long terme de politiques de réforme macroéconomiques et de restructuration économique mondiale, qui a contribué à baisser le niveau de vie partout dans le monde, autant dans les pays développés que dans les pays en développement.

Deuxièmement, ces conditions historiques préexistantes de pauvreté de masse ont été exacerbées et aggravées par la récente flambée des prix des céréales, qui a entraîné dans certains cas, le doublement du prix de détail des denrées alimentaires de base. Ces hausses de prix sont en grande partie le résultat de la spéculation boursière sur les denrées alimentaires de base.

La soudaine augmentation spéculative sur le prix des céréales

Les médias ont induit en erreur l'opinion publique sur les causes de ces hausses de prix, en se concentrant presque exclusivement sur la question des coûts de production, le climat et d'autres facteurs qui ont pour effet de réduire l'offre et qui pourraient contribuer à gonfler les prix des aliments de base. Bien que ces facteurs puissent entrer en jeu, ils ne peuvent expliquer à eux seuls l'impressionnante et spectaculaire hausse des prix des produits de base.

L'escalade des prix des produits alimentaires est en grande partie le résultat d'une manipulation du marché. Elle est en grande partie attribuable à la spéculation boursière sur les marchés des matières premières. Les prix des céréales sont artificiellement gonflés par la spéculation à grande échelle sur les opérations des marchés boursiers de New York et de Chicago. Il est intéressant de noter qu'en 2007, le Chicago Board of Trade (CBOT), a fusionné avec le Chicago Mercantile Exchange, formant la plus importante entité au monde traitant dans le commerce des produits de base et comptant un large éventail d'instruments spéculatifs (les options, les options sur contrat à terme, les fonds indiciels, etc.)

Des transactions spéculatives sur le blé, le riz ou le maïs, peuvent se produire sans qu'il y ait de transactions réelles de ces produits.

Les institutions, qui actuellement spéculent sur le marché des céréales, ne sont pas nécessairement impliquées dans la vente ou la livraison des grains. Les transactions peuvent se faire par fonds indiciels qui permettent de parier sur la hausse ou la baisse en général de la variation des prix des marchandises.

Une « option de vente » est un pari que les prix vont baisser, une « option d'achat » est un pari que les prix vont augmenter. Grâce à la manipulation concertée, les opérateurs institutionnels et les institutions financières font augmenter les prix. Ils placent alors leurs paris sur la hausse du prix d'un produit en particulier. La spéculation génère la volatilité du marché. À son tour, l'instabilité qui en résulte encourage la poursuite de l'activité spéculative.

Les bénéfices sont réalisés lorsque le prix monte. En revanche, si le spéculateur est un short-selling (1), le bénéfice sera réalisé lorsque le prix diminuera.

Cette récente flambée spéculative des prix des denrées alimentaires a engendré un processus mondial de création de la famine à une échelle sans précédent.

Ces opérations spéculatives ne devraient pas pouvoir engendrer délibérément la famine. Ce qui cause la famine est l'absence de procédures réglementaires relatives au commerce spéculatif (les options, les options sur contrat à terme, les fonds indiciels). Dans le contexte actuel, un gel des transactions spéculatives sur les produits alimentaires de base, décrété par décision politique, contribuerait immédiatement à faire baisser les prix des produits alimentaires.

Rien n'empêche que ces opérations soient neutralisées et désamorcées par un ensemble soigneusement élaboré de mesures réglementaires.

Visiblement, ce n'est pas ce qui est proposé par la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI).

Le rôle du FMI et de la Banque mondiale

La Banque mondiale et le FMI ont présenté un plan d'urgence, afin d'accroître l'agriculture en réponse à la « crise alimentaire. » Cependant, les causes de cette crise ne sont pas prises en compte.

Robert B. Zoellick, le président de la Banque mondiale décrit cette initiative comme un « new deal, » un plan d'action « pour un accroissement à long terme de la production agricole, » qui consiste entre autres à doubler les prêts agricoles pour les agriculteurs africains.

« Nous devons dépenser notre argent en fonction des besoins réels.» (We have to put our money where our mouth is now so we can put food into hungry mouths) (Robert Zoellick, président de la Banque mondiale, BBC, 2 mai 2008)

La « médecine économique » du FMI et de la Banque mondiale n'est pas la « solution, » elle est plutôt en grande partie la « cause » de la famine dans les pays en développement. Plus le FMI et la Banque mondiale prêtent « pour accroître l'agriculture » et plus ils augmenteront les niveaux d'endettement.

La « politique de prêts » de la Banque mondiale consiste à accorder des prêts à la condition que les pays se conforment à l'agenda politique néolibérale qui, depuis le début des années 1980, a été propice à l'effondrement de l'agriculture alimentaire locale.

La « stabilisation macro-économique » et les programmes d'ajustement structurel imposés par le FMI et la Banque mondiale aux pays en développement (comme condition de renégociation de leur dette extérieure) ont conduit à l'appauvrissement de centaines de millions de personnes.

Les dures réalités économiques et sociales derrières les interventions du FMI sont les causes de l'augmentation démesurée des prix des produits alimentaires, des famine au niveau local, des licenciements massifs de travailleurs urbains et de fonctionnaires et de la destruction des programmes sociaux. Le pouvoir d'achat interne s'est effondré, les cliniques de santé contre la famine et les écoles ont été fermées, des centaines de millions d'enfants ont été privés du droit à l'enseignement primaire.

La déréglementation des marchés céréaliers

Depuis les années 1980, les marchés céréaliers ont été déréglementés sous la supervision de la Banque mondiale et des surplus céréaliers des États-Unis et de l'Union européenne ont systématiquement été utilisés pour détruire la paysannerie et pour déstabiliser l'agriculture alimentaire nationale. À cet égard, les prêts de la Banque mondiale exigent la levée des barrières commerciales sur les importations de produits agricoles de base, conduisant au dumping des surplus céréaliers des États-Unis et de l'Union européenne sur le marché local. Ces mesures, ainsi ques d'autres mesures, ont mené les producteurs agricoles locaux à la faillite.

Un « marché céréalier libre », imposé par le FMI et la Banque mondiale, détruit l'économie paysanne et affaibli la « sécurité alimentaire. » Le Malawi et le Zimbabwe étaient auparavant des pays prospères en excédent céréalier, le Rwanda était pratiquement autosuffisant en matière alimentaire jusqu'à 1990, date à laquelle le FMI a ordonné le dumping des excédents céréaliers de l'Union européenne et des États-Unis sur le marché intérieur, précipitant ainsi les petits agriculteurs en faillite. En 1991-1992, la famine a frappé le Kenya, un pays qui connaissait un succès pour ses surplus céréaliers. Le gouvernement de Nairobi avait précédemment été mis sur une liste noire pour ne pas avoir obéi à des recommandations du FMI. La déréglementation du marché des céréales a été exigée comme une des conditions pour le rééchelonnement de la dette extérieure de Nairobi avec les créanciers officiels du Club de Paris.
(Livre de Michel Chossudovsky, Mondialisation de la pauvreté et le nouvel ordre mondial)

Dans toute l'Afrique, ainsi qu'en Asie du Sud-est et en Amérique latine, le modèle des « ajustements structurels » dans l'agriculture sous la tutelle des institutions de Bretton Woods a servi de manière sans équivoque à la disparition de la sécurité alimentaire. La dépendance vis-à-vis du marché mondial a été renforcée, entraînant une augmentation des importations de céréales commerciales, ainsi qu'une augmentation de l'afflux « d'aide alimentaire. »

Les producteurs agricoles ont été encouragés à abandonner l'agriculture alimentaire et à se convertir dans des cultures de « haute valeur » à des fins d'exportation, souvent au détriment de l'autosuffisance alimentaire. Les produits de grande valeur ainsi que les cultures à des fins d'exportation ont été soutenus par des prêts de la Banque mondiale.

Les famines à l'ère de la mondialisation sont le résultat de ces politiques. La famine n'est pas la conséquence d'un manque de nourriture, c'est en fait tout le contraire: les surplus alimentaires mondiaux sont utilisés pour déstabiliser la production agricole dans les pays en développement.

Strictement réglementée et contrôlée par l'industrie agroalimentaire internationale, cette offre excédentaire est finalement propice à la stagnation de la production et de la consommation des produits alimentaires de base essentiels et à l'appauvrissement des agriculteurs dans le monde. En outre, en cette époque de mondialisation, les programmes d'ajustement structurel du FMI et de la Banque mondiale ont un lien direct sur le processus de développement de la famine, car ils affaiblissent systématiquement toutes les catégories d'activités économiques urbaines ou rurales, qui ne servent pas directement les intérêts du marché mondial.

Les revenus des agriculteurs dans les pays riches et dans les pays pauvres sont réduits par une poignée d'industriels du secteur de l'agroalimentaire mondial qui en même temps contrôlent les marchés des céréales, les intrants agricoles, les semences et la transformation des aliments. La géante société Cargill Inc avec plus de 140 filiales et sociétés affiliées à travers le monde contrôle une part importante du commerce international des céréales. Depuis les années 1950, Cargill est devenue le principal contractant pour « l'aide alimentaire » des États-Unis financée par la Loi Publique 480 (1954).

L'agriculture mondiale a pour la première fois de l'histoire, la capacité de satisfaire les besoins alimentaires de toute la planète, mais la nature même du marché mondial de ce système ne permet pas que ça se réalise. La capacité de produire de la nourriture est immense, mais les niveaux de consommation alimentaire restent extrêmement faibles, car une grande partie de la population mondiale vit dans des conditions d'extrême pauvreté et de privation. En outre, le processus de « modernisation » de l'agriculture a conduit à la dépossession des paysans et à l'augmentation du niveau de dégradation des terres et de l'environnement. Autrement dit, les forces mêmes qui encouragent la production alimentaire mondiale à se développer favorisent également une diminution du niveau de vie et une baisse de la demande de nourriture.

Le traitement choc du FMI

Historiquement, les escalades de prix des produits alimentaires au niveau du commerce en détail ont été déclenchées par la dévaluation des monnaies, qui ont toujours été le résultat invariable d'une situation hyper inflationniste. Par exemple, en août 1990 au Pérou, sur les ordres du FMI, du jour au lendemain le prix du carburant a été multiplié par 30 et le prix du pain a été multiplié par 12 : « Partout dans le tiers-monde, la situation est celle du désespoir social et de la désolation d'une population appauvrie par l'interaction des forces du marché. Les émeutes contre les programmes d'ajustement structurel et les soulèvements populaires sont sauvagement réprimées: À Caracas, en 1989, le président Carlos Andres Perez qui après avoir dénoncé avec éloquence le FMI d'exercer « un totalitarisme économique qui ne tue pas par des balles mais par la famine », a déclaré un état d'urgence et a régulièrement envoyé des unités d'infanterie et des commandos de la marine dans les quartiers pauvres (barrios de ranchos) sur les collines surplombant la capitale. Les émeutes anti-FMI de Caracas ont été déclenchées à la suite d'une augmentation de 200 % du prix du pain. Hommes, femmes et enfants ont essuyé des tirs sans discernement: « Il a été rapporté que la morgue de Caracas comptait jusqu'à 200 cadavres de personnes tuées dans les trois premiers jours ... et elle a avisé qu'elle était à court de cercueils. Officieusement plus d'un millier de personnes ont été tuées. Tunis, en janvier 1984: les émeutes du pain instiguées en grande partie par de jeunes chômeurs pour protester contre la hausse des prix alimentaires. Au Nigeria en 1989: les émeutes des étudiants contre les programmes d'ajustement structurel ont entraîné la fermeture de six universités du pays par les Forces armées. Au Maroc, en 1990: une grève générale et un soulèvement populaire contre les réformes du gouvernement parrainées par le FMI. » (Michel Chossudovsky, op cit.)

Les semences génétiquement modifiées

Coïncidant avec la création de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) en 1995, un autre important changement historique a eu lieu dans la structure de l'agriculture mondiale.

Dans le cadre du contrat de l'Organisation mondiale du commerce (OMC)), les géants de l'agroalimentaire ont une entière liberté d'entrer dans les marchés céréaliers des pays en développement. L'acquisition de « droits de propriété intellectuelle » exclusifs sur les variétés végétales par des intérêts agroindustriels favorise aussi la destruction de la biodiversité.

Agissant au nom d'une poignée de conglomérats de biotechnologie, des semences OGM ont été imposées aux agriculteurs, souvent dans le cadre de « programmes d'aide alimentaire. » Par exemple, en Éthiopie des trousses de semences OGM ont été remis aux agriculteurs pauvres afin de rétablir la production agricole à la suite d'une grande sécheresse. Les semences OGM ont été plantées, donnant une seule récolte. Mais après, les agriculteurs ont réalisé que les semences OGM ne pourraient pas être replantées sans payer de redevances à Monsanto, Arch Daniel Midland et al. Ensuite, les agriculteurs ont découvert que les graines ne pousseraient que s'ils utilisaient les intrants agricoles soit, les engrais, les insecticides et les herbicides qui sont produits et distribués par les entreprises agroalimentaires de biotechnologie. Toute l'économie paysanne est dorénavant enfermée entre les mains des conglomérats de l'agro-industrie.

Avec l'adoption généralisée de semences OGM, une transition majeure a eu lieu dans la structure et dans l'histoire de l'agriculture depuis sa création il y a 10,000 ans.

La reproduction de semences au niveau des villages et chez les producteurs de semences a été perturbée par l'utilisation de semences génétiquement modifiées. Le cycle agricole, qui permet aux agriculteurs de stocker leurs semences biologiques et de les semer pour en tirer la prochaine récolte a été brisé. Ce concept destructeur, produisant invariablement la famine, est reproduit partout, pays après pays, conduisant à la disparition de l'économie paysanne mondiale.

samedi 17 mai 2008

de Michel Collon, journaliste politique belge: Nouveau : Venezuela, Birmanie, trafic d'organes, Tibet, faim dans le monde, ...]

-------- Message original --------
Sujet: Nouveau : Venezuela, Birmanie, trafic d'organes, Tibet, faim dans le monde, ...
Date: Sat, 17 May 2008 11:21:33 +0200
De: Michel Collon mailto:michel.collon@skynet.be
Pour :: Mailing list Michel Collon: ;


Vous désinscrire, changer ou ajouter une adresse ? Cliquer directement à :

Nouveau sur http://www.michelcollon.info/

Si vous souhaitez aider à combattre la désinformation contre le Venezuela et l'Equateur, vous pouvez aussi diffuser notre article d'hier "10 guerres, 10 médiamensonges" en anglais en anglais, en italien en italien en russe en russe et bientôt en espagnol (s'adresser à lila.investigaction@gmail.com) :
Merci d'avance!
MICHEL COLLON


Romain Migus - L'ordinateur de gauche et l'ordinateur de droite
A propos de Chavez, de Correa et des FARC, Interpol ne dit pas du tout ce qu'on lui fait dire
Ordinateur

Raul Zibechi - Le retour de la Quatrième Flotte : un message de guerre à l'Amérique latine
Le sous-continent leur échappant de plus en plus, les Etats-Unis préparent des solutions militaires
Déclaration de guerre

Sara Flounders - Cyclone en Birmanie : l'hostilité américaine entrave les secours
A l'approche du cyclone, Bush a intensifié ses sanctions. Pourquoi le Pentagone veut-il prendre l'aide en mains ?
Birmanie

Thierry Meyssan - Les États-Unis parviendront-ils à pousser le Hezbollah à la faute ?
Les émeutes de Beyrouth ont été volontairement provoquées par Washington. Pourquoi ?
Hezbollah

Véronique Wautier - Nous sommes des crapules qui défendons des crapules
Réaction aux nouveaux "exploits" de la Ville de Bruxelles, son bourgmestre, ses commissaires...
Crapules

Gilles Bonneau - Mais qui sont ces moines tibétains ? De surprenants souvenirs de famille.
Un séjour à Darjeeling lui a permis de découvrir l'envers du beau décor
Tibet

Esteban Lazo Hernandez - Les coupables de ce génocide au poteau, ils sont connus !
L'humanité résoudra-t-elle le problème de la faim ?
Faim dans le monde

François Xavier - Manoeuvres et manipulations de l'industrie pharmaceutique
Nous ne sommes pas aussi malades que certains voudraient nous voir
Industrie pharmaceutique

Rick Rozoff - Les tueurs du Kosovo
Les forces spéciales US et allemandes savaient et n'ont rien fait. Complices ?
Trafic d'organes

Julien Salingue - Comment les États-Unis ont organisé une tentative de putsch contre le Hamas
Ce n'étaient pas des "rivalités inter-palestiniennes", mais la tactique du "Regime Change"
Hamas

Paul-Éric Blanrue - Jérôme Kerviel, bouc émissaire du capitalisme financier
Pourquoi la Socgen n'a-t-elle pas stoppé Kerviel avant janvier 2008 ?
Jérôme Kerviel

Benito Pérez - La faim justifie les moyens
La "communauté internationale" fait mine d'assister à une catastrophe naturelle. Hypocrites !
Crise alimentaire

Jacques Richaud - Compassion et impérialisme
Les ONG, la pitié, le spectacle humanitaire. Cynique ou lucide ?
Compassion

ATTENTION MEDIAS
Jacques-Marie Bourget - RSF, les banlieues, et la liberté de la presse
Pour Ménard, la liberté de la presse est menacée par... les Blacks et les Beurs
RSF

dimanche 4 mai 2008

Serge N Fosso témoigne: Débarqué manu-militari d'un avion de la Brussels Airlines pour avoir refusé de voyager dans ... un avion de torture]

-------- Message original --------
Sujet: Serge N Fosso témoigne: Débarqué manu-militari d'un avion de la Brussels Airlines pour avoir refusé de voyager dans ... un avion de torture
Date: Sun, 04 May 2008 14:15:21 +0200
De: Gilbert Leonard mailto:gleonard2008-kr@yahoo.fr
Pour :: destinataires inconnus:;


Paris, le 03 mai 2008

Débarqué manu-militari d'un avion de la Brussels Airlines, détenu pendant 10 heures: Serge N. FOSSO avait refusé de voyager dans ... un avion de torture.

Source :
http://www.thotep.com/article.php3?id_article=554

Quand Serge N FOSSO est monté dans l’avion de la Brussels Airlines ce 26 avril 2008 pour un vol à destination de Kinshasa via Douala, il a entendu des appels au secours étouffés ; il a alors vu que des policiers maintenaient les mains sur le visage d’un jeune homme pour l’empêcher de crier.

Serge a tout de suite pensé à Sémira, cette jeune fille Nigériane morte étouffée en septembre 1998 lors d’une opération d’expulsion sur un avion de la compagnie belge la Sabena.

Serge a raconté à Thotep comment son refus de voyager sur un vol dans ces conditions qui font injures aux droits de l’Homme et au respect dû aux voyageurs l’a conduit en détention sans boire et sans manger pendant plus de 10 heures.

Pour voir le témoignage vidéo de Serge: http://www.thotep.com/article.php3?id_article=554

Les précédents sont nombreux, partout en Europe, sur les compagnies "nationales":

Air France, Roissy-Charles-de-Gaulle, 11 mars 2008: Madame Fatimata M’Baye est interpellée par la police française qui l'a « complètement déshabillée » parce qu'avec d'autres passagers, elle s'était indignée des conditions inhumaines dans lesquelles un ressortissant mauritanien en cours d'expulsion était placé dans l'avion; elle affirme sur les ondes de RFI n'avoir « jamais réellement su ce que fouiller au corps voulait dire » jusqu'à ce 11 mars, en dépit de sa longue carrière d'avocate. Madame Fatimata M'Baye est aussi vice-présidente de la Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH) et est militante des droits de l'Homme dans son pays la Mauritanie. Droits de l'Homme interdits en France!

British Airways, Londres, 27 mars 2008: 136 passagers Nigérians sont expulsés d'un avion parce qu'ils protestent contre le traitement inhumain infligé par la police anglaise à un Nigérian expulsé.

Alors que les hypocrites font mine de célébrer Aimé Césaire le Nègre Fondamental,
C'est donc partout en Europe que l'on interdit les droits de l'Homme aux "Nègres".
C'est donc partout en Europe que l'on sanctionne ceux qui défendent les "droits des Nègres".

C'est ainsi que quand le responsable communication du Ministère de "l'Identité Nationale" traite sur un lieu public un vigile de "sale noir", son Ministre Hortefeux estime que c'est une "affaire privée", signifiant ainsi qu'il n'y a pas lieu d'en faire une affaire politique.
Le racisme anti-Nègres n'est donc qu'un détail de la vie privée qui ne doit déclencher aucune vague d'indignation au niveau de la Nation.
C'est comme le racisme sur les terrains de foot.

En ce 3 mai, journée mondiale de la liberté de la presse, les journalistes se feront-ils l'écho de ces dérives contraires aux Droits de l'Homme ?
Ou préféreront-ils rester dans les rangs et se taire pour continuer de profiter des 7650,00 euros d'exonérations fiscales sur leurs revenus salariaux ?

Pour voir le témoignage vidéo de Serge: http://www.thotep.com/article.php3?id_article=554


Gilbert Léonard

Avec ou sans papier, la lutte continue!

A part cela, le capitalisme, c' est la "démocratie"... et la Belgique est gouvernée par des partis pseudos démocratiques autoproclamés...
Faisons le savoir partout dans le monde et en particulier en Afrique qui fut pillée pendant plusieurs siècles par les puissances occidentales qui se prévalent aujourd'hui des "droits de l'homme" et qui paraît-il, à un moment donné de l' Histoire ont "banni l'esclavage" (Merci!), sous prétexte de civilisation évangélique...
RoRo




-------- Message original --------

Sujet: Avec ou sans papier, la lutte continue!
Date: Sun, 4 May 2008 18:35:56 +0200 (CEST)
De: Tom mailto:titom75@yahoo.fr


http://medias.68mai08.org/docs/bandeau_sans-papier_68Mai08.jpg


Bonjour à tous

La répression se durcit contre les sans-papiers, on vous attend aux prochains rendez-vous pour manifester votre solidarité:

Lundi 5 mai :

- 11H30 : Action devant l’'Office des étrangers

Pour la libération de Diallo, Mamadou, Sow Abou, Guinnouni, Zakarea, Saïd, Kamara, Hassan Arbai, Alpha, Amir, Djibi, Baldé, Sekou, et de tous les sans-papiers !
Plus d'infos sur http://www.cemab.be/calendar/event_display_detail.php?event_id=16082

- 15H00 : réunion de coordination des actions en vue de libérer les sans-papiers arrêtés et contre la répression policière. A l'’occupation, 129 Av. Buyl (ULB - Ixelles)


Mercredi 7 mai :

- Manifestation européenne contre la directive de la honte
RDV 11H30 à l'ULB( devant les PUB) ou à 12H30 Place Schuman
Plus d'infos sur http://www.cemab.be/calendar/event_display_detail.php?event_id=16077
Plus d'infos sur http://www.directivedelahonte.org/



http://medias.68mai08.org/docs/bandeau_sans-papier_68Mai08.jpg





Le résumé des derniers évènements:

Jeudi 24 avril

- A l’appel de l’UDEP et du Comité d’Actions et de soutien, une centaine de manifestants, dont une moitié d'étudiants de l'ULB, qui réclamaient une régularisation des sans-papiers en Belgique et une position politique de l'Université libre de Bruxelles sur la question de l'immigration, ont perturbé à partir de 14 heures le trafic automobile avenue Franklin Roosevelt à Bruxelles.
Plus d'infos sur http://www.cemab.be/news/2008/04/5305.php
Plus d'infos sur le blog de l'UDEP

- Manifestation pour la libération d'une femme sans-papier de l’occupation de l’Eglise de Béguinage qui s’était fait arrêtée au commissariat de Molenbeek alors qu’elle s’y rendait pour répondre à une convocation officielle. En guise de réponse, le bourgmestre socialiste Philippe Moureaux a envoyé la police anti-émeute.
Plus d'infos sur http://www.cemab.be/news/2008/04/5306.php


Mardi 29 Avril

Suite à la rafle ordonnée par Freddy Thielemans (bourgmestre PS de Bruxelles), lors d’une manifestation pacifique et autorisée, au moins 13 citoyens sans-papiers ont été emprisonnés en centres fermés.
Dans l'après-midi, la police avait procédé avec violence à 145 arrestations, dont 90 citoyens sans-papiers, lors de la manifestation tenue devant l'office des étrangers.
Une manifestation spontanée réclamant la libération de tous s'est ensuite déroulée devant le Palais de Justice où était incarcérés les 145. Vers 5 heure du matin, après avoir annoncé que 13 personnes resteraient enfermées, la manifestation a été dispersée brutalement par la police anti-émeutes, usant d'auto-pompes, de gaz aux poivres et ne lésimant pas sur les coups.
Plus d'infos sur http://www.cemab.be/news/2008/04/5317.php
Plus d'infos sur le blog de l'UDEP
Plus d'infos sur liege.indymedia.org


Mercredi 30 Avril

Deux cent militants défendant les droits des sans-papiers sont venus troublé la fête du progrès en cette veille du premier mai. Les manifestants réclamaient la libération de tous les sans-papiers incarcérés dans les centres fermés et dénonçaient également les violences perpétrées la veille par la police de Bruxelles.
Plus d'infos sur http://www.cemab.be/news/2008/05/5318.php

Durant la même nuit, les symboles de la répression vis-à-vis des sans-papier ont été attaqué à coups d'affiches par un groupe de révoltés animé par l'esprit de Mai 68
Plus d'infos sur http://www.cemab.be/news/2008/05/5321.php


Jeudi 1er Mai

Les sans-papiers de l’UDEP et d'autres manifestants ont tenu un cercle du silence, place Rouppe, lors du 1er mai de la FGTB.
Freddy Thielemans, présent lors de cette fête du 1er Mai a été vivement interpellé par les 150 manifestants. Après avoir refusé tout dialogue, il a quitté précipitamment les lieux sous bonne escorte policière.
Plus d'infos sur le blog de l'UDEP
Plus d'infos sur liege.indymedia.org

Ebenizer Folefack Sontsa, un sans-papier camerounais, s’est suicidé au centre fermé de Merksplas. Selon son avocat, il avait fait l'objet d'une tentative d'expulsion violente samedi passé et n'aurait pas supporté la perspective d'une seconde tentative d'expulsion. Au cours de cette tentative, des passagers refusant l'expulsion ont été enfermés plusieurs heures en cellule par les policiers.
Plus d'infos sur le blog de l'UDEP


Samedi 3 Mai

Suite à l'enfermement en centre-fermé des 13 sans-papiers arrêté le 29 avril et au suicide de Ebenizer Folefack Sontsa, 2 manifestations étaient organisées devant les centres fermés de Merksplas et de Vottem
Plus d'infos sur liege.indymedia.org
Plus d'infos sur http://www.cemab.be/news/2008/05/5344.php
Plus d'infos sur le blog de l'UDEP



http://medias.68mai08.org/docs/bandeau_sans-papier_68Mai08.jpg



La lutte continue!


Tom

samedi 3 mai 2008

190 ième anniversaire de la naissance de KARL Marx.]

Ce message me vient de notre ami René ANDERSEN, militant communiste belge de la région de Charleroi, qui vit aujourd'hui dans les environs de Dresden, ex-Rda.
Outre l'histoire tragique de Dresden, où les alliés (criminels de guerre) ricano-britanniques, ont massacré inutilement plusieurs dizaines de milliers de civiles, en guise d' avertissement à l' Urss, je me souviens de Karl-Marx-Stad. Dans cette ville nouvelle rebatie, à la Pentecôte 1967, j'y ai représenté officiellement la Jcb (Jeunesse communistre de Belgique) au Ve Parlement de la Fdj, en présence notamment d' Eric Hoenecker, ancien résistant anti-fasciste qui fut odieusement poursuivi par la "Justice" de la nouvelle "démocratie", instaurée après l' Ansschluss de la Rda...
Un séjour, des rencontres inoubliables, avec les jeunes communistes de Rda et avec la population, présente par milliers dans les rues... Un peuple qui ne mourrait pas de faim, puisque après toutes les difficultés et même certaines erreurs de l' après-guerre, la Rda était devenue la 8e puissance économique mondiale, avec un régime entièrement construit sur les ruines du nazisme, avec une population qui jouissait d'un standard de vie qui équivalait malgré tout à celui de la Grande-Bretagne... Malgré aussi, le refus des puissances raicano-otano-occidentales de reconnaître son existence officielle pendant plusieurs décennies ..., comme ce fut le cas de la Chine d' ailleurs, de l'ex- Urss et de Cuba qui ont subi et/ou subisent encore le blocus économique.
RoRo



-------- Message original --------

Sujet: 190 ième anniversaire de la naissance de KARL Marx.
Date: Sat, 03 May 2008 16:09:04 +0200
De: René Andersen mailto:rene.andersen@online.de
Pour :: Frau Claudine Polet mailto:claudinepolet@skynet.be, Romain mailto:roger.romain@skynet.be


Salut camarades,
Le 5 mai 1818 naissait Karl Marx, à Trier (Trèves)sur les bords de la Moselle. A l ' occasion du 190 ième anniversaire de sa naissance diverses manifestations en son hommage seront organisées en Allemagne (notamment ) Ce sera le cas ce jour, à Chemnitz (qui porta le nom de Karl-Marx-Stadt de 1953 jusqu'en 1990). "Ils" ont beau changer le nom des rues, des villes, ou même tuer et tout détruire comme en Irak, Afghanistan,Palestine et ailleur, dans le monde-rien ne pourra empêcher le Monde civilisé dont parlait K.Marx d'avoir le dernier mot.
A bientôt, Andersen René

vendredi 2 mai 2008

Le Quotidien du Peuple en ligne - L'Ambassadrice de Chine en Grande-Bretagne vous donne une juste idée du Tibet]


-------- Message original --------

Sujet: Fw: Le Quotidien du Peuple en ligne - L'Ambassadrice de Chine en Grande-Bretagne vous donne une juste idée du Tibet
Date: Fri, 2 May 2008 09:38:49 +0200
Répondre à :: melusine mailto:melusine@nerim.net





Subject: Le Quotidien du Peuple en ligne - L'Ambassadrice de Chine en Grande-Bretagne vous donne une juste idée du Tibet


L'Ambassadrice de Chine en Grande-Bretagne vous donne une juste idée du Tibet

Nombreux sont les Britanniques qui, en se fondant sur de pures hypothèses, croient que le Tibet est un pays indépendant, alors qu'ils ne savaient pas que leur propre pays avait envahi à deux fois cette contrée qui était intégrée depuis de très longues années dans l'immense et vaste territoire de la nation chinoise. Déjà un siècle avant que l'Anglais Georges Everest (1790 - 1866) (cartographe et Surveyor-General of India de 1830 à 1843) qui arriva au Tibet au début du 19ème siècle, le gouvernement chinois de l'époque dépêcha successivement dans cette région deux équipes de topographes qui procédèrent au levé des cartes et des plans de terrains assez étendus sur ce haut-plateau mystérieux couvert de neige. Une carte publiée en 1760 sous le règne (1736 à 1795) de l'empereur Qianlong de la dynastie des Qing (1644 à 1911) porte déjà le nom de Chomolungma (en tibétain : la très haute déesse), alors que la plupart des Occidentaux pensaient que ce plus haut sommet du monde a été « découverte » par ce monsieur Georges Everest qui était un cartographe et occupait le poste de Surveyor-General of India de 1830 à 1843 et lui a donné le nom de « Mont Everest » qui est imprégné d'un profond sens colonialiste et qui est utilisé jusqu'à aujourd'hui.

En réalité les Occidentaux présomptueux et prétentieux étaient tout à fait ignorants sur ce point-là. Ils ne savaient pas que déjà avant la naissance du grand-père de ce sieur Everest, les Tibétains ont donné à ce mont qui les protégeait depuis des millénaires le merveilleux nom de « Chomolungma » qui signifie en tibétain ' la très haute déesse', ...

Le 15 avril dans la matinée, l'Ambassadrice de Chine au Royaume-Uni Fu Ying - la première représentante diplomatique chinoise d'ethnie minoritaire issue d'une famille mongole de la steppe de la Mongolie intérieure, a prononcé, au Centre de conférence Elisabeth II qui se trouve au centre de Londres tout près de Houses of Parliament, un discours qui a été fort applaudi.

Elle a dit : il ne faut pas que le fossé créé par le manque d'informations réelles et objectives empêche les Anglais de connaître la véritable Chine.

« Certains médias de votre pays ont publié des articles mensongers et erronés qui prétend que la liberté d'expression n'existe pas en Chine. Sur ce point-là, a-t-elle ajouté, je peux vous citer un exemple. »

Elle a continué en disant : Début mars dernier, lors des deux sessions de l'APN (Assemblée populaire nationale, instance législative suprême de la Chine) et de la CCPPC (Conférence consultative politique du peuple chinois, organe consultatif suprême de l'Etat chinois), la Télévision centrale de Chine (CCTV) et un des principaux sites internet chinois ont organisé ensemble une opération de collecte d'avis, d'opinions et de propositions qui est appelée « J'ai des questions à poser au Premier Ministre ». Dans le courant des deux premières semaines du lancement de cette opération, plus de 40 millions d'internautes ont accédé au réseau internet et ont envoyé d'innombrables messages qui portent sur plus de 3 millions de questions qui concernent respectivement sur la hausse des prix, sur le salaire trop bas qui crée des difficultés familiales, sur les emplois, sur les soins médicaux, sur la pension de retraite, sur ..., Certains autres formulent des suggestions et des propositions. Il y en a qui adressent des reproches au Conseil des Affaires d'Etat pour son travail et d'autres qui critiquent les mesures politiques appliquées par le gouvernement et l'Etat.

« Dans un pays où la liberté d'expression est interdite, comment pourrait-il avoir un aussi grand nombre de personnes qui se précipitent pour poser tellement de questions au chef du gouvernement ? », s'est-elle demandée.

« Moi, je suis de nationalité mongole, laquelle figure parmi les 56 membres de la grande famille de la nation chinoise. Votre pays compte quatre ethnies dont Anglais, Ecossais, Irlandais et Gallois, tandis qu'en Chine, on en compte 56, dont Tibétains, Mongols, Hans et autres qui ensemble vivent harmonieusement et en bonne intelligence au sein de la grande famille qu'est la nation chinoise. Et cela, c'est la culture chinoise.»

Lors d'un grand meeting tenu en début d'avril, Fu Ying avait dit : « Je suis moi-même parmi les Chinois qui ont bénéficié de la réforme et de l'ouverture sur l'extérieur, c'est pourquoi je soutiens fermement et résolument cette politique. »

Le 5 août à la veille du passage à Londres du relais de la flamme olympique, un article écrit par elle a été publié par « The Times ». Il y est dit : « Le Tibet est une très belle contrée qui a une grande attirance pour moi et j'y suis allée plusieurs fois et j'en éprouve de la nostalgie après l'avoir quittée malgré qu'il n'est pas mon pays natal. » Il y est insisté en outre que l'histoire et la culture particulières du Tibet font en sorte que qu'elles occupent une position et une place tout à fait particulières au sein de la culture de la civilisation chinoise.

Fu Ying a condamné énergiquement et fermement les troubles et les incidents survenus lors du passage du relais de la torche olympique et elle a interpellé sévèrement certains journalistes : « Pourquoi vous négligez et vous ne vous intéressez pas à la prise de photo de souvenir par un couple de jeunes mariés lors du passage du relais, ni à l'accueil chaleureux et enthousiaste réservé aux relayeurs de la torche olympique par la communauté chinoise en Angleterre (ressortissants chinois, Anglais d'origine chinoise et étudiants chinois) ? Pourquoi aucun de vous ne songe à photographier les scènes émouvantes lors du passage du relais ? Et pourquoi vous ne vous intéressez qu'aux perturbateurs et aux saboteurs de la fête ? »

L'équipe dirigeante et deux rédacteurs en chef de Telegraph Media Group ont reconnu qu' « il manque d'objectivité dans certains reportages des médias locaux et le public est facilement induit en erreur. » et d'ajouter que les organismes d'information britanniques n'ont pas assimilé assez de connaissances pour pouvoir connaître un aussi grand pays que la Chine qui se développe à un rythme de croissance tellement rapide, ce qui influencera les reportages ultérieurs. Ils ont proposé à leurs collègues chinois de faire également des efforts pour prendre contacts avec les médias et les organes de presse occidentaux et pour leur fournir des informations et faire entendre la voix de l'autre côté.

Un autre succès obtenu par l'Ambassadrice chinoise c'est qu'elle a été invitée à envoyer ses articles à plusieurs médias. Et son article intitulé « Réflexions sur le passage à Londres du relais de la flamme olympique » a été publié par « Sunday Telegraph » juste après sa conversation avec des responsables de Telegraph Media Group.

La parution de cet article a suscité le soir même un débat en ligne animé et chaleureux de la part du public anglais. Parmi les commentaires et les questions publiés en ligne, un grand nombre sont objectifs, conformes à la réalité et démontrent les connaissances solides et l'esprit pénétrant de leur auteur, mais d'autres prouvent que pas mal d'Anglais ne possèdent pratiquement pas de connaissances sur l'histoire sur la réalité actuelle de la Chine, y compris les problèmes du Tibet.

En tant que diplomate, je désire communiquer davantage avec la population du pays où je suis accréditée. Mais les reportages non-conformes à la réalité chinoise publiés par des médias locaux démontrent que mes efforts de communication ont visé surtout les autorités gouvernementales, c'est pourquoi je pense que désormais il me faut également faires des efforts pour communiquer par le biais des médias et d'autres moyens avec les masses populaires et ce sera un travail d'importance que je tiendrai en compte. »

« Evidemment, en communiquant avec les journalistes occidentaux qui ont l'habitude de collectionner et de soutirer des informations curieuses, bizarres et singulières, il faut que je fasses valoir mon courage, mon intelligence et ma patience. A cet effet, moi et mes collègues, nous devons travailler plus assidûment et plus ponctuellement. »

L'auteur de cet article est Fu Ying, ambassadrice de Chine en Grande-Bretagne.

--Page spéciale: Le vrai Tibet

Source: le Quotidien du Peuple en ligne


http://french.people.com.cn/Horizon/6402209.html


AU FIL DES JOURS 14


-------- Message original --------

Sujet: AU FIL DES JOURS 14
Date: Fri, 2 May 2008 15:11:42 +0200
Répondre à :: melusine mailto:melusine@nerim.net




----- Original Message -----
From: comaguer
To: comaguer
Sent: Friday, May 02, 2008 1:35 PM
Subject:AU FIL DES JOURS 14


Comaguer

Au fil des jours...

02.05.08

AFDJ14

Incurable capitalisme !

« La Tribune » du 8 avril raconte une histoire exemplaire.

En 1999 Renault met en vente, avec d’autres fonderies, sa fonderie d’aluminium de Cléon qui produit les carters des boites de vitesse pour les voitures produites par l’entreprise.

La fonderie est donc ravalée au rang de sous-traitant avec la pression supplémentaire sur les coûts et les salaires qui accompagnent toujours ce changement de statut.

Le premier racheteur est une filiale commune de RENAULT et FIAT : TEKSID

En 2002 la fonderie de Cléon est revendue à un fonds de pension étasunien QUESTOR qui la revend lui-même en 2007 à un fonds d’investissement allemand BAVARIA.

En 2008 BAVARIA la remet en vente car il ne veut pas investir les 20 millions d’euros nécessaires à la modernisation de l’usine.

Derrière ce monopoly boursier, le gâchis habituel :

Les investisseurs successifs extraient un maximum de plus value, font suer le burnous et font cracher du cash à la fonderie. *

( * L’article est, hélas, muet sur l’évolution des effectifs et des salaires de l’entreprise entre 1999 et 2008 comme sur le montant des plus values financières réalisées par les différents revendeurs )

Ils n’investissent pas un euro dans l’entreprise.

Résultat industriel : une production de mauvaise qualité, des clients qui se détournent et un dépôt de bilan en vue.

Devinez qui rachète ? RENAULT !

Pour, parait-il, un euro symbolique, mais RENAULT devra investir les 20 millions d’euros que BAVARIA n’a pas voulu débourser pour moderniser.

Question : RENAULT revendra-t-il une nouvelle fois après modernisation ?

Question subsidiaire mais de portée plus générale : C’est bientôt fini, ce délire ?


jeudi 1 mai 2008

Le Premier ministre touche plus de 200.000 euros bruts par an]

Sans compter tous les avantages inhérents à la fonction comme le dit le texte ...

En son temps, Guy COEME disait que sa profession, c' était "député". Il était né, par la gâce divine, pour "servir les gens", par vocation ...

En Belgique, nous avons aussi et ainsi des ministres indéboulonnables, toujours bons pour tous les postes, dans n'importe quel gouvernement de coalition gouvernementale, pour faire n'importe quoi. Une certaine Laurette O... pourrait en dire quelque chose ... Eternel(le) vice-premier(e) ministre, c' est pas mauvais non plus ... C' est moins risqué et c' est toujours "démocratique" ...
RoRo

From: Actualité belge
Sent: Wednesday, April 30, 2008 2:06 PM
Subject: Le Premier ministre touche plus de 200.000 euros bruts par an

30.04.2008 07:12

Le Premier ministre touche plus de 200.000 euros bruts par an

Les ministres belges gagnent en moyenne un peu plus de 200.000 euros bruts par an, mais le salaire des managers nommés par les ministres est de loin bien supérieur, indique mercredi La Libre Belgique.

Le Premier ministre et les vice-Premiers ministres gagnent 212.214 euros bruts par an. Les ministres ordinaires ont droit à 208.570 euros bruts par an et les secrétaires d'Etat à 198.583 euros bruts par an. A ce chèque, il faut ajouter, parmi les principaux avantages, une voiture avec carburant, un gsm et ses communications, de même qu'un personnel de maison (une personne) généralement affecté à l'entretien de leur domicile privé. Le salaire des top managers, des patrons d'entreprises publiques ou semi-publiques, nommés par les ministres, est de loin bien supérieur: 2,2 millions d'euros pour Didier Bellens (Belgacom), 820.000 euros pour Johnny Thijs (La Poste) ou encore 480.000 euros pour les administrateurs des holdings de la SNCB. (GFR)

mercredi 30 avril 2008

Italie: Gianfranco Fini élu président de la Chambre

ITALIE: Après Rome, les nouveaux fascistes s' installent aux postes-clé.

La relève du jusqu'auboutiste milliardaire BERLUSCONI -grand allié de Bush- est déjà assurée: l' Italie, pays membre de l' Euro-dictature capitaliste, prépare de nouveaux Mussolini pour le IVe Reich des multinationales ...
RoRo

From: Politique
Sent: Wednesday, April 30, 2008 2:33 PM
Subject: Italie: Gianfranco Fini élu président de la Chambre

Italie: Gianfranco Fini élu président de la Chambre

Gianfranco Fini, dauphin du futur chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi et ancien néo-fasciste, a été élu mercredi président de la Chambre des députés.

Il a été élu au quatrième tour par 335 voix sur les 611 députés présents, la majorité requise étant de 306 voix, a annoncé Pierluigi Castagnetti qui présidait la séance. Gianfranco Fini est le premier homme politique issu de l'ancien parti néo-fasciste Mouvement social italien (MSI) à accéder à une fonction aussi haute de l'Etat italien, le président de la Chambre des députés étant la troisième personnalité dans la hiérarchie. Lors des trois premiers votes mardi, M. Fini n'avait pas réussi à atteindre la majorité requise des deux tiers. M. Fini, 56 ans, est président d'Alliance nationale, parti conservateur issu de l'ancien MSI. Il a occupé les fonctions de vice-Premier ministre (2001-2006) et de chef de la diplomatie italienne (2004-2006) dans le précédent gouvernement Berlusconi. (GFR)

mardi 29 avril 2008

Consultez les photos de Romain Roger sur Windows Live Spaces]

La dernière photo est consacrée à mon fils Stéphane qui a péri tragiquement il y a déjà 10 ans, le 1er Mai 1998, la veille de ses 25 ans...
Grand merci à tous ceux qui se souvienne encore de cet horrible événement familial et d' avoir encore une ptite pensée pour lui en cette veille de 1er Mai !
RoRo

Romain Roger veut partager des photos avec vous
Afficher les photos
Images de ma vie, de ma famille, de mes amis... (11)
Regardez l'album photo que j'ai publié sur Windows Live.

Les liens fonctionnent mal ? Collez ce lien dans votre navigateur.
Afficher les photos : http://romaindecourcelles.spaces.live.com/photos/cns%21AF336575BD9B73BE%21415

BELGIQUE: LA PIEUVRE BRUNE ET NOIRE]

BELGIQUE: LA PIEUVRE BRUNE ET NOIRE



From: LE DRAPEAU ROUGE
Sent: Tuesday, April 29, 2008 10:25 AM
Subject: LA PIEUVRE BRUNE ET NOIRE



Voici un schéma (source: ResistanceS)représentant les liens et les ramifications des différents groupuscules d'extrême-droite en Belgique Francophone.

Vous remarquerez que ceux qui se disent "modérés", "démocratiques", et "ouverts" sont bel et bien liés à des mouvements qui prônent la peine de mort, l'exclusion et la mise en place d'un état policier et/ou militaire.

A vous de juger qui est méchant...

extrême droite

BELGIQUE: LA PIEUVRE BRUNE ET NOIRE

BELGIQUE: LA PIEUVRE BRUNE ET NOIRE


From: LE DRAPEAU ROUGE
Sent: Tuesday, April 29, 2008 10:25 AM
Subject: LA PIEUVRE BRUNE ET NOIRE



Voici un schéma (source: ResistanceS)représentant les liens et les ramifications des différents groupuscules d'extrême-droite en Belgique Francophone.

Vous remarquerez que ceux qui se disent "modérés", "démocratiques", et "ouverts" sont bel et bien liés à des mouvements qui prônent la peine de mort, l'exclusion et la mise en place d'un état policier et/ou militaire.

A vous de juger qui est méchant...

extrême droite

Municipales à Rome: la droite triomphe et enlève la capitale à la gauche: un neo-fasciste s' empare de Rome ...

Un neo-fasciste s' empare de ROME :

Triste bilan pour la fausse "gauche", réformiste, participationniste, opportuniste et collaborationniste, déjà battue aux récentes législatives italiennes ! Les amis de Gianni Alemanno peuvent lever le bras et la main tendus (vu ce mardi à la télé!): l'Euro-dictature devient de plus en plus noire, sur fond de paupérisation, de racisme, de nationalisme, d' européanisme, d' atlantisme, de ricanisme, de libéralisme et de répression de plus en plus poussée.
Je ne cesse de le répéter, dans cette Europe pillée et exploitée par les multinationales et transnationales capitalistes, il est grand temps de recréer une véritable gauche, marxiste-léniniste, révolutionnaire et internationaliste, qui se battra de nouveau pour et aux côtés des peuples travailleurs dans la solidarité et l'union.
Son sale travail accompli, à la tête de l' Euro-dictature et de l' Italie, le fameux Prodi semble avoir jeté définitivement l'éponge, quoiqu'il puisse encore rejaillir ailleurs ...
Quand donc les syndicats vont-ils également se réveiller pour appuyer véritablement un grand mouvement revendicatif dans la lutte ?
RoRo




From: Politique
Sent: Tuesday, April 29, 2008 10:54 AM
Subject: Municipales à Rome: la droite triomphe et enlève la capitale à la gauche



Municipales à Rome: la droite triomphe et enlève la capitale à la gauche

28.04.2008 21:05

Municipales à Rome: la droite triomphe et enlève la capitale à la gauche

La droite a triomphé à Rome, son candidat Gianni Alemanno réussissant à enlever la capitale italienne à la gauche qui la dirigeait depuis 15 ans, grâce à une confortable avance de sept points, selon des chiffres définitifs publiés lundi soir par le ministère de l'Intérieur.

Ce résultat est une catastrophe pour le Parti démocrate (PD) de centre gauche de Walter Veltroni, déjà nettement battu aux législatives des 13 et 14 avril par Silvio Berlusconi. C'est "une victoire historique", s'est félicité le futur chef du gouvernement, tandis que Walter Veltroni déplorait "une défaite très grave, très lourde". M. Alemanno l'a emporté avec 53,65% des voix, contre 46,34% à son rival, le ministre de la Culture sortant et ex-maire de Rome Francesco Rutelli. Ce succès "vient compléter notre victoire aux législatives" et "les Romains ont choisi le programme de bonne gouvernance du PDL dont l'objectif est de conjuguer une plus grande sécurité à Rome et la modernisation des infrastructures urbaines", a estimé Silvio Berlusconi, chef du parti du Peuple de la liberté (PDL). (CYA)

dimanche 27 avril 2008

Scénario de l'affrontement stratégique sur la scène asiatique Guy Spitaels

Pour ceux qui ne le connaissent pas: Guy Spitaels fut en Belgique Président du Parti "socialiste" francophone ...
RoRo

-------- Message original --------

Sujet: Scénario de l'affrontement stratégique sur la scène asiatique Guy Spitaels
Date: Fri, 25 Apr 2008 16:42:06 +0200
Répondre à :: melusine mailto:melusine@nerim.net




Extrait du livre Chine USA la guerre aura-t-elle lieu? Guy Spitaels (2007)

Livre à lire absolument



Scénario de l'affrontement stratégique sur la scène asiatique


2. LE TIBET, RÉGION AUTONOME
L’éloignement, le relief et la différence culturelle font du Tibet un monde à part.
Peuplant naturellement la « région autonome du Tibet », les Tibétains sont aussi présents dans les provinces voisines, notamment dans l’ouest du Sichuan et du Qinghai. Nombre de livres et de rapports parlent de 14 millions d’habitants, soit 6 millions de Tibétains et 8 millions deHans. En fait, il s’agit là du «Grand Tibet », ce qu’on appelle aussi le « Tibet historique », tel qu’il fut conquis au xIIIe siècle par les Mongols.

Pour la région autonome du Tibet qui nous occupe ici, la population s’élève à 2,6 millions d’habitants, soit une augmentation de 1,6 million depuis 1950, dans un espace qui demeure de très basse intensité de peuplement au monde, soit 2 habitants au km2. Dans cette population, les Tibétains sont 92 % et les Hans 6 %. Situation donc radicalement différente de celle du Xinjiang, où les Hans et les Ouïgours font à peu près jeu égal.
Au début du xxe siècle, les serfs et les esclaves représentaient 95 % de la population tibétaine, la quasi—totalité de la population était analphabète et l’espérance de vie de 35 ans. Cette dernière s’élève aujourd’hui à 65 ans.
La politique de l’enfant unique est appliquée à la population Han mais pas aux Tibétains. Aussi le taux de natalité excède-t-il 23 %o et le taux de croissance de la population est—il de 15 %o.
A la fin des années 1990, 72 % des cadres travaillant au Tibet étaient des Tibétains ethniques.
Dans le gouvernement et l’Assemblée exprimant l’autonomie régionale, la majorité des membres sont tibétains—ethniques : 82 % à l’Assemblée populaire de la région, 92 % au niveau des comtés et 94 % pour les organes locaux. Ajoutons que la région autonome dispose naturellement d’un système d’éducation laïque.
Après avoir visité le Tibet, en octobre 2006, Philippe Paquet, spécialiste de la Chine à La Libre Belgique, donnait une appréciation me semble-t-il analogue à la mienne. « Depuis la fondation de la région autonome en 1965, le PIB régional a été multiplié par vingt j...] Près de 44 000 km de routes ont été réalisés j...] Quelque 1300 cliniques et hôpitaux ont été construits [...1 Quelque 87 % des enfants en âge d’école sont scolarisés et grâce à la création d’un enseignement pour adultes, le taux d’alphabétisation de ceux-ci a été porté de 15 % en 1987 à plus de 70 % aujourd’hui. L’université du Tibet accueille à Lhassa 10 000 étudiants, dont plusieurs dizaines d’aspirants tibétologues.Tout cela au prix d’investissements massifs du gouvernement central de Pékin près de huit milliards de yuan pour la seule décennie 1994-2004. »

*

Cela étant, parcourons l’histoire du Tibet pour en retenir quelques points de repère.
Depuis la dynastie des Yuan (127 1-1368), le Tibet fait partie de la Chine. En 1271, les conquérants mongols, après avoir défait les Song, s’instituèrent en effet comme dynastie des Huan. Le gouvernement central inclut alors le Tibet dans une unité administrative sous son contrôle direct. Quinze postes d’étapes furent établis entre le Tibet et la capitale Dadu (le Pékin d’aujourd’hui).
Avec la naissance de la dynastie des Ming, en 1368, des titres princiers furent attribués aux responsables religieux. Le dalaï—lama payait tribut à la cour des Ming qui avaient tout en même temps établi des garnisons dans les parties centrale et occidentale du Tibet pour des raisons militaires et politiques. La succession du souverain spirituel et temporel était soumise à l’approbation de l’empereur de Chine.
Puis, en 1644, arrivèrent les Qing qui accrurent leur contrôle sur le Tibet et développèrent son cadre légal.
« A partir de 1751, le contrôle de la Chine sur le Tibet deviendra définitif et ne cessera guère depuis cette date. » Voilà le jugement d’importance du maître incontesté des études chinoises en France, Jacques Gernet, dont nous se saurions trop recommander la lecture du livre, Le Monde chinois.
En 1793, la dynastie se chargea avec les autorités tibétaines de la protection des frontières, des relations avec le monde extérieur, desressources fiscales, du pouvoir monétaire et du soutien aux monastères.
En 1890, les Anglais signèrent avec Pékin des accords appelés à réglementer les questions afférentes au commerce et à la circulation au Tibet comme en Birmanie.
En 1904, les Britanniques forcèrent la route vers Lhassa. Mais, deux ans plus tard, ils conclurent un traité avec la Chine par lequel, soucieux d’occuper au Tibet des positions commerciales, ils renonçaient à toute annexion de territoire de même qu’à toute interférence dans l’administration.
En 1907, Londres et Moscou adoptèrent une convention dont l’article 2 prévoyait que « se conformant au principe admis de la suzeraineté de la Chine sur le Tibet, la Grande—Bretagne et la Russie s’engagent à ne traiter avec le Tibet que par l’entremise du gouvernement chinois » (La nouvelle histoire du Tibet). En 1908, l’Empire mandchou plaça la région sous son administration directe.
Après la révolution de 1911, le gouvernement de la République maintint sa juridiction sur le Tibet, comme l’avaient fait les trois dernières dynasties. Telle n’est pas la lecture de l’histoire que donnent les exilés tibétains qui considèrent les décennies qui suivirent comme la dernière période d’indépendance de leur pays. Toutefois, aucun Etat n’accorda la reconnaissance diplomatique au Tibet et celui-ci reconnut bien la souveraineté chinoise en envoyant des délégués successivement au comité de rédaction d’une nouvelle Constitution de la République de Chine en 1925, à l’Assemblée nationale en 1931, au 4~ congrès du Kuomintang en 1931, et à l’Assemblée nationale en 1946 et en 1948 pour rédiger une nouvelle Constitution.
Parallèlement, le gouvernement nationaliste avait institué une commission pour les affaires tibétaines et mongoles qui contrôlait l’administration des territoires habités par ces minorités et en 1940, il l’avait localisée à Lhassa.
Après la fondation de la RPC, l’armée populaire entra au Tibet en 1950, absorba les forces armées tibétaines tandis qu’un traité était signé à Pékin, le 23 mai 1951 avec une délégation tibétaine conduite par le dixième panchen-lama, second leader spirituel par ordre d’importance.

En 1954, le 14e dalaï-lama fut élu vice-président du Comité permanent de l’Assemblée nationale populaire.
A la fin de la guerre de Corée en 1953, Pékin craignait surtout que les efforts diplomatiques des Tibétains et des soulèvements n’aboutissent à une implication politique et militaire américaine. Les Etats-Unis n’invitaient—ils pas à répétition le chef d’Etat tibétain?
En 1956, éclata une rébellion armée que la République populaire réprima sévèrement. Après le bombardement des monastères de Chatreng et Litang et les nouveaux bombardements de Lhassa (1959), les victimes se comptèrent par milliers pour d’aucuns, par dizaines de milliers pour d’autres. Le Premier ministre Tchou En-Lai donna ordre de dissoudre le gouvernement régional en 1959 et la Région autonome fut officiellement créée en 1965.
En juin 1958, avait commencé l’aventure de la résistance tibétaine. L’ANVD reçut d’abord l’aide de Chiang Kai-Shek et puis celle de Washington sous Eisenhower.
Sept cents Tibétains furent recrutés et transférés aux Etats—Unis pour leur formation. En 1959, des armes, du matériel puis des résistants furent largués sur le Tibet. En 1960, on compta quarante-deux largages de quatre cents tonnes d’armes et de nouveaux résistants (Gilles Van Grasdorfi). Pendant ce temps, un U2 de la CIA photographiait chacune des zones. En 1965, semblable opération se poursuivait encore.

Exfiltré dès mars 1959, par un agent de la CIA, Anthony Posaepny, le dalaï—lama s’enfuit en Inde et installa à Dharamsala un gouvernement en exil. Celui-ci revendiqua la souveraineté sur le « Tibet historique », bien qu’antérieurement il n’avait gouverné que sur la moitié de ce territoire.
Telle est l’origine de la popularité de la cause tibétaine aux Etats— Unis comme en Europe. Tintin au Tibet, paru cette année-là, ne fut jamais qu’une des illustrations occidento—centristes de Hergé, primé quarante-cinq ans plus tard par l’International Campaign of Tibet.
Pour en revenir au déroulement des événements, au cours de la Revolution culturelle, les gardes rouges demohrent un grand nombre de monastères tibétains et la répression menée par l’armée chinoise fit un nombre de victimes très élevé.
Trois résolutions de l’Onu reconnurent le droit des Tibétains à l’autodeterrmnation qui resterent naturellement sans aucune suite
Après le voyage de Kissinger et de Nixon à Pékin, le dalaï-lama savait -que le Tibet ne comptait plus guère. Il envoya pour la première foi un représentant en Chine en 1979, à qui Deng Xiaoping fit entendre très clairement que le problème essentiel était que le dalaï—lama reconnaisse le Tibet comme partie inséparable~ de la Chine. Les envoyés ce dernier, dont son propre frère Gyalo Thondup, retournèrent en Chine a plusieurs repnses Des rounds de negociation se deroulèrent aussi à Berne.
Au début des années 1980, à Lhassa, Hu Yao Bang, le numéro un chinois à l’époque, s’excusa en public des erreurs du passé et des souffrances inifigées au peuple tibétain
Le tibétain fut proclamé langue officielle de la Région autonome. Il semblait que le dalaï-lama avait abandonné son appel à l’indépendance et se centrait sur l’autonomie à l’intérieur de l’espace chinois. En 1989, il obtint le prix Nobel de la paix tandis qu’au cours de ces années, sur le terrain, des bouffées de révolte antichinoises étaient réprimées sévèrement par Hu Jintao, alors secrétaire du PC de la République autonome et que la loi martiale était proclamés.
En revanche, en 2001, une grande conférence gouvernementale fut réunie pour protéger et valoriser la culture tibétaine. Par ailleurs, à la même époque, à la mort du Panchen Lama (secte des «bonnets jaunes)>), les dignitaires religieux sélectionnèrent sa réincarnation et obtinrent l’approbation du Dalaï-lama; le gouvernement conteste ce choix au motif que la procédure de sélection n’avait pas été effectuée correctement; une nouvelle sélection aboutit à la désignation d’un autre Panchen Lama qui réside à Gyantse.
Le dalaï-lama annonça alors que son successeur serait élu démocratiquement.
La Constitution dont s’est doté le gouvernement en exil, prévoit au demeurant que la fonction peut être abolie par une majorité de deux tiers à l’Assemblée qu’élisent les 100 000 réfugiés.
En décembre 2004, le Parlement européen demandait aux autorités chinoises «de mettre fin à la campagne d’éradication patriotique menée depuis octobre » par laquelle les Tibétains étaient contraints, affirmait-il, de signer des déclarations dénonçant le dalaï—lama comme. dangereux séparatiste. Le Parlement requérait aussi que «les autorités chinoises re1~chent les moines tibétains détenus et suspendent l’isolement du monastère de Drepung à Lhassa ».
Autre sensibilité, l’Inde, en signant le partenariat stratégique avec la Chine en avril 2005, réaffirmait qu’elle reconnaissait la région autonome du Tibet comme faisant partie du territoire chinois mais surtout qu’elle ne permettait pas aux Tibétains réfugiés en Inde de se livrer à des activités antichinoises.
En septembre 2006, le Parlement européen se disait toujours «profondément préoccupé par les rapports récents faisant état de la persistance de violations graves des droits de l’homme dans les régions tibétaines de la Chine, notamment des tortures, arrestations et détentions arbitraires, assignation à résidence, surveillance extrajudiciaire de dissidents, détentions sans jugement, répression de la liberté religieuse et restrictions arbitraires à la libre circulation ».
Visant aussi les campagnes « d’éducation politique » menées depuis l’été de 2005, il se préoccupait notamment de l’arrestation de moines du monastère de Drepung que refusait de dénoncer le dalaï-lama.
Au cours de l’année 2006, The Independent (Londres) croyait savoir que le dalaï—lama, âgé de 70 ans, était sur le point d’effectuer une visite en Chine et d’initier un processus de réconciliation.
On se permettra d’en douter. Le dalaï-lama n’avait-il pas déclaré en novembre 2005 que le niveau d’autonomie du Tibet devait être plus large que pour Hong Kong, Macao ou Taïwan, alors que le gouvernement chinois dans son Livre blanc de décembre 2004 avait affirmé que, tout au contraire des trois territoires cités, il ne pouvait s’agir de réintroduire au Tibet un autre système social.
Porte fermée donc à 1~» administration temporelle religieuse » comme le prévoit le projet de Constitution du dalaï-lama, comme à un «Tibet zone de paix » sans déploiement de troupes, comme il demanda à un professeur de Hong Kong d’en rédiger le projet, et bien entendu davantage encore à un Tibet libéré de la présence des Hans.
Quoi qu’il en soit, en juin 2006 le dalaï-lama s’exprima au Sportpaleis d’Anvers devant une dizaine de milliers de sympathisants, audience dont les hommes politiques occidentaux n’osent plus rêver, même en période électorale.
A cette époque, interrogé par Paula Escobar pour Le Soir, il déclarait curieusement: « La situation du Tibet n’est pas mon échec personnel mais celui des generations qui m’ont precede Elles se sont montrees totalement negligentes Elles n ont pas porte suffisamment d’attention à l’évolution du monde. » Appréciation étonnante qui n’est guère différente du jugement que porte Pékin sur les gouvernements passéistes du Tibet.
Et comment ne pas la faire sienne après la lecture de La Nouvelle Histoire du Tibet, (Perrin, octobre 2006) dont l’auteur, Gifles VanGrasdorff, paraît tout sauf un affidé de Pékin?
Que d’opposition de l’aristocratie conservatrice et des dignitaires religieux aux progressistes de l’armée, que de rivalités entre le panchen— I lama voulant ses propres troupes et le dalaï-lama, que de disputes autour des enfants élus, réincarnation de l’ancien maître, que d’intrigues continues, d’incarcérations et d’empoisonnements, de lamas brigands qui exécutent les pères des missions étrangères! Pour ne rien dire des « chefs de tribus qui préfèrent assister sans réagir, voire participer aux exactions commises contre leurs compatriotes par les soldats de l’APL ou police secrète contre de fortes sommes d’argent». Ou encore de la Révolution culturelle, mouvement de masse, sujet épineux au Tibet où « beaucoup ont effectivement détruit les édifices religieux, dénoncé leurs amis et leurs voisins comme réactionnaires ».
Et ce serait ce Tibet, témoignage d’un autre âge, qui serait l’objet d’une nostalgie respectueuse de l’Occident.
Par ailleurs, on peut aussi s’étonner de l’accueil que des personnalités politiques de premier rang dans nos pays réservent parfois au dalaï-lama. Sont-elles bien informées de l’irréalisme de ses prises de positions actuelles et de la perception de jeu trouble ressentie par les autorités chinoises?
En août 2006, c’était cette fois, à l’autre bout du monde, à OulanBator, au nord de la Chine que le dalaï-lama prenait la parole devant plusieurs milliers de personnes: aussitôt, Pékin irrité annulait les vols d’Air China avec la capitale mongole.

En septembre, le président Bush donnait son feu vert au projet des parlementaires américains d’octroyer la médaille d’or, plus haute distinction du Congrès, au leader spirituel et temporel tibétain.

D’un poids beaucoup plus impressionnant me paraissait à l’époque l’arrivée à Lhassa du train « le plus haut du monde » reliant la capitale de la région autonome du Tibet à Pékin, projet de Deng Xiaoping, entamé par Jiang Zemin et terminé par l’ingénieur Hu Jintao, qui fut secrétaire du PC au Tibet. D’une importance en effet primordiale à la fois touristique, politique et stratégique pour l’avenir de la région.



n°170 - journal Afghan -G1- Les étrangers nuisibles.]


-------- Message original --------

Sujet: n°170 - journal Afghan -G1- Les étrangers nuisibles.
Date: Sun, 27 Apr 2008 15:16:44 +0200
De: Marc Lemaire mailto:fa032881@skynet.be



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémonique de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité accepte les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.

Les informations contenues dans ce journal sont obtenues par la lecture journalière des journaux en ligne (Afp- ats - Ap - Reuters, Bassiratnet) ainsi que les sources d'informations de la résistance

Les militaires et les médias occidentaux usent d'un terme générique- Al Qaida-Talibans - pour désigner les résistants ….





journal de l'Afghanistan
n° 170 - du 19-04 au 27-04
Par M.Lemaire



Les informations contenues dans ce journal sont obtenues par la lecture journalière des journaux en ligne : Afp- ats - Ap - Reuters, Xinhuanet) et Bassirat-net, Al Manar & Chine nouvelle, ainsi que les sources d'informations de la résistance.

Ps : Avant de vous lancer dans la lecture du journal, noter ceci: 'Al Qaïda' & Al-Zarqaoui, Ben Laden Mollah omar = concept réducteur inventé par les Usa, pour désigner la résistance . idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes

NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : http://www.blogger.com/

Ps : # veut dire important (a mes yeux)





Sommaire..

Tiré à part :

Petraeus nommé à la tête des forces US au Moyen-Orient et en Asie centrale.

Asadullah Khalid : Les étrangers nuisibles.

La guerre n'arrête pas le commerce…

2 Occupation de l'Afghanistan
3 Politique
1) collaborateurs afghans 2) occupants

4 Lutte pour la libération du territoire
Détails.

L'Afghanistan en chiffre.

6 Médias et Manipulation de l'opinion / Vidéos
6-1 Bush manipule les analystes militaires. 6-2 Dedefensa : La fabrique du virtualisme 6-3 Dedefensa : Mensonge? Propagande? Ces mots n'ont pas cours avec le virtualisme.
7 Brèves 7-1 Le Pentagone souhaite plus contrôler la formation de militaires étrangers. 7-2 Communiqué de l'Emirat Islamique d'Afghanistan : Concernant le largage d'équipement militaire par hélicoptère en province de Zabul. 7-3 "Nouveau visage de la faim".
7-4 L'Afghanistan peiné par l'espionnage des services de renseignement allemands. 8 Dossiers 8-1 Dossier : Président Karzai 1 Karzaï critique 2 Karzai appelle les forces alliées à adopter une stratégie. 3 Karzaï défend la peine de mort. 9 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage 9-1 Le Pentagone, plus gros consommateur US de pétrole, s'inquiète de sa flambée. 10-0 Annexe Géopolitique et stratégie 10-1 Robert Gates : Discours pour un temps de crise.





Tiré à part :

Petraeus nommé à la tête des forces US au Moyen-Orient et en Asie centrale.

"Suite à ma recommandation, que le Président (Bush) a acceptée, il nommera le général David Petraeus nouveau chef du commandement central" US (Centcom), responsable de la supervision des guerres en Irak et en Afghanistan, a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.

Le général Petraeus, ( plus haut gradé américain en Irak ) qui remplacera à ce poste l'amiral William Fallon, prendra ses fonctions "à la fin de l'été ou au début de l'automne", a précisé M. Gates.

( sera remplacé en Irak par le général Raymond Odierno.)

"Il est le meilleur pour ce poste", a commenté le secrétaire à la Défense.

Gates a aussi recommandé la nomination du général Raymond Odierno au poste de commandant en chef en Irak.

Le ministre a précisé que le président George Bush avait approuvé ces recommandations et allait transmettre les nominations au Sénat pour approbation

(AFP / 23 avril- Reuters)



Asadullah Khalid : Les étrangers nuisibles.
Asadullah Khalid, gouverneur de la province de Kandahar, en Afghanistan, affirme que les militaires étrangers n'aident pas au bon déroulement de la campagne que mène son gouvernement contre la culture du pavot.

Asadullah Khalid ajoute en entrevue au Globe and Mail que le manque d'appui des forces étrangères, y compris celles du Canada, met en péril la sécurité des agents afghans qui oeuvrent contre un tel trafic. Jusqu'ici, 13 de ces agents ont péri lors d'opérations d'éradication du pavot.
M. Khalid donne en exemple une opération menée le 6 avril dernier qui a conduit à la mort de neuf officiers afghans dans le district de Maywand, à l'ouest de la ville de Kandahar.
Il signale que les autorités canadiennes ont été avisées trois semaines à l'avance de la conduite éventuelle de cette opération.

Or, le jour venu, selon M. Khalid, les troupes de l'OTAN ont gardé les bras croisés alors que les agents afghans étaient engagés dans une violente bataille contre les talibans qui a duré au moins une heure..

21-04-2008

La Presse Canadienne


La guerre n'arrête pas le commerce…
Un projet d'accord-cadre, sur la construction à partir de 2010 du gazoduc TAPI.

Les ministres du Pétrole du Turkménistan, d'Afghanistan, du Pakistan et d'Inde (TAPI) ont signé un projet d'accord-cadre, jeudi, sur la construction à partir de 2010 du gazoduc TAPI.

Le coût du projet, initialement estimé à 3,3 milliards de dollars, est passé à 7,6 milliards, selon l'agence officielle Associated Press of Pakistan (APP).

Après deux jours de négociations dans la capitale pakistanaise, les ministres ont informé lors d'une conférence de presse conjointe que les travaux pour le gazoduc débuteraient en 2010.

Les premières négociations sur ce projet, financé par la Banque asiatique de développement, ont eu lieu en 2002. En 2006, l'Inde a été invitée à en être un observateur et c'est la première fois qu'elle participe à des négociations sur le gazoduc en tant que membre à part entière.

L'augmentation du budget s'explique par la hausse du prix de l'acier, des coûts de construction et des compresseurs, a souligné Khwaja Asif, ministre pakistanais du Pétrole et des Ressources naturelles.

Malgré cela, le projet est toujours économique et financièrement viable, selon l'APP citant Asif.

Le ministre indien du Pétrole Murli Deora évoquera également avec le Pakistan, vendredi, le projet IPI (Iran-Pakistan-Inde) de 7 milliards de dollars.

Xinhua - 24 avril 2008

Sur le Web Source



L'Afghanistan en chiffre du 19-04 au 27/04/08

tués

blessés

Usboys / Autres boys

51

5

Policiers, armée et collaborateurs

45

57

Peuple Afghan

39

x





Occupation de l'Afghanistan
Analyse & déclaration

Canada

21-04

La ministre canadienne de la Coopération internationale, Beverley Oda, est à Kaboul afin de faire le point sur les objectifs de la présence du Canada en Afghanistan.

La ministre Oda entend rencontrer certains autres homologues afghans afin de dresser un calendrier des priorités d'ici le retrait du Canada de l'Afghanistan, en 2011.

21-04-2008

La Presse Canadienne




2 Occupation de l'Afghanistan
2-1 Sur le terrain

2-2 Les forces en présence


Allemagne
17-04

L'Allemagne a promi jeudi plus d'officiers.

Le nombre des officiers de formation policière allemands passera des 30 actuels à 45, a révélé le ministre allemand de la Défense, Franz Josef Jung, à l'issue d'une réunion avec l'émissaire de l'ONU, Kai Eide.

Le nombre des officiers de formation militaire a été doublé à 110 personnes depuis août dernier et une nouvelle augmentation est envisagée, a ajouté M. Jung.

Xinhua

17-04

Franz Josef Jung a annoncé que l'Allemagne va augmenter sa contribution à la 'reconstruction' civile en Afghanistan passant de 127 à 220 millions de dollars.

D'ici 2010, les contributions totales de l'Allemagne atteindront 1.431 milliard de dollars.

Xinhua



Pays-Bas

18-04

Plus de 1.600 soldats néerlandais se trouvent en Afghanistan où ils constituent la sixième force en importance sur la quarantaine de pays de l'OTAN qui ont fourni au total 50.000 soldats.

(AFP)


UK

21-04. Le contingent britannique en Afghanistan s'élève à quelque 7.800 hommes.

(Reuters)



3) Politique
a) Les collaborateurs afghans

Prisons, exactions & torture

25-04

En vertu de la résolution 1267, le Comité des sanctions contre al-Qaida et les taliban a ajouté mercredi deux noms à la liste des personnes et entitées liées aux taliban et à al-Qaïda. Ils s'agit de deux ressortissants ouzbeks, Suhayl Fatilloevich Buranov (25 ans) et Najmiddin Kamolitdinovich Jalolov (36 ans), membres du Groupe du djihâd islamique.

Les deux hommes sont accusés d'avoir suivi un entraînement au maniement de mines et d'explosifs dans un camp d'al-Qaïda dans la province afghane de Khôst. Ils ont également participé aux opérations militaires des taliban en Afghanistan et au Pakistan.

Bassirat.net



Dans le monde
Pakistan

23-04

L'ancienne opposition au président Pervez Musharraf a remporté les législatives du 18 février et, dès la formation d'un gouvernement de coalition début avril, elle a ouvert des pourparlers avec certains combattants des zones frontalières avec l'Afghanistan.

Le nouveau gouvernement espère ainsi infléchir la stratégie de l'offensive militaire qu'avait privilégiée ces derniers temps le président Musharraf, l'un des alliés clés, dans sa "guerre contre le terrorisme", de Washington qui considère qu'Al-Qaïda et les talibans afghans ont reconstitué leurs forces dans les zones tribales pakistanaises

Le nouveau gouvernement du Pakistan prépare un projet d'accord de paix avec les talibans pakistanais.

Islamabad espère ainsi prolonger la trêve relative que connaît le pays depuis les législatives dans la vague d'attentats qui avait fait plus de 1.070 morts en 15 mois.

"Nous progressons rapidement vers un accord de paix avec le Mouvement des talibans du Pakistan (Tehreek-e-Taliban Pakistan)", a déclaré un haut responsable des services de sécurité, sous couvert de l'anonymat, invoquant des "négociations indirectes".

Le principal porte-parole du Mouvement des talibans du Pakistan, le maulvi Omar, a confirmé par téléphone que "des négociations étaient en cours avec le gouvernement".

"Selon le projet d'accord, les deux parties ne se livreront plus de combats, les militaires se retireront de certaines zones et les combattants islamistes cesseront d'attaquer l'armée", a ajouté le haut responsable des services de sécurité.

"Des étapes importantes ont été franchies, les deux parties ont accepté la plupart des demandes de l'autre, nous espérons une annonce positive dans quelques jours", a commenté le maulvi Omar

Washington s'est dit "inquiet" et a pressé Islamabad de "continuer à combattre les terroristes".

Les Etats-Unis, principaux bailleurs de fonds et d'armes du Pakistan, ainsi que l'Union européenne, ont répété ces derniers jours qu'ils n'admettraient pas des négociations avec des membres d'Al-Qaïda, ni avec des talibans qui franchiraient la frontière pour combattre leurs troupes en Afghanistan.

L'Union européenne, premier partenaire commercial du Pakistan, avait rappelé mardi, par la voie de son diplomate en chef Javier Solana, qu'elle ne tolérerait pas non plus que les négociations de paix englobent des groupes liés à Al-Qaïda.

(AFP)



4 Lutte pour la libération du territoire

Pertes déclarée des occupants.
US & Isaf

17-04
A environ 22h hier soir, quinze soldats de l'armée apostate ont été tués dans le sud de la zone de Shewan lorsque les Moujahidines de l'Emirat Islamique leur ont tendu une embuscade sur la route entre la ville de Farah et le district de Balablok.
Selon les informations, l'attaque a causé la destruction de trois véhicules ennemis de type pickup et les Moujahidines ont prit les armes des tués comme butin.
Durant l'attaque, qui a duré une demi-heure, aucune perte n'a été subie.
http://news.stcom.net/modules.php?name=News&file=article&sid=2688&mode=&order=0&thold=0

Hafiz Muhammad Yussuf (Ahmadi) - 18/4/2008

18-04

Hier matin à 8h00 les Moujahidines de l'Emirat Islamique ont détonné un engin explosif contre un convoi des forces militaires hollandaises sur une route en région de Tarin Kot capitale de la province d'Uruzgan.

Selon les rapports reçus, l'explosion a tué huit soldats de l'occupation dont un lieutenant (Dennis van Uhm) fils du commandant des troupes néerlandaises en Afghanistan, le Général (Petron), et a blessé grièvement deux autres. .

Le Ministère de la Défense a publié l'information de la mort du hollandais en même temps que celle d'autres soldats.

Hafiz Muhammad Yussuf (Ahmadi) - 18/4/2008

Information: Porte-parole de l'Emirat Islamique d'Afghanistan-Taliban & (AFP)

Hafiz Muhammad Yussuf (Ahmadi)

Pour le Sud-Ouest et le Nord-Ouest du pays

Source/ (Sawt Al Jihad) le 18/4/2008

Site Officiel de l'Emirat Islamique d'Afghanistan

http://news.stcom.net/modules.php?name=News&file=article&sid=2688&mode=&order=0&thold=0

18-04
A 12h30 aujourd'hui, douze soldats américains ont été tué dans un ancien bâtiment du district de Sabri en province de Khost, que les Moujahidines de l'Etat Islamique avaient auparavant piégé d'engins explosifs.
Les explosions ont causé d'importantes pertes à l'ennemi ainsi que la destruction de 4 tanks, puis l'ennemi a envoyé de nombreux hélicoptères dans la zone afin d'évacuer les soldats tués et blessés.
Et selon les dires des témoins: le vieux bâtiment était inoccupé depuis longtemps et n'appartenait pas aux officiers du gouvernement ou à d'autres, et lorsque les forces de l'armée américaine sont entrées à l'intérieur, les Moujahidines ont immédiatement fait exploser le bâtiment qui s'est effondré sur eux, causant d'importantes pertes à l'ennemi.

Dhabih Allah (Moujahid)

21-04

Un soldat britannique a été tué lundi dans le sud de l'Afghanistan par l'explosion d'une mine au passage de son véhicule, a annoncé le ministère britannique de la Défense.

Le militaire assurait la sécurité d'un convoi de ravitaillement voyageant du district de Gereshk au camp Bastion, la principale base de l'armée britannique dans la province d'Helmand, a précisé le ministère.

(Reuters)

21-04

Trois soldats de l'Isaf ont été blessés dans deux autres explosions, toujours dans le sud du pays, a déclaré la Force internationale d'assistance à la sécurité.

(Reuters)

Province de Kapisa 21-04 : Jusqu'à 16h00 aujourd'hui, les soldats ennemis américains ont affronté les Moujahidines de l'Emirat Islamique au cours d'une bataille à Nijrab en province de Kapisa, et ont été forcés de se retirer et de regagner leurs positions après avoir subi de lourdes pertes.
Selon les informations, la bataille, qui a duré cinq heures, a causé la mort
de 15 soldats américains et celle de 5 soldats nationaux.
Après la bataille, l'ennemi a bombardé de manière indiscriminée les gens dans la régions selon leurs témoignages, causant la mort d'une femme dans sa maison et d'un homme.

Dhabih Allah (Moujahid) – 21/4/2008



Détails

Kaboul

23-04

Un policier participant à une campagne d'éradication du pavot a été blessé mercredi soir lors d'un bref accrochage dans le district de Sarobi, à l'est de la capitale afghane. Un résistant a été tué et deux autres blessés dans les combats qui ont suivi, a annoncé le chef du district, Qazi Suleïman.

Pajhwok

27-04

Des tirs d'armes automatiques ont éclaté dimanche à Kaboul lors d'une cérémonie marquant le retrait des forces soviétiques en Afghanistan, contraignant des dignitaires dont le président Karzaï à aller se mettre à l'abri….

Les membres du gouvernement Karzaï, les ambassadeurs étrangers, le numéro deux de l'ONU en Afghanistan et les dizaines de parlementaires et responsables militaires qui assistaient au défilé, se sont jetés au sol ou se sont enfuis.

Le commandant de l'Isaf, le général américain Dan McNeill, se trouvait également sur les lieux mais il est sain et sauf. M. Karzaï a déjà survécu à plusieurs tentatives d'assassinat ces dernières années.

On déplore un mort et 11 blessées. Au moins deux parlementaires ont été blessés.

Un porte-parole a revendiqué la responsabilité de l'attaque visant la cérémonie de Kaboul, affirmant que quatre kamikazes munis d'armes se trouvaient à proximité. "Nous avons tiré des roquettes sur le site de la cérémonie",

(AP- AFP-ATS)


Province de Badghis

23-04

Trois garde-frontières ont été tués par l'explosion d'une bombe au passage de leur véhicule dans la province occidentale de Badghis, selon la police.

(AFP)

23-04

L'explosion d'un engin explosif au passage d'un convoi de la police a été fatale à trois policiers. L'attaque s'est produite dans le disitrict de Ghormach, dans la province de Badghis, au nord-ouest de l'Afghanistan.

Avec Pajhwok


Province de Farah (sud-ouest),

16-04

Une attaque a causé la mort de 12 officiers de police dans le centre de Farah

Hafiz Muhammad Yussuf (Ahmadi)
Source/ (Sawt Al Jihad) le 18/4/2008

http://news.stcom.net/modules.php?name=News&file=article&sid=2688&mode=&order=0&thold=0



Province de Ghanzi (centre de l'Afghanistan)

26-04

Trois policiers ont été tués samedi par une explosion au passage de leur véhicule sur une route du district de Waghaz, dans la province de Ghazni.

L'explosion a également blessé quatre autres policiers.

Par ailleurs, un quatrième policier a été tué et un autre blessé dans une attaque similaire qui s'est AP et AFP


Province d'Helmand (sud de l'Afghanistan)

20-04

Onze résistants auraient été tués dans une opération aéroterrestre menée par la coalition terroriste internationale dans le district de Garmser

Bassirat.net avec Agences

22-04

La Haute cour de la province méridionale de Helmand a condamné six personnes à la peine de mort. Les six personnes étaient accusées d'enlèvement et de meurtre. Elles ont été arrêtées l'année dernière dans le district de Nawa.

Prochainement, la Cour doit statuer sur le sort d'une centaine de personnes poursuivies pour des délits également passibles de la peine de mort.

Bassirat.net avec Pajhwok

23-04

Un kamikaze a attaqué une caserne de police dans le secteur de Girishk.

Des policiers ont ouvert le feu sur l'assaillant, faisant sauter sa ceinture d'explosifs alors qu'il entrait dans les bâtiments, deux policiers ont été tués dans l'explosion, a déclaré à Reuters le chef de la police locale, Khan Mohammad Shuja.

(Reuters)

23-04

Deux policiers ont été tués et trois autres blessés"mercredi dans une attaque kamikaze qui visaient un chef de la police, a annoncé la police.

Le kamikaze a fait exploser la bombe qu'il avait fixée sur son corps au moment où le chef de la police du district de Gereshk, dans la province de Helmand (sud), sortait de son bureau, a indiqué cet officier, Khaïr Mohammad Shouja.

(AFP)

23-04

Mercredi, des résistants ont attaqué un poste de police tuant cinq policiers. « Après l'attaque, des combats ont éclaté au cours desquels 3 résistants ont également été tués », a annoncé Esmatôllah, commandant des gardes-frontières.

Bassirat.net


Province de Kandahar (sud)

19-04

Des résistants ont attaqué une patrouille conjointe des forces gouvernementales et de la coalition antiterroriste internationale dans le district de Panjwayi, au sud-ouest de la ville de Kandahâr, a annoncé dimanche Shirin Shah, responsable militaire afghan.

Xinhua

22-04

Un kamikaze pisté par des membres des forces de sécurité, a fait exploser sa bombe dans un marché de Spin Boldak, près de la frontière pakistanaise. Il a tué trois civils et blessé trois policiers des services de renseignements qui le filaient, a indiqué à l'AFP le gouverneur de Kandahar, Assadullah Khalid. Selon le gouverneur de la province de Kandahâr, Assadôllah Khalid, le kamikaze voulait frapper des membres des services de renseignements.

(AFP- Bassirat.net & BBC



Province de Kunar (est de l'Afghanistan)
22-04
Cinq policiers ont été tués mardi soir dans l'attaque de leur commissariat dans la province de Kunar, dans l'est, près de la frontière du Pakistan, a indiqué à l'AFP un commandant de l'unité de la police frontalière, Esmatullah Safi.

Quatre autres ont été blessés dans l'assaut, selon M. Safi qui assure que "plusieurs" talibans ont été

(AFP-Bassirat.net )


Province de Nimroz (ouest),

17-04

Un kamikaze a explosé devant la mosquée de Zaranj, Selon un dernier bilan, 25 personnes, dont le chef de la police locale Bismullah Khan, son frère officier de police ont été tués et plus de 30 autres blessées, selon la police régionale.

(AFP)


Province de Paktiâ (sud-est)

25-04

15 personnes ont été tués vendredi à Paktia dans une attaque aérienne menée par la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf) de l'Otan.

L'attaque n'a pas été confirmée par l'Isaf.

(AFP -

Bassirat.net avec AFP et Xinhua

25-04

Un responsable régional chargé du recensement prévu en août et son chauffeur ont été tués vendredi dans une embuscade attribuée aux taliban.

Bassirat.net avec AFP et Xinhua


Province de Zaboul (sud-est)

20-04

Selon le ministère afghan de la Défense, cinq soldats ont été blessés dimanche par l'explosion d'un engin explosif improvisé au passage de leur véhicule à Qalat, chef-lieu de la province méridionale de Zâbol.



Enlèvement

19-04

L'ambassadeur du Pakistan à Kaboul, Tariq Azizuddin, enlevé en février, est apparu samedi dans une vidéo diffusée par la chaîne Al-Arabiya "Nous étions en route pour l'Afghanistan dans une voiture officielle le 11 février quand nous avons été kidnappés dans la région de Khyber... par des moudjahidine des talibans",

. "Les conditions de (détention) sont bonnes et l'on s'occupe de nous", a indiqué M. Azizuddin, qui portait une barbe bien taillée et parlait d'une voix posée.

"Nous n'avons pas de problèmes. Mais je souffre de problèmes de santé, comme de la tension et des douleurs cardiaques", a-t-il dit.

AFP)

22-04

Dans un communiqué publié mardi, le ministère afghan de l'Intérieur a fait état de l'enlèvement d'un Indien et d'un Népalais travaillant dans un camp d'entraînement de la police afghane placé sous la surveillance d'une compagnie américaine de sécurité, EOD Technology Inc.

Le rapt s'est déroulé lundi sur la route menant au district d'Adraskan, à la frontière avec l'Iran. Les deux hommes et leur chauffeur ont été enlevés par des hommes armés, selon les autorités de la province de Hérât. Le chauffeur a été laissé libre, précisé le communiqué.

Les deux victimes sont employées par une compagnie indienne, HED, chargée de la logistique, notamment l'approvisionnement en nourriture, des policiers stagiaires dans les camps d'entraînement de la région.

Avec AFP



4-1 L'Afghanistan en chiffre

Guerre appelée "Enduring Freedom déclenchée en octobre 2001 devenue en mai 2007 : "Force combinée 82 "


Civils tués ou morts : ? + 3.897
Civils blessés : ? + 2.307 (chiffres trop bas)

Résistants tués : : ? + 6.722

Résistant blessés :? + 1.602 (chiffres trop bas)

Résistances arrêtés : : 23.000 prisonniers


Militaires occupants et milice privés occupante tués : 1.278

Militaires et milice privés occupante blessés : ? + 1.301(chiffre invraisemblablement bas...)

Suicides : ? + 20

CIA tués : : 4


Soldats /policiers gouvernementaux tués : ? + 4.075

Soldats gouvernementaux blessés : ? + 3.999 (chiffre trop bas)


Collabo tués : 1.153
Collabo blessés :? + 723 (chiffre trop bas)

Collaborateurs disparus : ? + 3



Les chiffres indiqués sont vérifiés par le recoupement des chiffres des pertes communiqués par la résistance & les médias occidentaux & Bassirat.net.


6 Médias et Manipulation de l'opinion / Vidéos
Ndlr : PS : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

Marc

6-1 Bush manipule les analystes militaires.

L'administration du président américain George W. Bush a organisé une vaste entreprise de manipulation des analystes militaires travaillant à la télévision pour obtenir une couverture favorable de la guerre en Irak, affirme le New York Times dimanche.

Dans cette entreprise, l'administration a exploité d'une part la loyauté idéologique et militaire de ces analystes, qui sont souvent des gradés de l'armée à la retraite, affirme le quotidien dans une longue enquête.

Elle a d'autre part utilisé un puissant levier financier, à savoir les liens que ces analystes entretiennent avec les entreprises militaires impliquées dans les politiques militaires même qu'ils sont chargés d'évaluer à la télévision.

Ces commentateurs, qui apparaissent régulièrement sur les grandes chaînes américaines pour analyser les guerre en Irak et en Afghanistan, représentent aussi quelque 150 entreprises militaires, que ce soit en tant que lobbyistes, consultants ou membres du conseil d'administration, ce que les téléspectateurs ignorent totalement.

Ces entreprises comprennent des poids-lourds du secteur, mais aussi une myriade de sous-traitants, qui cherchent tous à obtenir une part des centaines de milliards de dollars de contrats générés par les guerres, ajoute le quotidien.

Dans cette course aux contrats, l'accès à l'information et aux décideurs gouvernementaux est hautement prisé, souligne le New York Times.

Et l'administration Bush a utilisé cette situation pour transformer les analystes en instruments capables de façonner de l'intérieur la couverture des guerres par les grands réseaux de télévision et de radio.

Les analystes ont ainsi été invités à des centaines de briefings privés avec des dirigeants militaires, ont été emmenés en Irak, ont eu accès à des renseignements confidentiels et ont eu des briefings avec de hauts responsables de la Maison Blanche, du département d'Etat et du département de la Justice, selon le New York Times.

En retour, ils se sont faits la caisse de résonance des points de vue de l'administration, même lorsqu'ils soupçonnaient parfois que l'information était fausse ou exagérée.

Le New York Times est arrivé à cette conclusion après avoir examiné quelque 8.000 pages de messages électroniques, de transcriptions et d'enregistrements décrivant plusieurs années de briefings et de voyages en Irak ou à Guantanamo obtenus par le quotidien après avoir remporté un procès contre le Pentagone, dont les responsables n'avaient pu être joints dimanche.

Ces dossiers révèlent une relation symbiotique où la ligne de partage habituelle entre gouvernement et journaliste est brouillée, souligne le quotidien.

Des documents internes du Pentagone parlent régulièrement des analystes militaires comme des "multiplicateurs de force du message" ou de "substituts" sur qui compter pour transmettre "les thèmes et le message" du gouvernement à des millions d'Américains "sous la forme de leurs propres opinions".

Même si les analystes sont des consultants payés par les télévisions, qui gagnent entre 500 et 1.000 dollars par apparition à l'écran, certains ont donné au Pentagone des "trucs" pour contourner les télévisions et d'autres l'ont tenu alerté des reportages en préparation, selon le quotidien.

"Bon travail", aurait affirmé Thomas McInerney, général à la retraite de l'armée de l'air et analyste pour Fox news, dans une note écrite au Pentagone après un briefing fin 2006.

(Source : AFP / 20 avril 2008)


6-2 Dedefensa : La fabrique du virtualisme.
L'immense article du New York Times du 20 avril, de David Barstow, est une remarquable "brique" de journalisme. Les détails sont considérables, nombreux, incontestables.

Le journaliste qui a écrit la chose a réuni plus de 800 documents qui soutiennent ses allégations. L'article nous décrit l'organisation et le fonctionnement d'une "armée" de commentateurs et "consultants" des grands réseaux (surtout TV) d'information aux USA, pour l'essentiel d'anciens militaires (anciens généraux, anciens amiraux, parés du prestige de leur soi-disant expertise). Ils s'occupèrent, à partir de 2002, en marge de la guerre en Irak et à son propos, de répandre une parole "indépendante" favorable à la politique du Pentagone. Les réseaux et chaînes qui les engagèrent savaient ou ne savaient pas, ou bien s'en doutaient un peu, ou bien ne s'en faisaient pas trop à ce propos, etc.

Certains observent le sérieux et la puissance, ainsi que la variété du travail accompli par Barstow. (Cas de Gregg Mitchell, de Editor & Publisher, le 20 avril.) D'autres sont moins impressionnés. Ils notent que des articles, dès 2003 par exemple, mettaient en évidence combien ces "généraux" de réserve étaient des relais du Pentagone. C'est le cas de Glenn Greenwald, dans Salon.com, le 20 avril également.

Nous-mêmes, dès 2002 (article de janvier 2002 de notre Lettre d'Analyse dedefensa & eurostratégie mis en ligne le 13 mars 2003), mettions en évidence notre volonté de prendre une distance décisive de l'"information officielle" et de tout ce qui peut en émaner, – notamment ces "consultants", ex-généraux et autres, dont le titre de gloire est d'être régulièrement "informés" par le Pentagone. Nous assignions à cette "information officielle", dans nos conceptions, un rôle d'acteur parmi d'autres de l'information en général, et même nécessairement plus suspect que bien d'autres. Ce que nous constations, en un sens, c'était l'acte de décès de la prétention à l'information objective (apparence dont se paraît l'information officielle) durant les événements qui sont le sujet de cette information. Donc, de ce point de vue, l'information soi-disant objective n'existe plus; c'est un progrès, parce que la prétention à l'information objective, dans l'ère de la communication, est une tromperie. Nous baptisons notre époque "l'ère psychopolitique" (plutôt que "l'ère de la communication" par exemple) parce que, notamment pour le propos qui nous intéresse, l'information aujourd'hui dépend de notre psychologie comme outil de notre jugement, – parce que l'information dépend de notre jugement bien plus que de sa soi-disant existence objective.

Mais l'article du NYT est tout de même, sous d'autres aspects, d'un très grand intérêt. Nous y distinguons deux raisons, – la première que nous mentionnons en passant, sans nous y arrêter, – la seconde, qui fera le miel de notre commentaire.

• La première raison, c'est que cet article, par sa masse, ses détails, son effet général, est une bonne piqure de rappel pour les mémoires courtes ou les esprits étroits. Plus encore, il importe plus aujourd'hui en 2008 que ce qu'on disait déjà en 2003, parce qu'en 2008 la résistance à cette évidence de la non-existence d'une information officielle et de son remplacement par une cuisine élaborée pour nous fabriquer de l'information en fast food conformiste est beaucoup plus faible. D'où l'efficacité de la chose. Au-delà, rien de nouveau et rien de plus à dire.

• La seconde raison, c'est, qu'au travers des détails, des déclarations, etc., nous est montrée une "réalité" que nous soupçonnons depuis longtemps. Sa confirmation par la description est une chose bienvenue. Cette réalité, c'est la fabrication de la (d'une) réalité virtualiste. Le titre de cet article du NYT devrait être effectivement "la fabrique du virtualisme".

Nous donnons ci-après deux extraits qui illustrent en (petite) partie ce que nous voulons dire…

D'abord, un long extrait décrivant la constitution d'une équipe de 75 "consutants" qui vont essaimer sur les grandes chaînes de TV, faire des articles, répondre à des interviews, etc.

«But these were trifling compared with what Ms. Clarke's team had in mind. Don Meyer, an aide to Ms. Clarke, said a strategic decision was made in 2002 to make the analysts the main focus of the public relations push to construct a case for war. Journalists were secondary. "We didn't want to rely on them to be our primary vehicle to get information out," Mr. Meyer said.

»The Pentagon's regular press office would be kept separate from the military analysts. The analysts would instead be catered to by a small group of political appointees, with the point person being Brent T. Krueger, another senior aide to Ms. Clarke. The decision recalled other administration tactics that subverted traditional journalism. Federal agencies, for example, have paid columnists to write favorably about the administration. They have distributed to local TV stations hundreds of fake news segments with fawning accounts of administration accomplishments. The Pentagon itself has made covert payments to Iraqi newspapers to publish coalition propaganda.

»Rather than complain about the "media filter," each of these techniques simply converted the filter into an amplifier. This time, Mr. Krueger said, the military analysts would in effect be "writing the op-ed" for the war.

»From the start, interviews show, the White House took a keen interest in which analysts had been identified by the Pentagon, requesting lists of potential recruits, and suggesting names. Ms. Clarke's team wrote summaries describing their backgrounds, business affiliations and where they stood on the war.

»"Rumsfeld ultimately cleared off on all invitees," said Mr. Krueger, who left the Pentagon in 2004. (Through a spokesman, Mr. Rumsfeld declined to comment for this article.)

»Over time, the Pentagon recruited more than 75 retired officers, although some participated only briefly or sporadically. The largest contingent was affiliated with Fox News, followed by NBC and CNN, the other networks with 24-hour cable outlets. But analysts from CBS and ABC were included, too. Some recruits, though not on any network payroll, were influential in other ways — either because they were sought out by radio hosts, or because they often published op-ed articles or were quoted in magazines, Web sites and newspapers. At least nine of them have written op-ed articles for The Times.

»The group was heavily represented by men involved in the business of helping companies win military contracts. Several held senior positions with contractors that gave them direct responsibility for winning new Pentagon business. James Marks, a retired Army general and analyst for CNN from 2004 to 2007, pursued military and intelligence contracts as a senior executive with McNeil Technologies. Still others held board positions with military firms that gave them responsibility for government business. General McInerney, the Fox analyst, for example, sits on the boards of several military contractors, including Nortel Government Solutions, a supplier of communication networks.

»Several were defense industry lobbyists, such as Dr. McCausland, who works at Buchanan Ingersoll & Rooney, a major lobbying firm where he is director of a national security team that represents several military contractors. "We offer clients access to key decision makers," Dr. McCausland's team promised on the firm's Web site.

»Dr. McCausland was not the only analyst making this pledge. Another was Joseph W. Ralston, a retired Air Force general. Soon after signing on with CBS, General Ralston was named vice chairman of the Cohen Group, a consulting firm headed by a former defense secretary, William Cohen, himself now a "world affairs" analyst for CNN. "The Cohen Group knows that getting to 'yes' in the aerospace and defense market — whether in the United States or abroad — requires that companies have a thorough, up-to-date understanding of the thinking of government decision makers," the company tells prospective clients on its Web site.

»There were also ideological ties. Two of NBC's most prominent analysts, Barry R. McCaffrey and the late Wayne A. Downing, were on the advisory board of the Committee for the Liberation of Iraq, an advocacy group created with White House encouragement in 2002 to help make the case for ousting Saddam Hussein. Both men also had their own consulting firms and sat on the boards of major military contractors…»

Plus loin, on nous décrit le voyage en Irak d'une équipe d'analystes et de consultants du même type, exactement comme feraient des journalistes "normaux".

«By summer [2003], though, the first signs of the insurgency had emerged. Reports from journalists based in Baghdad were increasingly suffused with the imagery of mayhem.

»The Pentagon did not have to search far for a counterweight.

»It was time, an internal Pentagon strategy memorandum urged, to "re-energize surrogates and message-force multipliers," starting with the military analysts.

»The memorandum led to a proposal to take analysts on a tour of Iraq in September 2003, timed to help overcome the sticker shock from Mr. Bush's request for $87 billion in emergency war financing.

»The group included four analysts from Fox News, one each from CNN and ABC, and several research-group luminaries whose opinion articles appear regularly in the nation's op-ed pages.

»The trip invitation promised a look at "the real situation on the ground in Iraq."

»The situation, as described in scores of books, was deteriorating. L. Paul Bremer III, then the American viceroy in Iraq, wrote in his memoir, "My Year in Iraq," that he had privately warned the White House that the United States had "about half the number of soldiers we needed here."

» "We're up against a growing and sophisticated threat," Mr. Bremer recalled telling the president during a private White House dinner.

»That dinner took place on Sept. 24, while the analysts were touring Iraq.

»Yet these harsh realities were elided, or flatly contradicted, during the official presentations for the analysts, records show. The itinerary, scripted to the minute, featured brief visits to a model school, a few refurbished government buildings, a center for women's rights, a mass grave and even the gardens of Babylon.

»Mostly the analysts attended briefings. These sessions, records show, spooled out an alternative narrative, depicting an Iraq bursting with political and economic energy, its security forces blossoming. On the crucial question of troop levels, the briefings echoed the White House line: No reinforcements were needed. The "growing and sophisticated threat" described by Mr. Bremer was instead depicted as degraded, isolated and on the run.

»"We're winning," a briefing document proclaimed.»

Date de publication : 22/04/2008 - Rubrique : Faits et commentaires



6-3 Dedefensa :
Mensonge? Propagande? Ces mots n'ont pas cours avec le virtualisme.

La description qui transparaît au travers de ce très long article est d'un grand intérêt, étonnante d'une certaine façon, révélatrice dans tous les cas. On découvre la technique de l'établissement du virtualisme, qui est une véritable technique systémique. En même temps, on en approche la substance.

D'une part, cet article constitue une dénonciation sans ambage ni dissimulation d'une technique de transformation de la réalité (plus que de "dissimulation"), en même temps que sa description dans toute sa crudité, dans tous ses aspects techniques. On ne peut se tromper sur ce qui nous est présenté. On ne peut soupçonner l'auteur de vouloir dissimuler qu'il s'agit d'une action de tromperie sur une très grande échelle. D'autre part, il n'y a nulle part le véritable constat de la dénonciation.

En effet, où peut-on voir les mots qui dénoncent la "tromperie"? Nous avons fait un décompte attentif. L'article compte 46.863 signes (7.589 mots). C'est l'équivalent d'un gros communiqué de l'OTAN à Bucarest, ou de 32-33 de nos vieilles pages du bon temps de la dactylographie par machine à écrire. Ce n'est pas rien, c'est même énorme. Sur ce volume, pas une seule fois n'apparaît le mot "mensonge" ("lie" ou "lies"). On note trois fois l'emploi du mot "propaganda", dont une fois seulement employé dans le contexte pour illustrer l'opération décrite, et encore d'une façon qui tend à dénier l'appréciation qu'on puisse qualifier cette opération de propagande.

Les trois emplois sont les suivants:

• «A few expressed regret for participating in what they regarded as an effort to dupe the American public with propaganda dressed as independent military analysis.» (Rapport avec l'opération, pour la décrire comme une opération de "propagande" mais nous signifiant que fort peu parmi les participants à cette opération acceptent cette définition et regrettent d'y avoir participé, en tant qu'il s'agirait éventuellement d'un effort pour "duper le public américain avec de la propagande…")

• «The Pentagon's regular press office would be kept separate from the military analysts.[…] The decision recalled other administration tactics that subverted traditional journalism.[…] The Pentagon itself has made covert payments to Iraqi newspapers to publish coalition propaganda.» (Emploi du mot pour une autre opération que celle qui est décrite, et qui concerne, – il faut le noter vertueusement, – non des journaux US mais des journaux irakiens. Une opération d'une catégorie en-dessous, comme les Irakiens eux-mêmes selon la vision du Pentagone…)

• «This was a major theme, for example, with Paul E. Vallely, a Fox News analyst from 2001 to 2007. A retired Army general who had specialized in psychological warfare, Mr. Vallely co-authored a paper in 1980 that accused American news organizations of failing to defend the nation from "enemy" propaganda during Vietnam.» (Cette fois, le mot est employé à contre-emploi, par analogie historique. Ce sont les journaux en général, non informés ou non manÅ“uvrés par le Pentagone du temps du Vietnam, qui sont accusés d'avoir fait de la propagande.)

Dans le contexte général que nous savons, où cet article ne dissimule rien de l'opération du Pentagone mais où l'auteur restitue tout de même l'état psychologique des "coupables" (tous les "consultants" et autres qu'il a interrogés), nous pouvons avancer l'hypothèse que ce qui nous est offert est un exemple massif et détaillé de fabrication du virtualisme. A aucun moment n'apparaît de manière significative une notion morale de responsabilité, ni de conscience de la dissimulation de la réalité ("mensonge"). On n'a aucunement l'impression, dans le chef de ceux qui la font, d'une opération d'"intoxication" consciente de ce qu'elle est et de ce qu'elle fait. Le sentiment "globalement" général est la bonne foi, avec toutes les vertus qui vont avec. On y trouve même les briefings-bidon lors de voyages arrangés en Irak, dont tout le monde admet qu'il s'agit de briefings-bidon mais dont il ne ressort rien de ce soupçon sur le compte-rendu qu'on fait en rentrant aux USA. Il s'agit bien là, cette absence de conscience de la tromperie et cette croyance "globale" à la fausse réalité qu'on décrit, de la caractéristique du virtualisme.

Au-delà, nous donnerions comme explication psychologique de l'acceptation du processus que tous ces hommes défendent une conception, leur propre perception de la vie (celle de militaires, de généraux), et s'ils déforment complètement la réalité c'est parce que "leur" réalité est à la fois plus importante à leurs yeux et plus "réelle" que la "vraie réalité", et qu'ils la vivent de la sorte, sans machination. Dans ce cas, une fausse "réalité" vécue si intensément n'est-elle pas plus vraie que la soi-disant "vraie réalité"? (Ils pourraient d'ailleurs, s'ils acceptaient la mise en cause de leur "réalité", nous rétorquer: "pourquoi notre 'réalité' ne serait-elle pas plus 'réelle' que la vôtre?", – et, en vérité (?), nous n'aurions rien à répondre qui leur clouât le bec à jamais. Mais ils ne poseront pas cette question puisqu'ils tiennent "leur" réalité pour la réalité.)

Nous sommes au coeur du virtualisme, s'appuyant sur l'individualisme qui affaiblit dramatiquement les défenses de l'individu contre la corruption psychologique, dans un système qui n'a pas de références régaliennes mais des références partisanes (parmi lesquelles le "patriotisme", interprétée comme la "réalité": à chacun "son" patriotisme, interprété selon "sa" réalité). Le groupe constitué pour cette opération est évidemment caractérisé par son appartenance à un groupe plus vaste, caractérisé comme un "groupe d'intérêt", qui devrait même être caractérisé comme un "groupe de perception" (dans ce cas, le Pentagone, l'armée, etc., avec leur propre "réalité"). D'ailleurs, comme le montre l'un des extraits, ils se battent aussi bien contre un Bremer, qui représente le State department (autre "groupe de perception"), que contre les journalistes qui écrivent que la situation est mauvaise. L'argent, le corruption vénale, ne jouent qu'un rôle accessoire, même si ce rôle accessoire est souvent confortable, voire plantureux (la plupart des "consultants" sont souvent employés par des sociétés du complexe militaro-industriel et attentifs à favoriser des contrats). Il s'agit à 95% d'une corruption psychologique. Dans le chef de ceux qui l'organisent et qui exécutent cette opération, il n'y a pas de complot au sens subjectif (alors que c'est un complot si l'on considère l'opération d'un point de vue objectif) mais une "opération" au sens militaire du terme, et évidemment pour la bonne cause, – cela va sans dire, à un point tel qu'il n'est pas nÃ