samedi 26 avril 2008

UN PUISSANT ET URGENT BESOIN DE COMMUNISME.



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Date: Sat, 26 Apr 2008 14:27:20 +0200
De: Michel Peyret mailto:m.peyret@cegetel.net
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Michel Peyret

17 avril 2008


UN PUISSANT ET URGENT BESOIN DE COMMUNISME.


Où en est le peuple de France dans son cheminement de recherche d'une alternative aux exploitations et aliénations qu'impose la domination du capitalisme à toute la société comme à chaque individu qui la compose ?


UN MOUVEMENT DANS LA LONGUE DUREE


Pour nous en tenir aux dernières décennies , c'est certainement en 1992 , lors du référendum sur le traité de Maastricht , qu'il rompt pour la première fois nettement avec la « pédagogie du renoncement » que le florentin Mitterrand lui avait quelque peu machiavéliquement instillée dès 1983 , et reprend l'offensive en s'inscrivant dans le prolongement d'un mai 1968 laissé jusque là dans les jachères de son inachèvement...

Les années 70 sont celles du « programme commun » , de la montée consécutive des aspirations et des illusions , qui aboutissent , après bien des aléas , à l'élection de François Mitterrand en 1981 . Il n'avait pas « mégoté » pour donner une crédibilité à la « rupture avec le capitalisme » qu'il préconisait haut et fort .

Las , très vite , il apparaît , aux dépens des illusions engendrées , que ce n'est pas le mouvement de 1968 qui va enfin trouver son expression finale . Au contraire , avec le « tournant » de 1983 , ce sont les premières mesures de débridement des marchés financiers , l'instauration de la libre circulation des marchandises et des capitaux qui allait accélérer et consacrer une double évolution du capitalisme dans sa mondialisation et sa financiarisation au détriment des peuples .

En France , ainsi , ce sont les gouvernements dits de « gauche » qui mettent en place les fondements de la « Révolution conservatrice » et contribuent à donner à la construction européenne des instruments étatiques nouveaux , notamment monétaires avec l'euro , la BCE et un ensemble de dispositions financières visant à enlever aux peuples des éléments essentiels de leur souveraineté , avec des effets et des conséquences dont le caractère néfaste apparaît maintenant clairement avec la nouvelle crise financière et l'impossibilité d'y apporter des remèdes salvateurs .


LE PEUPLE S'INSURGE!


Mais déjà en est-ce trop puisque le peuple français s'insurge une première fois : au référendum de 1992 , le OUI au Traité de Maastricht l'emporte d'extrème justesse et ce sera l'avertissement majeur qui annonce les mouvements de 1995 , puis la victoire de la « gauche plurielle » en 1997...et la sanction impitoyable de son bilan et de son gouvernement en 2002 !

Le peuple comprend qu'il ne peut compter sur les gouvernements de « gauche » , de « droite », sinon de « cohabition » . Ce sera dans les luttes sociales qu'il cherchera à affirmer sa souveraineté dans une conscience toujours plus claire que , derrière la « gauche » et la « droite » au pouvoir , c'est bien le capitalisme et les formes institutionnelles qu'il s'est donnés qui sont l'ennemi qu'il doit combattre .

Ainsi , en 2004 , aux élections au Parlement européen , le peuple confirme et amplifie son rejet de l'évolution vers un Etat européen castrateur en s'abstenant au niveau de 57% , abstention qui monte à plus de 80% dans certains pays de l'Est récemment « admis » dans l'«Union» , avertis qu'ils étaient par l'expérience supranationale dont ils venaient de s'extraire !

Nouvelle insurrection populaire , le rejet est confirmé en 2005 contre l'avis de la quasi-totalité des forces politiques et des médias lors du référendum relatif au Traité constitutionnel . Parallèlement , une étude d'opinion confirme et amplifie ce résultat en mettant en évidence que 61% des Français considèrent le capitalisme comme négatif , pourcentage qui est dépassé jusqu'à plus de 70% chez les jeunes , voire à plus de 80% quand il s'agit du MEDEF , jeunesse qui ne tardera pas à s'affirmer dans des luttes et manifestations remarquables par leur niveau politique et leur responsabilité .


2007 , UNE RUPTURE ?


L'élection présidentielle de 2007 s'inscrit-elle en rupture dans ce mouvement qui se construit et s'affirme dans la longue durée ?

A l'évidence non ! Cette élection est plutôt la négation , la caricature , tant les contrefaçons ont dénaturé , perverti jusqu'à la farce tragique les aspirations démocratiques et sociales du peuple français ! Elle condamne devant l'histoire tous ceux et celles qui ont pris la responsabilité d'apporter leur contribution à cette mystification .

Une candidature inspirée par les grands médias capitalistes s'impose finalement au Parti socialiste et aux différents prétendants à la candidature . Elle en affronte une autre , également émanation des forces du capital et de la finance , tandis qu'à « la gauche de la gauche » une comédie tragique ne trouve que de mauvais acteurs pour laisser délibérément et honteusement le champ libre à l'affrontement préfabriqué !

Ne sommes-nous pas là dans les summums de la contrefaçon , de la caricature , de la mystification , de la tromperie collective , de l'imitation burlesque ou de la parodie démocratique ?


CE N'EST PAS LE POUVOIR DU PEUPLE MAIS L'INVERSE !


Ou bien dans les abords de la contre-démocratie chère à Pierre Rosanvallon ?

Ou encore faut-il dire avec Jacques Rancière que la « présidentielle n'est pas l'incarnation du pouvoir du peuple mais l'inverse! » tandis que d'autres , comme Alex Lantier , considèrent que « les élections locales françaises révèlent le discrédit de l'établissement politique ! » .

Pour sa part , Anicet Le Pors interroge : « Pacte républicain ou dérive bonapartiste? » tandis que pour Paul Allies, il s'agit de l'enlisement de la démocratie locale avec la disparition tendancielle de l'élu local .

Matthieu Baumier , lui , veut penser la modernité post-démocratique , une démocratie virtuelle aidée par une propagande politique et médiatique toute puissante rejoignant de fait Jacques Juillard s'interrogeant aussi sur l'ère post-démocratique :«Fin de siècle ou fin de cycle ? Démocrates , encore un effort !»


LES FINS D'UN SYSTEME .


Oui , nous sommes sans doute dans les fins du système et , par delà les constats , il conviendrait de définir les causes profondes de ces évolutions profondément négatives .

Oui , il y a des évolutions qui ont été , et sont toujours plus encore funestes pour le pouvoir du peuple , du citoyen que l'on amuse avec des démocraties dites participatives sans compétences et moyens financiers , qui souvent ne sont plus dupes de ces comédies auxquelles on veut les soumettre en les faisant participer à ces parodies .

Nous avons déjà noté le rôle de la « gauche » dans le dérèglement , la dérèglementation des mouvements de capitaux , des marchandises et des marchés financiers qui , ainsi , ont été émancipés de toute maîtrise publique . On se souvient du fameux « Oui à l'économie de marché » de Lionel Jospin et de l'impuissance politique à laquelle il se condamnait ainsi , impuissance qu'il reconnaissait lui-même quand il avouait ne pouvoir rien faire face à un patron comme Michelin décidé à licencier , à fermer un site industriel !


LA DICTATURE DES MARCHES FINANCIERS


En réalité , la « gauche » et la « droite » dans leurs successions aux affaires , ou dans la cohabitation , ont troqué le pouvoir du peuple à un autre pouvoir , celui que donne la propriété des grands moyens de production et d'échanges , des banques et établissements financiers à une classe , la classe capitaliste , et à un système , le système capitaliste qui , aujourd'hui , non seulement veut mettre à bas les acquis démocratiques et sociaux , mais pousse plus loin encore ses ambitions , tandis que l'on voit surgir dans les conséquences des politiques mises en oeuvre des crises profondes de différents aspects fondamentaux de la vie de nos sociétés .

En fait , le système tout entier s'est installé dans la dictature des marchés financiers devant laquelle nul n'est en mesure de prendre quelque initiative que ce soit qui ait l'aptitude d'enrayer les dysfonctionnements du système . Et encore faudrait-il que cette volonté existe !


LA CRISE FINANCIERE


La crise de la démocratie n'est en effet pas la seule manifestation de cette impuissance voulue et assumée .

Il en est aussi ainsi de la crise financière dont personne ne semble savoir comment elle peut évoluer et jusqu'où , tant les marchés financiers et leurs fournisseurs capitalistes ont pu , peuvent encore , galoper librement sans aucun licol , comme jadis les hordes sauvages déferlaient sur les peuples paisibles . « Ils sont devenus fous! » , clamait il y a encore peu , un Claude Bébéar décelant , avec quelques autres grands patrons , le gouffre béant qui allait s'ouvrir devant eux , et devant toute la société , les principales victimes devant être toujours les mêmes , les travailleurs chargés d'éponger les notes , de réparer les pots cassés .


LA CRISE ENERGETIQUE...


Il en est ainsi de la crise énergétique dont peu , très peu , osent encore avouer la gravité tant elle met en cause leur responsabilité . Le productivisme capitaliste , s'il exploitait et aliénait les travailleurs , pillait également et tout aussi allègrement les ressources naturelles , non sans graves désagréments pour les milieux naturels eux-mêmes . Directement représentées dans les organes du pouvoir , souvent au plus haut niveau , les compagnies pétrolières ont initié des politiques publiques désastreuses fondées sur l'utilisation d'un pétrole abondant et bon marché . Tout un mode de vie en a été conditionné , ne laissant nulle place à une quelconque énergie alternative énergétique . Et aujourd'hui le « pic de production » du pétrole est annoncé , sinon atteint ou dépassé , des masses de nouveaux consommateurs augmentent la demande et la production a du mal à suivre . Mais une certaine mondialisation a vu le jour fondée sur le développement sans limite et sans contrôle des échanges internationaux , de même qu'un aménagement du territoire irresponsable au regard des gaspillages énergétiques qu'il occasionne , et une agriculture et une industrie où le pétrole est sollicité sous différentes formes , y compris sous forme d'engrais , de pesticides , de plastiques...


...ET DE L'ALIMENTATION...


Une crise énergétique donc qui semble conjuguer , sinon provoquer , une crise de l'alimentation pour des centaines de millions d'êtres humains qui connaissent déjà les affres de la faim et de la misère . Engagés dans la production irresponsable de biocarburants de première génération , les stocks de céréales se sont vite épuisés , les prix se sont élevés et le coût de certains aliments traditionnels font qu'ils devenus inabordables pour ceux dont ils constituent le principal de l'alimentation .


...ET DES RELATIONS INTERNATIONALES...


Une crise énergétique qui exacerbe les relations internationales et pousse les principaux pays impérialistes à imposer , au besoin par la guerre , de nouvelles formes de domination au risque , selon les projets les plus insensés , de déclenchement d'une nouvelle catastrophe dont on ne sait quel caractère elle pourrait prendre tant les stocks d'armes nucléaires sont pléthoriques et les doctrines d'utilisation évoluant de la dissuasion vers des stratégies de l'emploi .


...ET DU CLIMAT...


Une crise énergétique qui conditionne pour une grande part une crise climatique sans que ne soient prises les dispositions pour limiter de façon conséquente les émissions de gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique et des phénomènes et catastrophes naturelles qui lui sont liées .


UN CAPITALISME INSATIABLE


Et l'on pourrait évoquer les crises domestiques qui sont déjà à l'oeuvre , les pillages systématiques des finances publiques par les subventions et les exonérations aux grandes sociétés qui vident les caisses de l'Etat au détriment des principaux besoins de la société en salaires , en emploi , en logements , en écoles et en Universités , en recherches , en transport public , en santé et en hôpitaux....

Le capitalisme financier est insatiable , il lui en faut toujours plus pour alimenter les marchés financiers et les exportations de capitaux , les capitalistes français se situant au plus haut niveau dans ce parasitisme social qui se fait au détriment de ceux qui produisent et créent les richesses par leur travail et dont ils sont dépossédés .

Peut-on penser que quelques taxations des mouvements des capitaux et des revenus financiers seraient en mesure de limiter ce pillage des fonds publics et cette appropriation privée des richesses produites ? A la marge certainement , mais les causes principales subsisteraient , elles sont dans la nature même du système .


UN IMMENSE ET URGENT BESOIN DE COMMUNISME


En conséquence, il convient de changer de système : oui , il y a un immense et urgent besoin de communisme dans ce pays où il est né et où il s'est affirmé comme un courant politique dans le temps long de l'histoire .

Mais n'est-ce pas ce qu'ont voulu dire les électeurs à l'occasion des dernières élections , notamment au scrutin cantonal où se présentaient des candidats sous l'étiquette PCF dans presque tous les cantons . Ceux-là même qui avaient sévèrement , et à juste titre , sanctionné la candidature de Marie-George Buffet lors des présidentielle , se sont repris et , à 9% , ont voté pour ces candidats communistes alors même que nombre de « dirigeants » du PCF , à tous les niveaux de l'organisation , avaient publiquement fait état de leurs motivations visant à faire disparaître toute force communiste organisée au profit d'une « gauche de la gauche » dont on voit mal en quoi elle se distingue des forces qui ont conduit ces dernières décennies cette mutation mortifère du capitalisme et dont on vient de voir dans l'Italie proche l'estime dont cette « gauche » a bénéficié .

En fait , il semblerait qu'à l'occasion de ces dernières élections , ce peuple qui cherche sa voie dans la longue durée ait amorcé une nouvelle étape , d'une part en sanctionnant sévèrement le gouvernement actuel et sa politique , d'autre part en affirmant le besoin ressenti d'une force communiste déterminée pour l'aider à construire une alternative à la domination du capitalisme qui s'avère plus que jamais néfaste et certainement hors d'état de pouvoir sortir la société des crises qu'il a lui-même provoquées . Et ce besoin de communisme , il l'a affirmé face à des « dirigeants » liquidateurs dont manifestement il n'a que faire .

Cette manifestation d'un déjà fort besoin de communisme rejoint l'initiative d'un certain nombre de communistes girondins qui ont initié dès juin 2007 un Appel pour des Assises du communisme ayant vocation à déterminer les grandes lignes d'un communisme du 21eme siècle dans la réunification de la force communiste et dans un projet de changement de société , sinon de civilisation , issu d'une co-élaboration avec toute la société et d'abord avec les 92% de salariés que compte la population active .

Cet Appel , aujourd'hui élargi à nombre de communistes d'autres départements , a en conséquence acquis une dimension nationale pour être mieux encore au service de ce peuple qui a besoin de son entière souveraineté , et d'abord là où se produisent les richesses , dans le temple d'un capitalisme qui apparaît avoir fait son temps et suffisamment nui .


Michel Peyret

m.peyret@cegetel.net



TLAXCALA : "Ce sont les démunis du monde qui paient l'addition"]



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Sujet: Fw: TLAXCALA : "Ce sont les démunis du monde qui paient l'addition"
Date: Sat, 26 Apr 2008 21:14:27 +0200
De: melusine mailto:melusine@nerim.net
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Les prix de l’alimentaire augmentent dans le monde entier. Au vu de quelques relations de cause à effet : la solidarité entre tous les hommes s’impose

"Ce sont les démunis du monde qui paient l’addition"


AUTEUR: Karl MÜLLER

Traduit par Boris Carrier, révisé par Michèle Mialane et Fausto Giudice



Le documentaire allemand Septemberweizen (Blé de septembre) a été diffusé pour la première fois en 1980. Ce film montre entre autres comment les spéculateurs fixent à la Bourse du blé des USA le cours mondial de cette denrée ; il ne s’'agit pas de garantir un approvisionnement au plus juste prix mais bien de maximiser les profits. C'était il y a presque trente ans.

Le film Le cauchemar de Darwin, lui, ne date que de quatre ans. Il montre comment la Tanzanie, un pays africain autrefois riche en poisson, a été plongée dans la misère et la famine, entre autres par l’UE. Le nouveau « pactole poissonnier » dont dispose désormais le pays (une monoculture de la perche du Nil introduite artificiellement et qui fait disparaître toutes les autres espèces de poissons) est exporté vers les riches pays occidentaux, et le pays est devenu lui-même « par compensation » une plaque tournante du trafic des armes utilisées dans les guerres en Afrique.


http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=58435.html
http://www.commeaucinema.com/film=le-cauchemar-de-darwin,37204.html

Quels sont les tenants et les aboutissants de la flambée des prix alimentaires depuis deux ans ? Les quelque 850 millions d’êtres humains déjà victimes de la faim et de la malnutrition doivent-ils s’attendre à une nouvelle aggravation de leur situation ? Des millions d’autres sont-ils menacés de famine ? « Un pour cent d’augmentation des prix alimentaires met en péril la subsistance de 16 millions d’êtres humains supplémentaires », affirme Heidemarie Wieczorek-Zeul, ministre allemande de l’Aide au Développement.


Cameroun, février 2008 Haïti, avril 2008

Des émeutes de la faim un peu partout dans le monde

Une grève générale contre la hausse exorbitante du prix du pain (35% en un an) devait avoir lieu en Égypte le week-end dernier. La police a étouffé dans l’œuf les manifestations prévues. Il y a eu des morts et de nombreux blessés parmi les manifestants

En Égypte - avec Israël l’allié le plus inconditionnel des USA au Proche-Orient - plus de 30% des habitants vivent sous le seuil de pauvreté. Dans les quartiers défavorisés du Caire, les gens font souvent la queue pendant des heures pour obtenir quelques galettes de pain. La viande est inaccessible pour les pauvres. Ils doivent s’estimer heureux quand ils réussissent à se procurer des carcasses de poulets déjà consommés. La croissance économique ( 7 % aux dernières nouvelles) n’a aucune retombée chez les pauvres. L’Égypte, autrefois grenier à blé de l’Afrique, est actuellement tributaire des importations alimentaires. Dans le pays lui-même le marché alimentaire est aux mains de quelques monopoles qui dictent les prix.

À Haïti, dans les Caraïbes, au moins trois personnes sont mortes la même semaine sous les balles des soldats onusiens qui occupent le pays par la volonté du gouvernement usaméricain, lors de manifestations contre les prix élevés des denrées alimentaires. La contestation perdure et a abouti entre-temps à la démission du gouvernement.

80% des habitants d'Haïti vivent avec moins de 2 dollars par jour. Les prix du riz, des haricots, des fruits et du lait condensé ont augmenté de 50 % en un an, celui des pâtes de 100 %. Beaucoup d'Haïtiens ne peuvent plus se nourrir ni nourrir leur famille. Après les accords de libre-échange avec les USA, le riz à bas prix en provenance des USA avait inondé le marché. Au début, la population des villes a semblé en tirer bénéfice. Mais les riziculteurs haïtiens n’ont pu résister à la concurrence et ont émigré vers les villes. Maintenant que le prix du riz a augmenté de façon exorbitante, il est difficile de trouver rapidement des gens en mesure de produire le riz nécessaire à un prix accessible.


Source : Libération & FAO, 14 Avril 2008

Les prix alimentaires mondiaux ont flambé

Ces derniers mois, les prix alimentaires mondiaux ont flambé. Selon un rapport de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), les cours internationaux du blé, qui représente avec l’eau l’un des principaux aliments de base dans le monde, se situaient en janvier 2008 à 83% au-dessus de leur niveau de l’année précédente. Quant au riz, qui constitue la nourriture de base en Afrique et en Asie, ses prix ont subi une hausse parfois plus importante encore. Dans certains des pays africains importateurs de riz, la hausse a dépassé en quelques mois les 40%. Le prix à l’exportation du riz thaïlandais est passé entre janvier et mars de cette année de 365 dollars à 562 dollars la tonne, selon les dernières données de la Banque Mondiale.

L’indice des prix calculé par la FAO pour l’ensemble des denrées alimentaires était en mars 2008 supérieur de 57 % à celui de l’année précédente. Et de 220 % par rapport à la moyenne annuelle des années 1998-2000.

Ce qui dans les pays occidentaux peut s’avérer douloureux pour les revenus moyens, voire alarmant pour le nombre sans cesse croissant des pauvres, représente dans la plupart des pays en voie de développement une menace pour la survie d’êtres humains déjà régulièrement victimes de famines. Les émeutes de la faim se sont généralisées dans le monde. Il y en a eu ces dernières semaines au Mexique, aux Émirats Arabes Unis, au Yémen, en Indonésie, au Pakistan, en Ouzbékistan, en Guinée, en Guinée-Bissau, au Maroc, au Sénégal, en Mauritanie, au Burkina Faso, au Cameroun, au Mozambique, en Côte d’Ivoire…

Les projets d’aide aux populations affamées menacés

Le 20 mars le Programme alimentaire mondial des Nations Unies (PAM) a déclaré qu’il lui fallait 500 millions de dollars supplémentaires en raison de la forte augmentation des prix de la nourriture et qu'il s'était adressé de ce fait fin février à tous les gouvernements du monde pour obtenir une aide d’urgence. Si l’on ne parvenait pas à réunir ce montant, il faudrait éventuellement rationner les aides alimentaires. Depuis juin 2007 il a fallu débourser 55% de plus pour les achats d’aliments indispensables.

Les réserves mondiales de céréales ont atteint leur niveau le plus bas depuis les années 80. Les stocks sont épuisés entre autres parce qu’au cours de ces dernières années des terres arables ont été laissées en jachère à l’échelle planétaire alors que parallèlement les besoins en céréales pour la production de viande ont énormément augmenté. Les réserves s’épuisent rapidement.

Fin février Caritas International a averti que l’augmentation des prix alimentaires menaçait ses projets d’aide en Afrique, Asie et Amérique latine. Les récentes évolutions du marché mondial compromettent maints financements : cantines scolaires, aide alimentaire aux réfugiés et compléments alimentaires pour les malades du SIDA . Le responsable de Caritas International met en garde : « Les céréales sont devenues un objet de spéculation. Ce sont les démunis du monde qui paient l’addition».

Quelles sont les causes de cette flambée des prix alimentaires ?

La revue autrichienne Südwind (Vent du Sud) a dressé un premier tableau dans sa livraison de février 2008.

• L'aggravation constante des prix alimentaires, l’industrialisation de l’agriculture et la politique d’exportation agricole des pays riches industrialisés ont ruiné non seulement la petite agriculture de subsistance dans les pays industrialisés, mais surtout celle des pays en voie de développement. Ces pays dont certains étaient autrefois exportateurs de nourriture sont désormais tributaires des importations. Même s’ils continuent, sous la pression internationale, à produire des denrées alimentaires, il s’agit le plus souvent de monocultures destinées à l’exportation qui ne correspondent en rien aux besoins de la population autochtone. Ces pays doivent à présent payer l’addition pour le « marché mondial » imposé par l’industrie agro-alimentaire.

• La consommation de viande qui continue à croître, désormais aussi dans les pays émergents, a considérablement accru la demande d’aliments pour le bétail. Un kilo de viande nécessite plusieurs fois son équivalent en calories végétales, qui fera ensuite défaut ailleurs.

• La production, lancée à l'échelle planétaire, de prétendus biocarburants (prétendus parce que ces carburants sont plus nuisibles que bénéfiques à l’environnement) a détourné et fondamentalement transformé la production agricole. Aux USA, en 2007, 20% de la surface agricole étaient déjà détournés au profit de la production d’éthanol. Le business allemand a conclu avec le Brésil des contrats considérables afin d’investir dans le marché de l’éthanol en rapide croissance et d’en profiter. Cette utilisation des denrées alimentaires se heurte actuellement à une critique de plus en plus large. Caritas International a publié à ce sujet un nouveau livre: « Réservoirs pleins et assiettes vides . Le prix à payer pour les agrocarburants: faim, déportation, destruction de l’environnement ».

• La forte augmentation des prix du pétrole a accru les coûts de transport des denrées alimentaires. Un facteur important quand on prend la mesure des distances parcourues par ces denrées dans le cadre du «marché mondial ». Par ailleurs les pays en voie de développement sont doublement touchés : par l’augmentation du prix des denrées alimentaires ET de celui de l’énergie.

• Les engrais dérivés du pétrole ont énormément augmenté et coûtent à présent deux fois plus qu’en 2005.

L’augmentation constante des prix procure des gains substantiels aux spéculateurs boursiers… aux dépens du reste de l’humanité

La revue Südwind n’a pas encore mentionné ceux qui spéculent sur les prix alimentaires pour se faire un maximum d’argent. La crise financière mondiale a en effet entraîné le détournement de sommes astronomiques vers les fonds spéculatifs. Des montants considérables sont investis non seulement dans les marchés de l’or et de l’énergie, mais aussi dans ceux de l’alimentaire. On peut lire dans la « Neue Zürcher Zeitung » (Quotidien de Zurich) du 11 avril : « Depuis que les titres garantis ne sont plus négociables, les investisseurs et les traders se sont littéralement précipités sur les marchés des matières premières. Les variations du prix des produits agricoles socialement sensibles (les aliments de base, NdT) reflètent de plus en plus la manipulation du marché et les attentes des spéculateurs. L’hebdomadaire suisse WOZ (die Wochenzeitung, hebdo de gauche) signalait le 3 avril que la banque néerlandaise ABM Amro, par exemple, faisait la promotion par annonces dans les journaux de ses « produits financiers structurés » dans le secteur agricole : «Plusieurs raisons plaident en faveur d’un investissement : la stagnation des terres consacrées à l’agriculture au niveau mondial, la nette croissance de la population mondiale, le changement des habitudes alimentaires dans les pays émergents ainsi que l’augmentation constante de la demande en biocarburants.» Autrement dit : « Excellente » conjoncture pour une hausse durable des prix et des gains substantiels… aux dépens du reste de l’humanité.

Manipulation et intox dans le débat public

Il faut cependant s’attendre aussi à des manipulations et à de l’intox dans le débat public concernant cette évolution. Par exemple : le PDG de Nestlé Peter Brabeck voit la solution au problème dans l’extension à l'échelle mondiale de la nourriture transgénique (genfood), de même que le Premier ministre britannique Brown, et comme précédemment le Président Bush. Ce faisant on escamote le fait que l’adoption du projet transgénique placerait l’alimentation mondiale sous le contrôle de l'entreprise US Monsanto. On passe aussi sous silence les lourdes retombées que pourrait avoir sur la santé humaine la nourriture transgénique.

Le président de la Banque mondiale, Robert Zoellick, (détaché et nommé par le président US) se prétend également alarmé par l’augmentation constante des prix alimentaires mondiaux,dont il attend qu’elle se poursuive dans les années à venir. Se profilerait alors la menace d’une montée importante de la pauvreté. Mais les solutions avancées par Zoellick comprennent l’extension du « libre échange » des produits agricoles… une proposition dont le monde a déjà expérimenté les conséquences dévastatrices. Il prévoit en outre d’accentuer l’emprise de la Banque mondiale sur le commerce des produits agricoles dans les pays en développement par le biais de ses crédits , qui se concentreraient sur des projets agricoles, alors que beaucoup de pays en développement ont préféré se tourner vers des banques de développement régionales ou la Chine pour réaliser les projets d’infrastructures que contrôlait jusqu’ici la Banque mondiale. Car la plupart des pays en développement savent désormais très bien ce que cela signifie d’être financé par la Banque mondiale. Pour juger du sérieux des propos tenus par la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI) à l’occasion de leur séance commune de printemps à Washington, exprimant leurs inquiétudes relatives à l’augmentation des prix alimentaires, ainsi que de l’aide qui sera réellement accordée aux populations touchées, il convient donc d’attendre un peu.

Tous concernés

L’augmentation des prix alimentaires ne s’arrête pas aux frontières. Même la Russie et la Chine sont concernées. En décembre de l’année dernière, déjà, l’agence de presse russe RIA Novosti signalait que les prix alimentaires en Russie avaient augmenté de près de 14 % en 2007, et en Chine le prix de la viande de porc, très prisée dans ce pays a augmenté de 56 %. Globalement, en Chine, le prix des denrées alimentaires a augmenté de 18 %.

Pour finir : chez nous aussi il devient difficile de se nourrir. En Allemagne, par exemple, 800.000 habitants de grandes villes vivent actuellement du « glanage », c’est à dire des produits périmés des supermarchés.


"Arrêtez de voler notre eau" : Inde, décembre 2004

Solidarité entre tous les hommes plutôt que la bagarre et la guerre pour l’eau et la nourriture

Que faire pour s’en sortir ? En premier lieu il s’agira d’éviter que les habitants de cette planète se laissent dresser les uns contre les autres, et jeter dans des bagarres et des guerres pour le pétrole, l’eau ou la nourriture. Tous les êtres humains dans le monde entier ont un droit inaliénable à la nourriture. Un droit fondamental ne peut ni ne doit être sacrifié à l’appétit de profit et de pouvoir d’une petite minorité. Il est compréhensible et légitime de refuser une telle attitude. Mais rétablir la situation suppose une solidarité entre tous les êtres humains, qui transcende les frontières et les continents. Et exige que les solutions proposées respectent la dignité des personnes concernées.

PS : Les dépenses militaires mondiales se sont élevées en 2007 à plus d’un billion de dollars, autrement dit mille milliards : telle est la folie actuelle de notre monde. Mille milliards de dollars (627 milliards d'Euro) qui ont été volés à l’humanité par les gouvernements et les Parlements, et qui feront de plus en plus amèrement défaut.


La lutte paie !

L’'exemple du Maroc


F Les émeutes de Sefrou montrent le désarroi du "Maroc inutile"

F La hausse du prix du pain annulée à la suite de manifestations populaires



Après les émeutes de la faim, des émeutes de l'eau ?

Plusieurs centaines de personnes ont manifesté hier à Dhâkâ, capitale du Bangladesh contre une pénurie d'eau potable. Les manifestants ont ainsi bravé l'interdiction de ce type de rassemblement prononcée par les autorités du pays.

L'eau vient à manquer au Bangladesh. La population déjà touchée par la crise alimentaire se voit de surcroit privée d'eau potable en raison d'une conjonction de facteurs. En effet, à la baisse du niveau des nappes phréatiques due au manque de précipitations dans le pays, viennent se greffer des problèmes électriques.

Ces problèmes rendent le pompage de l'eau compliqué. De nombreuses pompes à eau restent soit à l'arrêt total, soit elles ne peuvent fonctionner à leur pleine capacité.

Cet état de fait a conduit des centaines d'habitants de la capitale a descendre dans les rues, munis de jerricans à eau, et réclamant la fin de cette pénurie d'eau potable. Selon, Mohammad Salam, un habitant de Dhâkâ interrogé par Reuters, "la situation empire chaque jour. Nous faisons la queue pendant des heures pour de l'eau".

Une source officielle confiait par ailleurs à l'agence de presse que l'organisme chargé de la distribution d'eau potable dans la capitale fournit quotidiennement 1,5 milliard de litres d'eau alors que la demande est de 2,25 milliards de litres. C'est désormais l'armée qui supervisera la distribution d'eau potable dans la ville.

Source : Enviro2B, 24 Avril 2008


Source : Zeit-Fragen

Article original publié le 14 Avril 2008

Sur l’auteur

Boris Carrier, Michèle Mialane et Fausto Giudice sont membres de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique. Cette traduction est libre de reproduction, à condition d'en respecter l’intégrité et d’en mentionner l’auteur, le traducteur, les réviseurs et la source.

URL de cet article sur Tlaxcala :
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http://www.tlaxcala.es/pp.asp?lg=fr&reference=5049



[Transfer_info] LIBAN : Kouchner a « perdu » le témoin-clé de l’enquête Hariri]


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Sujet: [Transfer_info] LIBAN : Kouchner a « perdu » le témoin-clé de l'enquête Hariri
Date: Sat, 26 Apr 2008 16:24:25 +0200 (CEST)
De: slimd@free.fr
Pour :: transfer_info@yahoogroupes.fr


La presse internationale se passionne pour l'affaire As-Siddik, ce témoin-clé de l'affaire Hariri qui a « disparu » sur le territoire français le 13 mars. Les témoins s'interrogent sur le rôle de la France de Nicolas Sarkozy qui, en application de la résolution 1636 du Conseil de sécurité des Nations unies, avait la responsabilité de le tenir à la disposition du Tribunal spécial de l'ONU. Pourtant, cette affaire, qui pourrait être le premier enlèvement politique par la CIA sur le sol français depuis la réactivation du « stay-behind » en 2001, reste largement ignorée des Français.

Le prétendu ancien officier des services secrets syriens, Mohamed Zuhair As-Siddik, témoin-clé des enquêteurs de l'ONU dans l'enquête sur l'assassinat du Premier ministre libanais Rafiq Hariri, a disparu depuis le 13 mars dernier, sans laisser la moindre trace. Il était logé dans une villa à Chatou (Yvelines), près de Paris et vivait sous surveillance du ministère français de l'Intérieur. Une source dans la police française a affirmé qu'il n'était plus, ces derniers temps, assigné à résidence ni sous le coup d'une mesure de surveillance judiciaire. Pour le journal libanais Ittijahat, cette disparition est un « scandale politique », notamment suite à la déclaration faite par le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, à la télévision saoudienne Al Arabiya : « Je suis certain qu'As-Siddik a disparu et cela me chagrine ».
Mohamed As-Siddik a été arrêté en octobre 2005 à Paris suite à un mandat d'arrêt international émis contre lui dans le cadre de l'enquête sur l'attentat ayant coûté la vie à Rafiq Hariri. Il est soupçonné d'avoir participé à l'assassinat de l'ancien Premier ministre libanais. Il devait être extradé vers le Liban, mais cela ne s'est pas fait, la France refusant d'extrader un coupable vers un pays où il risque de se voir appliquer la peine de mort [1]. Depuis, As-Siddik était placé en résidence surveillée, étant donné qu'il était le témoin-clé de l'ex-procureur allemand Detlev Mehlis, qui a dirigé —de mai à décembre 2005— la commission d'enquête de l'ONU et qui a tenté d'établir la responsabilité de la Syrie dans cet attentat.
As-Siddik aurait « avoué » à Mehlis durant l'été 2005, avoir prêté son appartement de Chalda, dans la banlieue de Beyrouth, aux conspirateurs préparant l'assassinat de Hariri. Parmi les membres de cette conspiration, quatre gradés libanais de haut-rang qui croupissent aujourd'hui en prison, sur les conseils de Mehlis.
Un an plus tard, sur les ondes de la télévision saoudienne Al Arabiya, As-Siddik est allé encore plus loin dans ses accusations en affirmant que « le président syrien Bachar El-Assad et son homologue libanais, Emile Lahoud avaient personnellement donné l'ordre de liquider Hariri ». Il a affirmé qu'il avait vu « le véhicule [qui aurait transporté les explosifs] en train d'être préparé, dans un camp des services secrets syriens, à Zabadani dans la plaine de la Bekaa ». Il aurait également remis à Mehlis « des documents et des images ne laissant aucune place au doute ». « J'ai les négatifs sur moi, il y a beaucoup de choses qui vont être révélées ».
Les services secrets et les conspirateurs —pour des raisons de sécurité— travaillent selon le principe du « chacun en sait le moins possible ». Un projet professionnel d'assassinat est exécuté par des unités opérationnelles. Ces équipes agissent indépendamment les unes des autres : l'une fournit les explosifs, l'autre se charge du véhicule, une troisième surveille la victime, une autre encore brouille les pistes, etc. Les différents participants ne se connaissent pas. Le fait que Siddik « sache tout sur tout » aurait du mettre la puce à l'oreille de M. Mehlis, ou au moins de son adjoint, l'ex-premier commissaire de la police criminelle allemande, Gerhard Lehmann, du BKA, le meilleur enquêteur anti-terroriste, devenu célèbre lors de l'affaire du kidnapping de Khaled el-Masri par la CIA [2].
Il s'est rapidement avéré que les « déclarations sous serment » d'As-Siddik avaient été obtenues contre de l'argent. Ses frères ont déclaré avoir reçu un appel téléphonique de sa part, à l'automne 2005, depuis Paris, dans lequel il jubilait : « Je suis millionnaire ! ». Le gouvernement syrien avait depuis longtemps envoyé une documentation sur le personnage aux gouvernements occidentaux, dans l'espoir que Mehlis ne tomberait pas dans le piège. Puis, en octobre 2005, l'hebdomadaire allemand Der Spiegel « révéla » ce que tout le monde au Moyen-Orient savait depuis longtemps : As-Siddik est un membre de la pègre, déjà condamné à plusieurs reprises dans des affaires criminelles et d'escroquerie. Même la commission d'enquête de l'ONU savait qu'As-Siddik leur avait menti : au début il avait affirmé avoir quitté Beyrouth un mois avant l'attentat contre Hariri, avant d'avouer, fin septembre 2005 sa participation directe à l'attentat.
Les doutes sur la crédibilité de Siddik se sont encore renforcés quand il s'est avéré qu'il avait été recommandé à la commission d'enquête de l'ONU par Rifaat Al-Assad, renégat syrien de longue date et oncle du président syrien actuel. Le « président syrien alternatif » en exil paya le billet d'avion d'As-Siddik pour l'Europe, où, selon Charles Ayoub, directeur du journal libanais Ad-Diyar, il reçut « une importante somme d'argent » de la part de Saad Hariri, fils de la victime, ainsi que de Walid Jumblatt, leader de la « Révolution des Cèdres ». Cette opération de corruption avait pour but d'obtenir qu'As-Siddik convainque Mehlis de la responsabilité de la Syrie dans l'attentat contre Hariri, contre les avis de la CIA et des services secrets saoudiens. Mehlis —qui manquait cruellement de preuves contre la Syrie—, aurait mordu à l'hameçon. Selon un diplomate français interrogé à l'époque, « Quand As-Siddik —qui n'était rien de plus que le chauffeur d'un général syrien— s'est mis à table, Mehlis n'avait pas grand chose comme cartes dans son jeu ».
Mercredi dernier, Imad As-Siddik, le frère du témoin clé, a formulé depuis Damas de lourdes accusations contre la France : « Les autorités françaises ont facilité sa disparition, peut être pour aider d'autres personnes à l'éliminer, ou alors ce sont eux qui l'ont éliminé ». Un autre frère du disparu, Omar As-Siddik, se dit persuadé que « à l'heure qu'il est Zuheir a été assassiné, afin d'en faire porter la responsabilité à la Syrie ». Pascale Andreani, porte-parole du Quai d'Orsay, s'empressa de démentir ces allégations. Même David Bellemare, responsable de la commission d'enquête de l'ONU depuis le début de l'année, était perplexe : « Je ne sais pas où il est. Il n'est pas sous notre protection et n'a jamais demandé à faire partie de notre programme de protection des témoins ».
Le lendemain jeudi, le journal koweitien As-Siassah publia une information fracassante : ils avaient pu s'entretenir au téléphone avec As-Siddik et il aurai déclaré « Je vis caché, dans un endroit tenu secret, près de la France et du Tribunal international, et je vais bien ». Selon ce journal —propriété de Saad Hariri— As-Siddik se cacherait par peur pour sa vie, n'ayant pu obtenir la moindre protection de la part de la commission d'enquête internationale ; malgré le fait qu'il ait envoyé plusieurs courriers au tribunal et informé la justice libanaise de trois tentatives d'assassinat. Dès que le tribunal commencerait ses travaux, il referait surface. Entre temps la famille As-Siddik a accusé le groupe politique libanais pro-occidental qui a « fabriqué » le témoignage d'As-Siddik, de l'avoir liquidé. Selon le quotidien libanais As-Safir, il importe peu de savoir si As-Siddik est caché en France, en Arabie saoudite, aux Émirats ou tout autre pays du Golfe. « Il est probable qu'il s'est réfugié auprès de ceux qui, il y a deux ans, ont organisé son voyage de Riad à Paris ». Une attaque directe contre le financier d'As-Siddik, Saad Hariri. Se pose également la question du rôle qu'entend jouer la France dans l'enquête sur l'assassinat d'Hariri, compte tenu du fait qu'elle ait laissé « disparaître » le témoin le plus important, dont le « témoignage » à fait jeter en prison quatre généraux libanais. Peut-être que le « vilain menteur » As-Siddiq va finir par refaire surface, probablement à proximité du lieu où scintillent les dollars, étant donné « qu'il était déjà obsédé par l'argent quand il tétait encore les seins de sa mère » a raconté une cousine du délinquant au journal allemand Neues Deutschland.
 Jürgen Cain Külbel
Ancien enquêteur de la police criminelle de RDA (1974-1988), Jürgen Cain Külbel est journaliste au Neues Deutschland. Dernier ouvrage publié : Mordakte Hariri. Unterdrückte Spuren im Libanon.

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Tous avec la Bolivie - All with Bolivia - 2 600 signatures]


-------- Message original --------

Sujet: Tous avec la Bolivie - All with Bolivia - 2 600 signatures
Date: Sat, 26 Apr 2008 03:20:42 -0400
De: Antonio Artuso mailto:pueblo@sympatico.ca





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[FRANÇAIS] + [ENGLISH]
Appel « Tous avec la Bolivie », déjà plus de 2 600 signataires
The call "All with Bolivia" has already been signed by more than 2,600 persons

----- Original Message ----- From: URGENT ; BOLIVIE - Sent: Friday, April 25, 2008 8:55 PM - Subject: Appel « Tous avec la Bolivie » , déjà plus de 2 600 signataires



[FRANÇAIS]


http://www.cubainfo.ain.cu/2008/0425llamamientobolivia.htm

Appel « Tous avec la Bolivie », déjà plus de 2 600 signataires

La Havane, 24.04.08 (ACN)

Plus de 2 600 intellectuels de différentes nations latino-américaines, d'Europe et des États Unis, se sont joints à l'appel « Tous avec la Bolivie » mis en ligne sur le site www.todosconbolivia.org pour dénoncer « les actions subversives et anticonstitutionnelles par lesquelles les groupes oligarchiques prétendent diviser la nation bolivienne ».

Parmi les premiers signataires de cet appel, qui dénonce aussi « la mentalité raciste et élitiste » des secteurs qui cherchent déstabiliser le gouvernement du président bolivien Evo Morales, se trouvent notamment les prix Nobel de la Paix Adolfo Perez Esquivel, de l'Argentine, et Rigoberta Menchu, du Guatemala ; la Mexicaine Elena Poniatowska ; les Etats-uniens Ramsey Clark, ex-procureur général, Noam Chomsky et Howard Zinn ; l'architecte brésilien Oscar Niemeyer ; l'intellectuel belge Armand Mattelard et les Français Ignacio Ramonet, Ramon Chao, Manu Chao, Jean-Marie Binoche et Salim Lamrani.

Parmi les signataires cubains se trouvent notamment les écrivains Cintio Vitier et Miguel Barnet, le dramaturge Anton Arrufat, les poètes Roberto Fernandez Retamar et Nancy Morejon ainsi que le chanteur et compositeur Silvio Rodriguez.

Le document, intitulé « Dénonçons la conspiration visant à diviser la Bolivie », met l'accent sur le fait que la manoeuvre séparatiste en cours dans cette nation sud-américaine constitue « un très dangereux précédent, non seulement pour l'intégrité de ce pays, mais aussi pour celle des autres pays » de l'Amérique latine.

L'appel rejette le dénomme « Statut autonome de Santa Cruz », avancé dans ce département bolivien ­ considéré comme le plus riche du pays et souligne qu'il s'agit en fait d'une manoeuvre inconstitutionnelle qui porte atteinte à l'unité de la nation bolivienne.

« L'histoire montre avec éloquence les terribles conséquences que les processus divisionnistes et séparatistes promus et approuvés par des puissants intérêts étrangers ont eu pour l¹humanité », rappelle le document.

« Nous appelons toutes les personnes de bonne volonté pour qu¹elles rassemblent leurs voix afin de dénoncer, par tous les moyens à leur disposition, cette manoeuvre divisionniste et déstabilisatrice en cette heure historique pour l'Amérique latine », conclut l'appel.

Vous pouvez confirmer votre appui sur le site http://www.todosconbolivia.org/index.php?lang=3
Ou en écrivant à : solidaridad@todosconbolivia.org ,
ou a : cabohorquez@gmail.com ,
ou a : yamp@min.cult.cu



[ENGLISH]
The call "All with Bolivia" has already been signed by more than 2,600 persons

Havana, April 24, 2008 (ACN)
More than 2 600 intellectuals from various Latin America and European countries and from the United States have joined the call "All with Bolivia" posted on the website www.todosconbolivia.org to denounce the "subversive and unconstitutional actions made by oligarchic groups which try to divide Bolivia."

Among the first signatories of this appeal, which also denounced "the racist and elitist mentality" of the sectors who seek to destabilize the government of Bolivian President Evo Morales, are particularly Nobel Peace Prize Laureate Adolfo Perez Esquivel, from Argentina, and Rigoberta Menchu, from Guatemala, Elena Poniatowska, from Mexico; Ramsey Clark, former Attorney General, Noam Chomsky and Howard Zinn, from the United Stades, architect Oscar Niemeyer, from Brazil; intellectual Armand Mattelard, from Belgium, and Ignacio Ramonet, Ramon Chao, Manu Chao, Jean-Marie Binoche and Salim Lamrani, from France.

Among the Cuban signatories are particularly writers Cintio Vitier and Miguel Barnet, playwriter Anton Arrufat, poets Roberto Fernandez Retamar and Nancy Morejon and singer and composer Silvio Rodriguez.

The document, entitled "Denounce the conspiracy to divide Bolivia", emphasizes the fact that the separatist manoeuvre underway in the South American country is "a very dangerous precedent not only for the integrity of this country, but also for that of other countries" of Latin America.

The call rejects the so-called "Autonomous Status of Santa Cruz", put forward in the Bolivian department which bears the same name and which is considered the richest in the country and stresses that it is in fact an unconstitutional manoeuvre which undermines the unity of Bolivia.

"History eloquently shows the terrible consequences that the divisive separatist processes promoted and approved by powerful foreign interests have had for mankind", says the document.

"We call on all people of goodwill so that they join their voices to denounce, by all means at their disposal, this divisive and destabilizing manoeuvre in this historic time for Latin America" concludes the call.
You can confirm your support on the site http://www.todosconbolivia.org/index.php?lang=3

or: cabohorquez@gmail.com
or: yamp@min.cult.cu





WALLONIE : le logement SOCIAL aussi en route vers la privatisation... Farceurs nos libéraux !

WALLONIE : le logement SOCIAL aussi en route vers la privatisation... Farceurs nos libéraux !

Le logement social est dans un bien triste état en Wallonie: délabré de plus en plus, des finances en difficultés, des milliers de demandeurs en attente pendant des mois, voire des années...

Pas trop de désespoir cependant, nos partis pseudos démocratiques, qui ont tellement bien géré le secteur, en spéculant sur les subventions (voire en remplissant certaines poches), vont bien trouver LA solution.

Ainsi, une délégation de responsables et mandataires du Mr, Kubla en tête, vient d' aller étudier la question ... à Reims.

Là, pas de problèmes pour nos réformateurs libéraux: à Reims, tout va bien et à neuf, bien entretenu: le logement SOCIAL est en grande partie privatisé...

Dès lors, le sieur KUBLA estime que nous devons en tirer les enseignements pour la Wallonie ...

Et, à mon très humble avis, surtout des interrogations...

A Reims, qui décide:
-des conditions d' attribution,
-des conditions de revenus,
-des modalités de logement, de la réglementation,
-des organes de gestion et de décisions,
-et surtout, du montant des loyers et des charges, de leur fixation ???

Pas de doute: à Reims, les gestionnaires PRIVES (des sociétés immobilières ???) sont des bienfaiteurs complètement désintéressés qui y vont de leur poche ... Ils n'ont bien sûr pas pour but principal de réaliser de plantureux profits sur les loyers des classes sociales les plus modestes, les plus démunies, les plus pauvres...
Gare, les amis: la privatisation du logement SOCIAL pointe AUSSI à l'horizon. Nos libéraux francophones enfoncent le premier clou... Le secteur du logement SOCIAL peut encore devenir juteux. A l' exemple de Reims et de la France sarkozyste, on pourrait faire avec
un euro privatisé 4-5 fois plus et mieux qu' avec un euro ordinaire wallon...

RoRo

jeudi 24 avril 2008

Porto Rico sur Ananzie.net]


-------- Message original --------

Sujet: Porto Rico sur Ananzie.net
Date: Thu, 24 Apr 2008 15:37:07 +0200
De: Joss Rovélas mailto:jossrovelas@msn.com



Porto Rico

Porto Rico. 25 % d'Afrodescendants, une culture musicale, culinaire et religieuse vivace

lundi 21 avril 2008 par Tshibwabwa Mua Bay


Afrodescendants : 14 ,9 % de Noirs, 10 % de Mulâtres Capitale : San Juan Population : 3,9 millions d'habitants (2005) Autres groupes : 72,7% de Blancs Langue majoritaire : Espagnol Système politique : Etat libre associé aux Etats unis Superficie : 9 104Km² Monnaie : Dollar US (USD)

L'île de Porto Rico est située dans les Antilles, soit entre la République Dominicaine à l'ouest et à l'est les îles Vierges, Antigua, la Martinique et la Guadeloupe . L'île est baignée au nord par l'océan Atlantique et au sud par la mer des Caraïbe. Politiquement, Porto Rico est un « État libre associé aux États-Unis » (Estado Libre Asociado de Puerto Rico), situé à 1610 km au sud-est de la Floride. La superficie du pays est de 9104 km², elle comprend deux autres petites îles, Vieques et Culebra. Par sa position géographique, Porto Rico a toujours joué un rôle stratégique militaire pour les État-Unis.

La population de Porto Rico, d'après les estimations de 2005, est de 3,9 millions d'habitants. La quasi-totalité des citoyens de cet État (97,9 %) sont hispanophones. La population afrodescendante de Porto Rico représente près de 25% de la population et elle est composée de 14 ,9 % de Noirs et 10 % de Mulâtres. Des esclaves africains ont été déportés par les Espagnoles dans cette île dès le 16ième siècle et y ont développé les cultures de la canne à sucre, du café et du tabac. L'esclavage fut aboli à Porto Rico en 1873, mais, comme toutes les populations noires minoritaires de la Caraïbe et de l'Amérique latine, les descendants d'esclaves n'ont pas ou très peu changé de conditions de vie.

Discriminés, stigmatisés, les Noirs restent en marge avec un taux d'analphabétisme et de pauvreté record. Mais dépit de cette ostracisation l'influence culturelle de la population noire à profondément façonnée la culture portoricaine, et ce, depuis l'époque coloniale. Dans la langue d'abord, où l'on retrouve les accents et le verbe du « Bossale », créole fait de grammaire espagnole et de vocabulaire kongo, et parlé par les esclaves Noirs. Dans la musique, bien entendu, avec des instruments comme La clave , tambour en peau d'animaux, bongos, congas. Avec également La Bomba , genre musical, rythme et danse originaire de l'Afrique de l'ouest, qui représente l'élément africain le plus répandu dans la culture portoricaine. Très populaire également La Plena , musique proche du Calypso, de la soca et de la dance hall, déclinée par la population noire de Porto Rico en Ballets.

Viens ensuite la cuisine, typique des cultures afrodescendantes des antilles, à base de pastels, bananes plantains, patates douces, etc. La religion également est très vivace et à profondément marqué le culte catholique en dans les îles hispanique. D'essence africaine, plus précisément Yoruba, elle s'apparente à la Santeria et elle est pratiquée avec dévotion au sein des populations noires.

- Toute l'Afrique sur Ananzie

- Tous les Afrodescendants de la Caraïbe sur Ananzie

- Tous les Afrodescendants d'Amérique Latine sur Ananzie



Le Quotidien du Peuple en ligne - Le maire de Paris a commis une 'erreur politique']

Les gouvernants français essaient maintenant de réparer les gaffes commises à suivre Ménard-Rsf-Cia et le féodal dalaï-lama. Et oui, en politique, il y a aussi des retours de manivelle ... ! Tenter de recoller les morceaux, dans l'intérêt des multinationales et des relations économiques..., à un moment où les choses vont mal en Euro-dictature capitaliste ...
RoRo


-------- Message original --------

Sujet: Le Quotidien du Peuple en ligne - Le maire de Paris a commis une 'erreur politique'
Date: Thu, 24 Apr 2008 17:06:00 +0200
Répondre à :: melusine mailto:melusine@nerim.net

Sent: Thursday, April 24, 2008 11:59 AM
Subject: Le Quotidien du Peuple en ligne - Le maire de Paris a commis une 'erreur politique'

Le maire de Paris a commis une 'erreur politique'

Faire du Dalai Lama un des citoyens d'honneur de la ville de Paris est une erreur politique très sérieuse du maire de la ville de Paris, a dit l'ancien Premier ministre français Jean-Pierre Raffarin au lendemain de son voyage en Chine.

Le conseil de la ville de Paris, dirigé par le maire socialiste (???) Bertrand Delanoë et le Parti des Verts, a approuvé une résolution lundi 21 avril faisant du Dalaï Lama le citoyen d'honneur de la ville de Paris.

Le Gouvernement français a pris ses distances avec l'initiative de la capitale. Le président Nicolas Sarkozy était opposé à la mesure.

"L'action de Bertrand Delanoë est une erreur politique très sérieuse. Premièrement, en tant qu'officiel local responsable, il doit maintenir un consensus avec la stratégie diplomatique d'Etat lorsqu'il fait certains commentaires sur les problèmes internationaux, a dit Jean-Pierre Raffarin dans une interview avec le journal China Youth Daily à Paris le 22 avril 2008.

"Je suis très confus que le conseil de la ville de Paris soit allé à l'encontre des efforts du président Sarkozy pour améliorer les liens sino-français", a dit J.P. Raffarin selon l'article du China Youth Daily

La raison au geste du conseil de la ville de Paris est que Delanoë essayait de remporter des votes des socialistes étant donné qu'il souhaite devenir le leader du Parti Socialiste, a expliqué J.P. Raffarin.

"Si le conseil de la ville de Paris souhaite honorer quelqu'un qu'ils considèrent comme un héros, ils doivent d'abord analyser le candidat de façon objective et compréhensive, et pas agir sur une impulsion."

La visite de J.P. Raffarin à Beijing (Pékin), est conçue pour adoucir le ressentiment anti-France en Chine provoqué par les perturbations lors de l'étape du relais de la torche olympique à Paris un peu plus tôt ce mois-ci.

J.P. Raffarin a dit qu'il pensait qu'il n'y aura pas de différences stratégiques ou de confrontation entre les deux parties et a dit que la France souhaitait à la Chine tous les succès possibles pour les Jeux de Beijing.

Le récent incident était juste un "clash émotionnel" entre les deux pays, a-t-il dit, suggérant que le dialogue entre Paris et Beijing était préférable aux appels au boycott par certains Chinois de boycotter les produits français.

"Je comprend très bien ces Chinois, particulièrement les émotions des jeunes. Mais un boycott signifie une coupure et un déni du dialogue et de la diplomatie normale," a-t-il fait valoir.

J.P. Raffarin devrait rencontrer le Premier ministre Wen Jiabao aujourd'hui 24 avril, et lui donnera deux lettre écrites par Nicolas Sarkozy et son prédécesseur, Jacques Chirac, au président Hu Jintao.

L'ambassadeur de Chine en France Kong Quan, a déclaré qu'il ne compenait pas pourquoi le Dalai Lama avait été nommé citoyen d'honneur de Paris.

"Malgré l'identité du Dalaï Lama en tant que leader du bouddhisme tibétain, il est également le chef du séparatisme tibétain et le représentant général de la servitude féodale," a ajouté

La décision de Paris d'accorder cet honneur à une telle personne n'est pas compréhensible car la France a aboli le féodalisme il y a plus de 220 ans".

Le gouvernement chinois est ouvert au dialogue avec le Dalai Lama, mais son groupe a brisé les termes fondamentales du dialogue en adoptant la violence, a-t-il dit. Kong Quan a fait ses commentaires après une rencontre avec N. Sarkozy au terme duquel le président français a dit que la France était "amical pour toujours" avec la Chine.

http://french.people.com.cn/Horizon/6398608.html

mercredi 23 avril 2008

LA MARCHE DE LILLE A PARIS DES 35 TRAVAILLEURS IMMIGRE(E)S EST PARTIE : BIENVENUE AUX CH'TIS SANS PAPIERS !]


-------- Message original --------

Sujet: Fw: LA MARCHE DE LILLE A PARIS DES 35 TRAVAILLEURS IMMIGRE(E)S EST PARTIE : BIENVENUE AUX CH'TIS SANS PAPIERS !
Date: Wed, 23 Apr 2008 11:46:54 +0200
De: comité des sans papiers 59 mailto:csp59@wanadoo.fr




----- Original Message ----- Sent: Wednesday, April 23, 2008 11:45 AM
Subject: LA MARCHE DE LILLE A PARIS DES 35 TRAVAILLEURS IMMIGRE(E)S EST PARTIE : BIENVENUE AUX CH'TIS SANS PAPIERS !


Comité des Sans Papiers 59 (CSP59), 42 rue Bernos- Lille- 59800- tél : 06.80.57.50. 61-– e-mail : csp59@wanadoo. fr

LA MARCHE DE LILLE A PARIS DES 35 TRAVAILLEURS IMMIGRE(E)S EST PARTIE : BIENVENUE AUX CH’TIS SANS PAPIERS !

C’est ce que l’on a entendu partout à Seclin, Saint-Amand, Raismes, Valenciennes, Wavrechain, partout les travailleurs sans papiers ont reçu un accueil enthousiaste et populaire. Des syndicalistes, des militants des droits de l’Homme, des citoyens, des élus de gauche se mobilisent pour traduire dans les faits cette valeur qui fait la France que nous aimons : terre d’accueil, de fraternité et d’égalité entre les humains.

A Valenciennes, coup de théâtre, Mme Phillipo adjointe UMP d’une Mairie où siègent deux Ministres du gouvernement reçoit au nom de la Mairie les Ch’tis sans papiers marcheurs, leur distribue des boissons vitaminées et prend l’engagement de saisir à la fois le Préfet du Nord et le gouvernement pour demander le « réexamen » des dossiers. Les élus de plusieurs communes (Douchy, Tri Saint Léger, Escaudain, Wavrechain, Houdhain, Prouvy, Bouvignies, Valenciennes, Haveluy, Marly, Fresnes, Quievrechain, Raismes, Saint Amand, Anzin, Denain, etc) environnantes sont présents pour exiger la régularisation des sans papiers.

De Bordeaux, Angoulême, Marseille, Valence, les appels se multiplient pour lancer des manifestations de soutien pour relayer et accompagner la progression des Ch’tis marcheurs sans papiers vers Paris.

L’étape de Hénin Beaumont, seule commune avec une forte présence Lepéniste, est un test véritable pour forcer l’UMP, Sarkozy/Hortedeux, à choisir entre les valeurs fondatrices de la République et le recyclage dans l’UMP des idées racistes et xénophobes de l’extrême droite fasciste.

L’étape du cimetière musulman profané de Notre Dame de La Lorette est aussi un test pour contraindre à un choix gouvernemental clair et net pour le retour à une France terre d’accueil, de fraternité, d’égalité dans le respect de l’identité multiculturelle, multiconfessionnelle et laïque.

Le Médiateur de la République, J.P. DELEVOYE, reçoit une délégation de marcheurs le 7 mai à la Médiature à Paris

Le CSP59 demande aussi une audience à l’arrivée de la marche à Paris le 10 mai, journée dédiée à la commémoration de la traite et l’esclavage des noirs, crime contre l’humanité, que les manifestations prévues à cette occasion fusionnent avec la manifestation appelée par la CNSP en mettant en tête d’une manifestation unique et unitaire les Ch’tis sans papiers marcheurs et les sans papiers de la restauration en grève avec occupation de leurs restaurants en région parisienne. Cette unité nous la devons à la mémoire de feu Aimé CESAIRE, combattant émérite de la cause des esclaves, des colonisés et anti-raciste.

Le CSP59 demande aussi une audience au Ministre Brice HORTEFEUX, au Président de l’Assemblée Nationale et aux Présidents de chaque groupe parlementaire de l’Assemblée Nationale.

Le CSP59 demande enfin une audience au Maire de Paris.

A tous nous voulons remettre un mémorandum sur la question sociale et citoyenne des travailleurs sans papiers.

Fait à Lille le 23/04/08