lundi 7 avril 2008

CHARLEROI-Belgique: Le Tibet d’hier et d’aujourd’hui

Patience les amis: avec le recul du temps, des dizaines de millions de gens, vont se rendre compte à quel point, ils se sont bêtement laissés UNE FOIS DE PLUS manipuler par les médias domestiqués et sécurisés du capitalisme, l'agent Cia Robert Ménard de Rsf en tête ... A quel point les dirigeants de la droite et de la fausse "gauche", complices du ricanisme, de l'impérialisme, du colonialisme occidental, mentent ... Leur précurseur, au service de la propagnde du Reich, un certain Goebbels les a précédés: "Mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose ... !
Tous ces braves, des pays des "Droits de l'homme" ont oublié des siècles d' esclavagisme, de colonialisme, venus des pays d' Europe occidental ... pour donner maintenant des leçons sans oublier celles d'aujourd'hui: le Vietnam, l'Irak, l'Afghanistan, Gaza et la Palestine, Guantanamo, ... et toutes leurs guerres inter-capitalistes partout dans le monde. Au vingtième siècle, ils ont déclenché 2 guerres mondiales. La seconde s' est terminée à Hiroshima et Nagasaki ...
RoRo


De : Marc van Campen [mailto:marc_vancampen@skynet.be]
Envoyé : lundi 7 avril 2008 7:25
À : Marc van Campen
Objet : Fw: Rappel




Egalement en fichier attache
La braise culture

Jeudi 10 avril
à 19 h 30


Le Tibet d'hier et d'aujourd'hui


Une conférence en deux temps qui apporte un regard différent et nouveau sur le Tibet :

« Le Tibet d'hier » avec la présentation d'un livre par son auteur :
« Histoire du Bouddhisme tibétain, la Compassion des Puissants ».
Elisabeth Martens est biologiste et a passé plusieurs années en Chine pour s'y spécialiser en Médecine chinoise. Depuis son retour, elle donne des cours de Sinologie et sur les différentes religions et pensées de la Chine, dont le Bouddhisme tibétain. La présentation de son livre est une occasion de se plonger dans l'histoire du Tibet, vue sous l'angle du Bouddhisme.

« Le Tibet d'aujourd'hui » avec un diaporama : « Regard sur le Tibet actuel », commenté par Jean-Paul Desimpelaere, voyageur inconditionnel et organisateur de voyages en régions tibétaines. Ses récents voyages sont une occasion de parler du Tibet actuel : société, culture, religion, santé, enseignement, religions, populations, …
La conférence est suivie d'un « questions-réponses » avec le public.




La Braise, rue Zénobe Gramme 21, Charleroi



Paf : 2,50 € (étudiants, chômeurs, etc. 1,50 €)



Ed. resp. Marc van Campen, rue Zénobe Gramme 21 6000 Charleroi
Faits et chiffres sur le développement du Tibet
-------- Message original --------
Sujet: Fw: Le Quotidien du Peuple en ligne - Faits et chiffres sur le développement du Tibet
Date: Mon, 31 Mar 2008 16:27:14 +0200
De: nicolas mailto:nicolas@nerim.net

On peut voir que le Tibet n'est pas colonisé par les Hans.
On peut constater que la politique de l'enfant unique n'est pas appliquée aux Ethnies minoritaires donc ethnies tibétaines...
Nicolas

Mise à jour 28.03.2008
Faits et chiffres sur le développement du Tibet
La Région autonome du Tibet, représentant un huitième du territoire chinois avec une population de 2,8 millions d'habitants, s'est développée rapidement ces dernières années. Voici des faits et chiffres clés sur le Tibet:

Economie: l'économie du Tibet a enregistré une croissance annuelle supérieure à 12 % ces sept dernières années. En 2007, le produit intérieur brut (PIB) du Tibet était de 34,2 milliards de yuans (environ 4,88 milliards de dollars), soit 12 000 yuans par personne et le double de celui en 2002. Les revenus nets par personne des paysans et bergers ont connu une croissance à deux chiffre pour la cinquième année consécutive, ayant atteint 2 788 yuans en 2007.

Education: au cours des cinq dernières années, le gouvernement a investi 8,22 milliards de yuans dans l'éducation pour améliorer les installations scolaires, augmenter le taux d'alphabétisation et élever la qualité de l'éducation.

Logement: en 2006, le gouvernement régional du Tibet a lancé un programme de construction de logements en faveur de 220 000 foyers de paysans et bergers avant 2010. Plus de 570 000 personnes se sont installées dans de nouvelles maisons depuis et les investissements du gouvernement régional ont atteint 1,3 milliard de yuan. La surface d'habitation par berger au Tibet a atteint 36, 4 m2, soit 16,8 m2 de plus qu'avant la mise en place de ce programme.

Environnement: Pendant le 10e plan quinquennal (2001-2005), 120 millions de yuans ont été investis dans la protection des zones humides et des prairies au Tibet. Trente-huit réserves naturelles ont été créées, occupant 408 300 km2 et représentant 34% de la superfice totale de la région.

Santé: selon le département provincial de santé, 100 % des paysans et bergers, soit 80 % de la population locale, ont été couverts par le système d'assurance maladie et profitent de soins médicaux gratuits. L'espérance de vie au Tibet s'est allongée à 67 ans, contre 35,5 ans pendant les années 1950.

Ethnies et religions: selon le dernier recensement en 2000, la population d'ethnie tibétaine est passée de 1,2 million en 1964 à 2,41 millions en 2000, représentant 92 % de la population totale au Tibet. Le gouvernement central a affecté 700 millions de yuans à l'entretien de 1 400 monastères et sites culturels au Tibet depuis 1980. Le Tibet compte plus de 1 700 sites religieux du Bouddhisme tibétain qui abritent 460 000 moines et religieuses, quatre mosquées avec 3 000 musulmans ainsi qu'une église catholique pour 700 croyants.
Quand le dalaï-lama exerçait la ... "culture tibétaine" ...
RoRo


-------- Message original --------
Sujet: Enfin, un grand défenseur de la démocratie ! Chauve Marcel !!!
Date: Wed, 19 Mar 2008 23:38:37 +0100
De: Jean-Marie Flémal mailto:jm.flemal@brutele.be
Pour :: mailto:roger.romain@skynet.be

La « démocratie », la parure trompeuse du dalaï-lama
par Zang Yanping
14 nov 2007

Traduction : Jean-Marie Flémal

Afin de conférer au 14e dalaï-lama une apparence de respectabilité, sa clique le présente, lui, l'ancienne figure de proue principale du servage féodal à structure sociopolitique théocratique, comme un « représentant de la démocratie » et elle prétend que « la démocratie a de tous temps été son idéal » et qu'il « fait la promotion de la démocratie parmi les Tibétains en exil ».
Tout le monde sait que la société humaine passe par trois stades d'évolution : la théocratie, la monarchie et les droits civiques. Il est tout simplement ridicule, sinon bizarre, de décrire le dalaï-lama, ce symbole vivant de la théocratie, sous les traits d'un « combattant pour la démocratie ».
Que s'est-il réellement passé au Tibet, avant 1959, lorsqu'il était dirigé par ce dalaï-lama qui prétend que la démocratie est son idéal ? Avant 1959, les terres et les habitants du Tibet n'étaient autres que les fiefs des institutions des gouvernements, monastères et nobles tibétains locaux, c'est-à-dire les trois principales catégories de propriétaires qui soutenaient le servage féodal tibétain. Constituant moins de 5 pour cent de la population totale du Tibet, ces trois principales catégories de propriétaires possédaient la quasi-totalité des terres arables, des prairies, des forêts, des montagnes, des cours d'eau et du bétail. Elles étaient non seulement habilitées à exploiter les serfs de façon vampirique, mais elles exerçaient également un pouvoir dominateur sur leurs personnes. Les serfs et les esclaves, qui représentaient 95 pour cent de la population du Tibet, ne disposaient d'aucun droit fondamental de l'homme et n'avaient aucune liberté. Dès la naissance, les serfs appartenaient à un propriétaire. Leur existence, leur mort et leur mariage étaient à l'entière disposition de leur propriétaire. Traités comme du bétail, les serfs pouvaient être vendus, achetés, transférés, proposés en guise de dot, offerts à titre gracieux à d'autres propriétaires de serfs, utilisés pour apurer des dettes ou échangés contre d'autres serfs.
Afin de protéger leurs propres intérêts, les propriétaires féodaux de serfs maintenaient en place un système social hiérarchisé et strict en même temps qu'ils exerçaient un pouvoir cruel. Les Treizième et Seizième Codes, qui ont été utilisés jusqu'à la fin des années 1950, stipulaient clairement le prix de la vie des diverses catégories sociales, allant de personnes aussi bon marché qu'un vulgaire cordage de paille à d'autres, plus chères que l'or. Les gouvernements locaux étaient dotés de cours de justice et de prisons et les grands monastères, de même que les nobles, avaient leurs propres prisons aussi. Les serfs qui osaient se révolter étaient persécutés selon le bon plaisir des seigneurs, sous cette dictature cruelle.
Ils étaient fréquemment insultés et battus ou devaient même affronter des châtiments d'une rare violence : par exemple, on leur arrachait les yeux, on leur coupait la langue ou les oreilles, les mains ou les pieds, on leur arrachait les tendons, à moins qu'on ne les noyât ou qu'on ne les projetât dans le vide depuis le sommet d'une falaise.
Les trois principaux ordres de propriétaires forçaient les serfs à assurer toutes sortes de corvées et à payer un loyer, ils les exploitaient en pratiquant l'usure. Les serfs devaient non seulement assurer des corvées pour les diverses institutions des gouvernements locaux, les fonctionnaires et l'armée, mais ils devaient également travailler sans le moindre salaire à l'entretien des récoltes et du bétail au profit des seigneurs, tout en payant diverses taxes. Certains d'entre eux devaient également s'acquitter de taxes et de corvées au profit des monastères.
Des statistiques ont montré que les taxes collectées par les gouvernements locaux du Tibet étaient répertoriées en plus de deux cents catégories et que les corvées assumées par les serfs au service des trois principaux ordres de propriétaires représentaient plus de 50 pour cent de leur travail, voire entre 70 et 80 pour cent en certains endroits. Avant la réforme démocratique, le montant total de l'usure au Tibet était deux fois plus élevé que celui de la production totale des serfs.
Les trois principaux ordres de propriétaires qui dirigeaient le Tibet ancien vivaient principalement dans des agglomérations ou des villes comme Lhassa. Ils étaient étroitement liés par des intérêts communs. Leurs membres – les fonctionnaires, les nobles et les moines supérieurs des monastères – changeaient parfois de rôle pour constituer des cliques dirigeantes puissantes ou pour arranger des mariages entre clans du même rang social dans le but de consolider leurs alliances.
Ils observaient également une règle stricte stipulant que les personnes de rang élevé et de basse extraction devaient être traitées différemment, ce qui, tant que le plan éthique que dans la réalité, consolidait les privilèges et intérêts des propriétaires de serfs. Les descendants des nobles restaient des nobles à jamais mais les serfs, qui constituaient la majeure partie de la population tibétaine, ne pouvaient jamais s'extraire de leur misérable condition politique, économique et sociale.
Le degré élevé de concentration du pouvoir et le gel du passage d'une classe sociale à l'autre allaient mener tout droit à la corruption et à la dégénérescence de la classe dirigeante ainsi qu'à la stagnation et à la décadence de l'ensemble du système social.
« L'intégration de la politique et de la religion » constituait le fondement du servage féodal au Tibet. Sous un tel système, la religion était non seulement une croyance spirituelle, mais également une entité politique et économique. L'oppression et l'exploitation existaient dans les monastères, qui jouissaient eux aussi des privilèges féodaux. Le despotisme culturel régnant sous cette structure sociopolitique théocratique ne pouvait fournir au peuple l'occasion de choisir sa propre croyance religieuse, pas plus qu'elle ne pouvait lui permettre de bénéficier d'une véritable liberté religieuse.
Les serfs n'avaient aucun droit de l'homme, même le plus élémentaire, et ils vivaient dans une indigence extrême. Un dixième des jeunes hommes du Tibet entraient dans un monastère et se faisaient moines. De la sorte, ils n'étaient pas tenus à la production matérielle ni à la reproduction humaine, et cela aboutit à une dépression économique ainsi qu'à un déclin de la population du Tibet. Avec cet asservissement spirituel et la promesse de la béatitude dans une vie ultérieure, le groupe privilégié des moines et des nobles privaient les serfs non seulement de leur liberté physique, mais encore de leur liberté spirituelle.
Le dalaï-lama, à l'époque principal représentant du servage féodal tibétain et chef du gouvernement local tibétain, ne s'est jamais embarrassé de « démocratie » ou de « droits de l'homme ». En fait, c'est par crainte de la réforme démocratique que le 14e dalaï-lama et la clique au pouvoir déclenchèrent une rébellion armée en 1959 et gagnèrent l'exil après son échec.
Après s'être enfuie à l'étranger, la clique du dalaï-lama maintint toujours le cadre politique de base de l'intégration de la politique et de la religion. Selon ce qu'il appelle la « constitution » tibétaine, la dalaï-lama, en tant que figure de proue religieuse, exerce non seulement la fonction de « chef de l'État », mais il bénéficie également du pouvoir décisionnel final dans toutes les questions majeures auxquelles est confronté son « gouvernement en exil ».
Un phénomène intéressant, ici, c'est que les frères et sœurs du 14e dalaï-lama ont successivement occupé des postes clés, dans ce « gouvernement en exil » dirigé leur frère, prenant ainsi en charge des départements importants. Cinq membres de la famille du dalaï-lama ont été « bkha' blon supérieurs » ou « bkha' blon » (très hauts fonctionnaires des gouvernements locaux tibétains de l'ancien régime). La famille du dalaï-lama et plusieurs autres familles contrôlent le pouvoir politique, économique, éducationnel et militaire du « gouvernement en exil » ainsi que ses principaux circuits financiers. Il semble que, ces dernières années, ils se soient mis à suivre les exemples occidentaux en organisant des « élections démocratiques » et en adoptant la « séparation des pouvoirs » mais, en fait, le dalaï-lama est toujours nanti de l'ultime pouvoir décisionnel, son « gouvernement en exil » est toujours étroitement lié à la religion et la fonction de « bkha' blon supérieur » ne peut toujours être exercée que par des moines. Peu importe donc la façon dont la clique du dalaï-lama se pare d'ornements démocratiques puisque, en fait, elle constitue toujours une structure politique théocratique et une coalition de moines de rangs supérieurs et de nobles. La « démocratie » est-elle vraiment possible sous le pouvoir d'une structure politique théocratique et d'une alliance de moines et de nobles ? Le Tibet et d'autres éléments de la communauté tibétaine en Chine ont réalisé voici longtemps la séparation entre la politique et la religion, ils ont accompli des réformes démocratiques et mis en place des gouvernements régionaux autonomes et sont aujourd'hui engagés dans la construction politique et démocratique du socialisme.
Contrastant avec une telle réalité, le discours creux sur la démocratie que nous servent le dalaï-lama et ses partisans internationaux n'est qu'une parure à bon marché qu'ils exhibent pour abuser le public.

Xinhua News Agency
(China Daily, 14 novembre 2007, p. 10)



http://french.people.com.cn/Chine/6382300.html


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Envoyé par romain dans Ce que la grande presse "libre", "neutre" et "indépendante" capitaliste ne vous dira pas le 3/31/2008 06:30:00 PM
01-04-2008, 13:06:39 Roger Romain,
Tibet : Géopolitique de la Paille et de la Poutre


-------- Message original --------
Sujet: Tibet : Géopolitique de la Paille et de la Poutre
Date: Sat, 29 Mar 2008 08:46:05 +0100
De: Marc Lemaire <fa032881@skynet.be>
Pour :: Roger Romain <roger.romain@skynet.be>

Tibet : Géopolitique de la Paille et de la Poutre
29 mars 2008

« A chaque séjour à l'étranger, en dehors de ce que communément on appelle l'Occident, je suis frappé de voir combien nos discours et propagandes n'ont aucune prise. Aucune crédibilité, en dehors de son espace territorial. A part, évidemment, le cercle des castes locales protégées par les armes occidentales. » Georges Stanechy, professionnel du développement à l'international, déconstruit les prétentions de l'occident à s'ériger en donneur de leçons morales.

Par Georges Stanechy, 28 janvier 2007

En Amérique latine, en Asie, en Afrique, nos leçons sur la démocratie ou le respect des droits de l'homme, qu'affectionnent tant nos politiques et nos médias, ne sont pas prises au sérieux. « Double langage hypocrite » est le qualificatif le plus souvent employé, lorsqu'on veut rester poli avec nous. Vision totalement différente ? C'est, surtout, une évolution géopolitique, une véritable lame de fond en train de se lever face au « double standard » de l'Occident, pour reprendre l'expression couramment employée en anglais.

Une de mes plus fortes expériences, dans ce renversement de perspective, s'est produite lors d'un dîner avec des Chinois, de la République Populaire de Chine. J'avais sympathisé avec eux en travaillant sur des projets d'investissement (1). Cette soirée célébrait la fin de nos travaux.

A la fin du repas, la confiance et la sympathie étant partagées, je me suis hasardé à leur demander ce qu'ils pensaient des remarques sur le Tibet que leur adressaient régulièrement les délégations occidentales en visite chez eux. Pour réponse, j'ai eu droit à un grand éclat de rires de la part de mes interlocuteurs. Leur responsable hiérarchique, d'une culture et expérience internationale impressionnantes, m'expliqua :

· « ... Le Tibet ? Nous avons sorti cette province, de la misère où l'avait plongé la théocratie d'un clergé bouddhiste dévoyé. Bouddha, c'est le spirituel pas le temporel : à l'opposé d'une religion d'Etat. Des siècles de misère, d'ignorance et de fatalisme. Nous y construisons des hôpitaux, des établissement d'enseignement, des routes, des stations d'épuration d'eau pour l'eau potable, un réseau électrique, un réseau d'assainissement pour les égouts, un réseau GSM, un réseau ferré qui est un des plus grands exploits techniques dans l'histoire du transport... Nous y apportons le développement et le bien-être.

Tout cela, vous n'en parlez jamais. Bien sûr, on ne rattrape pas des siècles de retard en quelques années. Mais, on va y arriver. Vos tentatives de déstabilisation avec ses faramineux budgets de propagande, qui soulageraient bien des misères de par le monde, ne nous impressionnent pas.

· Mais, les droits de l'homme, les droits à l'autodétermination, la liberté de vote...

· Vous, occidentaux, vous tournez le dos à l'évolution du monde. Nous, nous construisons là où nous allons. Vous, quand vous n'êtes pas dans un rapport de forces à peu près égal, vous ne savez que détruire, asservir et piller. Vous vivez encore sur des idées du XVI° siècle, même si vous employez des techniques modernes...

· Mais, les pressions au sujet du Tibet...

· Regardez, au Moyen-Orient, par exemple : vous vous dites laïcs, et vous êtes en train d'imposer des théocraties en créant des Etats fondés sur l'appartenance religieuse et confessionnelle. Il faut être chrétien, juif, sunnite, shiite, druze, maronite, kurde, pour avoir une existence légale, un Etat. Bien sûr, c'est pour mieux les contrôler en les opposant, pour les piller. Plus vous morcelez et plus vous êtes tranquilles pour contrôler la région et pomper le pétrole ou le gaz.

· Mais, concernant le Tibet...

· Vous ne respectez rien : vous choisissez les dirigeants. Sans tenir compte du choix électoral des peuples. Vous renversez des gouvernements légitimes, protégez des dictatures, des criminels de guerre. Vous réduisez en cendres des pays : vous bombardez, rasez des villes, des villages, emprisonnez des milliers de gens, tuez, torturez... Et, en plus : vous financez, provoquez, encouragez des guerres civiles, comme vous l'avez fait en Chine pendant si longtemps.

Ce sont des centaines de milliers de morts et de blessés et des destructions incalculables, depuis que vous avez pris la succession de l'Empire Ottoman en 1918... Au minimum, 2 millions de morts. Un véritable génocide. Et, ce n'est pas encore fini. Vous voulez détruire l'Iran. Mais, comme la Chine, le Moyen-Orient sera un jour maître de son destin, sans avoir à subir la loi de l'Occident... A ce moment-là, il y aura une redistribution des cartes.

· Mais, les interventions à propos du Tibet...

· J'y viens... Il y a une différence fondamentale, entre les occidentaux et nous : quand on prétend nous donner une leçon, nous écoutons poliment, par courtoisie à l'égard de nos invités ou de nos hôtes. Nous avons le Temps avec nous. Vous, vous n'êtes capables d'écouter que votre arrogance. Et, çà l'Histoire en marche n'en a rien à faire. Vos « idées politiques » ne sont pas crédibles : vous faites le contraire de ce que vous déclarez.

Vous des démocrates ? Il n'y a pas pires prédateurs ! Pour le moment, vous n'avez que la technique et la force pour vous imposer. Personne ne croit le premier mot de vos leçons de démocratie. Un jour, dès le milieu de ce siècle, vous serez dépassés, marginalisés. Et, ce jour-là, vous commencerez à écouter et à regarder. Ce jour-là seulement, nous le savons. Voyez : vous nous avez pillés (2) pendant un siècle, pensant que cela allait durer éternellement. Et, puis...

Mais, nous savons faire la différence entre les dirigeants politiques de l'Occident, sans foi ni loi, et les peuples qui le composent, et qui sont anesthésiés de propagande. C'est pour çà, que nous buvons à la santé du peuple français et à ta santé, Georges !... »

Et, de partir dans un grand éclat de rire. Je me suis toujours demandé comment mes joyeux compagnons de soirée arrivaient à tenir un repas arrosé de cognac, du début jusqu'à la fin. Toujours aussi lucides, précis et donnant à réfléchir...

De sacrés bons vivants, nos amis Chinois. Mais, en plus, eux : ils voient loin...

(1) Investissements chinois en dehors de la Chine, et même de l'Asie. (2) L'Occident s'est emparé des richesses de la Chine (notamment ses ports, son commerce extérieur et ses douanes) à la suite de la Guerre de l'Opium en 1842, et le traité de Nankin du 29 août, lui arrachant des concessions territoriales et des territoires (Hong Kong), suivi d'autres conflits et traités conduisant à un dépeçage massif. Les premiers pays à s'allier et mener des opérations militaires conjointes contre la Chine ont été : la Grande-Bretagne, la France, et les USA. Par la suite, pour se maintenir dans cet immense pays, divers chefs de guerres étaient soutenus financièrement pour poursuivre leurs guerres civiles. Jusqu'au bouleversement de la seconde guerre mondiale, en Asie, et la victoire de Mao.

Georges Stanechy travaille dans le domaine du conseil en gestion à l'international, de la création d'entreprises et du développement.


Publication originale George Stanechy

La Chine, le Tibet et le Dalaï Lama....

-------- Message original --------
Sujet: : La Chine, le Tibet et le Dalaï Lama.htm
Date: Wed, 26 Mar 2008 09:26:41 +0100
De: melusine <melusine@nerim.net>
Répondre à :: melusine <melusine@nerim.net>



Sent: Tuesday, March 25, 2008 8:58 PM
Subject: La Chine, le Tibet et le Dalaï Lama



« L'Ernesto. Rivista Comunista », n° 5, novembre/décembre 2003

Célébré et transfiguré par la cinématographie hollywoodienne, le Dalaï Lama continue sans aucun doute à jouir d'une vaste popularité : son dernier voyage en Italie s'est terminé solennellement par une photo de groupe avec les dirigeants des partis de centre-gauche, qui ont ainsi voulu témoigner estime et révérence à l'égard du champion de la lutte de « libération du peuple tibétain». Mais qui est réellement le Dalaï Lama ? Disons déjà, pour commencer, qu'il n'est pas né dans le Tibet historique, mais dans un territoire incontestablement chinois, très exactement dans la province de Amdo qui, en 1935, année de sa naissance, était administrée par le Kuomintang. En famille, on parlait un dialecte régional chinois, si bien que notre héros apprend le tibétain comme une langue étrangère, et est obligé de l'apprendre à partir de l'âge de trois ans, c'est-à-dire à partir du moment où, reconnu comme l'incarnation du 13ème Dalaï Lama, il est enlevé à sa famille et enfermé dans un couvent, pour être soumis à l'influence exclusive des moines qui lui enseignent à se sentir, à penser, à écrire, à parler et à se comporter comme le Dieu-roi des Tibétains, c'est-à-dire comme Sa Sainteté. 1. Un « paradis » terrifiant Je tire ces informations d'un livre (Heinrich Harrer, Sept ans au Tibet, diverses éditions en français autour du film de J-J. Annaud, je reprends ici la notation des pages de l'auteur de l'article dans la version italienne du livre, chez Mondadori, NdT) qui a même un caractère semi-officiel (il se conclut sur un « Message » dans lequel le Dalaï Lama exprime sa gratitude à l'auteur) et qui a énormément contribué à la construction du mythe hollywoodien. Il s'agit d'un texte, à sa façon, extraordinaire, qui réussit à transformer même les détails les plus inquiétants en chapitres d'histoire sacrée. En 1946, Harrer rencontre à Lhassa les parents du Dalaï Lama, qui s'y sont transférés désormais depuis de nombreuses années, abandonnant leur Amdo natal. Cependant, ceux-ci ne sont toujours pas devenus tibétains : ils boivent du thé à la chinoise, continuent à parler un dialecte chinois et, pour se comprendre avec Harrer qui s'exprime en tibétain, ils ont recours à un « interprète ». Certes leur vie a changé radicalement : « C'était un grand pas qu'ils avaient réalisé en passant de leur petite maison de paysans d'une province chinoise reculée au palais qu'ils habitaient à présent et aux vastes domaines qui étaient maintenant leur propriétés ». Ils avaient cédé aux moines un enfant d'âge tendre, qui reconnaît ensuite dans on autobiographie avoir beaucoup souffert de cette séparation. En échange, les parents avaient pu jouir d'une prodigieuse ascension sociale. Sommes-nous en présence d'un comportement discutable ? Que non. Harrer se dépêche immédiatement de souligner la « noblesse innée » de ce couple (p. 133) : Comment pourrait-il en être autrement puisqu'il s'agit du père et de la mère du Dieu-roi ? Mais quelle société est donc celle sur laquelle le Dalaï Lama est appelé à gouverner ? Un peu à contrecœur, l'auteur du livre finit par le reconnaître : « La suprématie de l'ordre monastique au Tibet est absolue, et ne peut se comparer qu'avec une dictature. Les moines se méfient de tout courant qui pourrait mettre en péril leur domination ». Ce n'est pas seulement ceux qui agissent contre le « pouvoir » qui sont punis mais aussi « quiconque le met en question » (p. 76). Voyons les rapports sociaux. On dira que la marchandise la plus bon marché est celle que constituent les serfs (il s'agit, en dernière analyse d'esclaves). Harrer décrit gaiement sa rencontre avec un haut- fonctionnaire : bien que n'étant pas un personnage particulièrement important, celui-ci peut cependant avoir à sa disposition « une suite de trente serfs et servantes » (p.56). Ils sont soumis à des labeurs non seulement bestiaux mais même inutiles : « Environ vingt hommes étaient attachés à la ceinture par une corde et traînaient un immense tronc, en chantant en cœur leurs lentes mélopées, et avançant du même pas. En nage, et haletants, ils ne pouvaient pas s'arrêter pour reprendre leur souffle, car le chef de file ne l'autorisait pas. Ce travail terrible fait partie de leur impôt, un tribut de type féodal ». Ç'aurait été facile d'avoir recours à la roue, mais « le gouvernement ne voulait pas la roue » ; et, comme nous le savons, s'opposer ou même seulement discuter le pouvoir de la classe dominante pouvait être assez dangereux. Mais, selon Harrer, il serait insensé de vouloir verser des larmes sur le peuple tibétain de ces années-là : « peut-être était-il plus heureux ainsi » (p.159-160). Un abîme incommensurable séparait les serfs des patrons. Pour les gens ordinaires, on ne devait adresser ni une parole ni un regard au Dieu-roi. Voici par exemple ce qu'il advient au cours d'une procession : « Les portes de la cathédrale s'ouvrirent et le Dalaï Lama sortit lentement (…) La foule dévote s'inclina immédiatement. Le cérémonial religieux aurait exigé que l'on se jetât par terre, mais il était impossible de le faire à cause du manque de place. Des milliers de gens se courbèrent donc, comme un champ de blé sous le vent. Personne n'osait lever les yeux. Lent et compassé, le Dalaï Lama commença sa ronde autour du Barkhor (…) Les femmes n'osaient pas respirer ». La procession finie, l'atmosphère change radicalement : « Comme réveillée soudain d'un sommeil hypnotique, la foule passa à ce moment-là de l'ordre au chaos (…) Les moines soldats entrèrent immédiatement en action (…) A l'aveuglette, ils faisaient tourner leurs bâtons sur la foule (…) mais malgré la pluie de coups, les gens y revenaient comme s'ils étaient possédés par des démons (…) Ils acceptaient maintenant les coups et les fouets comme une bénédiction. Des récipients de poix bouillante tombaient sur eux, ils hurlaient de douleur, ici le visage brûlé, là les gémissements d'un homme roué de coups ! » (p.157-8). Il faut noter que ce spectacle est suivi par notre auteur avec admiration et dévotion. Le tout, ce n'est pas un hasard, est compris dans un paragraphe au titre éloquent : « Un dieu lève la mai, en bénissant ». Le seul moment où Harrer a une attitude critique se trouve quand il décrit les conditions d'hygiène et de santé dans le Tibet de l'époque. La mortalité infantile fait rage, l'espérance de vie est incroyablement basse, les médicaments sont inconnus, par contre des médications assez particulières ont cours : « souvent les lamas font des onctions à leurs patients avec leur salive sainte ; ou bien tsampa ( ? NdT) et beurre sont mélangés avec l'urine des saints hommes pour obtenir une sorte d'émulsion qui est administrée aux malades ». (p.194). Ici, même notre auteur dévot et tartuffe a un mouvement de perplexité : même s'il a été « convaincu de la réincarnation du Dieu Enfant » (p. 248), il n'arrive cependant pas à « justifier le fait qu'on boive l'urine du Buddha vivant », c'est-à-dire du Dalaï Lama. Il soulève la question avec celui-ci, mais sans trop de résultats : le Dieu-roi « ne pouvait pas combattre seul de tels us et coutumes, et dans le fond, il ne s'en préoccupait pas trop ». Malgré cela, notre auteur, qui se contente de peu, met de côté ses réserves, et conclut imperturbable : « En Inde, du reste, c'était un spectacle quotidien de voir les gens boire l'urine des vaches sacrées ». (p.294). A ce point, Harrer peut continuer sans plus d'embarras son œuvre de transfiguration du Tibet prérévolutionnaire. En réalité, celui-ci est lourd de violence, et ne connaît même pas le principe de responsabilité individuelle : les punitions peuvent aussi être transversales, et frapper les parents du responsable d'un délit même assez léger voire imaginaire (p. 79). Qu'en est-il des crimes considérés comme plus graves ? « On me rapporta l'exemple d'un homme qui avait volé une lampe dorée dans un ces temples de Kyirong. Il fut déclaré coupable, et ce que nous aurions nous considéré comme une sentence inhumaine fut exécutée. On lui coupa les mains en public, et son corps mutilé mais encore vivant fut entouré d'une peau de yak mouillée. Quand il arrêta de saigner, il fut jeté dans un précipice » (p. 75). Pour des délits mineurs aussi, par exemple, « jeu de hasard » on peut être puni de façon impitoyable s'ils sont commis les jours de festivité solennelle : « les moines sont à ce sujet inexorables et inspirent une grande crainte, parce que plus d'une fois il est arrivé que quelqu'un soit mort sous la flagellation de rigueur, la peine habituelle » (p. 153). La violence la plus sauvage caractérise les rapports non seulement entre « demi-dieux » et « êtres inférieurs » mais aussi entre les différentes fractions de la caste dominante : on « crève les yeux avec une épée » aux responsables des fréquentes « révolutions militaires » et « guerres civiles » qui caractérisent l'histoire du Tibet prérévolutionnaire (la dernière a lieu en 1947) (p.224-5). Et pourtant, notre zélé converti au lamaïsme ne se contente pas de déclarer que « les punitions sont plutôt drastiques, mais semblent être à la mesure de la mentalité de la population » (p.75). Non, le Tibet prérévolutionnaire est à ses yeux une oasis enchantée de non-violence : « Quand on est depuis quelques temps dans le pays, personne n'ose plus écraser une mouche sans y réfléchir. Moi-même, en présence d'un tibétain, je n'aurais jamais osé écraser un insecte seulement parce qu'il m'importunait » (p.183). Pour conclure, nous sommes face à un « paradis » (p.77). Outre Harrer, cette opinion est aussi celle du Dalaï Lama qui dans son « Message » final se laisse aller à une poignante nostalgie des années qu'il a vécues comme Dieu-roi : « nous nous souvenons de ces jours heureux que nous passâmes ensemble dans un pays heureux » (happy) soit, selon la traduction italienne, dans « un pays libre ». 2. Invasion du Tibet et tentative de démembrement de la Chine Ce pays « heureux » et « libre », ce « paradis » est transformé en enfer par l' « invasion » chinoise. Les mystifications n'ont pas de fin. Peut-on réellement parler d' « invasion » ? Quel pays avait donc reconnu l'indépendance du Tibet et entretenait avec lui des relations diplomatiques ? En réalité, en 1949, dans un livre qu'il publie sur les relations Usa-Chine, le Département d'Etat américain publiait une carte éloquente en elle-même : en toute clarté, aussi bien le Tibet que Taiwan y figuraient comme parties intégrantes du grand pays asiatique, qui s'employait une fois pour toutes à mettre fin aux amputations territoriales imposées par un siècle d'agression colonialistes et impérialistes. Bien sûr, avec l'évènement des communistes au pouvoir, tout change, y compris les cartes géographiques : toute falsification historique et géographique est licite quand elle permet de relancer la politique commencée à l'époque avec la guerre de l'opium et, donc, d'aller vers le démantèlement de la Chine communiste. C'est un objectif qui semble sur le point de se réaliser en 1959. Par un changement radical en regard de la politique suivie jusque là, de collaboration avec le nouveau pouvoir installé à Pékin, le Dalaï Lama choisit la voie de l'exil et commence à brandir le drapeau de l'indépendance du Tibet. S'agit-il réellement d'une revendication nationale ? Nous avons vu que le Dalaï Lama lui-même n'est pas d'origine tibétaine et qu'il a été obligé d'apprendre une langue qui n'est pas sa langue paternelle. Mais portons plutôt notre attention sur la caste dominante autochtone. D'une part, celle-ci, malgré la misère générale et extrême du peuple, peut cultiver ses goûts de raffinement cosmopolite : à ses banquets on déguste « des choses exquises provenant de tous les coins du monde » (p.174-5). Ce sont de raffinés parasites qui les apprécient, et qui, en faisant montre de leur magnificence, ne font assurément pas preuve d'étroitesse provinciale : « les renards bleu viennent de Hambourg, les perles de culture du Japon, les turquoises de Perse via Bombay, les coraux d'Italie et l'ambre de Berlin et du Königsberg » (p.166). Mais tandis qu'on se sent en syntonie avec l'aristocratie parasite de tous les coins du monde, la caste dominante tibétaine considère ses serviteurs comme une race différente et inférieure ; oui, « la noblesse a ses lois sévères : il n'est permis d'épouser que quelqu'un de son rang » (p. 191). Quel sens cela a-t-il alors de parler de lutte d'indépendance nationale ? Comment peut-il y avoir une nation et une communauté nationale si, d'après le chantre même du Tibet prérévolutionnaire, les « demi-dieux » nobles, loin de considérer leurs serviteurs comme leurs concitoyens, les taxent et les traitent d' « êtres inférieurs » (p. 170 et 168) ? D'autre part, à quel Tibet pense le Dalaï Lama quand il commence à brandir le drapeau de l'indépendance ? C'est le Grand Tibet, qui aurait du rassembler de vastes zones hors du Tibet proprement dit, en annexant aussi les populations d'origine tibétaine résidant dans des régions comme le Yunnan et le Sichuan, qui faisaient partie depuis des siècles du territoire de la Chine et qui furent parfois le berceau historique de cette civilisation multiséculaire et multinationale. C'est clair, le Grand Tibet représentait et représente un élément essentiel du projet de démantèlement d'un pays qui, depuis sa renaissance en 1949, ne cesse de déranger les rêves de domination mondiale caressés par Washington. Mais que serait-il arrivé au Tibet proprement dit si les ambitions du Dalaï Lama s'étaient réalisées ? Laissons pour le moment de côté les serfs et les « êtres inférieurs » à qui, bien entendu, les disciples et les dévots de Sa Sainteté ne prêtent pas beaucoup d'attention. Dans tous les cas, le Tibet révolutionnaire est une « théocratie » (p.169) : « un européen est difficilement en mesure de comprendre quelle importance on attribue au plus petit caprice du Dieu-roi ». Oui, « le pouvoir de la hiérarchie était illimité » (p.148), et il s'exerçait sur n'importe quel aspect de l'existence : « la vie des gens est réglée par la volonté divine, dont les interprètes sont les lamas » (p.182). Evidemment, il n'y a pas de distinction entre sphère politique et sphère religieuse : les moines permettaient « aux tibétaines les noces avec un musulman à la seule condition de ne pas abjurer » (p.169) ; il n'était pas permis de se convertir du lamaïsme à l'Islam. Comme la vie matrimoniale, la vie sexuelle aussi connaît sa réglementation circonspecte : « pour les adultères, des peines très drastiques sont en vigueur, on leur coupait le nez » (p. 191). C'est clair : pour démanteler la Chine, Washington n'hésitait pas à enfourcher le cheval fondamentaliste du lamaïsme intégriste et du Dalaï Lama. A présent, même Sa Sainteté est obligé d'en prendre acte : le projet sécessionniste a largement échoué. Et voilà apparaître des déclarations par lesquelles on se contenterait de l' « autonomie ». En réalité, le Tibet est depuis pas mal de temps une région autonome. Et il ne s'agit pas que de mots. En 1988 déjà, tout en formulant des critiques, Foreign Office, la revue étasunienne proche du Département d'Etat, dans un article de Melvyn C. Goldstein, avait laissé passer quelques reconnaissances importantes : dans la Région Autonome Tibétaine, 60 à 70 % des fonctionnaires sont d'ethnie tibétaine et la pratique du bilinguisme est courante. Bien sur, on peut toujours faire mieux ; il n'en demeure pas moins que du fait de la diffusion de l'instruction, la langue tibétaine est aujourd'hui parlée et écrite par un nombre de personnes bien plus élevé que dans le Tibet prérévolutionnaire. Il faut ajouter que seule la destruction de l'ordre des castes et des barrières qui séparaient les « demi-dieux » des « êtres inférieurs » a rendu possible l'émergence à grande échelle d'une identité culturelle et nationale tibétaine. La propagande courante est l'envers de la vérité. Tandis qu'il jouit d'une ample autonomie, le Tibet, grâce aussi aux efforts massifs du gouvernement central, connaît une période d'extraordinaire développement économique et social. Parallèlement au niveau d'instruction, au niveau de vie et à l'espérance moyenne de vie, s'accroît aussi la cohésion entre les différents groupes ethniques, comme confirmé entre autres par l'augmentation des mariages mixtes entre hans (chinois) et tibétains. Mais c'est justement ce qui va devenir le nouveau cheval de bataille de la campagne anti-chinoise. L'article de B. Valli sur La Repubblica du 29 novembre 2003 en est un exemple éclatant. Je me bornerai ici à citer le sommaire : « L'intégration entre ces deux peuples est la dernière arme pour annuler la culture millénaire du pays du toit du monde ». C'est clair, le journaliste s'est laissé aveugler par l'image d'un Tibet à l'enseigne de la pureté ethnique et religieuse, qui est le rêve des groupes fondamentalistes et sécessionnistes. Pour en comprendre le caractère régressif, il suffit de redonner la parole au chroniqueur qui a inspiré Hollywood. Dans le Tibet prérévolutionnaire, en plus des tibétains, et des chinois, « on peut rencontrer aussi des ladaks, des boutans (orthographe non garantie, NdT), des mongols, des sikkimais, des kazakhs, etc ». Les népalais sont aussi largement présents : « Leurs familles demeurent presque toujours au Népal, où eux-mêmes rentrent de temps en temps. En cela ils se différencient des chinois qui épousent volontiers des femmes tibétaines, et mènent une vie conjugale exemplaire ». (p. 168-9). La plus grande « autonomie » qu'on revendique, on ne sait d'ailleurs pas très bien si pour le Tibet à proprement parler ou pour le Grand Tibet, devrait-elle comporter aussi la possibilité pour le gouvernement régional d'interdire les mariages mixtes et de réaliser une pureté ethnique et culturelle qui n'existait même pas avant 1949 ? 3. La cooptation du Dalaï Lama en Occident et dans la race blanche et la dénonciation du péril jaune L'article de Repubblica est précieux car il nous permet de cueillir la subtile veine raciste qui traverse la campagne anti-chinoise actuelle. Comme il est notoire, dans sa recherche des origines de la race « aryenne » ou « nordique » ou « blanche », la mythologie raciste et le Troisième Reich ont souvent regardé avec intérêt l'Inde et le Tibet : c'est de là qu'allait partir la marche triomphale de la race supérieure. En 1939, à la suite d'une expédition de SS, l'autrichien Harrer arrive en Inde du Nord (aujourd'hui Pakistan) et, de là, pénètre au Tibet. Lorsqu'il rencontre le Dalaï Lama, il le reconnaît immédiatement, et le célèbre, comme membre de la race supérieure blanche : « Sa carnation était beaucoup plus claire que celle du tibétain moyen, et par certaines nuances plus blanche même que celle de l'aristocratie tibétaine » (p. 280). Par contre, les chinois sont tout à fait étrangers à la race blanche. Voilà pourquoi la première conversation que Sa Sainteté a avec Harrer est un événement extraordinaire : celui-ci se trouve « pour la première fois seul avec un homme blanc » (p. 277). En tant que substantiellement blanc le Dalaï Lama n'était certes pas inférieur aux « européens » et était de toutes façons « ouvert aux idées occidentales » (p. 292 et 294). Les Chinois, ennemis mortels de l'Occident, se comportent bien autrement. C'est ce que confirme à Harrer un « ministre–moine » du Tibet sacré : « dans les écritures anciennes, nous dit-il, on lisait une prophétie : une grande puissance du Nord fera la guerre au Tibet, détruira la religion et imposera son hégémonie au monde » (p.114). Pas de doute : la dénonciation du péril jaune est le fil conducteur du livre qui a inspiré la légende hollywoodienne du Dalaï Lama. Revenons à la photo de groupe qui a mis un terme à son voyage en Italie. On peut considérer comme physiquement absents mais bien présents du point de vue des idées Richard Gere et les autres divas de Hollywood, inondés de dollars pour la célébration de la légende du Dieu-roi, venu du mystérieux Orient. Il est désagréable de l'admettre mais il faut en prendre acte : tournant le dos depuis quelques temps à l'histoire et à la géographie, une certaine gauche se révèle désormais capable de ne plus s'alimenter que de mythes théosophiques et cinématographiques, sans plus prendre de distances même avec les mythes cinématographiques les plus troubles. Publié dans « L'Ernesto. Rivista Comunista », n° 5, novembre/décembre 2003, p. 54-57. Traduit de l'italien par Marie-Ange Patrizio

Quelques vérités commencent donc à sortir, même dans la presse domestiquée et sécurisée du capitalisme...
RoRo

-------- Message original --------
Sujet: Tibet
Date: Sat, 5 Apr 2008 01:42:36 +0200
De: Demunter - Dellau <mmla@skynet.be>



Dans son numéro de ce vendredi, Le Monde publie sur 2 pages (photos et légendes explicites comprises) une "enquête" sur le déroulement des manifestations au Tibet.
De nombreuses descriptions, s'appuyant sur des témoignages de journalistes et touristes présents, vont à l'encontre des mensonges répandus ces derniers jours et confirment donc l'activisme et la brutalité des manifestants tibétains.
Quelques extraits significatifs :
Les Jeux Olympiques auronr lieu dans 5 mois, les projecteurs de la presse internationale sont braqués sur la Chine. Pour les Tibétains, c'est une aubaine. Ils entendent bien profiter de ce moment exceptionnel.
(...)
Des volées de pierre s'abattent sur les boucliers de la PAP (police armée du peuple) qui cède sous l'assaut
(...)
Les émeutiers caillassent des camions de la police, s'en prennent à l'agence Chine nouvelle, aux bâtiments de la sécurité publique, au complexe commercial, à une mosquée dont la porte flambe. Ils frappent avec violence des Chinois han croisés en chemin, incendient toutes les échoppes appartenant à des non-Tibétains
(...)
L'émeute prend un caractère ouvertement racial. C'était un un déversement de violence ethnique (citation de l''Economist)
(...)
L'ampleur des destructions et les traces de violence ont choqué certains Tibétains pourtant très anti-chinois (citation de Die Welt)
(...)
Des jeunes crânent : on leur a montré , aux Chinois, ce dont on était capables
(...)
22 morts, dont la plupart sont des innocents brûlés dans l'incendie de leur domicile
(...)
Aucune image disponible n'illustre une répression sanglante alors que nombre de documents attestent des agressions raciales anti-han et anti-hui
(...)
D'autres incidents graves éclatent à Luhuo (donc pas seulement à Lhassa). Ce sont les nonnes qui sont descendues les premières dans la rue
(...)
D'ailleurs, la réalité de tout cela est évidente puisque le pacifiste chef religieux du Tibet est, de son propre aveu, dépassé par ses ouailles :
Le dalaï lama avoue son impuissance à enrayer ce qu'il appelle un "mouvement populaire" et envisage de démissionner si les violences persistent

Mais, ho ! faudrait quand même pas passer pour un suppot du régime chinois
Et - il était temps - voilà donc le journal de s'interroger avec une évidente mauvaise foi sur ce qu'il appelle un "mystère très troublant" : pourquoi les forces chinoises, pourtant massivement déployées, ont-elles laissé les émeutiers piller, brûler et détruire ? Etaient-elles débordées ? Avaient-elles reçu des consignes de modération ? Ou était-ce du machiavélisme pour justifier une répression ?
Bref, à l'encontre de sa propre description, le journal estime que l'histoire des émeutes reste à écrire !!!!!......
Très troublant mystère du journalisme, non ?
Martial Demunter



dimanche 6 avril 2008

www.solidaire.org du mercredi 02 avril 2008]]


" de soutenir les économies d'’énergie."

Cela devient un véritable cinéma pour tenter de culpabiliser de plus en plus le consommateur, la population, les travailleurs.
Question: quel propriétaire de sa maison, parfois depuis 30, 40, 50 ans, est disposé à entamer des travaux coûteux (rentables dans seulement 6, 7, 8 ans) pour isoler complètement sa maison, remplacer ses vitres, installer des capteurs solaires sur le toit, remplacer son chauffage au charbon/mazout par un chauffage central munis de régulateurs et thermostats à tous les radiateurs ... ? Les sdf, les chômeurs, les minimexés, les jeunesd qui se marient, les familles qui n'ont qu'un seul petit salaire ou une petite pension. ? En Belgique, 70% des retraités natteignent pas 1.250 euros par mois au bout de leur carrière professionnelle ...
Malgré toutes les aides publiques (formalités administratives et bureaucratiques incluses ...), cela doit se compter sur les doigts...
Sauf ceux, bien sûr, qui ont encore les moyens de se faire construire une nouvelle habitation de quelques 250.000 euros, car ayant de très gros revenus et un emploi garanti ...
"Ils" se foutent de plus en plus de nos g..., en cette période de ceinture et de vaches de plus en plus maigres pour plusieurs millions de Belges ...
Les Wallons sont quelque 3 millions.
Le samedi 23 juin 2007, "La Nouvelle Gazette" de Charleroi titrait:
ENERGIE/prix
-128.000 ménages dans le rouge.
-de plus en plus de Wallons ne parviennent plus à payer leurs factures d'électricité
-Une famille wallonne sur 11 dans le rouge:
1.200.000 rappels en 2006
260.000 familles concernées
162.000 ont reçu un recommandé
128.000 plans de paiement
10.000 compteurs à budgent
5.500 coupures de gaz, dont 3.000 à Charleroi et 827 à Liège ...


RoRo


Leterme 1er et le pouvoir d’'achat : des cadeaux pour ceux qui n'’en ont pas besoin

Après 9 mois, nous avons enfin un gouvernement. Mais il ne s'’occupe pas du problème n° 1 de l'’homme de la rue : le pouvoir d'’achat. Malgré les fins de mois difficiles. Malgré la manifestation syndicale du 15 décembre. Malgré les grèves de janvier.

David Pestieau et Mark Kennes

Ces derniers mois, une vague de grèves pour le pouvoir d'’achat a traversé le pays. Les ouvriers d'’Ekol à Houthalen voulaient obtenir un euro d’'augmentation de l'’heure. (Photo Solidaire, Peter Vanloffelt)

Salaires

Le gouvernement Leterme 1er veut appliquer une norme salariale stricte (un blocage des salaires) pour que « l’'évolution des coûts salariaux soit plus avantageuse que celle de nos principaux partenaires commerciaux ». Autrement dit, faire en sorte que nos salaires soient plus bas que ceux de nos voisins allemands, français et néerlandais.

Pour les allocations sociales et les pensions, le gouvernement propose :

– d’'appliquer le mécanisme de liaison au bien-être pour les allocations sociales
– d' augmenter les pensions les plus basses
Mais cela uniquement si le budget de l'’État le permet. Or, comment le budget pourrait-il le permettre si, d'’un autre côté, le gouvernement a garanti à 100 % que la politique de cadeaux aux patrons continuera ?

Les cadeaux aux patrons se feront grâce :
• à de nouvelles réductions des cotisations patronales. Une réduction qui dépasse pourtant déjà les six milliards d’'euros par an ;
• au renforcement des avantages fiscaux pour les entreprises, que ce soit pour encourager le travail en équipe et de nuit ou pour encourager les heures supplémentaires ;
• à la prolongation des intérêts notionnels qui coûtent pourtant plus de deux milliards d’euros.

Contrôle des prix et pouvoir d’'achat

Le gouvernement propose :
• d’'installer un observatoire des prix ;
• de stimuler la concurrence sur le marché de l’'énergie ;
• de soutenir les économies d'’énergie.

Qu’'en est-il de ces mesures dans la réalité ?
D’'un côté, Leterme 1er met sur pied un « nouvel observatoire des prix » de l’'énergie alors que de l’'autre, il refuse de mettre en pratique les conseils d’'un organe déjà existant, la CREG. En effet, la CREG a proposé le 18 janvier 2008 des propositions concrètes afin de diminuer les factures familiales, entre autres par une régulation plus stricte des tarifs des gestionnaires de réseaux et par la diminution de la TVA de 21 à 6 % sur le gaz et l'’électricité. Toutes ces propositions ont été refusées par le gouvernement Leterme 1er.
Si la CREG est déjà impuissante actuellement, un « observatoire des prix » ne pourra pas non plus limiter l’'augmentation des prix, puisque :
• Electrabel et Distrigaz refusent de donner des informations au sujet de la composition de leur prix au nom du secret d'’entreprise ;
• le gouvernement précédent a enlevé à la CREG toute compétence de limiter les augmentations de prix.

En matière de contrôle des prix de l’'alimentation, les mêmes critiques sont applicables.

Quant à la concurrence sur le marché de l'’énergie, on constate ce que celle-ci a rapporté : des hausses de prix.
Et last but not least, la seule mesure proposée est de développer les économies d’'énergie : en clair, mettez un pull en plus…

Bref, rien n’'est prévu, si ce n’'est des mesurettes du fonds énergie qui ne s’'appliquent qu’'aux couches les plus précarisées de la population. Ces « chèques énergie » sont d'’ailleurs basés sur une forme de charité, charité à laquelle il faut prouver qu’'on a droit à coup de fiche salariale et de documents multiples.

Essence et diesel

Ici non plus, aucune mesure réelle n'’est proposée, même pas la limitation des accises touchées par l'’État avec les hausses des prix.






www.solidaire.org du mercredi 02 avril 2008

Leterme 1er et le pouvoir d'achat : des cadeaux pour ceux qui n'en ont pas besoin

Après 9 mois, nous avons enfin un gouvernement. Mais il ne s'occupe pas du problème n° 1 de l'homme de la rue : le pouvoir d'achat. Malgré les fins de mois difficiles. Malgré la manifestation syndicale du 15 décembre. Malgré les grèves de janvier.

David Pestieau et Mark Kennes

Ces derniers mois, une vague de grèves pour le pouvoir d'achat a traversé le pays. Les ouvriers d'Ekol à Houthalen voulaient obtenir un euro d'augmentation de l'heure. (Photo Solidaire, Peter Vanloffelt)

Salaires

Le gouvernement Leterme 1er veut appliquer une norme salariale stricte (un blocage des salaires) pour que « l'évolution des coûts salariaux soit plus avantageuse que celle de nos principaux partenaires commerciaux ». Autrement dit, faire en sorte que nos salaires soient plus bas que ceux de nos voisins allemands, français et néerlandais.

Pour les allocations sociales et les pensions, le gouvernement propose :

– d'appliquer le mécanisme de liaison au bien-être pour les allocations sociales
– d' augmenter les pensions les plus basses
Mais cela uniquement si le budget de l'État le permet. Or, comment le budget pourra le permettre si, d'un autre côté, le gouvernement a garanti à 100 % que la politique de cadeaux aux patrons continuera ?

Les cadeaux aux patrons se feront grâce :
• à de nouvelles réductions des cotisations patronales. Une réduction qui dépasse pourtant déjà les six milliards d'euros par an ;
• au renforcement des avantages fiscaux pour les entreprises, que ce soit pour encourager le travail en équipe et de nuit ou pour encourager les heures supplémentaires ;
• à la prolongation des intérêts notionnels qui coûtent pourtant plus de deux milliards d'euros.

Contrôle des prix et pouvoir d'achat

Le gouvernement propose :
• d'installer un observatoire des prix ;
• de stimuler la concurrence sur le marché de l'énergie ;
• de soutenir les économies d'énergie.

Qu'en est-il de ces mesures dans la réalité ?
D'un côté, Leterme 1er met sur pied un « nouvel observatoire des prix » de l'énergie alors que de l'autre, il refuse de mettre en pratique les conseils d'un organe déjà existant, la CREG. En effet, la CREG a proposé le 18 janvier 2008 des propositions concrètes afin de diminuer les factures familiales, entre autres par une régulation plus stricte des tarifs des gestionnaires de réseaux et par la diminution de la TVA de 21 à 6 % sur le gaz et l'électricité. Toutes ces propositions ont été refusées par le gouvernement Leterme 1er.
Si la CREG est déjà impuissante actuellement, un « observatoire des prix » ne pourra pas non plus limiter l'augmentation des prix, puisque :
• Electrabel et Distrigaz refusent de donner des informations au sujet de la composition de leur prix au nom du secret d'entreprise ;
• le gouvernement précédent a enlevé à la CREG toute compétence de limiter les augmentations de prix.

En matière de contrôle des prix de l'alimentation, les mêmes critiques sont applicables.

Quant à la concurrence sur le marché de l'énergie, on constate ce que celle-ci a rapporté : des hausses de prix.
Et last but not least, la seule mesure proposée est de développer les économies d'énergie : en clair, mettez un pull en plus…

Bref, rien n'est prévu, si ce n'est des mesurettes du fonds énergie qui ne s'appliquent qu'aux couches les plus précarisées de la population. Ces « chèques énergie » sont d'ailleurs basés sur une forme de charité, charité à laquelle il faut prouver qu'on a droit à coup de fiche salariale et de documents multiples.

Essence et diesel

Ici non plus, aucune mesure réelle n'est proposée, même pas la limitation des accises touchées par l'État avec les hausses des prix.



1 Tiens! tiens! un éclair de lucidité ?]



-------- Message original --------

Sujet: Tiens! tiens! un éclair de lucidité ?
Date: Sun, 6 Apr 2008 00:06:56 EDT
Pour :: Xarlo@aol.com


ça va mieux en le disant...
Vu le jacobinisme ambiant, il joue sa vie, le pauvre...
*********

Décentralisation
Les provinciaux secouent Paris

Quand il s'agit des Slovaques, des Monténégrins, des Chypriotes ou des Ecossais, les Français sont capables de comprendre que la revendication d'autonomie a un caractère progressiste. Quand il s'agit de la Guadeloupe, cette revendication est déjà moins bien admise en France. Quand il s'agit des régions métropolitaines, elle l'est rarement ou pas du tout. Bien que la gauche française, comme l'écrit Yvon Le Vaillant (1) «s'aperçoive avec une certaine stupéfaction que l'exigence d'une révolution régionaliste est peut-être le préalable de la démocratie et du socialisme», les barrières mentales qu'il reste à abattre demeurent formidablement solides. C'est ce dont témoigne un ouvrage tout récent, dû à de hauts fonctionnaires, plein d'analyses pertinentes et de propositions bien intentionnées : l'ouvrage du club Jean-Moulin qui a pour titre «les Citoyens au pouvoir» (1).

Un maire français, notent tout d'abord les auteurs, met un minimum de deux ans pour réunir les trois autorisations ministérielles sans lesquelles il ne peut mettre en chantier une nouvelle école (durée de la construction elle-même : trois à six mois). Il en va de même pour un hôpital.

Un proviseur de lycée doit supplier vainement, pendant des mois, l'administration centrale pour obtenir le remplacement d'un professeur malade, alors qu'il a un suppléant qualifié sous la main, dans la localité même.
Il n'est pas rare qu'un administrateur d'hôpital doive fermer un service spécialisé, doté d'équipements coûteux et rares, faute d'autorisations pour engager deux infirmières.

La raison de cette extraordinaire paralysie bureaucratique ? C'est d'abord le fait que la France compte 38 000 communes, habitées en moyenne par 1276 personnes; alors que la Grande-Bretagne, où la démocratie communale est réelle, compte 1354 communes en tout, et que la population minimale en deçà de laquelle une commune est incapable d'organiser et de financer sa vie collective est d'environ 8 000 personnes.

Les antennes

Si les communes françaises sont trop petites et trop nombreuses pour- être viables, c'est que l'Etat, sous la Ire République déjà, se méfiait si fort des corps intermédiaires qu'il préféra des municipalités nombreuses, faibles et dépendantes, à des communautés relativement autonomes.

Cette dépendance des collectivités locales à l'égard du pouvoir central est encore aggravée par le système fiscal : l'impôt local ne permet aux communes françaises d'autofinancer que 20% de leurs investissements. Pour le reste, elles sont tributaires d'emprunts et de subventions de l'Etat. Si bien que l'initiative et la démocratie locale sont proprement impossibles : pour être un «bon» conseiller municipal ou un «bon» maire, il faut avoir ses antennes et ses entrées dans divers ministères parisiens, afin de pouvoir y décrocher des routes, collèges, hôpitaux, maisons de retraite, etc., au frais de l'Etat. Bref, le système actuel favorise les rapports de «clientèle» entre les populations locales et des notables politiques tout à la fois quémandeurs, protestataires et dévoués à leurs protecteurs gouvernementaux.
A l'échelon supérieur, celui du département, la situation est pire encore : les neuf dixièmes d'un budget départemental vont à des dépenses obligatoires, définies par des règles centrales dont le préfet contrôle l'application, si bien que la marge d'initiative de l'assemblée départementale élue (le conseil général) est voisine de zéro.
Ainsi, les deux assemblées les plus proches des citoyens sont pratiquement impuissantes et incapables de s'acquitter de leurs grandes tâches : façonner le cadre de vie de la cité, dans un dialogue permanent avec la collectivité locale; développer les potentialités culturelles, économiques, physiques; contribuer à la formation non pas de notables politiciens, manoeuvriers et quémandeurs, mais d'administrateurs doués d'imagination et d'initiative, ayant leurs racines dans la population locale, sachant interpréter ses besoins et mobiliser ses énergies.
La faiblesse des partis politiques français (faiblesse aussi bien numérique qu'intellectuelle) est la conséquence d'un système qui décourage et détruit les élites locales, faute d'offrir un champ à leur militantisme et à leur civisme.

Décolonisation
Au niveau de la région, qui offre les meilleures possibilités pour définir et pour planifier l'avenir d'une population unie par la tradition et la culture, l'assemblée élue n'existe plus : les commissions de développement régionales sont des organismes bureaucratiques, leurs délibérations sont secrètes. Ainsi, comme le note M. Edgard Pisani, dans une étude inspirée de celle du club Jean-Moulin, les assemblées locales élues sont sans pouvoirs positifs, tandis que les organismes régionaux, dotés de pouvoirs importants, ne sont pas élus.

Le club Jean-Moulin propose donc, judicieusement, une France de 2 000 communes et de 12 régions. Aux «communes élargies» (d'environ 8 000 habitants au moins) et aux régions, il propose de transférer, dans le cadre d'une réforme fiscale, 23 milliards (lourds) de ressources annuelles, collectées jusqu'ici par l'État, afin qu'elles deviennent réellement autonomes en matière d'urbanisme, d'équipements collectifs et, surtout, d'éducation. Le développement culturel, scolaire et (dans toute la mesure compatible avec les options du plan central) économique, devra être débattu et décidé par des assemblées régionales élues.

Nous y voilà enfin. Il s'agit de «décoloniser la province» en commençant par démocratiser les régions. Leur développement économique a beaucoup de chances de suivre. Car, comme le notait Michel Rocard dans un rapport de la Rencontre socialiste de Grenoble, «le développement régional ne se résume pas en créations d'usines, ni en fusions de communes, ni même en grands travaux. Il consiste à donner à la vie régionale, par la volonté des hommes qui - au lieu d'émigrer à Paris quand ils ont de l'ambition - pousseront leurs racines sur place, une intensité telle que le développement économique sera le résultat de cette tension générale des énergies».
Le club Jean-Moulin serait sans doute d'accord. Mais, si l'on cherche dans son étude une énumération des douze régions, pourtant annoncée dans le titre, on éprouvera une grosse surprise : aucune région n'est nommée; seules sont citées les «métropoles d'équilibre» qui les animeront. Et, parmi ces métropoles, on cherchera en vain la ville de Rennes. La «censure» au sens freudien a joué pleinement. Les fonctionnaires auteurs de l'ouvrage ont «oublié» Rennes : cette réalité innommable, scandaleuse, tabou qu'est la Bretagne n'a pu passer le seuil d'une conscience de fonctionnaire central, pas même par le biais de sa capitale.

La source

Pourtant, si l'on n'ose nommer ces entités, culturelles avant d'être régionales, que sont la Bretagne, la Corse, l'Alsace, la Lorraine, le pays occitan, le pays basque, le pays catalan, les pays de la Loire, etc., les régions françaises n'auront jamais de chair sur leur squelette. Ce qui doit frapper dans l'article d'Yvon Le Vaillant, c'est l'énergie, le dévouement, l'esprit de sacrifice que les Bretons (mais la même chose pourrait être dite des Occitans, par exemple) sont capables de développer pour recouvrer une personnalité régionale. La création de régions avec leurs assemblées élues et leurs larges pouvoirs culturels, éducatifs, économiques, sera un facteur de développement précisément parce qu'elle permettra de canaliser vers des objectifs positifs ces énergies qui ont leur source dans l'attachement orgueilleux des hommes à leur pays et leur culture, qui, partout, sont la région avant d'être la nation.
Dans une France qui, sur ses 21 régions actuelles, en compte 17 qui déclinent et d'où la population émigré; qui, en 1965, consacrait en subventions à la RA.T.P. une somme quatre fois supérieure aux aides à l'industrialisation reçues par la Bretagne en dix ans, la faillite du centralisme est si bien attestée par le sous-développement de la «province», que la «révolution régionaliste» commence d'apparaître à tous les groupements de gauche comme le remède à explorer, après l'échec de tous les autres.

(1) Voir l'article d'Yvon Le Vaillant : «Les Fellagha bretons».

Michel Bosquet

Le Nouvel Observateur


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"Argiaren abiadura soinuarena baino bizkorrago delakotz, batzu disdiratzu dira pito hutsak direla egiaztatu arte"


"C'est parce que la vitesse de la lumière est supérieure à celle du son
...que certains paraissent brillants avant d'avoir l'air con"

"Por ser superior la velocidad de la luz a la del sonido, algunos parecen brillantes antes de resultar estùpidos"

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60 ministres en Belgique http://www.solidaire.org du mercredi 02 avril 2008]

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1 avril 2008 12:48 Il y a 5 jour(s)

60 ministres en Belgique : trop c’est trop ?

15 ministres et 7 secrétaires d’Etat : le gouvernement Leterme 1er a fait fort. Aujourd’hui, il y a 60 cabinets ministériels en Belgique, tous gouvernements confondus. Un record.

David Pestieau

Avec le nouveau gouvernement, on atteint le chiffre d’ un ministre pour 166 000 habitants. Outre le gouvernement fédéral, le gouvernement flamand compte dix ministres, le wallon neuf ministres, le bruxellois huit (dont trois secrétaires d’Etat), celui de la Communauté française sept et le germanophone quatre. Ce qui fait 60 postes ministériels répartis entre 56 personnes car 4 ministres wallons sont en même temps ministres à la Communauté française…
La Belgique compte dans ses parlements 534 députés et sénateurs. Et dans les dix provinces, il y a 10 gouverneurs, 60 députés permanents (les « ministres » provinciaux) et 737 conseillers provinciaux.

Pourquoi ?

Pour le gouvernement Leterme 1er, des fonctions de secrétaires d’Etat ont été créées uniquement pour satisfaire les appétits des partis au pouvoir.
Le FDF Clerfayt est nommé secrétaire d’Etat comme… adjoint au ministre des Finances, Reynders, qui est par ailleurs son président de parti. Et un autre secrétaire d’Etat, Carl Devlies (CD&V), est en charge de la « coordination de la lutte contre la fraude ».
Trois ministres pour la même tâche ? Les fonctionnaires du ministère qui se plaignent régulièrement de sous-effectif auraient préféré qu’on engage des gens et qu’on leur donne des moyens pour combattre réellement la fraude fiscale… Car sur le terrain, pas question de tripler les effectifs. Un fonctionnaire sur trois seulement devrait être remplacé lors de son départ à la retraite.
Le nombre astronomique de 60 ministres vient surtout des réformes successives de l’État qui ont poussé à l’extrême le morcellement des compétences. Ce qui mène à beaucoup d’inefficacité et de gaspillage. « Avant 1980 et les débuts de l’Etat fédéral, le gouvernement national était composé de 30 à 40 ministres », confirme Jean Faniel, chercheur au CRISP.1

Sept ministres pour la santé : efficace ?

Les associations, dont Médecine pour le Peuple, qui demandent la gratuité du vaccin contre la grippe doivent s’adresser à sept ministres différents. Ceux-ci doivent se mettre d’accord dans une conférence interministérielle regroupant les ministres de six gouvernements différents…
La meilleure preuve de l’absurdité de la régionalisation de toute une série de compétences, c’est que, pour toutes ces questions, il faut désigner des commissions de concertation, convoquer des réunions de coordination. Et donc dépenser encore de l’argent…
La solution ? Diminuer le nombre de ministres en centralisant certaines compétences. Et refédéraliser une série de compétences qui sont actuellement éparpillées entre le fédéral et le régional…

1 Sud-Presse, le 21 mars 2008





Des ministres qui coûtent cher
Yves Leterme et ses cinq vice-premiers ministres devraient gagner un peu moins de 210 000 euros brut par an.

Quant aux seize autres ministres et secrétaires d’Etat, ils recevraient entre 190 000 et 200 000 euros brut par an. L’addition de sept secrétaires d’Etat aux quinze ministres fait monter l’ardoise des dépenses de nos ministres de 1,33 million d’euros. Sans compter la multiplication des coûts suite à la multiplication des cabinets ministériels, chauffeurs,...
Nom
CompétenceSalaire annuel brut estiméSalaire net mensuel estimé
Leterme1er ministre fédéral210 0008 580
Reynders
Ministre fédéral
Finances - réformes institutionnelles
210 0008 580
OnkelinxMinistre fédéral
Santé - affaires sociales
210 0008 580
Dewael
Ministre fédéral
Intérieur
210 0008 580
Milquet
Ministre fédéral
Emploi - égalité des chances
210 0008 580
Vandeurzen
Ministre fédéral
Justice
210 0008 580
DevliesSecrétaire d’état
Fraude fiscale
190 0007 830
ClerfaytSecrétaire D’état
Adjoint aux Finances
190 0007 830
Et les 14 autres (De Crem, De Gucht, Michel, Laruelle, Magnette, Arena, Wathelet,…)
14 x 190 00014 x 7 830
Total

4 030 000

Les titres-services plus chers dès le 1er mai

La "générosité" du gouvernement "socialistes", calottins et libéraux (du Nord et du Sud de la Belgique): 0,30 euro de l'heure d' augmentation pour les titres-services. Un bagatelle, n' est-ce pas ?

Faisons vite un petit calcul pour l' exemple: prenons Y... (88 ans, devenue handicapée) et R... (93 ans, devenu handicapé). Une petite pension mensuelle ménage de 1.170 euros ...
Etant donné leur âge et leur état, ils ont besoin d' une aide: 5 heures semaine de la part du Cpas de Courcelles (ce qui est un minimum), payés en titres-service ...
Le calcul annuel à payer en plus est le suivant: 52 x 5 x 0,30 euros = 78 euros, ou 3.147 fbelges/an.
Déductibles fiscalement ? Tintin, comme les revenus annuels de Y et R sont trop bas pour être taxés, ils ne jouissent d' aucune déductibilité fiscale. L' avantage fiscal est profitable uniquement à ceux qui ont de plus hauts revenus.
Très beau cadeau gouvernemental donc cette année pour la Fête internationale des Travailleurs, dont 600.000 assistés, de la part des "socialistes" et de leurs compères Mr et Cdh qui nous annoncent à grands fracas des allocations (des aumônes!) pour combattre les hausses scandaleuses de l'énergie et de tous les produits de consommation journalière.
C' est bien connu: ce que les partis "démocratiques" donnent d'une main, ils l' a reprennent de l'autre. Ce n' est pas nouveau, alors que les multinationales capitalistes multi-milliardaires rançonnent le pays et le Monde...
Ah oui, le Ministre Cdh-Psc à l'origine de la mesure est l' ex-syndicaliste Josly Piette. Il laissera donc une belle trace de son passage de ... "syndicaliste" lui aussi . De quoi lui dire merci ...
RoRo

From: Finances
Sent: Sunday, April 06, 2008 11:12 AM
Subject: Les titres-services plus chers dès le 1er mai

Les titres-services plus chers dès le 1er mai

Les titres-services coûteront 30 centimes d'euro de plus à partir du 1er mai 2008, et leur prix net passera de 4,69 à 4,90 euros après déduction fiscale, rapporte samedi Het Laatste Nieuws.

Cette augmentation résulte d'une décision antérieure du gouvernement de faire passer le prix du titre-service, qui est utilisé par quelque 600.000 Belges pour disposer d'une aide à domicile, de 6,70 à 7 euros. Selon Het Laatste Nieuws, elle entrera en vigueur le 1er mai prochain, mais l'arrêté royal doit encore recevoir l'approbation du conseil d'Etat. Par ailleurs, à partir du 1er juin, un utilisateur ne pourra plus acheter plus de 750 titres-services par an, dont 350 seront fiscalement déductibles. (MPA)

60 ministres ... http://www.solidaire.org du mercredi 02 avril 2008

1 avril 2008 12:48 Il y a 5 jour(s)

60 ministres en Belgique : trop c'est trop ?

15 ministres et 7 secrétaires d'Etat : le gouvernement Leterme 1er a fait fort. Aujourd'hui, il y a 60 cabinets ministériels en Belgique, tous gouvernements confondus. Un record.

David Pestieau

Avec le nouveau gouvernement, on atteint le chiffre d' un ministre pour 166 000 habitants. Outre le gouvernement fédéral, le gouvernement flamand compte dix ministres, le wallon neuf ministres, le bruxellois huit (dont trois secrétaires d'Etat), celui de la Communauté française sept et le germanophone quatre. Ce qui fait 60 postes ministériels répartis entre 56 personnes car 4 ministres wallons sont en même temps ministres à la Communauté française…
La Belgique compte dans ses parlements 534 députés et sénateurs. Et dans les dix provinces, il y a 10 gouverneurs, 60 députés permanents (les « ministres » provinciaux) et 737 conseillers provinciaux.

Pourquoi ?

Pour le gouvernement Leterme 1er, des fonctions de secrétaires d'Etat ont été créées uniquement pour satisfaire les appétits des partis au pouvoir.
Le FDF Clerfayt est nommé secrétaire d'Etat comme… adjoint au ministre des Finances, Reynders, qui est par ailleurs son président de parti. Et un autre secrétaire d'Etat, Carl Devlies (CD&V), est en charge de la « coordination de la lutte contre la fraude ».
Trois ministres pour la même tâche ? Les fonctionnaires du ministère qui se plaignent régulièrement de sous-effectif auraient préféré qu'on engage des gens et qu'on leur donne des moyens pour combattre réellement la fraude fiscale… Car sur le terrain, pas question de tripler les effectifs. Un fonctionnaire sur trois seulement devrait être remplacé lors de son départ à la retraite.
Le nombre astronomique de 60 ministres vient surtout des réformes successives de l'État qui ont poussé à l'extrême le morcellement des compétences. Ce qui mène à beaucoup d'inefficacité et de gaspillage. « Avant 1980 et les débuts de l'Etat fédéral, le gouvernement national était composé de 30 à 40 ministres », confirme Jean Faniel, chercheur au CRISP.1

Sept ministres pour la santé : efficace ?

Les associations, dont Médecine pour le Peuple, qui demandent la gratuité du vaccin contre la grippe doivent s'adresser à sept ministres différents. Ceux-ci doivent se mettre d'accord dans une conférence interministérielle regroupant les ministres de six gouvernements différents…
La meilleure preuve de l'absurdité de la régionalisation de toute une série de compétences, c'est que, pour toutes ces questions, il faut désigner des commissions de concertation, convoquer des réunions de coordination. Et donc dépenser encore de l'argent…
La solution ? Diminuer le nombre de ministres en centralisant certaines compétences. Et refédéraliser une série de compétences qui sont actuellement éparpillées entre le fédéral et le régional…

1 Sud-Presse, le 21 mars 2008



samedi 5 avril 2008

1 Thomas Sankara, assassiné le 15 octobre 1987



-------- Message original --------

Sujet: Thomas Sankara, assassiné le 15 octobre 1987
De: linala@club-internet.fr


Thomas Sankara, assassiné le 15 octobre 1987 Par Hannah G., L'Événement, Ouagadougou, 29 mai 2007   En apparence le Burkina Faso est un pays africain tout à fait  normal? C'est-à-dire que sa population y est normalement  misérable et affamée, sa classe bourgeoise normalement méprisante  et corrompue, ses centaines d'ONG normalement actives. Les  séminaires, colloques, sommets et symposiums de lutte contre la  pauvreté et contre la désertification y font normalement salle  comble, à la satisfaction des restaurateurs et hôteliers cinq étoiles ...  La Banque mondiale, le Fonds Monétaire International (FMI),  l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) veillent avec diligence  et discrétion à maintenir le pays dans les fers du néocolonialisme.  Quant au Président, démocratiquement élu et nommé à vie par une  astuce électorale, il donne du travail à bon nombre de ses sujets en  les invitant à construire palais et villas somptueux qui constitueront,  selon ses propres termes, l'orgueil du patrimoine  national? Enfin-pompier pyromane-il ne désespère pas d'obtenir  un jour le prix Nobel de la Paix. Pourtant, ce pays en cache un autre. Un pays englouti, disparu, enfoui depuis vingt ans sous les sables  d'une mémoire interdite, mais dont on entend encore battre le coeur  lorsqu'on prête attention. Un pays qui porte le plus beau nom qu'une  nation puisse porter : " Pays des hommes intègres " et qu'on n'a pas  osé débaptiser,  nom qui résonne aujourd'hui comme le vestige  d'une civilisation disparue. Ce pays de rêve est venu à l'existence  par l'amour et la foi d'un homme visionnaire : Thomas SANKARA.  Aujourd'hui, la jeunesse africaine, née après son assassinat, en a  fait un " CHE Guévara africain ", un héros quasi légendaire, sans  toujours percevoir la grandeur réelle de l'homme.Vingt ans : une  génération? une éternité. Ne serait-il pas temps de lever l'interdit  de mémoire qui pèse sur Thomas Sankara ?  On a coutume de comparer Thomas Sankara à une comète, pour  exprimer l'étonnement suscité par la luminosité et la brièveté de son  passage. Lorsque la comète a disparu et que la nuit est retombée, le  témoin ébloui se frotte les yeux et se demande s'il n'a pas été  victime d'une hallucination? Est-ce bien arrivé ? A-t-il vraiment vécu  ces quatre années prodigieuses qui portaient en elles la semence  d'une civilisation nouvelle, à la fois universelle et tellement singulière  ? A-t-il vraiment vécu ces quatre années qui jetaient les bases d'une  Afrique "battante" et fraternelle, enfin affranchie du regard de  l'oppresseur ? Une Afrique digne et frugale qui allait montrer le  chemin aux autres peuples. Ou bien ce rêveur naïf a-t-il été puni de  s'être mis en tête qu'il allait pouvoir échapper à son destin d'esclave,  destin concocté par les puissances impérialistes de mèche avec les  forces négatives de certaines traditions dévoyées ? Prenons un exemple concret : si l'on considère les nombreuses  exactions commises par les CDR sous la Révolution , faut-il en  conclure qu'elles signaient l'échec cuisant d'une aventure  irresponsable  ou bien préférera-t-on penser qu'il s'agissait-il d'un  problème à résoudre, comme toute entreprise innovante est vouée à  en rencontrer ?  Se tromper de réponse, c'est choisir le malheur.  Le visiteur étranger curieux de comprendre le pays qui l'accueille  découvre avec surprise que malgré les années écoulées, Thomas  Sankara reste plus que jamais l'âme secrète du Burkina Fasoâ€?  jusque dans les sphères du pouvoir !Mais alors, jusqu'à quand  allons-nous perpétuer le non-dit, l'autocensure ? le secret de famille  ? Faudra-t-il attendre l'extinction-naturelle (?!)- de tous les acteurs du  drame pour qu'enfin soit reconnue à Thomas Sankara sa place  éminente dans l'Histoire de l'Afrique ? Particulièrement en sa qualité  de précurseur du mouvement " altermondialiste " ?  Le génie se joue du temps...  Un des plus grands poètes français, Arthur Rimbaud, a écrit toute  son oeuvre entre 17 et 20 ans, soit pendant une période de  seulement quatre années ! Un siècle et demi plus tard, il reste  l'auteur favori de nombreux étudiants, et la source permanente de  nouvelles thèses en littérature. De même, lorsque des proches du  Général De Gaulle lui suggérèrent de faire incarcérer le philosophe  Jean Paul Sartre pour qu'il cessât de critiquer son gouvernement, De  Gaulle répondit : "On n'enferme pas Voltaire ! ". C'était sa manière à  lui, de signifier que le génie de certains hommes impose le respect,  malgré les ennuis qu'ils leur causent. La grandeur de De Gaulle, en l'occurrence, était de reconnaître celle  de ses adversaires. Songeons aussi qu'une voix puissante triomphe toujours de la  répression. Ainsi celui qui a écrit :"l'Oeil était dans la tombe et  regardait Caïn !" Victor Hugo, l'auteur des "Misérables" (un roman presque autant  traduit dans le monde que la Bible) était et reste un poète très  populaire en France, connu pour sa véhémente dénonciation des  injustices sociales de son époque. Napoléon III, que Hugo appelait  "Napoléon le Petit", ne supporta pas ses attaques, et Victor Hugo  dut s'exiler. Aujourd'hui l'oeuvre de Victor Hugo est universellement  étudiée et elle fait la fierté des Français la fierté de tous les Français,  qu'ils soient "de droite" ou "de gauche". De même, il serait  souhaitable que les Burkinabè - tous les Burkinabè - prennent  conscience qu'ils ont l'immense honneur que soit né parmi eux un  homme d'une stature exceptionnelle, tant par sa parole, que par ses  actes et sa pensée. Il serait bon que les responsables politiques du  pays prennent conscience qu'en censurant l'oeuvre de Thomas  Sankara, ils portent gravement atteinte aux Burkinabè : malgré leur  légendaire endurance, ceux-ci ne sont plus que l'ombre  d'eux-mêmes.  A la faim et à la maladie qui les touchent dans leur corps s'ajoute la  démoralisation : pour quelques sous, un T-shirt ou un sac de riz,  certains se prostituent et bourrent les urnes en rigolant : " de toutes  les façons, plus rien n'a de sens ! ". Le peuple est mutilé, paralysé,  lobotomisé. En l'amputant de la plus belle page de son histoire, on  lui a volé son âme. Mais les dirigeants qui ne respectent pas leur  peuple se perdent avec lui. Quelque soit leurs gris-gris et leurs  fétiches, ils ne sont plus que des zombis au service de leurs maîtres  occidentaux, des  détourneurs-professionnels-de-fonds-d'aide-au-développement,  qui finiront mal comme Paul Wolfovitz, récemment chassé pour  corruption de la Présidence de la Banque Mondiale. Personne ne sort indemne du meurtre de la mémoire. Il n'y a pas de  gagnants dans cette affaire. L'accumulation de richesses - le plus souvent fort mal acquises -  n'est qu'une consolation dérisoire pour l'homme qui a sacrifié sa  dignité en acceptant de se taire et de fermer les yeux. Quelque soit  son cynisme ( et parfois même sa rage !) les " sucreries " de toutes  sortes qu'il amoncelle, bijoux, villas, BMWs, médailles du mérite  nationale sont impuissantes à supprimer l'humiliation d'avoir trahi,  menti et de se trouver pris dans un piège sans issue. Le luxe exhibé  ne sert qu'à donner le change, qu'à s'étourdir pour cacher sa honte,  à soi-même et aux autres.  En réalité, le citoyen qui parade dans un 4 x 4 dernier modèle, aux  chromes rutilants et aux vitres fumées, alors que le peuple agonise  sous le poids d'une misère indicible, n'est qu'un mort-vivant qui se  laisse trimballer dans son corbillard : il est déconnecté du réel. Il  peut faire du bruit, s'agiter, aller de cocktail en cocktail, de défilé de  mannequins en défilé de mannequins, de piscine en piscine,  d'adultère en adultère : sa solitude est plus vertigineuse que celle  du mendiant de la rue. Et s'il suscite malgré tout admiration et envie sur son passage, cela  montre dans quel abîme de désespoir la population s'enfonce : trop  nombreux sont ceux qui devant l'impunité des crimes ne croient plus  qu'en la puissance du Mal ...D'où la sorcellerie, les mixtures infâmes,  les dépeçages humains dans l'espoir de s'enrichir pour faire  semblant d'exister. Par contre, restituer au peuple l'oeuvre de Thomas Sankara afin qu'il  l'étudie, la médite et en tire des leçons saines et vivifiantes, semble  la seule voie de rédemption possible pour les autorités, le seul  chemin pour sortir le Burkina Faso de la malédiction. Il faut que  cessent les menaces de mort sur les artistes, les journalistes, les  enseignants, il faut que cesse de part et d'autre le cercle vicieux de  la peur.Le véritable patrimoine du Burkina Faso n'est pas inscrit dans  la pierre, ce n'est ni l'hôtel "Libya", ni la "tour eiffel" tronquée de la  place des martyrs, ni le Palais Kossiam - particulièrement disgracieux  - ni l'Avenue N'Kwame Khrumah, de plus en plus mal fréquentée.  le véritable patrimoine du Burkina Faso, pour les siècles des siècles,  qu'on le veuille ou non, c'est ce jeune capitaine Thomas Sankara  scintillant d'intelligence et rayonnant de générosité, mort  prématurément au moment même où il s'apprêtait à donner un  second souffle à son pays. Il ne s'agit pas de crier vengeance. Le mal est fait. Il s'agit de se  tourner vers l'avenir pour rendre l'espoir à la jeunesse burkinabè. Et  à la jeunesse de l'Afrique toute entière qui ne demande qu'à se  rassembler. Il faut souligner en effet l'admirable ténacité avec laquelle de  nombreux jeunes font face à l'adversité : je pense notamment à ces  étudiants si courageux qui manquent de tout, d'essence, de  nourriture, de logement. Leur alimentation insuffisante menace leur  santé, car les sociétés qui gèrent les restaurants universitaires  traitent les étudiant moins bien que des animaux. Les sanitaires  sont vétustes, souvent condamnés, les amphis pleins à craquer, et  partout il faut faire des queues interminables sous le soleil. Réussir  des examens dans des conditions aussi absolument déplorables  relève de l'exploit. Beaucoup s'accrochent, mais beaucoup aussi n'en  peuvent plus que du mépris dont ils sont l'objet et sont prêts à tout pour  quitter cet enfer. L'Afrique si riche pourtant en ressources matérielles et humaines  perd ses forces vives comme par une plaie béante : pendant de  longs siècles, c'était la contrainte de l'esclavage qui causait le départ  des jeunes, aujourd'hui, c'est volontairement qu'ils s'exilent au péril  de leur vie. Comment arrêter cette hémorragie ?  La révolution sankariste a-t-elle été un dernier sursaut avant une  défaite programmée, ou bien au contraire le premier rayon de  lumière d'un continent désemparé ? Confrontée à la situation  actuelle du monde, l'oeuvre de Thomas Sankara est à reconsidérer  aujourd'hui sous un éclairage nouveau.  En effet, Thomas Sankara voyait loin. D'où son impatience. Peut-être  était-il trop en avance sur son temps pour réussir à faire partager  ses convictions à certains de ses compagnons obstinément rivés à  leurs dogmes ou fatigués de ne jamais porter à leurs lèvres une  coupe de champagne.Le mur de Berlin n'était pas encore tombé, la  mondialisation n'était pas une préoccupation majeure, le  réchauffement de la planète n'inquiétait encore personne. On  manquait de recul. Thomas Sankara, pourtant, prévoyait ce qui allait arriver, les  génocides, les famines, les épidémies engendrés par la recherche du  seul profit maximal. Aussi voulait-il faire du petit Burkina Faso un  chantier exemplaire pour l'avenir des hommes.   Bien avant Nicolas Sarkozy, il nomma des femmes à des postes  importants, bien avant Nicolas Hulot, il plaça l'écologie en tête de ses  priorités. Ses ambitieux projets hydrauliques et forestiers méritaient  de voir le jour, ils auraient sans doute changé le paysage sahélien. Il  fut le premier à encourager un commerce équitable et un  développement durable fondés sur le respect des populations. Face  à l'hypertrophie et à la mégalomanie des puissances impérialistes et  des multinationales, il fut le premier à refuser de payer " La Dette "  dont il dénonça le caractère pervers. Aujourd'hui, la dette des pays  pauvres a pris de telles proportions astronomiques qu'elle interdit  tout développement économique et rend fictive l'indépendance des  Etats. Thomas Sankara avait pris toute la mesure du problème et  comptait bien affranchir l'Afrique de cette nouvelle colonisation. Dans  tous les domaines, il débordait de projets plus prometteurs les uns  que les autres.   Aujourd'hui, le paysage a changé, le monde a rétréci, l'angoisse se  généralise. L'exploitation forcenée des ressources naturelles par de  nouvelles grandes puissances menace l'avenir de la planète. Tout  peut basculer. Les océans se vident, des espèces disparaissent, les  forêts reculent, les glaciers fondent. Partout les conflits armés font  rage. Quant à l'Afrique, elle semble subir avec fatalisme les  conséquences tragiques de ce désordre mondial tous azimuts.   Alors NON ! Thomas Sankara n'était pas un illuminé tyrannique égaré  dans son splendide isolement, sourd aux conseils de ses proches. Au  contraire, c'était un esprit curieux qui ne cessait d'être à l'écoute du  monde, à l'écoute de tous ceux qui pouvaient lui apporter des  connaissances nouvelles. A l'écoute aussi des plus humbles.   La preuve ? Nous avons sous nos yeux l'exemple du Président  vénézuélien Hugo Chavez, qui lui aussi passait pour un illuminé : ce  courageux chef d'Etat est en train d'unir les peuples d'Amérique  latine pour mieux tenir tête aux Etats-Unis, et il propose des  initiatives que Thomas Sankara n'aurait pas désavoué.   Au Nicaragua, le retour au pouvoir de Daniel Ortéga, ami de  Sankara, va dans le même sens, celui de combattre un certain "  réalisme " qui n'est qu'une forme de pétainisme, c'est-à-dire de  collaboration avec l'ennemi. Si le CHE est mort, ces hommes-là, qui  constituent la relève, sont bien vivants.Alors OUI ! Vingt ans après,  la pensée de Thomas Sankara peut enfin être revisitée, elle peut  commencer à rayonner, à fructifier et à enthousiasmer la jeunesse  africaine.   Avec Thomas Sankara, avec les organisations de la société civile,  avec les mouvements de jeunes, avec les artistes engagés: "  Osons inventer l'avenir "... Cette devise qui sonne comme le  testament de Thomas Sankara montre qu'un véritable patrimoine  prend racine dans l'Avenir, et non dans un cimetière.  Source :  http://www.evenement-bf.net/pages/tribune_116.htm   -- Envoyé par Basta ! dans Basta ! le 6/07/2007 12:18:00 PM 

[ForumCommuniste] "Egyptien, ne vas pas travailler le 6 avril !


-------- Message original --------

Sujet: [ForumCommuniste] "Egyptien, ne vas pas travailler le 6 avil !"
Date: Sat, 5 Apr 2008 12:40:43 +0200
De: Al Faraby mailto:rolland.richa@wanadoo.fr
Répondre à :: ForumCommuniste@yahoogroupes.fr


"Egyptien, ne vas pas travailler le 6 avril !"
( Al Faraby )
"Bonjour Madame"
"bonjour ma petite Salwa, qu'est-ce qui t'arrive ?"
"je veux savoir si vous faites cours le 6 avril ?"
"je ne sais pas encore, mais je le ferai savoir cet après-midi par voie d'affichage"
"parce que nous, il faut qu'on le sache"
"bien sûr... je comprends"
"on dit que ça va être une journée de grève très bien suivie... et pas seulement à l'Université"
"racontes-moi encore... qu'est-ce qu'on dit d'autres"
"que ça concerne autant le secteur public que le privé..."
"pour quelles catégories ?"
"toutes, sans exception... elles sont toutes touchées par la crise, à un degré ou à un autre..."
"qu'est-ce que tu comprends par - crise - ?
"moi, madame, je ne comprends pas seulement... c'est dans ma vie de tous les jours"
"ah !?"
"le transport, le logement, les conditions d'étude, le coût de la vie, mais c'est surtout l'avenir"
"qu'est-ce qui te préoccupe dans l'avenir ?"
"...!?"
"qu'est-ce que t'as... tu ne réponds pas !"
"je ne sais pas comment dire, Madame"
"dis comme tu le ressens"
"je sens que je n'ai pas d'avenir"
"expliques-toi... comment ça, pas d'avenir !?"
"je ne sais pas ce que je vais devenir demain..."
"mais ma petite Salwa, tu es à l'Université et tu fais des études de philosophie..."
"justement, je ne sais pas où ces études pourront me mener... et si je pourrai gagner ma vie avec..."
"tu peux devenir enseignante... il en faut des enseignants de philosophie dans les lycées et les Universités..."
"je sais... toutes les copines veulent faire ça... il ne peut pas y avoir de postes pour tout le monde !"
"pourquoi tu dis ça ?"
"c'est la vérité Madame"
"qu'est-ce qui est vrai ma petite Salwa ? ... voilà une question philosophique... et une grande !"
"c'est pourtant simple, Madame... si tous ceux qui étudient la philosophie deviennent des prof de philosophie... ça va forcément saturé à un moment donné"
"oui si les conditions ne sont jamais créées pour permettre à tout à chacun de pouvoir aller à l'école et à l'Université"
"même pour les enfants de paysans et d'ouvriers ?"
"surtout pour les enfants de paysans et d'ouvriers !"
"mais y a pas assez d'écoles et d'Universités..."
"alors, il faut en construire"
"combien ?"
"mais autant qu'il en faudra... ne penses-tu pas qu'il soit nécessaire qu'il y ait une école dans chaque village ?"
"même dans les campagnes les plus retranchées !?"
"surtout dans les campagnes les plus retranchées"
"les enfants iront à l'école au lieu d'aller travailler dans les champs"
"exactement... mais pas seulement les enfants... leurs parents aussi... on pourrait envisager des cours avec des horaires adaptés"
"tous les paysans et ouvriers sauront lire, écrire et compter"
"surtout à réfléchir et à penser"
"Oh Madame... si seulement ce que vous dites pouvait être vrai... l'Egypte serait un grand pays développé où il n'y aurait que des gens instruits avec du travail pour tous, on pourrait même aider les autres pays de notre Nation arabe..."
"mais ma petite Salwa... cette vérité-là, on peut tous contribuer à la construire..."
"et comment Madame ?"
"en commençant par faire grève ce 6 avril"
"dans ces conditions... il faudrait que l'Egypte soit paralysée ce jour-là !"
"...!?"
(...)

Al Faraby
Samedi, 05 avril 2008
http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=4581

Ps. Egypte: Appel des syndicats et des partis de l'opposition dont le mouvement "Kifaya" et celui des "Frères musulmans" pour une journée de grève générale contre le coût élevé de la vie et contre la corruption ce dimanche 06 avril 2008. Une grève qui s'annonce massive, à la mesure du mécontentement populaire.

Al-Oufok


Inscription par envoi d'un message à
assawra-subscribe@yahoogroupes.fr

Non au terrorisme de l'État d'Israël
contre les peuples palestinien et libanais
http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=32

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p Mission belge du 23 au 28 mars 2008 Stefaan Declercq d'OXFAM solidarité]



-------- Message original --------

Sujet: Fw: Mission belge du 23 au 28 mars 2008 Stefaan Declercq d'OXFAM solidarité
Date: Sat, 5 Apr 2008 00:49:24 +0200
De: Demunter - Dellau mailto:mmla@skynet.be




----- Original Message -----

Sent: Friday, April 04, 2008 12:06 PM
Subject: Mission belge du 23 au 28 mars 2008 Stefaan Declercq d'OXFAM solidarité


Mission belge en Palestine : interview de Stefaan Declercq


Du 23 au 28 mars 2008, une délégation belge de la société civile s’est rendue dans les territoires palestiniens et en Israël. Stefaan Declercq, Secrétaire général d’Oxfam-Solidarité, faisait partie de cette mission. Impressions au retour.

Suite à cette mission, quelles sont vos premières impressions ?
Ce qui m’a le plus frappé, c’est ce contexte croissant de « dé-développement » dans les territoires palestiniens, l’incroyable régression du bien-être de la population. C’est une situation atypique par rapport à ce que je peux voir ailleurs dans le monde. Le potentiel économique, bien réel, est totalement étranglé par toutes les mesures imposées par Israël. Le problème n’est pas ici un problème de « développement », mais un problème politique : il est clair que la levée des restrictions de mouvement aurait un impact bien plus élevé que toute l’aide au développement actuellement accordée...

Comment la population vit-elle cette situation sur place ?
La société palestinienne n’a jamais cessé de lutter pour son avenir. Toutefois, on ne peut que constater le désespoir croissant au sein de la population. Les organisations culturelles, agricoles ou de santé que nous avons rencontrées sont unanimes : Israël ne fait aucun geste en faveur d’un dialogue politique. Que du contraire. Depuis des années, Israël multiplie les colonies, les barrages, les contrôles, les tracasseries, les réseaux de routes interdites aux Palestiniens...

La conférence d’Annapolis tenue fin 2007 n’a rien changé. Tout cela se poursuit de plus belle, tout comme la construction du Mur de séparation, qui se trouve d’ailleurs à 80 % sur le territoire Palestinien.

Cette situation est évidemment très mal vécue par la population. Le bureau de coordination humanitaire de l’ONU (OCHA) note que 40 % de la Cisjordanie n’est déjà plus accessible aux Palestiniens. Ceux-ci voient progresser les colonies et le Mur de séparation dans leurs terres, et subissent les effets désastreux de cette politique. Les produits agricoles sont en train de pourrir à Gaza car il n’y a plus d’exportations possibles. L’état de santé de la population se détériore jour après jour, notamment du fait de l’accès réduit à l’eau potable.

Même en Israël, la situation des Palestiniens est alarmante. Si les arabes israéliens représentent 20% de la population, ils ne bénéficient que de 4 % des dépenses sociales de base alors qu’ils paient le même niveau d’impôts. Tout cela n’est évidemment pas de bonne augure pour l’établissement d’une paix juste et durable.

La situation est particulièrement préoccupante à Gaza...
Tout à fait. C’est d’ailleurs à Gaza que la problématique de l’eau m’a le plus frappé. A cause du blocus et des restrictions d’approvisionnement en électricité et en carburants, les installations de filtrage et de traitement des eaux usées ne peuvent fonctionner, ce qui met en danger les conditions de vie de toute la population. Par manque de matériel de maintenance, les digues des réservoirs d’eaux usées ont cédé, provoquant des inondations d’eaux sales dans les maisons. Le manque d’énergie oblige les Palestiniens à déverser chaque jour des dizaines de milliers de mètres cubes d’eaux usées dans la mer Méditerranée. Bref, la situation sanitaire est des plus préoccupantes.

En outre, les conditions socio-économiques sont catastrophiques. Huit Gazaouis sur dix sont aujourd’hui sans emploi, et de plus en plus de ménages dépendent de l’aide humanitaire pour survivre. Il est quasiment impossible de sortir de la bande de Gaza pour se faire soigner dans les hôpitaux bien équipés. Cette situation ne peut plus durer.

Quelles sont les perspectives de paix dans un tel contexte ?
Malgré l’ampleur de la crise, 80% de la population palestinienne et israélienne reste fondamentalement attachée à une solution politique, et non à une solution militaire. Des deux côtés, l’écrasante majorité de la population sait qu’il faudra faire des gestes politiques importants pour parvenir à une paix durable, pour faire cesser la violation des droits fondamentaux.

Pourtant, malgré cette volonté de paix, aucune traduction politique n’émane de la part des dirigeants. Les organisations progressistes se retrouvent donc dans une situation fort difficile. Elles ne parviennent plus à faire de lobby politique car les négociations n’existent tout simplement plus. La société civile est donc désemparée, ce qui renforce le désespoir ambiant. Et puis, à cause de la multiplication des colonies et des frontières, les gens croient de moins en moins à une solution à deux États...

Quel doit être le rôle de la Belgique et de l’Europe dans le dossier ?
Une expression anglaise résume bien la situation actuelle : « Europe is a payer, not a player ». Cette attitude doit changer. Les dirigeants belges et européens doivent comprendre que l’aide ne peut se substituer à l’action politique. L’aide belge et européenne est évidemment nécessaire, mais elle ne sert à rien si une action politique déterminée n’est pas mise en oeuvre.

C’est pourquoi nous prendrons, en tant que délégation, contact avec le Ministre De Gucht afin que le Gouvernement belge mette d’urgence la situation des territoires palestiniens à l’agenda du Conseil européen, du Conseil Affaires générales et relations extérieures ainsi que du Conseil de sécurité de l’ONU. A tous ces niveaux, la Belgique doit plaider pour la levée du blocus économique de Gaza et de tous les obstacles à la santé et à l’alimentation.

La Belgique doit également appuyer le principe du « casseur-payeur » : les projets financés par le contribuable belge et détruits par les attaques israéliennes doivent être remboursés par Israël. Le Parlement belge doit aussi oser lancer le débat sur le maintien ou non de l’Accord d’association entre l’Union européenne et Israël. Cet accord permet à Israël d’exporter ses produits vers l’UE à des conditions préférentielles. Or, de nombreux produits exportés sont issus des territoires palestiniens occupés, ce qui ne peut durer. Il s’agit là d’une pratique contraire au droit international dont l’Europe se rend complice en ne renforçant pas son contrôle.

Enfin, la Belgique doit agir sur des dossiers comme le commerce d’armes avec Israël, les droits des travailleurs, les bourses d’études aux étudiants palestiniens ou la diffusion de la culture palestinienne. Les possibilités d’action ne manquent pas.

Plus d’infos :
Stefaan Declercq, Secrétaire général d’Oxfam-Solidarité
Tél. : 02 501 67 06 — gsm : 0476 46 30 53 — e-mail : sde(at)oxfamsol.be
Lisez notre magazine Globo de mars 2008 "Palestine : 60 ans de dépossession, 40 ans d’occupation"






La délégation arrêtée !

« Au sommet de Hebron, dans le sud de la Cisjordanie, se trouve une colonie israélienne où nous avions donné rendez-vous à un activiste israélien pour effectuer une visite. Notre guide, ancien commandant de l’armée israélienne, organise des visites des colonies pour dénoncer la situation imposée aux Palestiniens.

Alors que nous sortions du village, des militaires postés à quelques dizaines de mètres vinrent dans notre direction et annoncèrent l’arrestation de notre guide, sans motif. Celui-ci ne broncha pas et s’exécuta mais, à cet instant, les soldats rectifièrent leur propos pour annoncer... l’arrestation de tout le groupe.

Notre guide voulut alors appeler ses contacts, mais le militaire menaça de lui prendre son téléphone. J’ai appelé notre agent de liaison à Jérusalem qui, éberluée, appela alors son avocat. Deux heures plus tard, une patrouille de police vint nous libérer des militaires. Deux heures dans le froid sur la route... Le soldat qui nous avait mis aux arrêts affirma alors qu’il avait dû nous arrêter pour de prétendues raisons de « sécurité ». Cet épisode démontre une fois de plus le caractère totalement arbitraire des opérations militaires dans les territoires palestiniens... »